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  • Aux leurres… faites une pause !

    Aux leurres… faites une pause !

    Quand on parle de poisson nageur, les sujets les plus couramment abordés sont les couleurs, les formes, les tailles ou les profondeurs de nage. Mais la nage en elle-même et, notamment, la vitesse d’évolution du leurre sont un critère de la première importance. Les phases d’accélération et de changement de rythme sont bien sûr primordiales, mais elles le sont au moins autant qu’un autre aspect rarement abordé de la vitesse : les phases d’arrêt !

    Par Alban Choinier

    Tous les pêcheurs qui ont déjà pêché au poisson mort manié ou plus simplement avec un leurre souple monté sur une tête plombée savent quelle importance peut avoir une pause au cours de l’animation. C’est lors de cette phase, bannière tendue, que vous contrôlez la descente du leurre, pour pêcheur plus profond ou tout simplement pour le faire heurter le fond. Cette phase où le pêcheur ne fait rien d’autre que de tenir sa canne est d’ailleurs souvent la plus pêchante. En effet, si votre poisson mort ou votre leurre souple est correctement plombé, il va descendre en “feuille morte” pour le premier et en ondulant pour le deuxième. C’est généralement à ce moment que les carnassiers se saisissent du piège. Si on s’amuse à analyser la proportion entre les phases d’animation et les phases d’arrêt dans ce type de pêche, je suis sûr que nous devons passer environ un tiers de notre temps à ne rien faire… et pourtant, votre artifice pêche… tout seul !

    Les poissons nageurs aussi !

    Les phases d’arrêt sont tout aussi importantes quand on utilise des poissons nageurs, quels qu’ils soient. Etant donné que les poissons nageurs modernes ont tendance à nager tout seuls pour certains ou, à l’inverse, de nécessiter des animations régulières, nous sommes amenés à négliger de faire des pauses au cours de la récupération. C’est vrai aussi qu’un morceau de plastique dur armé de deux hameçons triples peut sembler beaucoup plus prenant en mouvement qu’à l’arrêt ! Et pourtant, il continue à être attractif quand le pêcheur ne fait rien, et parfois même beaucoup plus que lors des phases de déplacement. De nombreuses espèces de poissons carnassiers ont tendance à suivre le leurre en attendant le moment propice pour l’attaquer. Que ce soit les bars, perches brochets, black-bass ou sandres, ils cherchent tous à cibler leur attaque lors de la phase de pause ou dès le redémarrage du leurre. Ce n’est d’ailleurs pas parce que le pêcheur est inactif que le leurre ne bouge pas à l’autre bout de la ligne. Il peut bouger avec le courant, couler ou encore remonter vers la surface, la preuve…

    Les poissons nageurs à bavette type “jerkbait”

    Ces poissons nageurs à bavette sont les plus couramment utilisés aussi bien en mer qu’en rivière. Ils réagissent aux sollicitations du scion en se déhanchant et en s’inclinant de gauche à droite le long de la ligne de nage. On citera, parmi les plus connus, le B’Freeze de Lucky Craft, le Vision Oneteen de Mégabass, le Saruna de Smith ou le Arnaud de Illex.

    Les modèles coulants  (“sinking”)

    Quand on fait nager un poisson nageur coulant, on peut choisir la profondeur d’évolution de son leurre en décidant à quelle profondeur on va commencer la récupération. Automatiquement, quand on débute l’animation de ce type de leurre, il va avoir tendance à remonter vers la surface. Ce n’est qu’en faisant une pause que vous lui permettrez de couler à sa profondeur initiale. Quand un poisson nageur sinking descend vers le fond, il ne coule pas de façon linéaire, mais plutôt “rouler” sur lui-même. Les brochets et les blacks bass ont une forte tendance à suivre le leurre à la descente et à l’attaquer dès qu’il redémarre. Quand on pêche dans un lac très profond avec un poisson nageur coulant, les phases d’arrêt peuvent atteindre 15 secondes tous les 2 mètres de nage. Ce type d’animation en dents de scie donne l’impression de ne pas avancer dans sa pêche, mais plus le leurre passe de temps dans l’eau et plus il aura de chance de provoquer une touche ! Et c’est aussi parfois le seul moyen de pêcher vraiment profond avec un leurre dur de ce type.

    Les modèles flottants (“floating”)

    Dès l’arrêt de la récupération, les poissons nageurs flottants remontent vers la surface plus ou moins vite suivant leur construction : balsa, plastique creux, présence de billes ou non… Quand ils remontent, ils “roulent” (effet de wobling) sur un axe horizontal, entraînant ainsi une animation verticale… alors que vous vous contentez simplement de garder la bannière tendue afin de ferrer à la moindre sensation suspecte.
    Les perches et les blacks bass sont notamment friands de ce type de pause de quelques secondes à plusieurs dizaines de secondes, suivant la hauteur de plongée et la vitesse de remontée de votre poisson nageur.

    Les modèles équilibrés (“suspending”)

    Les leurres suspending sont ceux qui se prêtent le mieux à entrecouper la récupération de pauses. A l’origine, ces leurres ont été justement conçus pour pouvoir s’arrêter à une profondeur donnée. Ce sont les Américains qui ont mis au point les poissons nageurs suspending, il y a plus de vingt ans, afin de pêcher efficacement sur les nids de black bass. Le principe de fonctionnement des poissons nageurs suspending est de posséder, à l’intérieur de leur corps, un lest compensant leur flottabilité ; le leurre possède ainsi une densité neutre. Le but de ces leurres est de laisser le poison nageur le plus longtemps possible à proximité immédiate. Les poissons sont comme les humains, si vous voyez passer une énorme part de gâteau au chocolat sur le plateau d’un serveur au restaurant, vous allez peut-être penser à en commander en dessert. Mais si on vous pose le même gâteau sur la table d’à côté et que vous avez le loisir d’en admirer l’épaisse couche de chantilly, il y a presque 100 % de chance qu’il termine au fond de votre estomac ! Il se passe exactement la même chose sous l’eau. Si vous êtes intimement persuadé qu’un bel arbre immergé abrite un brochet, vous allez avoir dix fois plus de chances de le faire bouger si vous faites nager votre poisson nageur devant les branches sur 20 cm que si vous le ramenez à vitesse normale – faites ensuite une pause de deux secondes pendant laquelle votre leurre continue à bouger faiblement, puis refaites-le nager
    20 cm, etc. Dans le premier cas, le leurre va simplement passer dix fois plus de temps à portée d’attaque du prédateur. Même dans le cas d’animation en pleine eau et que ce soit sur n’importe quelle espèce de poisson, aussi bien en eau douce qu’en mer, faire au minimum deux pauses pendant la récupération augmente sensiblement la réussite. En effet, tous les prédateurs ont tendance à suivre assez longtemps le leurre avant de l’attaquer. Il est donc nécessaire de faire une première pause à mi-parcours et une deuxième pause juste avant de sortir le leurre de l’eau. Si un poisson vous a suivi jusqu’au bateau ou jusqu’au bord, vous aurez ainsi une chance de plus de le décider. Quand on a l’occasion de pêcher dans des eaux claires et de visualiser les attaques de poissons, on est généralement surpris de voir que les prédateurs n’hésitent pas à s’emparer du leurre alors que celui-ci ne nage pas. Je ne compte plus les brochets que j’ai vu tranquillement gober mon leurre pendant une phase de pause.


    Les “crankbaits”

    Comme nous l’avons déjà vu dans un article précédent, les crankbaits sont des poissons nageurs plongeant à la récupération, ayant un très fort pouvoir de flottaison. Ils ont pour la plupart d’entre eux la particularité de remonter d’une façon particulièrement erratique. Ils peuvent gagner la surface en faisant des larges S ou même, pour certains, des spirales. Des phases d’arrêt de quelques secondes lors de la récupération peuvent permettre au leurre de remonter de quelques dizaines de centimètres avant de vernir de nouveau heurter le fond. On explore ainsi une couche d’eau plus importante et on augmente le temps de présence du leurre dans l’eau.

    Les leurres de surface

    Les réactions des différentes espèces de poissons par rapport à l’arrêt des leurres de surface diffèrent radicalement. Par exemple, le brochet a tendance à délaisser un stickbait dès qu’il s’arrête, alors que c’est totalement la réaction opposée pour les black-bass, les perches ou les bars. D’après mon expérience sur ces derniers, j’irais même jusqu’à dire que 80 % des touches en surface ont lieu à l’arrêt du leurre. En bref, faire une pause rapporte aussi son lot de bonnes surprises avec les leurres de surface.

    N’hésitez pas à faire une pause

    Bien évidemment, la réaction des poissons change d’un endroit et d’un jour à l’autre. Ils peuvent, une matinée, être très réactifs à des animations lentes ponctuées de longues pauses et, l’après midi, à une animation radicalement différente. Il n’existe aucune vérité en matière de pêche, mais certaines constantes sont valables dans toutes les eaux du globe, comme la réaction très positive des prédateurs face à l’arrêt de leurs proies. En règle générale, on pourrait dire que, plus l’eau est froide ou plus la pression de pêche élevée, plus il devient nécessaire de pêcher lentement et de donner des temps d’arrêt à son leurre. Quoi qu’il en soit, la prochaine fois que vous mettrez à l’eau votre poisson nageur fétiche, pensez à faire une pause !

  • Et si l’on parlait des soies plongeantes

    Et si l’on parlait des soies plongeantes

    Cet article vient compléter celui que nous avons déjà publié (ICI) relatif aux soies intermédiaires. Il traite de soies encore plus denses, les soies plongeantes, très utiles au pêcheur en réservoir.

    Par Philippe Collet

    Les soies plongeantes sont classées de peu plongeant S2 à très plongeant S7 ou 8 en passant par tous les autres numéros. « S » veut dire « Sinking » en anglais ou coulant. Le numéro correspond approximativement à la vitesse de coulée de la soie en inches ou pouces (2,54 cm) par seconde. Ainsi une soie S3 coule à environ 3 inches/s soit 7,5 cm/s, une S7 à près de 18 cm/s. Certains fabricants remplacent le « S » par «type» et/ou affichent des vitesses de coulée plus importantes. Certains enfin ne spécifient pas les vitesses de coulée. Des tests exhaustifs lourds seraient nécessaires pour réaliser un comparatif précis des vitesses de descente des différentes soies disponibles sur le marché et connaître la réalité de leur compensation de densité. D’autant que selon leurs tailles (WF 6, 7 ou 8 par exemple) deux soies de la même gamme et de la même densité ne doivent pas se comporter de façon semblable. On ne se risquera donc pas à une comparaison des différents modèles présentés.

    Leur fabrication

    Les soies plongeantes sont réalisées par enrobage d’une âme monobrin ou multibrins avec un apprêt plastique plus ou moins chargé en billes de verre ou en poudre de tungstène. L’âme de ces soies est le plus souvent constituée d’un brin de monofilament, qui permet une meilleure détection des touches et une meilleure pénétration de l’hameçon au ferrage.


    Leurs profils

    Les profils sont les mêmes que ceux des soies intermédiaires (déjà décrits dans l’article du précédent numéro de la revue) : WF classiques, Triangulaires ou de type shooting heads soudées à un long running line. Ces sortes de shooting heads ont une tête longue de 8 à 13 mètres et ne doivent pas être confondues avec d’autres soies à pointes plongeantes plutôt destinées à pêcher des courants puissants sur les grandes rivières (Teeny T200, T400… ou Rio Sinking tip). Ces dernières, avec une tête plus courte raccordée à un fuseau de soie flottante, sont destinées à maintenir le corps de la soie en surface pendant que sa pointe descend vers le fond, alors que les soies de type shooting head sont raccordées à un running line fin flottant (soies Vision Extreme Distance) ou intermédiaire (soies AIRFLO Forty Plus) qui ne soutient pas la partie plongeante et reste dans le prolongement de celle-ci lors des ramenés, permettant une bonne détection des touches et un ferrage efficace.

    La densité compensée

    La grande majorité des soies plongeantes ont une densité compensée pour prendre en compte le diamètre variable dû à leur profil. Ainsi, elles coulent de façon uniforme (Uniform Sink chez Scientific Anglers) dans la masse d’eau et non en formant un ventre au niveau du fuseau. Une soie qui coule bien droite, dans un plan horizontal ou penché vers l’avant permet une meilleure présentation des mouches, une détection des touches plus fine et un ferrage plus efficace. L’effet ventre produit par des soies non compensées ou des soies flottantes à pointe plongeantes (décrites plus haut) est responsable de nombreux ratés dans les pêches en eau calme.

    La profondeur de pêche

    Avec une animation normale, une soie S 2 pêchera de 1,5 à 2,5 m, une S 3 de 2 à 4 m, etc. De façon simple, on peut estimer qu’une soie plongeante permet de pêcher à une profondeur, en mètres, proche du numéro suivant le « S » ou le « Type ». Ainsi une S 2 ou Type 2 permet de pêcher aux alentours de 2 mètres, une S3, 3 mètres, une S5, 5 mètres… Cette règle de base varie bien sûr un peu selon les marques et le type d’animation réalisée. A l’extrême, on peut utiliser une soie de type 7 dans moins de 2 mètres d’eau, en pêchant canne sous le bras en rolly pully ; ou, à l’inverse, en animation très lente, atteindre des profondeurs conséquentes avec une soie de type 2. La longueur du lancer a aussi son importance. Plus elle est importante, moins la soie doit être dense, pour qu’en fin de ramené la (les) mouche(s) ne s’accroche(nt) pas au fond. A animation égale et pour pêcher à la même profondeur, un débutant lançant à 15 mètres utilisera une soie plus dense qu’un pêcheur chevronné déposant sesmouches à plus de 30 mètres. Comme pour les soies intermédiaires on règle le choix de sa soie sur la profondeur où l’on pense que se tient le poisson. Il vaut toujours mieux commencer à pêcher avec une soie peu coulante, en la laissant descendre de plus en plus longtemps avant d’animer, jusqu’à détecter les premières touches, plutôt que de pêcher trop bas. Si le temps d’attente est trop long pour atteindre le niveau de pêche favorable, on passe alors à une soie plus dense, qui ira plus vite la bonne profondeur. Avec des soies plongeantes ou très plongeantes, on peut très rapidement passer sous les poissons et à côté de la pêche. Ces derniers réagissent en effet beaucoup mieux à une mouche ou un leurre qui leur passe au dessus de la tête que l’inverse.
    On peut dans certains cas s’apercevoir que l’on pêche trop bas lorsqu’on enregistre des touches peu après le lancer, à la descente et à la fin du ramené, à la remontée. On ne pêche alors efficacement que pendant deux phases assez courtes du ramené. Il convient alors de changer rapidement de soie pour une moins dense. Le changement de soie est facilité par l’usage demoulinets à bobines interchangeables ou à cassettes moins encombrantes.

    Petite astuce pour un changement rapide de soie

    Lorsqu’on utilise un bas de ligne plus long que la canne, on rentre celui-ci complètement dans les anneaux, en coupant si nécessaire les mouches situées en potence, pour laisser la mouche de pointe se bloquer dans l’anneau de tête de la canne. On enlève alors la bobine contenant la soie à changer et la remplace par celle qu’on a choisie d’utiliser. On coupe enfin le bas de ligne au niveau de la boucle de la première soie et le reconnecte directement à la boucle de la nouvelle soie. Il reste alors à tirer sur la mouche de pointe pour ressortir la soie des anneaux. Cette manipulation rapide, très utile lorsqu’on pêche en barque notamment, n’est réalisable que si l’ensemble de ses soies comporte des boucles et qu’elles sont dépourvues de bas de ligne. Elle permet d’économiser du fil (le plus souvent du fluorocarbone assez onéreux), car on ne refait pas un bas de ligne adapté au plan d’eau pêché à chaque changement de densité de soie. Elle demande toutefois d’utiliser un bas de ligne de plus de trois mètres, ce qui est souvent le cas si l’on pêche à plusieurs mouches.


    Taille des soies et des cannes

    On pêche avec une canne de 9 à 10 pieds. Les soies plongeantes sollicitant beaucoup les cannes, on opte pour des cannes de puissance de 7 ou 8 chargées au numéro de soie préconisé ou parfois un numéro en dessous, si elles peinent au lancer. On peut opter pour des tailles 5 ou 6 lorsqu’on souhaite pêcher avec un fil un peu plus fin ou réaliser des posés plus discrets.

    Les différentes techniques de pêche en soies plongeantes

    L’usage le plus courant des soies plongeantes est la pêche au booby. La soie est posée au fond et bloque la remonté d’une ou plusieurs mouches flottant grâce à leurs yeux en mousse. Selon la taille du bas de ligne, les mouches évoluent de moins de 50 cm à plusieurs mètres du fond. On utilise aussi régulièrement les soies plongeantes pour animer de un à trois streamers au niveau où se tiennent les poissons. Il convient alors de bien régler la densité de soie sur la vitesse d’animation afin de ne pas pêcher trop profond et aussi de ne pas accrocher le fond, notamment à la fin du ramené à proximité de la berge.
    Une autre technique parfois redoutable consiste à laisser volontairement traîner ses mouches sur le fond à l’aide d’une soie très plongeante. Celles-ci en levant de petits nuages de sédiments deviennent souvent irrésistibles, même pour des poissons éduqués. Cette technique n’est bien sûr applicable qu’aux plans d’eau à fonds propres.
    Un fond de cailloux, ou de vase couverte de débris végétaux ne permettra pas de l’utiliser. Ces soies peuvent aussi servir à animer un train de chironomes en profondeur et à la remontée, par étapes successives. Cette technique pratiquée couramment dans les réservoirs anglais est surtout efficace en barque, parfois depuis une berge abrupte. Les soies plongeantes sont les seules à permettre encore de lancer les jours de grand vent. Elles peuvent percer un vent soutenu et sauver une partie de pêche. Si le poisson se tient près de la surface, de courts lancers et une animation rapide permettront de solliciter des poissons proches de la berge qui n’auront pas forcément détecté la présence du pêcheur, masquée par le clapot ou les vagues.

    Les bas de ligne

    Avec ce type de soie, les bas de ligne sont plutôt courts et le diamètre du fil important. On privilégie le fluorocarbone pour sa rigidité et sa forte densité, mais il est possible d’utiliser un nylon moins cher et plus solide, qui, bien que moins dense, est de toute façon immédiatement entraîné par la soie (surtout si l’on n’utilise qu’une mouche, supprimant le problème de l’emmêlement des potences qui demandent un fil rigide). On descend rarement en dessous d’un diamètre de 18 centièmes et on pêche plutôt en 20 ou 25 centièmes si l’on ne veut pas souvent casser à la touche avec ces soies denses à forte inertie. Sous l’eau, si elle n’est pas trop claire, la distance entre la soie et la mouche, ou la première mouche d’un train peut être raccourcie à 90 cm. Un bas de ligne court à une mouche mesure de 90 cm à 1,5 mètre, un bas de ligne court à deux mouches 90 centimètres de la soie à la potence, 1 m à 1 m 20 jusqu’à la mouche de pointe, la potence mesure environ 20 cm. Ces valeurs sont bien sur minimales, car si un bas de ligne court est plus facile à dérouler correctement on gagne en discrétion et efficacité lorsqu’on l’allonge. Ces tailles ne s’appliquent pas à la pêche au booby ou l’on peut encore nettement réduire les longueurs, la soie étant posé sur le fond et plus facilement soustraite à la vue du poisson. Le bas de ligne peut être connecté directement à la boucle de la soie sans porte pointe.


    Quelles soies choisir ?

    Bien que je possède de nombreuses soies de différentes densités, je réalise la majorité des mes pêches en soie plongeante avec une S 3, une S 5 et une S 7. Si vous possédez déjà une soie intermédiaire rapide, vous opterez pour une S 3 ou une S4 qui vous permettra de couvrir de nombreuses pêches jusqu’à la pêche au booby. Si vous pêchez régulièrement au booby privilégiez l’achat d’une soie de type S 6 ou S 7 qui se posera plus rapidement au fond. Ne vous encombrez pas de trop de densités différentes, vous pourriez passer plus de temps à choisir et changer vos soies qu’à pêcher !