Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Master class Paolo Pacchiarini au domaine de la Hardouinais

    Master class Paolo Pacchiarini au domaine de la Hardouinais

    A seulement 35 mn de Rennes, sur la commune de Saint-Launeuc (22230) se trouve l’un des plus grands étangs de Bretagne. Le Domaine de la Hardouinais – Arduen est ceint par le deuxième plus grand massif forestier breton soit 2000 ha entièrement privé. Ce havre de paix, de nature et de bien être repose sur les valeurs d’un tourisme engagé et respectueux, blotti au coeur d’une forêt séculaire qui abrite de vastes étangs, afin d’offrir au pêcheur un florilège d’expériences. Tout a été pensé pour que le pêcheur à la mouche et aux leurres puisse se mesurer à des poissons de qualité, dont nombre de trophées, dans un cadre sauvage d’une grand beauté.

    Les 22 et 23 novembre 2020 aura lieu une master class unique avec le célèbre pêcheur italien de brochet à la mouche Paolo Pacchiarini, inventeur du wiggle tail et spécialiste des très gros brochets à la mouche. Cette Master Class est organisée conjointement avec Vision et Le poisson voyageur.  Ce sera l’occasion de rencontrer un pêcheur exceptionnel, d’essayer du matériel Vision avec une gamme complète pour la pêche du brochet à la mouche et de découvrir un magnifique domaine.

    Tarif du master class : 110 euros la journée, 190 euros les deux jours.

    Réservation obligatoire à cette adresse : [email protected] 

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  • Comment entretenir les vêtements respirants

    Comment entretenir les vêtements respirants

    Les vêtements respirants sont devenus nos compagnons de tous les jours. Si certains d’entre eux ne sont pas très étanches même neufs, d’autres font bien leur boulot, jusqu’au jour où ce n’est plus le cas. La principale raison vient du fait qu’un vêtement respirant fonctionne un peu comme notre peau avec des pores qui doivent être propres pour “respirer”. Si la toile est sale, elle ne peut plus jouer son rôle. Alors comment laver sa veste de wading sans prendre le risque de l’abîmer ? Les vêtements respirants peuvent être lavés à la machine mais selon un protocole bien défini : avec très peu de lessive liquide (pas de poudre, pas d’adoucissant), à 30°C, si possible en programme délicat, en rinçant deux fois pour éliminer les résidus de lessive et avec un essorage modéré.

    Le séchage demande également une méthode particulière. Une fois lavé, votre vêtement doit être dans un premier temps séché à plat. Une fois quasiment sec, 20 mn au sèche-linge permettra de raviver son côté déferlant.

  • Franche-Comté, enfin une grande étude pour désigner les coupables des pollutions des rivières karstiques

    Franche-Comté, enfin une grande étude pour désigner les coupables des pollutions des rivières karstiques

    Huit années de travail (entre 2012 et 2020), près d’un million d’euros de budget, telle est l’ampleur de l’étude publiée il y a quelques mois par le laboratoire Chrono-Environnement (Université de Franche-Comté, CNRS) à propos de l’état de santé des rivières karstiques en Franche-Comté. C’est la seule étude, qui plus est de grande ampleur, qui démontre le rôle néfaste de l’agriculture intensive dans l’histoire du déclin des rivières du massif du Jura, qui s’est accéléré brusquement à compter de 2009 avec des mortalités massives de poissons, mais désigne également d’autres causes qui jouent un rôle toutefois moins prépondérant. Les mauvaises langues diront peut-être que cette étude défonce les portes ouvertes, mais encore fallait-il mesurer, vérifier, affiner les analyses et enfin sortir des suppositions ou des accusations sans véritables preuves. Spécialisée dans les micro-polluants, Chrono-Environnement, a notamment mis en évidence le rôle majeur de l’azote, du bicarbonate et des transferts des intrants par le karst, cette roche calcaire poreuse, fissurée, typique du massif du Jura. Les scientifiques estiment que la situation des rivières concernées (Loue, Lison, Dessoubre, Doubs, Ain, etc) n’est pas irréversible, que le milieu a encore la capacité de rebondir à condition que les efforts soient faits, mais de ce côté-là, la préfecture a toujours mis en avant le côté multi-factoriel du problème de façon à ne viser personne en particulier et surtout pas l’agriculture. Le nouveau cahier des charges de la filière comté, encore en discussion, ne prend malheureusement pas du tout le chemin de la raison avec un plafond proposé à 1,2 million de litres de lait par an et par ferme et un maximum de 8500 l de lait par vache/an, deux chiffres qui sont un véritable passeport pour du toujours plus intensif. Et l’Etat laisse faire, fait semblant de contrôler une filière libre comme l’air. Avec deux à trois millions de litres de lait par an (60 000 tonnes de comté), cela génère des volumes de lisier et de fumier colossaux, totalement incompatibles avec les terrains karstiques. Les rivières servent alors de poubelle pour se débarrasser de cet excédent structurel. Il est temps d’instaurer une “zone nitrate sensible” ou une autre réglementation spécifique aux sols karstiques mais cela demande un peu de courage politique, une valeur qui fait défaut au pays du comté roi.

    Photo : © Philippe Boisson. STEP et élevage vallée de l’Angillon affluent de la haute rivière d’Ain. Jura.

     

  • Une conférence sur la restauration écologique du Rhône

    Une conférence sur la restauration écologique du Rhône

    Le 17 novembre prochain à l’ENS de Lyon aura lieu une conférence sur le thème de la restauration écologique du Rhône, un fleuve ultra aménagé pour les besoins de la navigation et de la production d’électricité. Pour autant, le Rhône c’est aussi des contre canaux latéraux, des “lônes”, ces bras morts plus ou moins connectés au fleuve qu’il faut reconquérir car ils constituent des milieux à part entière.

    Cette journée sera rythmée par quatre temps forts :

    – Carte d’identité du Rhône : le fleuve repositionné dans sa trajectoire

    – Restauration écologique du fleuve : les grands enseignements depuis 20 ans

    – Les stratégies actuelles de restauration du Rhône

    – En route pour renforcer la gestion environnementale durable du fleuve : regards croisés des acteurs

    Partenaires du Plan Rhône, services de l’Etat, collectivités, scientifiques, gestionnaires d’espaces naturels, associations de protection de la nature, bureaux d’études, fédérations de pêche, ce sera l’occasion de défendre son point de vue et faire en sorte que les pêcheurs ne soient pas exclus du débat avec le risque d’une “mise sous cloche” du milieu.

    Graie – Secrétariat de la conférence
    Campus Lyon Tech La Doua – 66 bd Niels Bohr – CS 52132 – 69603 Villeurbanne Cedex
    Tél. : 04 72 43 92 77.  Mail : [email protected]

  • Enfin des tresses bien enroulées !

    Enfin des tresses bien enroulées !

    Voici une très bonne idée ! Lorsqu’on doit remplir un moulinet de nylon ou de tresse, on ne sait pas comment gérer la bobine et très souvent, le fil vrille avant même d’avoir été utilisé à la pêche. Ce système imaginé par BRKFISH évite ce problème et assure une tension idéale lors de l’enroulement. Pour le prix d’une bobine de tresse, (34,90 euros en promo) c’est dommage de s’en priver !  Fonctionne avec moulinets casting, spinning, mouche, toc, ect.

  • Les berges de la Loue à Quingey protégées des bovins

    Les berges de la Loue à Quingey protégées des bovins

    Si, dans certaines régions, la mise en défens (prévention du piétinement des berges par les bovins) fait partie des aménagements régulièrement pratiqués par les syndicats de rivière. Cette initiative, très rare en Franche-Comté vient d’être appliquée à 5,5 km de rive entre Chouzelot et Lavans-les-Quingey par l’EPAGE Haut Doubs Haute-Loue. Très friables, sujette à une forte érosion, les berges de la Loue se dégradaient par le piétinement des bovins. Huit abreuvoirs ont été aménagés.

     

     

     

     

  • Coastal Deer Hair Orvis, osez la diversité !

    Coastal Deer Hair Orvis, osez la diversité !

    L’Amérique du Nord compte de nombreux genres et espèces de cervidés, ce qui multiplie les possibilités pour les monteurs de mouches, alors qu’en Europe le chevreuil reste le poil de cervidé de très loin le plus utilisé. La marque Orvis propose un large choix de poils creux comme le Coastal Deer Hair (cerf à queue noire) très utile pour monter des sedges ou des comparadun. Ces poils sont plus longs que les poils de chevreuil et de ce fait conviennent mieux pour le montage des grosses mouches.

  • Lords of the Fly, tarpon fever !

    Lords of the Fly, tarpon fever !

    Dans ce très beau livre que tous les passionnées de pêche au tarpon doivent absolument lire (en anglais), Monte Burke retrace l’âge d’or de la pêche aux tarpons records à la mouche dans les eaux de Homosassa en Floride dans les années 1970 et 80 où Stu Apte, Billy Pate, Tom Evans, Lefty Kreh, notre compatriote Pierre Affre et quelques autres livraient des combats dantesques avec des tarpons de parfois plus de 200 lbs. L’auteur décrit également la passion qui anime aujourd’hui les héritiers de ces pêcheurs de renoms qui à leur tour font sauter les grands poissons au bout de leur soie.

    Lords of the fly devrait être disponible dans quelques jours sur Amazon.

     

     

  • La boîte de Pandore 

    La boîte de Pandore 

    Si les défenseurs des moulins et de l’hydroélectricité cherchent un avocat, il est tout trouvé en la personne de Christian Lévêque, hydrobiologiste (Directeur de recherches émérite de l’IRD, ex-directeur du Programme Environnement, Vie et Sociétés du CNRS, et Président honoraire de l’Académie d’Agriculture de France). Le scientifique a signé récemment un article sur le site European Scientist qui remet en cause la biodiversité défendue notamment par les pêcheurs et à travers elle par les fédérations départementales de pêcheurs, car selon lui, il ne reste plus grand-chose à défendre mis à part les espèces exogènes. Selon lui toujours, retrouver des rivières sauvages est une utopie car les cours d’eau ne peuvent plus déborder comme avant en raison de l’urbanisation. Et donc pour toutes ces bonnes raisons, il faudrait ouvrir la boite de pandore… au plus vite, pour conserver notre hydroélectricité voir aménager encore plus. Nul doute qu’avec un tel conseiller, il ne restera bientôt plus rien à préserver.

    Concernant les espèces exogènes, une bonne partie de celles citées par l’auteur (silure, sandre, black-bass) sont des espèces d’eaux dormantes. Or les barrages hydroélectriques se trouvent généralement en zone de montagne pour des raisons évidentes de force motrice de l’eau par simple gravité. Les silures introduits par des irresponsables dans des plans d’eau de barrage en cours de première catégorie finissent parfois par faire le mur et se retrouvent en concurrence directe avec les truites, les ombres, les saumons ou les chabots, loches et autres vairons. Si pas de barrages, pas de silure en aval. L’hydroélectricité est le facteur n°1 des introductions d’espèces nuisibles en première catégorie.

    Et c’est bien sur ces zones de première catégorie que les fédérations de pêche essaient d’appliquer le principe de gestion patrimoniale qui passe par une renaturation des milieux. La démonstration de M. Lévêque ne tient pas compte d’un élément déterminant, plus que jamais déterminant : l’élévation de la température des eaux avec les canicules et l’effet cumulé de diverses dégradations. En n’en tenant pas compte, c’est comme comme si toutes les espèces pouvaient vivre sur n’importe quelle zone typologique. Ce serait un monde merveilleux ! Les salmonidés pourraient supporter des températures supérieures à 25°C, qui dans la vraie vie leurs sont létales. Ils pourraient supporter des taux d’oxygènes dissouts très faibles comme les carpes, mais ce n’est pas non plus la réalité.

    Les lecteurs des articles de Ch. Lévêque qui pour l’immense majorité ne connaissent strictement rien à l’ichtyologie ne voient pas pourquoi une carpe n’est pas à sa place en zone de montagne. Les barrages n’ont jamais été érigés pour protéger les cours d’eau, mais pour créer de l’énergie. Leurs effets néfaste sur les cours d’eau sont parfaitement connus et décrits par des gens dont les CV n’ont rien à envier à celui de M. Lévêque (pièges à sédiments, terreau pour les espèces exogènes, élévation de la température, disparition de l’oxygène dissout en profondeur, isolement génétique des peuplements entre l’amont et l’aval de l’ouvrage, marnages importants qui perturbe la reproduction, rejet de méthane, etc.). Seuls les grands barrages restituent une eau froide en aval, mais pour les autres, ce sont des cloaques d’algues et de sédiments qui ont mis les cours d’eau de première catégorie dans l’état où ils sont aujourd’hui et l’auteur voudrait nous faire croire que les seuils et autres moulins ne sont pas liés à cette dégradation. Un peu de sérieux…

    Les défenseurs des moulins et autres barrages voient les sécheresses comme un aubaine qui justifierait le maintient des retenues pour garder des volumes d’eau en été, arguant que sans barrages, les rivières s’assècheront. Donner aux rivières une eau désoxygénée qui a croupi au soleil au milieux des algues ne suffira pas à sauvegarder les espèces sensibles en aval, surtout avec les petites unités hydroélectriques. Pourquoi vouloir construire de la petite hydroélectricité à une époque où les débits sont insuffisants six mois de l’année ? Pas pour le plaisir d’investir à perte mais parce que ça reste une manne financière avec une électricité rachetée par EDF à un tarif majoré.

    La petite hydroélectricité dont les projets poussent comme des champignons actuellement pour satisfaire aux 27 % de la transition énergétique produit moins de 1 % de la production nationale d’électricité et va signer l’arrêt de mort de dizaines de cours d’eau de montage notamment dans les Alpes. Le Collectif 05, créé en février dernier dans les Hautes-Alpes lie (pour une fois) sports d’eau vive, pêcheurs, naturalistes, le Club Alpin Français et même la Ligue de Protection des Oiseaux contre les projets de microcentrales. Dans les Balkans, où 3000 projets devaient voir le jour, des annulations ont lieu par centaines, parce que le peuple manifeste et s’oppose à voir leurs vallées défigurées pour le seul profit d’entreprises privées qui font du greenwashing. Et que dire de cette Europe schizophrène qui d’un côté finance ces projets d’un autre âge et de l’autre veut défendre la biodiversité aquatique et terrestre…

    Drôle d’époque. 

    Photo : barrage de Rabodanges (Orne). © Philippe Boisson

     

  • 11 km de parcours no-kill sur le Lot dans l’Aveyron

    11 km de parcours no-kill sur le Lot dans l’Aveyron

    Un nouveau parcours no-kill truite a vu le jour en 2020 sur 11 km de la rivière Lot entre Saint-Geniez-d’Olt et Saint-Laurent-d’Olt. Il est situé du pont de Pomayrols (point aval proche Saint-Geniez) jusqu’au ruisseau du Moulinet (point amont, proche de Saint-Laurent). Ce parcours est en deuxième catégorie. La fédération de l’Aveyron recommande d’éviter de pêcher durant la période de fraie et de pêcher sans ardillon quelque soit la technique qui est employée, cela va de soi.  Ce circuit sauvage au cœur des gorges du Lot réserve de nombreuses surprises. Ce parcours a pu être réalisé grâce à l’achat des berges par la Communauté de Communes des Causses à l’Aubrac après 20 ans de procédures !

    Photo : © Fédération de pêche de l’Aveyron.

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