Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Brexit, la pêche commerciale au cœur des négociations

    Brexit, la pêche commerciale au cœur des négociations

    Après près d’un an de négociations, une fuite laisse entendre que Michel Barnier, négociateur du Brexit a indiqué aux ambassadeurs des 27, que “si nous voulons un accord, il faut régler le cas de la pêche”. C’est ce que rapporte un communiqué de Pierre Karleskind, président de la commission de la pêche au Parlement Européen, qui a interrogé M. Barnier pour en savoir un peu plus. Le président de la commission ne souhaite pas que la  pêche soit une simple variable d’ajustement de cette négociation. De son côté, Barnier affirme veiller à ce que “les pêcheurs européens soient aussi bien traités dans les eaux britanniques que les entreprises britanniques le seront sur le marché unique européen”. Or, le souhait de voir les eaux britannique réservées aux seuls pêcheurs professionnels britanniques était à l’origine une des raisons du Brexit. L’épineux problème semble loin d’être réglé…

  • Crise sanitaire : les mandats des instances de la pêche prolongés d’un an

    Crise sanitaire : les mandats des instances de la pêche prolongés d’un an

    Dans un courrier du 05 octobre 2020 adressé aux fédérations départementales, le président de la FNPF Claude Roustan a annoncé que le Ministère de la Transition Ecologique venait de prendre la décision de prolonger d’une année les mandats des instances de la pêche de loisir. Ceci s’applique donc à l’ensemble du monde associatif : AAPPMA, fédérations départementales et régionales, unions de bassins et associations migrateurs. Le contexte sanitaire ainsi que les difficultés à organiser des élections valides en visio-conférence ont motivé ce choix.

  • USA : le combat pour la préservation des terres publiques, le film

    USA : le combat pour la préservation des terres publiques, le film

    Au pays du capitalisme roi, rien n’arrête la production d’énergie. Depuis l’ère Georges Bush Jr et la guerre d’Irak, les Etats-Unis tiennent particulièrement à leur indépendance énergétique. Avec 260 millions d’hectares de terres publiques, il n’y a qu’à se servir en pétrole, gaz, métaux divers et uranium. La première puissance économique mondiale, menée par Donald Trump bafoue les droits des amérindiens, ignore les lois qui protègent les parcs nationaux pour donner les marchés à des entreprises privées qui dégradent, défigurent, polluent et laisser des ardoises colossales après leurs départs, que les contribuables doivent rembourser.  Ce véritable cauchemar fait l’objet d’un film produit par Patagonia. Public trust feature – The fight for America’s Public Lands a fait appel à Robert Redford pour la réalisation. Dans l’ouest du pays, 75 % de la population est contre l’exploitation de ces terres dans ces conditions. Et ce film soulève en substance le problème de la consommation d’énergie dans ce pays. Il y a au moins deux décennies, une étude très sérieuse révélait que si tout le monde voulait vivre comme l’américain type, il faudrait cinq planètes pour cela…

  • Un nouveau un réservoir mouche près d’Autun (71)

    Un nouveau un réservoir mouche près d’Autun (71)

    Le projet de faire de l’étang des Cloix près d’Autun un réservoir de pêche à la mouche ne s’est pas fait sans mal. En effet, ce plan d’eau de 3,7 hectares, propriété de la ville d’Autun sert de réservoir d’eau potable. A ce titre, les services de l’Etat n’étaient pas favorables à une utilisation pêche du site. Après cinq ans de bras de fer, d’études et d’analyses, l’étang des Cloix a enfin le feu vert pour devenir un réservoir mouche. Pour l’occasion, 140 m de ponton ont été construits, ainsi qu’un chalet, qu’une aire de pique-nique et des toilettes sèches. L’inauguration est prévue le 16 octobre et la pêche sera ouverte à compter du 17. La pêche sera autorisée de 8h à 17 h tous les jours, sauf le jeudi. Le nombre de pêcheurs sera limité à 12 par jour pour assurer une pêche de qualité et maintenir la quiétude des lieux. Le stationnement est obligatoire sur le parking situé à 500 m du plan d’eau (accès par un chemin carrossable et plat). Tarifs journalier : 25 euros (droit de conserver 2 poissons de moins de 60 cm ). 10 euros pour les moins de 18 ans (pas de poissons conservés).

    Renseignements, réservations, achat des permis : http://www.autun.com

  • Le salon de pêche à la mouche d’Epinal annulé

    Le salon de pêche à la mouche d’Epinal annulé

    Le club mouche La Phrygane Spinalienne annonce l’annulation de son traditionnel salon dédié à la pêche à la mouche sur les rives de la Moselle à Epinal (Vosges) et dont cette édition aurait été la dixième. C’est évidemment la crise sanitaire qui est la cause de cette annulation exceptionnelle. Le club nous communique en revanche les dates de l’édition 2021, qui aura lieu les 20 et 21 novembre 2021.

  • Un nouveau départ pour les magasins Pacific Pêche

    Un nouveau départ pour les magasins Pacific Pêche

    Il y a un an, nous apprenions l’arrêt des quarante magasins de la chaîne Pacific Pêche, cela bien avant la crise liée au Covid-19. Mais nous venons d’être informé de son rachat par Agathe Boidin, ex-directrice générale et directrice financière d’Orchestra, spécialisée dans la mode enfantine. C’est donc un second souffle pour cette enseigne créée en 1993 et répartie sur tout le territoire national. Côté pêche à la mouche, c’est Florian Caraveo qui, en bon connaisseur, sélectionnera un matériel adapté aux pêches d’aujourd’hui. En attendant que la nouvelle équipe se mette en route, l’enseigne procède actuellement à une grande braderie avec des prix cassés jusqu’à -70 %.

  • CFPPA de Brioude Bonnefont, 14 ans de formation BPjeps !

    CFPPA de Brioude Bonnefont, 14 ans de formation BPjeps !

    Depuis 2006 le CFPPA de Brioude Bonnefont propose le BPjeps pêche de loisirs (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport est un diplôme d’État). Ce diplôme est incontournable pour qui veut devenir un professionnel de la transmission de l’activité pêche. Coordonnée par roland Tomkiewicz , elle se déroule de façon alternée et pour sa partie en centre, à Brioude, capitale historique de la pêche du saumon. Idéalement situé entre Allier, Allagnon et grands lacs (Garabit, Grandval), les stagiaires sont formés dans des lieux réputés. La formation BPjeps peut être financée par un compte formation, par Pôle emploi, ou par les Conseils Régionaux. CFPPA Brioude Bonnefont : https://www.cfppabonnefont.fr/bp-jeps-peche-de-loisir

  • Retenues d’eau, la coupe est pleine !

    Retenues d’eau, la coupe est pleine !

    Face aux sécheresses qui ont désormais lieu quasiment chaque été, les agriculteurs ont demandé au gouvernement d’autoriser la création de retenues d’eau et aussi d’accélérer  le mouvement. S’il est bien normal pour un agriculteur raisonné et donc raisonnable de pouvoir abreuver son bétail et de pouvoir le nourrir, l’inquiétude vient de l’agriculture intensive qui voit dans les providentielles retenues l’occasion de ne pas changer grand chose à ses habitudes. A l’heure ou cette profession doit se remettre en cause, cultiver des plantes moins consommatrices en eau, on assiste à un déni de la situation. Créer des retenues pour quelques agriculteurs, c’est en priver d’autres d’une ressource précieuse en hiver, lorsque les nappes phréatiques doivent se recharger. Les retenues en été sont sujettes à une très forte évaporation. Cela a été observé en Espagne ou des retenues similaires ont été construites. Il va sans dire que les cours d’eau et la biodiversité seront une nouvelle fois les dindons de la farce. Dans le sud-ouest, l’opposition s’organise et manifeste contre un projet de construction de 16 bassines, qui seront utilisées par seulement 5% des agriculteurs de la région et moyennant 60 millions d’euros dont 70 % d’argent public. On reproche en outre à ces retenues d’être financées par des fonds Feader du second pilier de la PAC alors qu’un accord qui vaut pour la région Poitou-Charentes prévoyait au contraire de limiter les surfaces irriguées. Ne laissons pas l’agri-business détruire nos cours d’eau pour faire pousser du maïs ! Une manifestation est prévue à Epannes (Deux-Sèvres) le 11 octobre. Programme détaillé sur https://bassinesnonmerci.fr

    Photo © Collectif citoyen Bassines non merci !

  • Suppression de deux seuils sur le Dessoubre (Doubs), les travaux avancent

    Suppression de deux seuils sur le Dessoubre (Doubs), les travaux avancent

    Situés sur le cours moyen inférieur du Dessoubre, les seuils de Fleurey et de Neuf Gouffres viennent d’être arasés (suppression totale). Ces travaux qui nécessiteront un suivi rigoureux doivent permettre au Dessoubre à cet endroit de mieux  gérer l’eutrophisation (excès de nutriments dû aux épandages de lisiers) qui transformait les eaux calmes des retenues en véritables cloaques d’algues et de sédiments. Une forte élévation de la température de l’eau dans les retenues, incompatible avec les espèces en place, avait également été constatée. Nul doute que la rivière retrouvera très vite son lit originel.

    Photo : © Philippe Kœberlé. Le seuil de Fleurey après arasement.

  • Leçon de choses

    Leçon de choses

    Si vous parcourez les rivières calcaires aux eaux claires de notre beau pays, vous aurez peut-être remarqué des petites boules qui ressemblent davantage à des champignons qu’à des algues, mais ne sont ni l’un, ni l’autre. Vous pouvez ne pas vous soucier de ces choses étranges ou au contraire vous y intéresser car la curiosité est un très bon défaut. Croisée sur la haute rivière d’Ain cet été, Nostoc verrucosum est une cyanobactérie rhéophile (qui vit dans les eaux torrentielles) qui a la particularité de ne pas ressembler aux autres colonies de cyanobactéries plutôt filamenteuses. Certaines cyanobactéries sont  toxiques, voire mortelles pour bon nombre d’animaux, y compris les grands mammifères dont l’homme, mais il s’agirait de quelques espèces parmi des centaines voire des milliers. Peu étudiée, rien n’indique si Nostoc verrucosum est toxique ou mortelle pour l’homme mais la prudence prévaut. Le mieux étant de la laisser vivre sa vie (qui continue depuis des milliards d’années) et de ne pas la toucher.