Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Semaine d’initiation pêche à Levallois

    Semaine d’initiation pêche à Levallois

    La Maison de la Pêche et de la Nature de Levallois-Perret vous propose de venir pêcher comme vous voulez, du 24 au 28 août, soit tous les jours de la semaine, juste avant la rentrée scolaire ! Rendez-vous sur l’Ile de la Jatte, au bord de la Seine à Levallois (métro 3 Pont de Levallois). Un moniteur de pêche sera à la disposition de tout enfant à partir de 7 ans désirant découvrir la pêche à la ligne lors d’une journée ou d’une après-midi sans contrainte… Les mains dans les poches, le matériel tout comme les appâts seront mis à la disposition des jeunes pêcheurs. En complément vous pourrez aller visiter le Musée Aquarium de la Seine situé sur les hauteurs des berges de la Jatte. Le grand parc de l’Ile de la Jatte vous accueillera pour déjeuner tranquillement sous les arbres. Ce grand espace vert urbain de 15.000 m2 est équipé d’un rucher, d’un jardin pédagogique, d’un “ludoparc” pour les petits et d’une grande pelouse pour les jeux de ballon. Il n’en faut souvent pas plus pour faire naître de véritables passions ! Prix de la demi-journée : 20 euros. Journée 32 euros. Maison de la Pêche et de la Nature – 22, allée Claude Monet 92300 Levallois. Réservation par téléphone au 01 47 57 17 32 ou par mail : [email protected]

  • Le Coup du Soir, une autre vision de la pêche !

    Le Coup du Soir, une autre vision de la pêche !

    Le Coup du Soir n’est pas ce que vous croyez qu’il soit ! Il s’agit de soie, de soir d’été en bermuda le long d’une plage ou sous la lueur blafarde d’un réverbère en hiver par une brise qui vous glace les os. Le Coup du Soir est l’aventure de trois frangins, Côme, Roméo et Augustin, passionnés à la fois par tous types de pêche mais aussi par l’image véhiculée par cette activité aux yeux des gens et qu’ils ont à cœur de faire évoluer. A ce sujet, ils lancent une gamme de vêtements pour le moins originale sur le thème de la pêche. Une petite visite sur leur site s’impose ! www.lecoupdusoir.com

  • Sébile Flatt Shad Snagless 66 XH

    Sébile Flatt Shad Snagless 66 XH

    La gamme des leurres Sébile ne manque pas de bonnes surprises. Dans sa version Snagless, le petit lipless Flatt Shad de 66 mm se caractérise par un armement très particulier, composé d’un hameçon double “inversé”, qui lui permet de bien passer dans les branches et entre les pierres. Dans la grande famille des Flatt Shad, ce modèle lourd (20 g pour 66 mm) se destine clairement aux zones de branchages. La version “normale” équipée d’un triple convient mieux pour les eaux ouvertes, car la version double a tendance à décrocher des poissons en récupération linéaire. Sachez que contrairement à beaucoup d’autres lipless, le Flatt Shad 66 XH descend en vibrant. Attention donc aux touches à la descente. A utiliser en bateau ou en float-tube au cœur des branchages. En cas d’accrochage, ce qui arrive parfois, ne pas tirer et donner de petits coups de scion. La grande densité de ce leurre compact suffit généralement à le faire basculer et a dégager l’hameçon. Prix conseillé : 8,45 euros.

  • Canicule et biodiversité

    Canicule et biodiversité

    Peut-être plus encore que le manque d’eau, qui se fait sentir dans bien des régions, les fortes chaleurs accumulées depuis près d’un mois font de gros dégâts dans les cours d’eau de première catégorie. Les restrictions d’eau sont rarement respectées malgré des arrêtés préfectoraux qui ne sont rien d’autre que de simples recommandations. A l’heure où l’Etat réfléchit à la création d’une Agence française de la biodiversité, celle-ci se trouve complètement bouleversée et anéantie partout où les algues filamenteuses s’installent en masse. Le “zéro biodiversité” est atteint sur la plupart des petits cours d’eau calcaire cet été.

    En photo (prise le 22 juillet) le Dessoubre au niveau de Varin. Au même titre que la Loue, cette rivière est devenue emblématique du non courage politique, en dépit d’effets d’annonces comme autant de promesses non tenues de la part des différents présidents du Conseil Général du Doubs depuis une trentaine d’années. Des solutions existent, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises en a présenté 74 à la ministre de l’écologie et aux élus locaux. Au rythme où les rivières se dégradent, elles ne tiendront plus très longtemps. Nous appelons tous les pêcheurs à envoyer au Conseil général et aux services de la préfecture (Direction départementale des territoires notamment) du département concerné des photos de ce désastre pour manifester votre mécontentement.

  • Rêves et désillusions d’un incroyable début de saison (1) : le réserviste

    Rêves et désillusions d’un incroyable début de saison (1) : le réserviste

    Si la pêche n’était pas faite de surprises, de joies et de déceptions, nous y serions sans doute moins attachés. Voici quelques exemples marquants d’un début de saison 2015 complètement improbable, voire carrément fou, qui a fait des pêcheurs heureux au point de vouloir embrasser tout le monde, même les kayakistes, mais aussi des déçus, qui ont tout perdu dans la bataille

    La réserviste Champagnole reste la dernière petite ville de Franche-Comté où on pêche la truite sérieusement, dans une insouciance quelque peu inquiétante vis-à-vis de ce qui se passe dans les autres rivières de la région et qui se passera peut-être ici aussi dans quelque temps. Des centaines, voire des milliers de pêcheurs arpentent les rives de la haute rivière d’Ain, pour la plupart en bons connaisseurs. Sur le parking où j’attendais l’ami et guide de pêche Frédéric Fumey, il y a l’arrivant avec son air de ne pas y toucher, mais qui s’équipe en moins de deux minutes, et celui, dont le pas lourd mais pressé prouve qu’il en a terminé pour aujourd’hui et que sa maîtresse aux yeux couleur émeraude l’a retenu un peu trop longtemps. Il marche le dos voûté en remontant le sentier qui l’éloigne de la rivière comme pour disposer d’un alibi pour se faire pardonner de ne pas s’intéresser à des choses moins futiles que la pêche à la ligne. Il semble porter dans son panier pourtant vide toute la pénibilité de sa misérable existence. A cet endroit, à 200 mètres de la maison d’Aimé Devaux, l’Ain entre dans Champagnole à la manière d’un troupeau de buffles en pleine charge. Une fois passée la chute au-dessus du pont, l’eau gronde entre les murs du cours très étroit de l’Ain et file à vive allure dans sa partie urbaine, pressée d’en sortir.

    Un câble enjambe l’Ain une dizaine de mètres en amont de cette chute à angle droit. En aval de ce câble, c’est la réserve avec, en face, un chenal qui longe la chute parallèle à la rive. Le seuil est responsable de la tranquillité des eaux en amont sur plusieurs centaines de mètres. Cet endroit, facile à observer en vue satellite, est aussi confidentiel que la place de l’Etoile à Paris un vendredi soir. L’idée nous est toutefois venue d’aller nous y promener car en mars, les truites, comme les insectes aquatiques, sont très dépendants de la luminosité. Pas de soleil, pas d’éclosion : c’est aussi simple que cela. Pour les habitués, il s’agit du “plat de l’hôpital”, car l’ancien centre médical de la ville surplombe l’Ain. C’est un hasard, mais le lieu était prédestiné. J’étais en convalescence suite à une opération chirurgicale subie en février. Pas de wading, pas d’effort violent, pas d’émotions fortes… La veille, Fred, qui réside à Champagnole, m’avait indiqué par téléphone que l’eau était très froide, à 7 ou 8 °C et que le niveau était encore un peu haut. La haute rivière d’Ain est froide quasiment toute l’année, mais descend en dessous de 10 °C uniquement durant l’hiver ou le tout début du printemps. Souvent décevant à la mouche sèche, l’Ain se pêche surtout à la nymphe à vue, car ses eaux sont limpides en dehors des périodes de crue. Ce 19 mars, nous pouvions au mieux espérer voir quelques truites entre 11 et 15 heures et encore, si elles n’avaient pas été dérangées par les autres pêcheurs. Premier poste, cinq mètres

  • Un nouveau camp de pêche dans le Colorado

    Un nouveau camp de pêche dans le Colorado

    A Colorado Springs, l’hôtel Broadmoor a inauguré en Juin 2015 son camp de pêche situé sur la Tarryall river, avec un parcours privé de huit kilomètres. Sept logdes sont proposés pour la pêche ou les activités annexes comme les randonnées à pieds ou à cheval dans les montagnes. Possibilités de cours de pêche à la mouche au féminin. Etat montagneux très préservé, le Colorado bénéficie d’une grande biodiversité et d’une nature sauvage.

    Renseignements : www.broadmoor.com

    Office de Tourisme du Colorado c/o Express Conseil

    5bis, rue du Louvre 75001 Paris – Tél. 01 44 77 88 07. Fax 01 42 60 05 45.

  • L’interdiction de la pêche sur la basse Dranse fait des vagues !

    L’interdiction de la pêche sur la basse Dranse fait des vagues !

    La pêche est désormais interdite sur la basse Dranse (Rhônes-Alpes) du pont de la voie ferrée jusqu’au lac Léman, soit 2,4 km. A cela s’ajoute une autre zone interdite en amont immédiat du pont de chemin de fer et qui cours jusqu’au pont de Vongy (route d’Evian), où la pêche est interdite pour cause de passe à poissons. L’AAPPMA du Chablais-Genevois a pris cette décision radicale le 31 janvier 2015 en AG extraordinaire. Sur ce parcours rendu célèbre ces dernières années par des captures de grosses truites lacustres qui remontent du lac Léman, l’AAPPMA estime que les truites lacustres sont trop souvent tuées en dépit d’un quota journalier stricte, mais très critiqué par les pêcheurs locaux. Il semble que cette mesure d’interdiction vise clairement les pêcheurs au toc, notamment au cadre, dont les vidéos des prises exceptionnelles font de gros scores sur les réseaux sociaux et les chaines de vidéos. Selon l’AAPPMA, la basse Dranse était en proie à une prédation incompatible avec les besoins d’une espèce dont les stocks ne sont pas infinis (moins de 250 truites lacustres adultes remontent généralement la Dranse). Ces poissons exceptionnels, dont certains mesurent plus du mètre méritent en effet plus de respect, à la fois des pêcheurs locaux et des touristes. Les pêcheurs qui se sentent visés par ce règlement ont rapidement créé l’Amicale des pêcheurs des Dranse, une association qui dénonce le bien fondé de cette décision et la façon dont elle a été prise. Elle demande aussi à inscrire une partie du parcours en no-kill. A suivre…

  • Les Barrages de la Sélune à l’heure de la votation populaire !

    Les Barrages de la Sélune à l’heure de la votation populaire !

    A l’image du barrage de Poutès-Monistrol sur l’Allier dont il a fallu plus de quarante années de combat pour voir enfin un présumé bout du tunnel (projet en cours de rabaissement du barrage), le cas de la Sélune (Manche) semble lui aussi en proie a de nombreux rebondissements puisque les deux barrages qui entravent son cours ont dans un premier temps été voués au démantèlement (sous NKM), avant que Ségolène Royal ne revienne sur cette décision à l’automne dernier en prétextant la transition énergétique. Selon un communiqué reçu des Amis de la Sélune et que nous publions ci-dessous, une lueur d’espoir subsiste pour qu’un jour, enfin, la Sélune puisse de nouveau s’ouvrir sur son avenir. La rumeur précise toutefois que ce sera au peuple de se prononcer… Une méthode certes démocratique mais indigne d’un ministre qui s’assoie sur les obligations légales de la directive cadre sur l’eau, du plan national anguille,  de la Trame Verte et Bleue ou encore de la continuité écologique.

     

    “Aux dires du député de la Manche Guénhaël Huet, la Ministre de l’Ecologie a suggéré l’organisation d’un référendum pour que la population locale se prononce sur l’avenir des barrages de la Sélune. Le collectif des Amis de la Sélune se félicite de ce bon sens démocratique et demande également dans ce cas à Madame Royal de suggérer l’organisation de référendums pour le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, le projet touristique de Roybon, ou encore le projet de champ d’éoliennes offshore du Tréport, et plus généralement pour tous les projets avec des enjeux environnementaux, en substituant à la représentation parlementaire la vindicte populaire. Le référendum décisionnel local, créé par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 et récemment mis au goût du jour par François Hollande lors des tensions à Sivens en 2014, est un référendum décidé par l’assemblée délibérante d’une collectivité territoriale afin de soumettre à ses administrés un projet relevant de ses compétences. C’est en soi un progrès démocratique évident quand il s’agit en effet d’un projet d’intérêt local… ce qui n’est pas le cas du projet d’arasement des barrages de la Sélune, l’un des objectifs phares en France de la Directive européenne Cadre sur l’Eau, et de différents plans nationaux engageant l’action et la crédibilité de l’Etat français :

    – Plan National Anguille 2009 et ses engagements sur 1555 ouvrages prioritaires, dont ceux de la Sélune, pour répondre au règlement européen anguille imposant des mesures sur la continuité,

    – Plan national de restauration de la continuité écologique 2009 avec ses objectifs chiffrés et ses liens avec le Grenelle de l’Environnement et la Trame Verte et Bleue, – Stratégie Nationale Poissons Migrateurs 2010,

    – Plan français 2013-2018 de mise en oeuvre des recommandations de l’OCSAN en matière de protection, de gestion et de mise en valeur du saumon atlantique et de son habitat, avec ses engagements sur la continuité écologique…

    Si ces engagements ne sont pas forcément connus par la population locale, ils ne peuvent cependant être ignorés par la Ministre et le député local ! Il en est de même de la décision de justice du 26 octobre 2010 avec mise en demeure d’assurer la continuité écologique au 31 décembre 2013 qui engage aujourd’hui l’Etat. L’ironie de l’histoire veut pourtant qu’on se trouve aujourd’hui dans l’hypothèse d’un référendum local, suggéré d’après Monsieur Huet par la Ministre, donc un référendum d’initiative nationale qui ne dit pas son nom, et pour cause : un tel référendum d’initiative nationale n’existe pas dans les textes. Mais suivons jusqu’au bout la logique démagogique de Monsieur Huet. 1 Organisation de Conservation du Saumon de l’Atlantique Nord Ce référendum sur l’avenir des barrages de la Sélune remettrait en cause à l’évidence tous les principes démocratiques et ne résoudrait en rien les problèmes liés à ces barrages. D’abord parce qu’il n’est pas difficile d’imaginer qu’un tel référendum mobiliserait d’abord les opposants à l’arasement. Ensuite parce que dans l’hypothèse d’une organisation de ce référendum par la Communauté de communes Avranches – Mont-Saint-Michel présidée par Monsieur Huet, serait nécessaire en amont un important travail d’information objective et d’éducation pour expliquer aux citoyens tous les enjeux du projet… devoir auquel a manqué jusque là la Communauté de communes pour un problème pourtant posé depuis déjà de longues années. Enfin parce qu’une issue favorable au maintien des barrages ne règlerait en rien la question de leur avenir. Désormais sans concession, qui gérerait ces barrages ? Qui les entretiendrait pour éviter qu’ils ne deviennent trop dangereux ? Qui s’occuperait de leur vidange, et avec quelles précautions pour éviter une nouvelle catastrophe écologique avec une pollution de la Baie du Mont-Saint-Michel comme en 1993 ? Et finalement qui paierait ? Monsieur Huet ? Les Amis du Barrage ? Mais allons vraiment au bout de la logique. Les Amis de la Sélune n’ont pas de position sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou de champ éolien offshore au Tréport, pas plus que sur le projet de barrage de Sivens ou de Center Parcs à Roybon dans l’Isère. Mais pourquoi Monsieur Huet, si inspiré pour la Sélune, n’utilise-t-il pas son mandat de parlementaire pour demander partout des référendums locaux ? Soyons directs : pour en finir avec l’hypocrisie de Guénhaël Huet, les Amis de la Sélune suggèrent à ce dernier de mettre fin aux débats parlementaires en cours sur le projet de Loi sur la biodiversité dont il devrait demander à la Ministre de l’Ecologie, qu’il semble si bien connaître, de signer l’avis de décès tout de suite. L’intérêt général de conservation de la biodiversité va en effet la plupart du temps à l’encontre des intérêts particuliers et court-termistes des parties prenantes locales. Pourquoi donc légiférer sur la biodiversité ? Faisons ainsi économiser des heures de débat à nos parlementaires sur cette Loi. Et tant qu’à remettre aux citoyens de notre pays la décision finale comme panacée à toutes les polémiques sur des projets d’aménagement les concernant, fussent-ils d’intérêt général et rendus incontournables par des directives européennes ou d’autres engagements internationaux de la France, demandons aussi aux députés comme Guénhaël Huet qui oublient leur fonction de représentation nationale de quitter le Parlement pour laisser leurs électeurs choisir à leur place. ”

     

    Jean-Paul Doron, Union Régionale des Fédérations de Bretagne – Basse Normandie – Pays de la Loire pour la Pêche et la Protection du milieu aquatique / Mouvement « bérets bleus de l’eau ».

    Roberto Epple, European Rivers Network / SOS Loire Vivante. Christian Allain, Manche Nature.

     

    http://www.selunelibre.org

  • Open Street Fishing de Limoges, dur pour la jeunesse !

    Open Street Fishing de Limoges, dur pour la jeunesse !

    Le dimanche 21 juin, l’AAPPMA Les Ponticauds et French Touch Fishing organisaient l’Open Street Fishing de Limoges sur les bords de Vienne. Cette compétition de pêche des carnassiers est très attendue chaque année. La Fédération de la Haute-Vienne était présente à cet événement avec trois équipes composées de deux jeunes pêcheurs encadrés par deux bénévoles et un animateur fédéral. Tous motivés et heureux d’être là pour partager ce moment, les jeunes ont redoublé d’effort et de stratégie pour attraper le poisson tant convoité. Malheureusement la pêche a été rude, le poisson ne se faisant pas leurrer facilement. Malgré ces capots, les jeunes n’ont jamais été découragés et sont tous repartis récompensés. Ils sont prêts à recommencer cette expérience car ils semblent avoir adoré l’ambiance générale de cette compétition organisée par l’AAPPMA Les Ponticauds.

    Félicitations au binôme Kopiec/Poulain qui a remporté l’épreuve.

  • Le serpent de mer de la “taxe mouillage”

    Le serpent de mer de la “taxe mouillage”

    Le Parlement a définitivement renoncé, jeudi, à instaurer une taxe de mouillage dans les aires marines protégées. Selon le gouvernement, cela n’aurait concerné que la Corse et uniquement les bateaux de plus de 24 mètres. Ce projet de taxe avait provoqué une levée de bouclier de la part de l’industrie nautique. Après l’avoir supprimée en commission en mars, l’Assemblée nationale l’avait ensuite rétablie en séance, puis le Sénat l’avait de nouveau supprimée en mai lors de la deuxième lecture. Les gros bateaux de plaisance qui mouillent dans les zones protégées du littoral Corse (et pourquoi pas sur le littoral continental ?) sont accusés de détérioration des fonds marins. Une fois de plus, l’Etat lâche du lest sur la protection de l’environnement, même si cela touche ce qu’il reste de plus précieux sur le littoral. La ministre de la Décentralisation, Marilyse Lebranchu, s’est engagée à ce qu’une solution soit trouvée pour éviter ce problème. Reste à savoir si ce n’était pas là un simple moyen de trouver de l’argent là où il est sans même se préoccuper de fonds marins dont seuls quelques privilégiés ont la chance d’observer la lente dégringolade… En matière de protection de l’environnent, le pire n’est jamais garanti.