Auteur/autrice : NICO REITSMA

  • La lampe UV des monteurs de mouches pour désinfecter les masques

    La lampe UV des monteurs de mouches pour désinfecter les masques

    La procédure de lavage des masques en machine est longue et contraignante. Un assistant-professeur en maladies infectieuses à l’Université John Hopkins, Baltimore-Maryland, USA, vient de publier une note relatant les observations de son service sur la résistance du virus Covid-19 à différents modes de désinfection. Selon cette note, “Les rayons ultraviolets décomposent la protéine du virus, quelque soit la surface où il se trouve. La lampe à ultraviolets, par exemple, est parfaite pour désinfecter et réutiliser un masque”. De son côté, l’Organisation Mondiale de la Santé observe de son côté que les UV sont utilisés en Chine comme désinfectant, mais souligne le risque de l’appliquer directement sur la peau car ils décomposent également le collagène de la peau et peut être la cause de rides et de cancer de la peau.

    S’il existe des indications parfois contradictoires quant à l’efficacité des UV face au Covid-19, il peut sembler bon de les utiliser lorsqu’on ne peut pas les laver en machine pour différentes raisons (en déplacement par exemple). Les monteurs de mouches qui utilisent la résine UV ont tous une lampe qui permet de la faire se solidifier.

    Photo : tour de cou Buff utilisé comme masque (en doublant l’épaisseur) et lampe UV Gulff.

  • Votre 8’6 n° 9 est imprimé, mais pas encore livré

    Votre 8’6 n° 9 est imprimé, mais pas encore livré

    Bonne nouvelle, le nouveau numéro de 8’6 est imprimé ! Moins bonne nouvelle, sa livraison chez les abonnés et sur les points de vente subira un retard de quelques jours en raison des difficultés de routage et de livraison liés à la crise du coronavirus. Nous avons beaucoup de mal à en savoir plus pour l’instant, mais nous vous tiendrons au courant dès que la situation se débloquera.

    Jusqu’à la fin de cette période de confinement, la plupart des points de vente resteront fermés.

    Profitez-en pour acheter votre 8’6 directement sur notre site sur cette page dès mercredi matin, date de parution.

     

    Au sommaire de ce numéro 9 :

     • La horde sauvage

    • Verdon d’ombres et de lumières

    Tout sur le bas de ligne

    • Montage : simplifiez-vous la vie

    • Mouches noyées et soies low-stretch

    • L’ombre ligérien

    • La pêche en duo

    • Le repenti

    • Portfolio : Fabrice Bergues

    • Harle bièvre : le vilain petit canard

    • Hover Jig, enfin un rubber jig pour le brochet

    • Bonnes feuilles : au milieu coulait une rivière 

     

    Bonne lecture !

    L’équipe de 8’6.

     

     

  • Coronavirus, les ventes de permis de pêche en chute libre. Vers une prolongation de la saison ?

    Coronavirus, les ventes de permis de pêche en chute libre. Vers une prolongation de la saison ?

    Moins 30 %, c’est la chute des cartes de pêche au niveau national enregistrée depuis le 16 mars, date de début du confinement, soit deux jours après l’ouverture de la pêche de la truite. Une partie des pêcheurs de truites ne pratiquent qu’en début de saison, notamment en raison des lâchers de truites qui ont lieu à cette période. Ces pêcheurs là ne prendront sans doute pas leur carte de pêche une fois le confinement terminé. Pour les autres en revanche, la saison ne fera que commencer, très tardivement. Il serait très judicieux de se voir accorder un report de la date de fermeture de deux ou trois semaines. Cela permettrait aux pêcheurs d’obtenir une sorte de compensation bien méritée, mais aussi aux détaillants en articles de pêche de sauver les meubles et par la même occasion de calmer les esprits grincheux qui veulent un remboursement d’une partie de leur carte. C’est l’occasion de rappeler à ces personnes, qu’une AAPPMA est une association à but non lucratif qui fonctionne avec des bénévoles, qui eux ne comptent pas leur temps pour le bien commun. En ces temps où la solidarité devrait couler de source, tout le monde ne semble pas adhérer au principe.

    Retarder la fermeture de la pêche de la truite et de l’ombre de deux ou trois semaines ne mettrait nullement ces espèces en danger car la fraie de la truite ne débute pas avant la mi-décembre et celle de l’ombre début avril. La migration des truites vers les zones de frayère ne s’observe pas avant la mi-novembre. Sur le Doubs franco-suisse par exemple, la pêche ferme le 30 septembre depuis des décennies et cela n’a jamais causé le moindre problème.

    Lorsque l’on sait que juillet, aout et début septembre sont des mois généralement chaud (très chaud même ces dernières années !) donc très défavorables à la pêche de ces espèces, il ne restera donc quasiment rien de cette saison 2020 si le report n’est pas obtenu. Aux autorités de prendre leurs responsabilités, en adaptant la réglementation si besoin (no-kill pendant la prolongation ?).

    Ce report pourrait être national ou à défaut départemental par arrêté préfectoral, comme cela existe déjà dans certains départements alpins en compensation des printemps tardifs rencontrés en haute montagne. Aux pêcheurs, via leurs AAPPMA d’en faire la demande sans tarder.

  • Le réservoir mouche de Parc Er Bihan

    Le réservoir mouche de Parc Er Bihan

    La Bretagne est une terre de pêcheurs à la mouche qui pratiquent une pêche authentique en rivière. De ce fait, la pêche en réservoir n’est pas très développée dans cette région, et il aura fallu attendre 2018 pour voir naître le premier réservoir du département du Morbihan. Situé à Colpo, à un quart d’heure de la ville de Vannes, ce plan d’eau de 1,7 ha permet de sortir de la soie et de continuer à pêcher durant l’inter-saison. Les hivers doux que nous connaissons actuellement sont propices à ces ballades automnales et hivernales au bord du plan d’eau. Peuplé de truites arc-en-ciel, un essai avec des truites farios fut mené avec succès l’an passé. Le plan d’eau se prête à la pêche à vue et compte aussi de belles éclosions.

    Renseignements et réglementation :

    www.reservoir-erbihan.com

     

     

  • Une pétition pour sauver les emplois dans le secteur de la pêche

    Une pétition pour sauver les emplois dans le secteur de la pêche

    Alors que Pacific Pêche annonce la fermeture définitive de 40 magasins dans l’Hexagone, le Groupement indépendant des fabricants en articles de pêche (Gifap) s’adresse au ministre de l’économie et des finances, Bruno Lemaire pour demander que la crise du coronavirus soit déclarée “catastrophe naturelle” afin de sauver cette filière qui subit pleinement la crise au moment précis où les pêcheurs doivent reprendre le chemin de la rivière, après six mois de fermeture de la pêche.

    Une pétition vient d’être lancée. Elle est en ligne ici :

    https://www.change.org/p/parlementaires-sauvons-nos-détaillants-fabricants-et-emplois-de-la-pêche-de-loisir?recruiter=836505169&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

  • Pour nous remonter le moral !

    Pour nous remonter le moral !

    Une petite vidéo qui fait du bien ! Des ombres du Doubs Franco-Suisse qui frayent dans de très bonnes conditions. L’occasion aussi de prendre des nouvelles du Doubs. D’ailleurs en ces temps de confinement, l’équipe de l’AAPPMA publiera chaque jour sur son blog- grâce aux privilégiés qui habitent au bord de l’eau – une photo de la rivière pour que l’on puisse assister à distance à la magie de ce printemps naissant. (http://goumoispechesloisirs.fr)

    Pour visionner la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Dl2EhTvakeA&feature=youtu.be

  • La pêche désormais interdite dans la plupart des départements

    La pêche désormais interdite dans la plupart des départements

    Suite logique de l’évolution des règles de confinement qui se durcissent, la pêche devient interdite dans la plupart des départements français par arrêtés préfectoraux. Il va sans dire qu’il convient de respecter cette règlementation dans l’intérêt de tous et de s’abstenir de pratiquer son loisir favoris là où la pêche est encore autorisée. Logiquement, tous les départements devraient fermer la pêche dans les jours à venir.

  • Covid-19, la FNPF invite les pêcheurs à plier les gaules

    Covid-19, la FNPF invite les pêcheurs à plier les gaules

    Par décret du 16 mars dernier, portant sur la régulation des déplacements, le gouvernement a très sérieusement encadré les libertés de déplacements des français afin de réduire au maximum le nombre de personnes touchées par le coronavirus. Il n’appartient pas à la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF), ni aux fédérations départementales de décider ou non d’interdire d’aller à la pêche. La FNPF a donc consulté le gouvernement et a obtenu comme réponse que les pêcheurs doivent comme tout le monde respecter l’article 5 du décret qui dit ceci :

     “seuls les déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes sont autorisés*”.

    Cette mesure est dans un premier temps valable jusqu’au 31 mars.

    La FNPF invite donc les pêcheurs à ne pas pratiquer leur activité favorite et à faire preuve de citoyenneté.

  • Tiemco vient d’avoir 50 ans

    Tiemco vient d’avoir 50 ans

    Tous les pêcheurs à la mouche mais aussi aux leurres connaissent la marque nippone Tiemco pour ses hameçons d’une grande qualité, mais très peu d’entre-nous connaissent l’historique de cette marque qui depuis cinquante ans innove sans cesse. Les premiers hameçons importés en France, avec des références légendaires, comme le 900 bl, le 9300 ou le 3769 l’ont été au tout début des années 1990, ce qui correspondait également au tout début de l’ère informatique et de l’Internet. Vous pouvez retrouver l’historique complet de cette marque qui a toujours été à la pointe de la technologie sur cette page dédiée à cet anniversaire :

    https://www.tiemco.co.jp/50years/en/

  • Le port de Bayonne libéré de ses filets dérivants

    Le port de Bayonne libéré de ses filets dérivants

    Les tribunaux administratifs de Pau et Bordeaux ainsi que le Tribunal correctionnel de Bayonne ont interdit officiellement la pêche dans le port de Bayonne. Chaque année, des pêcheurs professionnels pêchaient le saumon aux filets dérivants le long des 7,2 km du port. Cet endroit stratégique là où le fleuve Adour se rétrécit avait la préférence des pêcheurs, mais la pêche n’y a en fait jamais été autorisée. Dorénavant, ces mêmes pêcheurs poseront leurs filets sur vingt kilomètres en amont, entre le pont Grenet et le pont d’Urt mais cela leur sera moins favorable car l’Adour est sensiblement plus large à cet endroit qui de plus, n’est pas dragué régulièrement, donc plus encombré. Ce sera donc moins un ratissage en règle, ce qui sauvera un nombre non négligeable de saumons et de truites de mer. L’association Salmo Tierra Salva Tierra s’inquiète néanmoins d’un éventuel “petit arrangement entre amis” entre gens influents, mais les associations veillent au grain. 

    L’association Salmo Tierra Salva Tierra a mis la main sur un document qui en dit long sur ce que représentait cette zone du port de Bayonne pour les pêcheurs au filet. Il s’agissait d’un véritable piège.  Ce document relate des éléments d’une étude de l’IFREMER, datée de 2011, qui confirme l’existence d’une zone hyper favorable à la pêche aux filets dérivants : «Le saumon qui cherche à remonter vers la  rivière où il est né, pour se reproduire, longe la côte, de Contis à Bayonne/Biarritz, guidé par son odorat. Dès qu’il a trouvé l’entrée de l’estuaire, il rentre dans le port ou il tourne, fait du yoyo, avant de déterminer si c’est la bonne voie pour s’engager dans la remontée en direction des gaves. La zone du port constitue ainsi un terrain d’action  idéal pour une pêche professionnelle facile et donc massive.». Bien vu l’Ifremer, mais cette zone n’était tout simplement pas autorisée à la pêche et cela n’a pas échappé aux juges. 

    Pour autant, cette victoire pour le saumon et les pêcheurs à la ligne ne réglera pas les prélèvements de milliers de saumons en mer sur la zone côtière. Il serait temps que les autorités (COGEPOMI notamment) se prononcent sur ce problème. Et de même, les pêcheurs à la ligne devront également durcir la réglementation pour éviter les excès avec certaines techniques si le gave voit ses remontées de saumons progresser : pêcheurs espagnols à la crevette et au ver à la grande canne dont la technique consiste à un véritable harcèlement des saumons, et aussi l’armement des leurres qui doit éviter de blesser les saumons. Dans une région où il est difficile de faire bouger les choses, le jugement rendu fin février nous montre que ça peut évoluer dans le bon sens. Pour être pris au sérieux, les pêcheurs à la ligne devront montrer l’exemple. 

    Pour se tenir informé : www.salmotierra-salvatierra.com/