Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • Hareline Blind Rabbit Strip

    Hareline Blind Rabbit Strip

    La marque Hareline propose toujours des produits de qualité et qui de plus, sont bien pensés. Ces bandelettes de peau de lapin (nouveauté 2020) se distinguent pour certaines par un côté holographique côté peau et un côté fluo pour d’autres. De quoi donner de la couleur aux steamer en poils de lapin, car d’ordinaire, cela fait défaut.

  • Moulinet Vision XO, un produit bien né

    Moulinet Vision XO, un produit bien né

    Vision est une marque qui se distingue par des produits souvent abordables et bien pensés. Leur gamme de moulinets manquait d’un modèle haut de gamme, léger, fonctionnel, efficace, bref sans soucis. Ainsi, le XO dispose d’une cage totalement fermée. Enfin ! Car comme pour la plupart des marques mis à part Loop et Danielson et quelques très rares autres, un simple guide fil assure la liaison entre le bâti et la bobine et cela pose des problèmes de bas de ligne qui parfois passent entre la bobine et le guide fil ou de soie qui se fait broyer dans cette même gorge. Avec le XO, impossible de vivre ce genre de désagrément. Premier bon point et pas des moindres. L’autre atout du XO est son poids très contenu. Il faut dire que la matière de ce moulinet se résume à sa plus simple expression tant il a été évidé de toutes parts. Le modèle pour soie 5/6, d’un diamètre de 95 mm ne pèse donc que 123 g.  Plus impressionnant encore est la version 3/4, qui pour un diamètre confortable de 85 mm ne pèse que 65 g, en raison d’un système de freinage simplifié comparé aux deux autres versions. La version 7/8 quant à elle pèse 135 g, pour un diamètre de 103 mm. Le frein micrométrique est très doux, ce qui en fait un moulinet complètement adapté aux pêches modernes avec des cannes légères et des fils fins.

    Prix conseillé : 269, 379 et 389 euros selon le modèle.

  • L’hélico et la ministre

    L’hélico et la ministre

    L’image d’un hélicoptère utilisé pour déplacer de la neige sur les pistes de la station de Superbagnères dans les Pyrénées a frappé les esprits et notamment celui de la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne. L’hélico, c’est pas écolo et c’est pas nouveau. Il aura fallu ce dérapage aérien pour que soudain, ce 15 février, les Français se posent enfin des questions sur l’avenir des stations de ski avec des hivers sans neige. L’usage exceptionnel d’un hélico dérange alors que les canons à neige qui vident depuis des années les ruisseaux  n’émeuvent que les pêcheurs et les naturalistes. Pour un hectare de neige artificielle, il faut 4000 m3 d’eau. En comparaison, le maïs, plante réputée gourmande en eau, n’en consomme “que” 1700. Et que dire de la surpopulation en zone de montagne l’hiver alors que l’assainissement peine à rendre aux ruisseaux affaiblis une eau propre. Ces ruisseaux d’altitude étaient des sanctuaires de biodiversité avec des espèces rares et sensibles, mais ils sont souillés par ce tourisme de masse ignorant généralement tout de la fragilité des lieux.

    Le tour d’hélico de Superbagnères n’est finalement rien face à la débauche de SUV de plus de deux tonnes qui se ruent chaque hiver vers les stations. Face au manque de neige, on investit toujours plus dans des canons à neige (46 millions d’euros en 2002) et on fait l’autruche, croyant sans doute à des hivers plus favorables. Mais le sort s’acharne. Au jeu du pas de neige = pas d’eau = pas de neige artificielle, nos politiques trouveront sans aucun doute une solution. Dans ces zones où on ignore les arrêtés de biotopes, la Convention de Berne, Natura 2000, …, un tour d’hélico et c’est réglé !

  • 8’6 s’écoute en podcast  !

    8’6 s’écoute en podcast !

    Le papier c’est sympa, mais on ne peut pas toujours apporter son livre ou son 8’6 avec soi. Alors, nous nous lançons dans une production régulière de podcasts dont le premier, “l’Extrait” qui vient d’être mis en ligne propose le premier chapitre du nouveau livre de Vincent Lalu, Au milieu coulait une rivière. Les podcasts de 8’6 traiteront de l’actualité, de sujets de fond sur les thèmes des milieux aquatiques et de la pêche sportive, et nous vous ferons également découvrir la bibliothèque de 8’6 par Pêches sportives à travers la lecture d’extraits de livres.

    Rendez-vous sur notre page Podcasts pour découvrir le 1er épisode de notre 1er podcast « l’Extrait ».

  • Le Rise Festival fête ses 10 ans !

    Le Rise Festival fête ses 10 ans !

    Dix ans ça se fête ! Le Rise Festival propose donc depuis une décennie des films sur le thème exclusif de la pêche à la mouche tournés dans les plus beaux lieux de la planète. Mais pour cette date anniversaire, les organisateurs ont souhaité également proposer des films réalisés en France.

    Le principe de ce festival unique est d’être itinérant. Les films viennent à vous, dans votre ville. Pratique, non ?

    En ces mois hivernaux, ils font du bien au moral ! Le festival fera étape les 22 et 23 février prochain au salon de Carhaix, puis à Paris, Aigle (Suisse), Villers-Cauterets, Gap, Châlon-sur-Saône, etc.

    Pour vous tenir informer des dates et des lieux : rise-festival.fr

  • OFB, des effectifs qui fondent plus vite que la mer de glace !

    OFB, des effectifs qui fondent plus vite que la mer de glace !

    Pour répondre à l’urgence écologique, le Président Macron a jugé bon d’officialiser le lancement de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) le 13 février dernier dans un lieu hautement symbolique, Chamonix, au bord de la mer de glace, même si elle n’a plus de mer que le nom. Choisir l’une des vallées les plus polluées de Franc était audacieux, mais il faut savoir que le Président était par ailleurs en Haute-Savoie à ce moment là et que cela permettait donc de faire d’une pierre deux coups.  L’inauguration s’est donc organisée dans la panique à moins d’une semaine de l’évènement. Et c’est 360 directeurs nationaux, régionaux, chefs de services, chefs d’unités territoriales, y compris depuis l’Outre-Mer, qui ont été sommés de venir gonfler les rangs de cette belle mascarade pour montrer aux médias qu’en France, on ne badine pas avec l’environnement. Le coût de cette opération, estimé à 400 000 euros fait tousser les agents, ceux qui n’ont pas été invités et à qui l’on supprime des moyens : sous effectifs, véhicules, équipement, etc. Un peu embarrassé par cette grand messe qui n’a pas grand chose d’écolo, la direction de la com de l’OFB tente de rassurer en annonçant que “l’OFB mettra en place un dispositif de compensation carbone intégral de l’événement”. Les agents devront-ils circuler à vélo pendant deux ans, le temps que la nature leur pardonne cette excessive démonstration, avec sa longue brochette de gradés alignés derrière le Président ?

    L’OFB est né de la fusion de l’éphémère l’Agence Française de la Biodiversité (AFB, ex-Onema) et de l’Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Dans notre pays, il existe une volonté politique, surtout constatée depuis les mandats de Sarkosy de tuer dans l’œuf la défense de l’environnement. Rappelez vous le même président dire “l’environnement, ça commence à bien faire”. Rappelez vous l’astrophysicien Hubert Reeves, propulsé président d’honneur de l’AFB, alors plein d’espoir pour la sauvegarde la biodiversité. Mais l’AFB n’a jamais eu les moyens nécessaires pour faire son boulot, et surtout pas dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau pour prouver que le “bon état écologique” des masses d’eau n’a pas été atteint dans les délais imposés par l’Europe. L’AFB  a toujours été perçu comme un frein au développement de l’agriculture intensive à laquelle sont liés tous les lobbys de l’agro alimentaire. L’Etat n’aime pas se tirer des balles dans le pied. Le gouvernement Macron reste malheureusement dans la lignée des gouvernements précédents (de droite comme de gauche) en matière de sauvegarde de l’environnement.

    Un peu partout en France, des agents de l’OFB ont manifesté à visage masqué durant cette cérémonie accusée de montrer l’Office sous un faux visage. Entre discours officiels et réalité sur le terrain, il y a un monde, un monde qui fond plus vite encore que le glacier de la mer de glace.

  • Les dates d’ouvertures de la pêche en 2020

    Les dates d’ouvertures de la pêche en 2020

    Comme chaque année, et malgré la volonté de notre Fédération Nationale de la pêche en France (FNPF) de tout uniformiser, il va falloir se méfier des dérogations et autres particularités locales qui peuvent décaler les dates d’ouverture de la pêche. Tout d’abord, lorsque l’on a voulu se renseigner sur les dates nationales d’ouvertures pour 2020, notre premier réflexe a été de nous rendre sur le site de la FNPF. Choux blanc. Hormis quelques grandes dates qui ont fait évoluer la réglementation, rien d’informatif sur le site de la première instance de la pêche en France…

    Pour être certain de ne pas vous planter, le mieux reste de consulter le site Internet de la fédération départementale de l’endroit où vous souhaitez pêcher.

    Après une petite enquête, nous apprendrons que la pêche de la truite ouvrira d’une manière générale le 14 mars, et que selon les départements la fermeture interviendra, toujours d’une façon générale, le 20 septembre, sauf exception comme dans les Hautes-Alpes le 04 octobre, ou en Haute-Savoie le 11 octobre (en raison d’un début de saison tardif). Attention également aux zones où il est interdit de rentrer dans l’eau pendant la fraie de l’ombre (lieux généralement pancartés mais pas toujours). L’ouverture de la pêche de l’ombre est quant à elle fixée le 16 mai.

    En ce qui concerne les carnassiers, ce sera le 25 avril 2020, soit de plus en plus tôt (1er mai en 2018, puis 27 avril l’an passé). Bien trop tôt pour le sandre et le black-bass qui sont, comme tout vrai pêcheur sait, deux espèces extrêmement vulnérables sur leurs nids. Une telle date est irresponsable. Sachant que le brochet est depuis peu classé espèce menacée sur le territoire national (souvent par manque de frayères ou de destruction d’habitat), il vaudrait mieux épargner les espèces qui ont encore une chance de se développer… Heureusement, de nombreuses fédérations départementales obtiennent des dérogations pour retarder l’ouverture de la pêche de certaines espèces (notamment sandre et black-bass). Donc là encore, renseignez-vous avant de risquer bêtement un PV.

     

  • Kit Gallow Petitjean, le montage parachute facile

    Kit Gallow Petitjean, le montage parachute facile

    L’étau Swiss Vice Petitjean n’en fini pas de s’améliorer en recevant de nombreux accessoires. Nouveauté du moment, un kit qui permet de réaliser des montages parachutes très facilement. Ce genre de bras déporté n’est pas une nouveauté, mais celui proposé par Marc Petitjean est très bien réalisé, simple à mettre en place et à utiliser. Il s’agit d’un kit qui comprend deux bras de formes et de tailles différentes ainsi que les accessoires nécessaires pour bloquer l’aile, car c’est sur ce point que le kit Gallow simplifie la vie du monteur. En effet, il n’est jamais facile d’enrouler un hackle à plat autour d’une aile souple. En bloquant l’aile, le bras transforme l’opération en un jeu d’enfant.

    Notre avis : très facile à utiliser avec les ailes en Z-Lon, microfibres, polypropylène. Avec le CDC, il faut remplacer l’outil à gorge livré (conçu initialement par Petitjean pour saisir les plumes de CDC par le pied) par une pince à hackle classique.

    Prix conseillé : 62 euros.

  • Lac de Vouglans (Jura), un déclassement qui fait des vagues

    Lac de Vouglans (Jura), un déclassement qui fait des vagues

    C’était dans les cartons depuis plusieurs années déjà. Le troisième plus grands lac artificiel de France, 1700 ha sur l’Ain n’avait comme lien avec la première catégorie qu’une population relictuelle de truites lacustres, insuffisante pour justifier le maintient dans cette catégorie à salmonidés dominants. Ce grand lac artificiel aux eaux parfois turquoises est en revanche très bien peuplé en sandres, perches, corégones, carpes, mais aussi silures, qui après des années de discrétion, envahissent désormais l’ensemble du plan d’eau. Le brochet souffre en revanche d’un manque cruel de frayères dans ce milieu d’une part très minéral et d’autre part soumis à de gros marnages. Les AAPPMA locales ne manquent pas de bonne volonté pour installer des frayères artificielles qui donnent des résultats encourageants, mais mais qui ne remplacent pas un milieu favorable. En 2020, la pêche ouvrira en juin et non à l’ouverture de la truite en mars comme les autres années puisque le lac passera en seconde catégorie. Et ce classement permettra également de prolonger la saison de pêche des carnassiers jusqu’à fin janvier. De même, des tailles légales adaptées ainsi que l’application d’un quota journalier seront imposées aux eaux du lac.

    Cette décision divise néanmoins les pêcheurs du lac et notamment ceux des deux AAPPMA locales (Claivaux-les-Lacs et Moirans-en-Montagne). L’une voit en cette nouvelle règle une meilleure protection pour les poissons du lac, notamment les carnassiers et l’autre craint que ce soit une porte ouverte aux pêcheurs professionnels (qui ne pouvaient officier en 1ère catégorie). Le préfet a pourtant garanti qu’il n’y aurait pas de pêcheurs professionnels sur Vouglans. Mais les préfets, tout le monde sait qu’ils vont et qu’ils viennent… La crainte vaut donc pour l’avenir. Les opposants craignent également que les sandres soient victimes des pêcheurs au ver, qui pourront pêcher toute l’année au poser (pêche des poissons blancs), mais cela restera plus qu’anecdotique comparé aux excès de la pêche aux leurres en no-kill en mars et avril sur des poissons en période de fraie (des dizaines de bateaux certains week-end). L’accident de décompressions avec une femelle sur le point de pondre est un véritable gâchis. Le no-kill ne doit pas permettre de faire n’importe quoi. Sur ce point, le déclassement était donc à redouter.

     

     

     

  • La production de biogaz par méthanisation, une grosse menace pour l’eau

    La production de biogaz par méthanisation, une grosse menace pour l’eau

    Valoriser des déchets organiques pour en faire du biogaz et donc de l’énergie verte, voilà les promesses de la méthanisation. Ce procédé répond à l’objectif des 23 % d’énergies renouvelables que s’est fixé l’Etat avec l’éolien, la géothermie et l’hydroélectrique. On connaît les méfaits de l’hydroélectrique sur les cours d’eau et notamment sur les têtes de bassins (marnages, rétention des sédiments, augmentation de la température dans les bassins, segmentation des cours d’eau, etc.). On sait également que les petites unités ne produisent que 0,1 % de la production nationale et qu’en revanche les dégâts imposés aux cours d’eau sont eux très importants. On sait également que pour les propriétaires de ces petites micro-centrales, c’est une manne car l’électricité est vendue à EDF avec obligation d’achat pendant 20 ans à un tarif souvent majoré.

    L’hydroélectricité est très mal vue des défenseurs de l’eau car elle impact physiquement les cours d’eau. On pourrait alors penser que la méthanisation, défendue par plusieurs ministres de l’environnement, constitue une bien meilleure solution en matière de développement durable, de préservations des eaux de surfaces et souterraines, mais il n’en est malheureusement rien. Souvent présenté de façon schématique, le méthaniseur semble avoir que des qualités. Il transforme du lisier de porc, de vache, en gaz qui lui même est transformé en électricité verte. Voilà pour la com. En réalité, il faut savoir que le lisier, dont l’élevage produit des quantités colossales ne peut méthaniser seul. Pour qu’il se transforme, il faut lui ajouter environ 80 % d’autres déchets. Des déchets verts, mais aussi des déchets de l’industrie agro-alimentaire comme des yaourts périmés, de la pâte à tarte, bref tout ce qui peut se décomposer en fermentant. Et la collecte se fait avec des camions, qui eux roulent au gasoil,  généralement dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de la ferme et de son méthaniseur. Chaque jour, l’ogre doit être alimenté. Chaque jour, c’est la valse des camions sur les routes. Autour des fermes sont épandus les digestats, liquides et solides, très concentrés en azotes, qui seront ensuite épandus autour de la ferme. Il serviront à faire pousser différente plantes dont le maïs, et à alimenter quoi ? Le méthaniseur bien-sûr ! Si les plantes en absorbe une partie, ces digestats très chargés en azote minéral finissent dans les eaux souterraines puis dans les rivières.

    On savait que la méthanisation était une usine à gaz, mais pas forcément qu’elle était à ce point polluante. Pas sûr que leurs défenseurs (essentiellement de gros agriculteurs) ce préoccupe de ce détail, car dans la plupart des cas, le but est de faire de l’argent. La méthanisation est largement subventionnée par l’ADEME. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ferait bien d’y regarder de plus près avant d’accorder des aides, car s’il existe des projets vertueux (avec dessiccation des digestats transformés en granulés pour chaufferie), le reste contribue à augmenter fortement les pollutions localement.

    Pêcheurs, membres d’AAPPMA, méfiez-vous des projets de méthanisation, participez aux débats publics et opposez-vous aux épandages massifs de digestats sur de petites surfaces autour de la ferme, surtout si vous êtes en région calcaires, ou pire karstiques.