Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Le calendrier Farlows 2021

    Le calendrier Farlows 2021

    Farlows est une très vieille maison londonienne fondée en 1840 qui vend une large gamme de matériel pour toutes les pêches à la mouche ainsi du fly tying et également du matériel de pêche aux leurres. Farlows publie un très beau calendrier qui trouvera certainement sa place sur le mur devant votre étau.

  • Corbicule, mieux connaître ses effets sur les milieux

    Corbicule, mieux connaître ses effets sur les milieux

    Apparue en France en 1977 dans l’estuaire de la Dordogne, Corbicula fluminea colonise de plus en plus de cours d’eau. Venue d’Asie, la corbicule a colonisé le continent américain, le continent africain avant de débarquer dans le ballaste des bateaux en Europe. Différentes études ont été menées pour mieux comprendre les déséquilibres que ce coquillage engendre. Il est envahissant, se reproduit très vite, colonise les cours d’eau de plaine avec une progression de 2 à 22 km/an selon la taille des cours d’eau. Il bouche les réseaux de refroidissement des centrales nucléaires faisant encourir un risque majeur ! Mais selon des études menées sur la Loire, le plus gros défaut de la corbicule vient de sa filtration de l’eau. Ce mollusque bivalve, filtre de grandes quantités d’eau ce qui peut causer de gros déséquilibres. Lorsque l’espèce est très présente, elle prive le milieu de phytoplancton, maillon essentiel de la chaîne alimentaire. C’est ainsi que l’on voit certains cours d’eau de plaine devenir clairs comme de l’eau de roche en été, malgré une température de l’eau élevée. Les milieux s’appauvrissent de leurs plus petits être vivants. L’effet ensuite est en cascade : moins de producteurs primaires = moins de producteurs secondaires. Pour en savoir plus sur l’impact du mollusque sur les cours d’eau, une étude menée par le Laboratoire d’hydrobiologie de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de la région Centre – Val de Loire (DREAL Centre – Val de Loire) retrace l’origine et la progression sur le bassin de Loire et évalue son impact sur le milieu.

     

  • Quoi de neuf chez Simms ?

    Quoi de neuf chez Simms ?

    La marque américaine de vêtements pour les pêcheurs à la mouche Simms ne semble pas avoir trop souffert de problèmes d’approvisionnements en ces temps de crise mondiale. En tous cas, rien ne le laisse transparaître sur leur site internet. Pour 2021, la marque compterait de nombreuses nouveautés, tout en conservant ses valeurs sûres comme les gammes de waders et de vestes de wading G4 et G3. C’est donc surtout avec des produits d’accompagnement, chemises, bonnets, casquettes, chaussettes, sweat-shirts que la marque élargit sa gamme pour 2021.

  • Nouvelles mortalités sur la Loue !

    Nouvelles mortalités sur la Loue !

    Comme si la situation sanitaire actuelle n’était pas suffisamment anxiogène, les nouvelles de la Loue (Doubs) ne sont pas bonnes. Des truites atteintes par le parasite Saprolegnia parasitica sont de nouveaux visibles (voir la vidéo), notamment à l’embouchure de la Bonneille à Ornans. Il faut savoir que cet endroit, situé juste au dessus d’un seuil concentre les poissons qui ne parviennent plus à nager dans le courant en amont. Cette précision n’a pas pour but de chercher à minimiser la situation, mais à livrer une analyse juste. Il est évident que moins il reste de poissons dans la rivière, moins nombreux sont les poissons malades… Et la Loue ne pourrait malheureusement montrer autant de truites malades sur si peu d’espace au vu de sa biomasse qui a été fortement réduite depuis dix ans ! La Loue, mais aussi toutes les autres rivières du département sont actuellement colmatées par une couche noirâtre (cyanophycées nitrophytes) dont la présence résulte d’une pollution chronique qui se concentre avec le manque de précipitations. C’est une nouvelle fois la preuve de l’inaction des collectivités. Cela fait plus de dix ans que la situation est très préoccupante, que les scientifiques ont identifié les problèmes, mais que pas grand chose ne bouge. L’urgence serait de faire passer ce territoire karstique en zone vulnérable nitrate comme le prévoit la directive européenne (91/676 CEE du 12/12/1991) en cas de pollution chronique des eaux par des intrants trop importants ce qui nécessite de revoir les plans d’épandage et de faire des contrôles. Avec la récente étude scientifique de Chrono Environnement qui identifie clairement l’agriculture comme principal responsable, l’administration ne peut plus botter en touche en invoquant des causes multifactorielles, comme elle le fait depuis toujours…

  • Dessoubre, la rivière retrouve son lit

    Dessoubre, la rivière retrouve son lit

    Les travaux d’arasement des seuils de Neuf-Gouffre et de Fleurey ont bien avancé sur le Dessoubre, un affluent du Doubs très connu des pêcheurs mais qui souffre depuis quelques années de plusieurs maux dont une élévation de sa température en été ainsi qu’un très fort développement algal. Représentant plusieurs kilomètres de ralentissement de son cours, les deux seuils ont été supprimés. Aux crues de réorganiser la rivière au niveau de sa morphologie. La végétation sur les rives nécessitera sans doute quelques plantations de saules au printemps.

    Photo © Syndicat Mixte d’Aménagement du Dessoubre et de valorisation du bassin versant.

  • Bassin de la Loire, quels enjeux face au changement climatique, rendez-vous en ligne le 8 décembre

    Bassin de la Loire, quels enjeux face au changement climatique, rendez-vous en ligne le 8 décembre

    Organisées par SOS Loire Vivante et par European River Network, des visio-conférences se dérouleront le mardi 8 décembre de 16h30 à 18h30 (via Zoom) sur le thème du changement climatique dans la vallée de la Loire et plus précisément : quel partage de l’eau sur les bassins Loire, Allier, Ardèche ? Comment redéfinir et adapter les politiques publiques en fonction d’un situation qui évolue très vite ?

    Renseignements et inscriptions ici.

    Le programme des visio-conférences :

    1/ Le point sur les données scientifiques et nouveaux outils

    Par Benoît Rossignol, Etablissement Public Loire, directeur de la Ressource en Eau (durée : 10 min)

    2/ La prise du changement climatique dans l’organisation, les stratégies et les actions à l’échelle du bassin de la Loire

    Par Anne Paule Duboulet, Agence de l’Eau Loire Bretagne, chargée de mission adaptation changement climatique (durée : 15 min)

    3/ A confirmer situation climatique Haut bassin Loire + haut bassin Allier

    Par Benoît Rossignol, Etablissement Public Loire, directeur de la Ressource en Eau (durée : 5 min)

    4/ Quelle intégration dans les enjeux, la stratégie et les actions du SAGE ? Quelques enseignements de l’étude Hydrologie, Milieux, Usages et Climat (HMUC) Haut Allier

    par Valérie Badiou, SAGE Haut Bassin de la Loire, Animatrice (durée : 15 min)

    5/ A préciser Point SAGE Ardèche et situation changement climatique ?

    par Simon Lalauze, chargé de mission EPTB Ardèche

    PARTIE B: TABLE RONDE animée par Roberto Epple, psdt SOS Loire Vivante + Questions
    Avec Cécile Gallien, Présidente de la CLE du SAGE Loire Amont, Francis Rome à confirmer (Président de la CLE du SAGE Haut-Allier), Pascal Bonnetain(Président de la CLE du SAGE Ardèche et de l’EPTB Ardèche), Lionel Martin (Président de la Fédération de pêche Haute-Loire)

    Et avec la participation des intervenants : Benoît Rossignol (EPL), Anne-Paule Duboulet (AELB), Valérie Badiou (EPL SAGE HBLoire),…

    Photo : ©ERN

  • Garonne, un contournement de 450 m pour faire passer les poissons

    Garonne, un contournement de 450 m pour faire passer les poissons

    Ce sera le plus long ouvrage de contournement à vocation piscicole d’un barrage en France. D’une longueur de 450 m, ce bras de la Garonne sur la commune de Malause (Tarn-et-Garonne) nécessite d’extraire 40 000 m3 de déblais. Plus de 2500 tonnes d’enrochement sont prévus pour la nouvelle rivière alors que 1700 m3 de béton seront aussi nécessaires, sur les parties amont et aval de l’ouvrage. L’aménagement est évalué à 7,2 M€, co-financé par EDF (4,4 M€) et l’Agence (2,8 M€). Les travaux ont débuté début 2020, pour une livraison du chantier estimée fin 2021 : après les travaux de terrassement ce printemps, la construction des ouvrages se déroulera jusqu’en fin d’année. Ce sont  ainsi principalement (mais pas que) les espèces migratrices comme l’anguille, la grande alose, le saumon, la lamproie marine, l’esturgeon, l’alose feinte, ou la lamproie fluviatile qui pourront continuer leur route.

    © agence de l’eau Adour-Garonne

     

  • La pêche de nouveau autorisée avec de nouvelles restrictions

    La pêche de nouveau autorisée avec de nouvelles restrictions

    La pratique de la pêche est de nouveau autorisée à partir d’aujourd’hui dans une limite de 3 heures et dans un rayon de 20 km. Le décret paru ce matin 28 novembre, stipule également que le nautisme est de nouveau autorisé, sous les mêmes restrictions. Rappelons que la pêche doit être pratiquée seul ou entre personnes de la même cellule familiale.

    Sur la nouvelle attestation, vous devrez cocher ce paragraphe :

    • “Déplacements en plein air ou vers un lieu de plein air, sans changement du lieu de résidence, dans la limite de trois heures quotidiennes et dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour du domicile, liés soit à l’activité physique ou aux loisirs individuels, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie” ;

    La nouvelle attestation est disponible ici : https://media.interieur.gouv.fr/deplacement-covid-19/

  • Haute-Vienne, restauration d’une nouvelle frayère à brochets

    Haute-Vienne, restauration d’une nouvelle frayère à brochets

    Initié par l’AAPPMA Les Ponticauds et repris par la fédération départementale de pêche de la Haute-Vienne, le projet de restauration de frayère à brochets du lieu-dit le Grenouillet (Panazol) a débuté. Ces travaux visent à rendre de nouveau fonctionnelle une vaste frayère en communication avec la Vienne qui aura une forme de légère cuvette. Ce type de milieu ne profitera pas qu’aux brochets ni même qu’aux poissons, mais aussi à certains oiseaux et batraciens. Une excellente initiative, que vous pouvez découvrir ici.

  • Interdiction de pêcher pendant le confinement, ne vous trompez pas de cible…

    Interdiction de pêcher pendant le confinement, ne vous trompez pas de cible…

    Il y a quelques jours, nous avions relayé une information venant d’un site Internet (1max2peche) qui exprimait son mécontentement de voir la pêche interdite pendant le confinement, alors que les autres activités physiques et sportives restent autorisées à condition qu’elles soient pratiquées seules et dans la limite d’une heure. Nous partageons également cet étonnement et plus encore cette déception de voir les pêcheurs mis sur la touche de façon injuste car il est évident qu’un pêcheur seul au bord de l’eau n’est en rien un danger sanitaire pour les autres. Il l’est beaucoup moins qu’un joggeur qui crache le contenu de ses poumons tous les dix mètres sur les trottoirs d’une ville… C’est à la Fédération Nationale Pour la Pêche en France (FNPF) qu’il est reproché de ne pas avoir défendu les droits des pêcheurs. En revanche, lorsque certains préconisent comme contestation à cette décision de ne plus prendre de carte de pêche en 2021, cela représente un grand danger pour les AAPPMA. Loin des réceptions mondaines et des bureaux parisiens, ce sont elles qui payent les baux de pêche (location du droit de pêche), elles qui assurent le gardiennage sur le terrain, elles qui animent bénévolement les écoles de pêche. En aucun cas j’ai donné un avis sur cette question dans mon billet de mercredi dernier où j’informais simplement que cette mesure était proposée par certains. Ce n’est pas parce que l’on cite un fait qu’on le cautionne. Et cela a été visiblement mal compris. Il s’avère que je ne partage pas l’idée de ne plus prendre de carte de pêche, étant moi même actuellement membre d’un bureau d’AAPPMA, ex vice-président d’une autre AAPPMA, membre actif du Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises. Par les temps qui courent, le bénévolat est une denrée rare et la pêche associative ne fonctionne que grâce à lui. Beaucoup en ont assez de gérer les problèmes de braconnage, de pollution, d’incivilités en tous genres en étant très peu soutenus. Moins de revenus pour les AAPPMA équivaut à moins de linéaire de parcours et une porte grande ouverte à la privatisation. Alors réfléchissez bien avant de vous désengager…