Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • La coupe est pleine pour les déversoirs d’orages !

    La coupe est pleine pour les déversoirs d’orages !

    Construits à l’origine pour éviter le burn out des stations d’épurations lors des fortes pluies, les déversoirs d’orages ne parviennent plus à jouer leur rôle et n’y parviendront pas tant que les villes (de plus de 2000 habitants) resteront imperméables par toujours plus de béton et de goudron. Les déversoirs d’orages collectent l’eau de pluie des toits, des cours et des rues pour éviter qu’elle ne vienne engorger les systèmes de traitement des eaux usées. Il existe encore dans notre pays de nombreux réseaux unitaires où eaux usées et eaux pluviales se mélangent dans un réseau dit pseudo-séparatif. Si ces eaux semblent séparées par des conduits distincts, elles se rejoignent et en cas de fortes pluies, les déversoirs d’orages se remplissent en partie d’eaux usées qui finissent directement dans les cours d’eau avec d’énormes quantités de polluants. Si les systèmes pseudo-séparatifs ne sont plus préconisés de nos jours, ils sont encore très nombreux car, notamment dans les centres villes à forte densité de maisons anciennes, passer à un système totalement séparatif nécessite des travaux colossaux et très onéreux.  C’est lors des rénovations de maisons anciennes et sur les nouveaux projets que les villes doivent travailler différemment, pour permettre soit un passage au séparatif, soit prévoir une récupération individuelle de l’eau de pluie (pour arrosage par exemple) ou tout simplement laisser l’eau de pluie pénétrer dans le sol. La modification du régime des pluies qui semble se généraliser avec des précipitations plus espacées que par le passé mais plus brutales, amplifie le phénomène d’engorgement des déversoirs d’orages. Et d’ici dix ans, la loi obligera les communes à ne plus rejeter que 5% des eaux des déversoirs d’orages dans le milieux naturel lors d’un épisode d’engorgement, ce qui oblige dès maintenant les villes à construire d’immenses réservoirs (sous les ronds points par exemple). Et en attendant, les rivières trinquent !

    Photo © Patrick Savary. 

  • Connaissez-vous Eddy ?

    Connaissez-vous Eddy ?

    La marque de blanks néo-zélandaises CTS a mis au point un banc de séchage des résines de ligatures très simple, dénommé Eddy, qui fonctionne avec une batterie au lithium et une prise USB. Eddy tourne à la vitesse de huit rotations par minute. Simple et fonctionnel, Eddy est affiché sur le site CTS à 55 euros, batterie fournie. Le montage des cannes étant une activité d’intérieur, pourquoi utiliser une batterie alors que des prises secteur se trouvent forcément dans la pièce ? Heureusement, un adaptateur USB/secteur (moins de 5 euros) du type de ceux que l’on utilise pour regarder son téléphone permet de se passer de la batterie.

  • Un peu de gaieté !

    Un peu de gaieté !

    Bon certes, le seul lien avec la pêche c’est la rivière que l’on voit en fond de cette vallée alpine. Est-ce le Drac ? L’Isère ? La Menoge (la M’nôge comme on dit là-bas) ? Un peu de gaieté ne fait pas de mal par les temps qui courent. Il faut saluer la performance de Roger le Cras et bien-sûr de son pilote  ! Ça ne doit pas être simple de jouer (juste !) et de chanter de tout son cœur dans ces conditions ! Alors on dit bravo et on vous souhaite un joyeux Noël à tous ! Et si à l’ouverture dans la Vallée Verte vous entendez une petite musique au-dessus de votre tête, ne cherchez plus…

  • Le bas Chéran libéré de ses barrages !

    Le bas Chéran libéré de ses barrages !

    Le bas Chéran (Rumilly, Haute-Savoie) est désormais libre. Aujourd’hui, il n’existe plus de seuils artificiels entre la confluence avec le Fier et le seuil naturel (et infranchissable) de Banges. Le dernier barrage à avoir été arasé est celui de l’Aumône (photo) qui a nécessité des opérations lourdes par des entreprises spécialisées. Le Chéran peut enfin respirer, mais ces travaux demandent un peu de temps à la rivière (et un suivi rigoureux) pour que la nature reprenne ses droits. C’est l’occasion de rappeler que le Chéran est une rivière de premier plan pour la pêche de la truite, sur la partie amont dans les Bauges que centrale dans des gorges magnifiques, ou dans sa partie basse ou la rivière est plus large et plus précoce aussi.

    Félicitations à toutes les équipes qui ont travaillé sur ces projets !

  • Un nouvel hameçon nymphe chez Tiemco

    Un nouvel hameçon nymphe chez Tiemco

    Le numéro un de l’hameçon mouche au monde Tiemco sort pour 2021 un nouveau modèle pour la pêche à la nymphe au fil, le TMC413J, avec un J pour Jig. Sur cet hameçon, l’œillet est incliné de 40 à 60 degrés selon les tailles. Des tailles qui vont commencer au n°18 et qui vont jusqu’au 10. Il faudra en revanche trouver la bille qui s’adapte à la forme. Les billes fendues devraient lui convenir. Le 413J ne sera dans un premier temps disponible qu’avec un micro-ardillon. A noter que son proche cousin le 403BLJ, sans ardillon est cette année disponible en taille 18, ce qui n’était pas le cas en 2019.

  • Fast Fishing Knot, un outil simple et pratique

    Fast Fishing Knot, un outil simple et pratique

    Les outils destinés à aider le pêcheur dans la réalisation des nœuds sont souvent des “usines à gaz” complexes, qui demandent beaucoup de pratique pour parvenir à en tirer le meilleur. Le Fast Fishing Knot est un outil au contraire très simple, multi-fonctions, qui sert tout autant à ligaturer un hameçon à palette, qu’à faire un nœud en 8 ou une micro-boucle. Dans le froid, le vent ou sous la pluie, lorsqu’il devient parfois difficile de faire un nœud, ce petit outil peut rendre bien des services ! Il aide à la réalisation de nœuds solides et bien faits notamment en garantissant une bonne tension des fils pendant la réalisation.

  • Parrainez un récolteur de déchets d’Anper TOS

    Parrainez un récolteur de déchets d’Anper TOS

    L’Association nationale pour la protection des eaux et rivières (Anper), déclarée d’utilité publique depuis 1985 sous son premier nom, Truite, Ombre, Saumon (TOS) a lancé une opération qui vise à réduire le volume de déchets que l’on trouve au bord des cours d’eau. Les récolteurs d’Anper TOS sont des poubelles qui s’intègrent bien dans le paysage et qui disposent sur leur couvercle d’informations liées au site (découverte d’une espèce animale par exemple). Ces récolteurs s’inspirent de ceux mis en place sur certaines plages par la SCIS Taho’é éco-organisation avec les bac à marées.

    Les récolteurs d’Anper TOS  seront disposés sur plusieurs kilomètres le long d’une rivière et permettront aux personnes se promenant de ramasser les déchets qu’ils trouvent et de les y déposer. Les déchets récoltés seront prélevés une fois par mois par l’Association afin de les quantifier, de les analyser et, in fine, de les traiter.

    Vous pouvez parrainer un récolteur pour un minimum de 10 euros, avoir votre nom sur le logo et recevoir régulièrement un récapitulatif des déchets qu’il a collecté.

    Photo : récolteur Anper TOS à Sainte-Suzanne/Vire.

     

  • Le leurre électrique qui nage tout seul… et n’importe comment

    Le leurre électrique qui nage tout seul… et n’importe comment

    Il fallait bien un jour qu’il existe ce leurre électrique qui nage tout seul. Le voici, avec son système articulé qui le fait onduler comme une anguille. Il nage donc tout seul par petites séquences de quatre ou cinq secondes, mais on peut dire qu’il est aveugle, incapable de déceler les obstacles ou de suivre une direction intelligente. De plus, son petit moteur émet sous l’eau un bruit assez important et rien n’indique que cela plaise aux poissons (les moteurs de caméscopes à bandes, immergés pour filmer sous l’eau étaient souvent des répulsifs à poissons…). Un beau gadget qui une fois perdu au fond de l’eau polluera plus encore qu’un leurre normal en raison de sa batterie et de ses composants.

  • Ça glisse pour la soie Rio Elite Grand

    Ça glisse pour la soie Rio Elite Grand

    La réputation des soies Rio n’est plus à faire. Cette année la marque propose une nouvelle soie flottante WF n° 4 à 8 dont la glisse a été améliorée. Il s’agit de la Rio Elite Grand. Elle a la particularité d’avoir une flottabilité accrue au niveau de sa pointe, car c’est souvent le premier mètre des soies flottantes qui est sujet à l’immersion. Et l’ensemble de la Elite Grand bénéficie du revêtement SlickCast, selon la marque, le plus lisse jamais mesuré sur une soie. Le fuseau de tête mesure 11,60 m et la soie dispose de 15,80 m de running line. Prix conseillé : 119,90 euros.

    Photo © Ardent Pêche

  • Adieu Michel Flénet

    Adieu Michel Flénet

    Il était un personnage hors normes, inclassable et très attachant. Michel Flénet est décédé hier soir alors qu’il venait d’être à la retraite. La pêche à la mouche lui avait permis de surmonter son handicap de sourd et muet. Ce personnage coupé des autres, très introverti lorsque je l’ai connu il y a une trentaine d’années s’était émancipé jusqu’à faire disparaître sa différence en allant vers les autres, en faisant partager ses exceptionnels talents de monteurs de mouches dans son école de pêche à la mouche du Pays de Montbéliard.  Celui qui a animé la rubrique montage de mouches de Pêches sportives pendant plusieurs années a été plusieurs fois primé au concours Mustad, dont une première place, qui est l’équivalent du championnat du monde. Pour Michel, rien n’était impossible, pas plus de réussir ses études d’ingénieur que de partir pêcher partout dans le monde. Mais rien ne comptait plus pour lui que le Doubs et ses amis. Michel nous quitte peu de temps après Jean-Jacques Cuenin, autre grand pêcheur franc-comtois, qui dans son Ecole Comtoise de Pêche à la Mouche l’avait pris sous son aile pour lui montrer qu’il pouvait avoir une vie normale, et même bien plus que cela. Il vont beaucoup nous manquer tous les deux.

    Nous rendrons hommage à Michel dans le numéro 13 de 8’6 (le numéro 12 venant de partir à l’imprimerie).