Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Artifishal, le film qui montre la vérité sur les élevages de poissons

    Artifishal, le film qui montre la vérité sur les élevages de poissons

    Comment les Etats-Unis d’Amérique, pays des grands espaces, des chaines de montagnes aux milliers de rivières qui coulent encore paisiblement loin des hommes peuvent-ils jouer à ce point aux apprentis sorciers avec les élevages de poissons ? Des poissons destinés aux pêcheurs et indirectement à l’industrie de la pêche de loisir. Ces poissons font encourir de gros risques aux populations de poissons sauvages. En Europe, ce n’est pas toujours mieux, loin sans faut.

    Enfin un documentaire qui dit la vérité sur une activité qui n’est pas sans risque et qui n’est pas aussi innocente qu’on veut bien nous le présenter.

  • Soie Rio InTouch Sink Tip

    Soie Rio InTouch Sink Tip

    La qualité des soies Rio n’est plus à démontrer. Pour les pêches d’arrière saison en eau froide et avec des débits parfois soutenus, une soie à pointe plongeante rend de grands services. Elle permet à un steamer si l’on pêche la truite ou une mouche noyée si l’on pêche les salmonidés migrateurs, de passer plus profondément, surtout sur la première moitié des dérives. En rivière, l’intérêt des soies à pointes plongeantes concerne tout d’abord le côté pratique, avec la partie flottante facile à gérer dans les herbiers et les rochers immergés. Cette Rio InTouch Sink Tip  est donc parfaite, (nous avons essayé le modèle WF6F/S3 durant une saison) mais attention, chez Rio “InTouch” signifie que la soie en question est une “ultra low stretch”, c’est-à-dire, qu’elle n’a quasiment aucune élasticité. En dérive aval, attention aux touches dans l’axe de la canne, car c’est le décrochage ou la casse assurée. Avec ces soies à l’origine destinées au lac, il faut porter une attention permanente à l’angle entre la canne et la soie. Une canne d’action progressive étant chargée  d’amortir la touche.

    Notre avis : très bonne soie. Excellente glisse, mais attention à son absence totale d’élasticité (qui est un avantage à condition d’anticiper les touches).

  • Club mouche APNLE, vivement la rentrée !

    Club mouche APNLE, vivement la rentrée !

    Après une année bien remplie, le club mouche APNLE (Amicale des pêcheurs de Neuilly Levallois et Environs) se met entre parenthèses durant l’été mais reprendra ses activités à partir du week-end du 1er septembre 2019. Les cours de lancer reprendront le dimanche 1er septembre 2019 à 10 heures à l’étang de l’Abbaye près du pont de Suresnes, (ils ont lieu les samedis, dimanches et lundis de 10h00 à 12h00 de septembre à mars – les cannes équipées sont prêtées par le club). Les cours de montage de mouches reprendront eux le vendredi 4 octobre 2019 à 20 heures à la Maison de la Pêche et de la Nature sur l’île de la Jatte, (ils ont lieu les vendredis de 20h00 à 22h00 d’octobre à mars – le matériel et les matériaux sont fournis par le club aux adhérents de la première année). L’APNLE est un club très convivial et dynamique qui permet d’apprendre le montage de mouche, le lancer et surtout de passer de bons moments autour d’une passion commune.

  • Le Léguer en fête durant tout l’été !

    Le Léguer en fête durant tout l’été !

    Du 22 juin au 8 septembre, la vallée du Léguer (Côtes-d’Armor) sera en fête. Une très longue fête durant tout l’été pour découvrir des expos photos, des peintures, des visités guidées, sans oublier la soirée de lancement qui aura lieu le 22 juin au Vieux-Marché, avec la projection d’un superbe film d’Alain Morizot tourné en grande partie sur le Léguer : »Rivières sauvages et pêches sportives en France : la Vis et le Léguer ». Renseignements : www.lannion-tregor.com ou https://www.facebook.com/SeasonsTV/videos/365869414225156/

  • Une adaptation au réchauffement climatique

    Une adaptation au réchauffement climatique

    L’ingéniosité de l’être humain pour sa survie est sans limite. La preuve en image…

  • La date de l’ouverture de la pêche des carnassiers incertaine !

    La date de l’ouverture de la pêche des carnassiers incertaine !

     

    Pour des raisons de “simplification”, la FNPF avait souhaité que la date d’ouverture de la pêche des poissons carnassiers soit unique et qu’elle corresponde à une journée où le plus grand nombre de pêcheurs puisse en profiter. Depuis cinq ans, c’était donc le 1er mai, jour de la fête du travail qui avait été retenu. Mais la rumeur circule que cette année, l’ouverture aurait lieu le 27 avril.

    A cette heure, le décret officialisant cette demande de modification réglementaire au niveau national n’est pas encore paru. Sa publication en Conseil d’Etat, attendu depuis octobre 2018, est annoncée comme “imminente” par la FNPF.

    Ce changement de date nécessitera une modification des arrêtés préfectoraux et la date du 27 avril approchant à grands pas, il n’est pas facile de savoir si elle sera retenue.

    Dans tous les cas, renseignez-vous auprès de votre fédération départementale avant de prendre le risque de vous retrouver en infraction ! De même, il se peut que certains départements bénéficient de dérogations pour ouvrir la pêche une ou deux semaines plus tard.

    D’un point de écologique, la date du 1er mai était précoce pour une espèce comme le sandre, encore sur son nid dans bien des endroits et très vulnérable dans ces conditions. Alors le 27 avril l’est encore davantage.

  • Plainte apron, l’agriculture dans le collimateur

    Plainte apron, l’agriculture dans le collimateur

    Le 28 novembre dernier, lors de son 38ème comité de la Convention de Berne était examiné au parlement européen de Strasbourg le cas de l’apron du Rhône (Zingel asper). Petit récapitulatif : en 2011 Pro-Natura une ONG suisse a déposé une plainte contre les Etats suisse et français auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg pour non application de la Convention de Berne vis-à-vis de l’apron du Rhône sur le Doubs. Le petit percidé est endémique du bassin du Rhône classé par l’UICN “en danger critique d’extinction”. En 2012 le collectif SOS Loue & Rivières Comtoises s’est associé à cette plainte suisse en y ajoutant la Loue qui accueille encore quelques petites populations dispersées d’aprons. En 2013, le comité permanent a désigné un expert, Jean-Claude Philippard, qui a confirmé les nombreux dysfonctionnements des cours d’eau, à l’origine de la presque disparition du petit poisson.

    Jusqu’à cette journée du 28 novembre à l’occasion de ce 38ème comité de la Convention de Berne à Strasbourg, l’agriculture ne subissait quasiment aucune pression diplomatique par le fait que le rapport Philippard l’avait traité de manière trop succincte. Les 47 pays membres du conseil de l’Europe sont signataires de la Convention de Berne créée en 1982. Mais ce 38ème comité a bien compris que la situation de l’apron ne pourra s’améliorer sans efforts venant du monde agricole dans les deux pays. Son rapport conclue en ces termes :

    Étant donné que la situation désastreuse de l’apron ne s’est pas améliorée et que la plupart des projets autorisés doivent encore être mis en œuvre sur le terrain, et compte tenu des obstacles devant encore être surmontés à tous les niveaux, le Comité décide de maintenir le dossier en attente. Le Comité permanent exprime par ailleurs sa préoccupation à l’idée qu’aucune mesure n’a été prise pour prévenir toute nouvelle forme de pollution due à l’agriculture et à la sylviculture et demande que des mesures visant à contrôler et réduire ces dernières soient ajoutées à l’éventail de mesures : par exemple, une application plus stricte de la législation en vigueur relative à l’agriculture, et la création d’une carte des zones sensibles du bassin hydrogéologique du Doubs qui sont particulièrement sensibles à l’utilisation d’agents potentiellement contaminants.

    Voici donc une nouvelle pression qui va s’exercer sur les deux administrations, qui devra faire passer le message à un monde agricole peu enclin à prendre les mesures aptes à inverser la tendance à l’aggravation des milieux aquatiques. La fin des quotas laitiers côté français a engendré une intensification des pratiques (+20 % de lait sur la zone AOP Comté). La directive nitrate n’est pas appliquée et la réglementation est toujours inadaptée aux régions karstiques. L’objectif de cette plainte est d’obliger les deux Etats à enfin prendre en compte les particularités géologiques de cette zone, incompatibles avec les pratiques agricoles en place, qui génèrent de colossaux volumes de matière organique toxiques pour les sols, la biodiversité des plantes à fleurs, et les rivières qui connaissent de très forts developpements d’algues filamenteuses, qui asphyxient la vie.A suivre.

  • Le gouvernement piétine la directive cadre européenne sur l’eau !

    Le gouvernement piétine la directive cadre européenne sur l’eau !

    Alors que les Assises de l’eau laissaient présager une préoccupation de l’État aux problèmes de l’eau potable et de l’assainissement, le gouvernement annonce qu’il ne se sent plus obligé de faire appliquer la directive cadre européenne sur l’eau (DCE). Née en 2000 d’une volonté européenne de voir l’état des milieux aquatiques s’améliorer, cette directive avait été accueillie très favorablement par tous les défendeurs des cours d’eau, lacs et milieux humides. L’Europe menaçait les pays mauvais élèves de lourdes amendes en cas de non amélioration. L’objectif était initialement fixé à un bon état pour 2015. Ça laissait tout de même quinze longues années pour mettre en place des programmes d’assainissement, des programmes de renaturation, un changement de certaines pratiques agricoles, etc. Tout n’a pas été mauvais avec cette première tranche, qui pour une fois, a mis l’administration au pied du mur. Rien de tel qu’une date butoir pour voir les cases du calendrier se remplir. Mais vous savez ce que c’est, la France, c’est aussi le pays des dérogations, des cas particuliers (pas forcément les bons…), et bien sûr, notre DCE prévoyait la possibilité de rallonger les délais. Et cela apparaît dès l’article 1.1 de sa constitution :

    1.1 L’article 4 de la directive cadre sur l’eau 2000/60/CE prévoit que les échéances pour l’atteinte du bon état écologique des masses d’eau, à savoir 15 ans après la date d’entrée en vigueur de la directive (soit en 2015), peuvent faire l’objet de reports notamment lorsque « les conditions naturelles ne permettent pas de réaliser les améliorations de l’état des masses d’eau dans les délais prévus ». Ces reports d’échéance ainsi que les motifs doivent être « explicitement indiqués et expliqués dans le plan de gestion de district hydrographique ». Ils sont limités à un maximum de deux nouvelles mises à jour du plan de gestion de district hydrographique, « sauf dans les cas où les conditions naturelles sont telles que les objectifs ne peuvent être réalisés dans ce délai ».

    et le 1.2 est encore plus précis :

    1.2 La transposition française actuelle de l’article 4 de la directive cadre sur l’eau limite le report des échéances fixées pour l’atteinte du bon état des masses d’eau du fait des conditions naturelles à deux mises à jour du document de planification de l’eau (d’une durée individuelle de 6 ans), soit jusqu’à 2027.

    Quant au 1.4, il laisse la porte ouverte à de longues dérives :

    1.4 Les Etats membres se sont accordés sur la notion de conditions naturelles récemment, dans le cadre d’une note validée lors de la réunion des directeurs de l’eau du 4-5 décembre 2017 : ils ne peuvent solliciter de report de délais pour conditions naturelles au-delà de 2027 que lorsque toutes les mesures nécessaires pour atteindre le bon état des eaux ont été mises en oeuvre avant 2027, donc lors des trois cycles prévus par la directive (2009-2015, 2016-2021, 2022-2027).

    Des“conditions naturelles”, il y en a partout. Par exemple, s’il fautdu temps pour constaterles effets d’une amélioration suite à la neutralisation de points de pollutions. Voilà donc la brèche dans laquelle l’administration s’est engouffrée.Vingt-sept ans, ça laisse tout de même beaucoup de temps pour obtenir quelques résultats !Mais au motif fallacieuxque les sur-transpositions de la DCE posentproblème en matière dedroit français, le gouvernement ne souhaite plus respecter cette directive. Cela fait dix-huit ans que cette DCE eau était au cœur du système administratif via les DDT, les EPTB, les Agences de l’eau, l’AFB, la LOIeau, les Epage. Tout ça pour ça ? Mais cette DCE fonctionnait également avec des indicateurs plus que critiquables, qui permettaient d’accorder une très bonne note à un milieu dégradé (nous connaissons des notes de 18/20 concernant les invertébrés dans des rivières où ces bestioles sont en grand déclin). La DCE eau est un double échec, une mascarade, pour une fois de plus faire semblant d’avancer. Elle est la preuve que l’administration n’a pas la possibilité de faire évoluer le monde agricole, la preuve que les lobbies dirigent tout. Le président Macron disait, suite au départ de Nicolas Hulot, « la décision d’un homme n’arrête pas une politique », mais cette politique environnementale n’a jamais commencée. Rien n’est bien sûr proposé pour remplacer le rôle de la DCE, surtout en cette période de grande incertitude concernant le sort d’un établissement public comme l’Agence française pour la biodiversité (AFB) ou l’attribution de certaines compétences aux comcom via la loi Gemapi. Alors que l’eau manque dans bien des régions, ou quelle tombe violemment et dévaste tout ailleurs, l’irresponsabilité politique en matière d’environnement est à l’image de l’ampleur des dégradations !

    Philippe Boisson

  • Ici s’arrête le Doubs

    Ici s’arrête le Doubs

    Les géologues craignaient que cela arrive, observaient la zone depuis le 6 juillet : c’est arrivé le 28 juillet. Le Doubs a disparu au niveau son entrée dans le village de Maison-du-Bois. Cette zone située entre Pontarlier et Morteau, en amont du défilé d’Entre-Roches, était connue pour ses pertes qui alimentent en partie les sources de la Loue. C’est ainsi qu’en 1901, suite à l’incendie de l’usine Pernod de Pontarlier, la décision fut prise de vider les cuves d’absinthe dans le Doubs pour limiter les dégâts. Deux jours plus tard, la Loue affichait une couleur verte et dégageait l’odeur caractéristique de l’absinthe. Le lien entre le Doubs et la résurgence de la Loue était alors évident.

    Ce qui l’est moins, c’est l’apparition de nouveaux siphons, au nombre de cinq, qui ont aspiré l’eau du Doubs dans la nuit du 27 au 28 juillet 2018. Depuis, ils ont été bouchés dans l’urgence avec des pierres, mais cela ne change rien à la situation et ce, malgré un soutien en eau venant du lac de Saint-Point. Le Doubs est sec entre Maison-du-Bois en l’aval du défilé d’Entre-Roches. Aux abords de Morteau, 2 m³/s coulent grâce à quelques menus affluents.

    Il faut savoir qu’en cet endroit et à cette saison (le suivi des débits Hydroreel en atteste), le débit du Doubs à Pontarlier (en amont des pertes) avant la disparition de l’eau était à peine de 2 m³/s, soit une situation très critique et à peine tenable pour la rivière.

    Le 31 juillet, une réunion s’est tenue en urgence sur place en mairie de Ville-du-Pont avec des géologues, la DDT, l’AFB, la DREAL, la Fédération de Pêche du Doubs, les AAPPMA locales, Météo France (qui n’annonce pas de pluie jusqu’au 15 août, et ne peut se prononcer sur la suite) ainsi que les maires des communes concernées.

    La seule solution envisageable serait de détourner le lit du Doubs sur au minimum plusieurs centaines de mètres, en espérant que le risque de voir se créer de nouveaux siphons ne soit pas une menace permanente. Le 31, un chiffre, calculé à la louche, de 20 millions d’euros a été avancé. Du côté de la Loue, on voit d’un mauvais œil cette façon de shunter les pertes qui, pour certaines, alimentent la source de la rivière. Les nouvelles pertes n’ont eu en tout cas aucune incidence sur le débit de la Loue qui n’a pas bougé depuis au moins quinze jours.

    D’après les géologues, ce sont les crues violentes de ce printemps qui seraient à l’origine de cette modification du lit mineur et de l’apparition de ces nouveaux siphons. Pour l’heure, personne ne sait où passe cette eau, ni où elle ressort.

    Pour les communes concernées, cette mauvaise farce du Doubs pose le problème de l’eau potable, et des rejets des stations d’épurations dans une rivière sans eau ! Ce sera à n’en pas douter l’occasion de vérifier si ces rejets sont aussi « propres » qu’on veut bien nous le dire…

    Et en attendant, les pêcheurs doivent, à titre bénévole, ramasser des tonnes de poissons morts qui partiront à l’équarrissage. Essentiellement des chevesnes, tanches, gardons, goujons, vairons mais aussi des truites qui, même avant cet épisode, étaient en survie sur ce secteur très exposé au soleil et souffrant d’un manque d’eau chronique chaque été.

    Cette situation a de quoi inquiéter les amoureux du Doubs plus en aval. Elle prouve en tous cas qu’il faut plus que jamais prendre soin du Doubs, que l’époque où les usines hydroélectriques tournaient à plein régime est révolue. En pleine négociation au sujet de l’arasement du barrage du Theusseret (en amont de Goumois), voici une nouvelle qui n’amène pas d’eau au moulin des pros barrages…

  • Aisne, la première truite de mer du département !

    Aisne, la première truite de mer du département !

    En juillet 2017, un jeune pêcheur, Thomas Duquenoy, a capturé une truite de mer de 78 cm dans le département de l’Aisne, sur l’un des bras de la Vieille Oise. Il s’agit là de la donnée la plus en amont et la première donnée de présence dans ce département depuis le début des suivis ! Ce témoignage important informe que cette espèce migratrice parvient de nouveau à accéder à des zones relativement hautes sur le bassin de la Seine puisqu’elle a parcouru 450 km depuis la mer. Les importants efforts de restauration de la continuité écologique qui ont été réalisés sur les axes Seine aval et Oise depuis quelques années, avec notamment l’équipement de nombreux ouvrages de navigation, semblent porter leurs fruits !

    http://www.federationpeche.com/02/