Étiquette : Truite

  • Législatives – Un billet d’humeur de Philippe Koeberlé

    Législatives – Un billet d’humeur de Philippe Koeberlé

    Auteur franc-comtois dont nous vous proposons régulièrement les ouvrages, membre actif du collectif SOS Loue et Rivières Comtoises, Philippe Koeberlé s’adresse ici aux candidats aux législatives de sa région : « Depuis 12 ans, les truites et les ombres de la Loue, et des autres rivières du Doubs, sont décimés par la pollution.

    Depuis 12 ans, études, colloques, réunions, projets se succèdent, mais l’inaction des différents responsables sur le terrain fait qu’aucune amélioration n’est constatée. Depuis 12 ans, les causes et les solutions sont connues, en particulier grâce à l’étude de la faculté des sciences de Franche-Comté (qui a couté 1.2 millions d’euros). La Loue, dont une partie est sur votre circonscription, est à l’agonie, n’abritant au mieux que 20 % de son potentiel piscicole. C’est sans doute la dernière législature où son sauvetage est possible. A l’heure où nous vous posons cette question, des poissons meurent dans l’eau qu’une partie de la population boit, où nos enfants se baignent.

  • Folles de pêche

    Folles de pêche

    La passion de certaines femmes pour la pêche ne date pas d’hier. Mais le phénomène prend de l’ampleur. Des deux côtés de l’Atlantique. Rencontres. Par Vincent Lalu.

    C’est une histoire de femmes amoureuses. Amoureuses comme seules peuvent l’être les femmes. L’objet de ces passions exclusives : les poissons et les eaux où vivent ces poissons. Attention, elles n’aiment pas toutes les mêmes poissons. Chacune finit par avoir le sien, qu’il soit truite, ombre ou brochet, qu’elle poursuit de ses assiduités tout au long de l’année. Pour Claire Barret, cela a commencé l’été de ses dix ans sur une passerelle du moulin Girardot sur le Dessoubre quand sa première zébrée franc-comtoise est venue gober la peute que l’enfant laissait dériver dans le courant. « Je hurlais sur ma passerelle. Heureusement mon père n’était pas trop loin, il est venu m’aider à épuiser mon poisson.

    Ensemble, nous avons remis ma première truite à l’eau et depuis je les ai toutes relâchées.

     

  • Keitech Salty Core  : le tube qui n’en est pas un !

    Keitech Salty Core : le tube qui n’en est pas un !

    Présenté comme nouveauté dans notre dernier numéro, le tube Keitech Salty Core Tube est enfin disponible depuis quelques semaines. Nous avons pu nous procurer quelques pochettes et l’essayer en plein été, lors d’une période de forte chaleur peu propice à la pêche des carnassiers en général. Et pourtant, les résultats furent au rendez-vous !

    Tout d’abord, il faut bien le dire, ce leurre n’a de tube que le nom. En effet, pour le commun des mortels, un tube est creux, ce qui n’est pas le cas de ce nouveau Keitech dont le corps est plein d’une matière spongieuse imprégnée de sel, comme son nom l’indique. Peu importe, car le Salty Core Tube est une réussite. Sa densité le fait couler relativement vite et sa matière, relativement dure au premier contact, ne s’avère pas trop gênante au ferrage. Cette rigidité étant garante d’une bonne tenue dans l’eau. Car parfois, les corps des tubes traditionnels creux s’affaissent un peu et cela perturbe beaucoup leur nage.

    Deux montages possibles

    La pêche avec des tubes est encore peu répandue en France. Conçus pour la pêche du black-bass, ils n’intéressent que de rares spécialistes. C’est une belle erreur que de penser qu’un tube ne prend pas les brochets et les perches, voire les sandres. Ce sont des leurres uniques, qui permettent l’exploration de postes qu’aucun autre leurre ne peut visiter de cette manière. Les tubes peuvent être montés avec l’œillet de l’hameçon texan en avant. Dans ce cas, le leurre réagit comme une sorte de stickbait coulant, capable de se désaxer et d’explorer les massifs d’herbiers en profondeur. Mais c’est surtout monté à l’envers (œillet à la base des tentacules) que notre Salty Core devient réellement singulier. Contrairement à un tube creux, celui-ci peut se monter dans les deux sens tout en restant parfaitement centré. Il en résulte une nage proche de celle d’un jig lors des tractions, avec les tentacules qui se replient et s’ébrouent. C’est sur les relâchés que la fête commence : prenez un herbier de potamots ou de rubaniers, un massif de nénuphars et faites-le “buzzer” en surface. Arrivé au bout de la zone végétale, marquez un coup de scion bref, mais marqué. Votre leurre repart alors d’où il vient, mais sous la surface, dans la gueule du loup ! Il s’agit d’un des rares leurres capable de fonctionner en marche arrière. Cela marche à tous les coups, à condition de laisser du mou dans la bannière. Les touches se voient alors plus ou moins nettement sur le fil ou la tresse (jaune, de préférence). Cela va du petit “toc” aussi discret que celui d’une truite qui prend une teigne à la secousse violente dans la canne, immanquable. Ce leurre sert donc principalement à la prospection des herbiers et des bois morts. J’ai une préférence pour la pêche à vue, à l’aide de lunettes polarisantes. Cela permet de pêcher avec une grande précision pour viser la partie d’herbier la plus prometteuse. D’une façon générale, le Salty Core Tube permet d’assurer de bons ferrages. Tout dépend de la phase d’animation. Tant que le fil est détendu, le taux de réussite au ferrage reste très correct. J’ai en revanche connu des ratés avec les brochets qui prennent au moment où le fil se retrouve tendu lorsque, le leurre est arrivé en bout de course et qu’il faut bien le faire remonter. Dans ce cas, les touches sont souvent brutales, mais sans que le poisson ne se pique.
    J’ai également pu assister à vue à une vraie frénésie de la part des perches face à ce leurre, y compris en pleine eau. Les plus petites le prenant plusieurs fois jusqu’à ce qu’elles se piquent ! Les leurres Keitech sont très chargés en sel et en attractant (calamar). Est-ce pour cette raison ou simplement parce que l’allure de ce leurre monté à l’envers évoque avec réalisme une écrevisse ? Mystère.

    Jean-Marc Theusseret


    Caractéristiques :

    – Longueur : 10,5 cm
    – Poids : 14 g
    – Densité : nettement supérieure à celle de l’eau.
    – Hameçon recommandé :
    swimbait hooks 3/0 ou 4/0 de type Owner Beast (non lesté)
    – Existe en huit coloris :
    (plutôt naturels).
    – Prix conseillé : 11,40 euros
    la pochette de six leurres.

     

  • 10e prix Charles Ritz remis à l’AAPPMA la Truite de l’Huisne

    10e prix Charles Ritz remis à l’AAPPMA la Truite de l’Huisne

    Le 14 novembre 2012, le 10e Prix Charles C. Ritz a été remis à l’AAPPMA la Truite de l’Huisne au Travellers Club Paris. Le président de la Truite de l’Huisne, M. André Pelletier, a reçu le Prix Charles Ritz, une sculpture de Les Penny, de la main du président du jury, le Professeur Roger Leverge, ainsi qu’un chèque d’un montant de 3000 euros du trésorier, M. Philippe Gourmain. Le Prix Charles Ritz récompense chaque année une personne physique ou une association qui a entrepris une action en faveur de la protection de l’eau, des poissons ou des rivières.
    Ce prix salue une initiative concrète de préservation de l’environnement en développant la capacité d’accueil de la truite Fario dans les cours d’eau et encourage le travail sur le terrain d’un candidat méritant. Le président du jury a par ailleurs félicité le dauphin du Prix, l’AAPPMA Vallée de l’Albarine, pour ses actions entreprises en faveur de la protection de l’eau, des poissons ou des rivières. Pour sa dernière présidence, le professeur a prononcé un discours émouvant et moléculaire sur la mémoire de l’eau avant de présenter son successeur M. Jean-Marc Vervelle.  M. Emmanuel Plessis, technicien de rivières, présentait quand à lui les actions de la Truite de l’Huisne dans les affluents et l’ensemble du territoire de l’AAPPMA. A partir d’un diaporama des photos prises « avant » et « après », il expliquait les travaux effectués autour de la continuité écologique, la morphologie des cours d’eau, le piétinement intensif du bétail, les pollutions de toutes sortes et le développement d’une pêche de qualité. Une attention particulière a été consacrée à la réhabilitation des ruisseaux pépinières, le reméandrage et la restauration des berges par les techniques de fascinage et de tressage.

  • Cruncher une mouche à croquer !

    Cruncher une mouche à croquer !

    Dans cet article, nous allons décrire quatre montages de mouches pour des pêches en réservoir. Celui de la Cruncher, et celui de deux chironomes et un booby pouvant lui être associés. Nous verrons également comment combiner ces imitations au bout de soies flottantes ou plongeantes, pour différents types de pêches. Si vous éprouvez des difficultés à lancer un train de plusieurs mouches, ne vous alarmez pas, toutes les mouches décrites ici peuvent aussi être efficaces seules ou au bout d’une soie flottante ou plongeante, et les différentes options proposées ne pourront que vous aider à améliorer votre technique de pêche en plan d’eau.

    Par Philippe Collet

    La pêche avec des trains de deux ou trois mouches ne s’improvise pas. L’expérience montre que telle ou telle combinaison est plus efficace que telle ou telle autre. Les modèles de mouches que vous allez découvrir au cours de cet article fonctionnent bien ensemble et voici plus précisément comment.


    Avec une soie flottante

    La première technique, la plus classique, consiste à pêcher à l’aide d’une soie flottante, en plaçant la mouche la plus lourde en pointe et la Cruncher sur la potence, vers la soie. A deux mouches, une combinaison Cruncher, chironome lesté ou non, en pointe est possible. A trois mouches il faut combiner Cruncher, chironome non lesté puis chironome lesté. De cette façon votre bas de ligne descend progressivement de la soie vers la mouche de pointe en prospectant différentes profondeurs. La mouche lourde en pointe ancre le montage et permet de mieux tendre le bas de ligne lorsqu’on pêche dans le vent.
    Avec une soie flottant en surface, vous devez le plus souvent animer doucement, voire pas du tout. Vous tricotez très doucement pour résorber les plis de la soie en évitant de lui tirer réellement dessus. Essayez de pêcher avec un vent de travers qui va prendre sur votre soie et la tendre en formant un ventre. Cette dérive arrondie, accompagnée, selon la force du vent, de la reprise de la soie détendue en tricotant doucement, permet une animation suffisante des mouches. Prenez votre temps, n’animez pas, laissez faire la dérive, mais restez bien en contact avec vos imitations. Gardez si possible votre canne dans l’axe de la soie pour éviter de former un angle avec cette dernière. Surveillez la pointe de votre soie et ferrez à la moindre tirée, à la moindre sensation anormale. Ne ferrez pas verticalement, en tirant la canne vers le haut, car, plus le ventre de la soie est prononcé, moins votre ferrage est efficace. Pour être opérant, le ferrage doit se faire, soit avec la main qui tricote la soie, du bout des doigts par une tirée sèche mais non appuyée, soit en mettant un coup de scion, avec la canne tenue horizontalement, à l’opposé de la boucle formée par la soie sur l’eau. Plus la boucle formée sur l’eau est large, plus le ferrage par une tirée sur la soie, canne basse, dans l’axe est efficace. La soie s’appuie sur l’eau et transmet la traction jusqu’aux mouches Le risque de casse est alors minimisé, car en cas de ferrage un peu trop appuyé la soie ripe sur l’eau. Ne relevez pas la canne tout de suite après le ferrage, car avec un ventre de soie important vous perdez le contact avec le poisson en la décollant de l’eau et vous risquez de le décrocher. Gardez le scion au ras de l’eau, voire sous l’eau, le temps de tendre correctement la soie.


    Avec une soie intermédiaire

    La technique décrite ci-dessus n’est plus praticable avec un vent trop soutenu. La dérive devient trop rapide et l’allure des mouches moins naturelle. Vous pouvez alors accrocher votre train de mouches sur une soie plongeante, plutôt une soie intermédiaire lente, qui reste à proximité de la surface et ne descend pas aussi vite que la mouche de pointe. De la même façon qu’en soie flottante, vous pêchez plusieurs niveaux. L’animation est par contre différente mais doit rester lente avec des pauses plus ou moins marquées. La surveillance des touches se fait sur le morceau de soie tendu entre le bout du scion et la surface de l’eau (de 30 à 50 cm). Le ferrage, en prise directe, puisque la soie est bien droite sous l’eau, doit être beaucoup plus prudent, en relevant la canne pour s’opposer à la traction du poisson et faire pénétrer l’hameçon dans sa gueule.


    Avec un booby en pointe en soie flottante ou intermédiaire lente

    Cette technique appelée washing line outre-Manche, soit littéralement “corde à linge”, consiste à attacher un booby en pointe et à suspendre une ou deux nymphes entre lui et la soie. Ces mouches pendent alors sous la surface de façon très naturelle. Certains jours, cette façon de pêcher est redoutable et permet de déjouer la vigilance des poissons difficiles. Dans notre sélection de quatre mouches, nous choisissons le booby oreille de lièvre, assez imitatif, que nous plaçons en pointe et nous le combinons avec la Cruncher, seule ou complétée d’un chironome léger. La soie flottante ou intermédiaire lente permet de présenter les mouches dans un plan plutôt horizontal, à proximité de la surface. Dans cette technique, il convient d’étaler son bas de ligne le plus droit possible. On essaye de ne pas avoir à retendre ce dernier. Si nécessaire, on réalise quelques tractions rapides, dès le poser, pour mettre ses mouches bien en ligne. En soie flottante, les nymphes par leur propre poids font rapidement couler le fil, entre le booby et la soie, qui se soustrait à la vue des poissons. La truite en maraude, qui avait été attirée par l’impact des artificielles, arrive alors sur une ou deux mouches, stabilisées juste sous la surface, qui deviennent pour elle relativement irrésistibles. Elle peut aussi gober le booby, d’autant qu’elle ne détecte pas le fil passé sous la surface. En l’absence de touche, effectuer une longue tirée qui décalera le train de mouches d’environ 1 mètre et fera couler le booby, provoquant des turbulences attractives en surface. Attendez de nouveau. Le booby va remonter et le montage se stabiliser. Soyez vigilant, car les touches sont souvent violentes et peuvent vous arracher la soie des doigts.
    Cette technique peut aussi se pratiquer avec beaucoup de succès avec une mouche sèche et une petite nymphe. Elle présente le double avantage de soutenir la nymphe et de couler le fil de la mouche sèche. La mouche sèche devra simplement être choisie avec une bonne flottabilité, car elle devra rester en surface après de nombreuses immersions et résister à la traction de la nymphe vers le fond.


    Avec un booby en soie intermédiaire rapide à très plongeante

    La technique peut aussi être très efficace avec une soie plus plongeante, en utilisant le même train de mouches. A trois mouches, un chironome léger peut être intercalé entre la Cruncher et la soie. La Cruncher sera placée à proximité du booby pour rester proche de la surface. Des soies plus denses permettent, à l’inverse de la première technique présentée, de continuer à prospecter différentes couches d’eau, du bas vers le haut cette fois. Les mouches ne remontent plus vers la surface sous la traction du pêcheur mais sur celle, beaucoup plus douce, du booby. A l’arrêt, les nymphes restent suspendues entre deux eaux, à la manière des chironomes en phase lente d’émergence. L’animation est lente.


    Les bas de ligne

    Ils sont classiques. En soie flottante et intermédiaire lente, on peut placer un polyleader intermédiaire en bout de soie ou un bas de ligne à nœuds dégressif constitué, par exemple, de trois brins de 40 cm de 45, 35, 25 centièmes ou cinq brins de 30 cm de 45, 40, 35, 30, 25 centièmes. Ce porte-pointe est terminé d’une boucle. La longueur de la pointe varie selon le nombre de mouches. Avec une seule mouche, prévoir environ 1,50 m de fil ou un peu plus si vous pouvez le lancer, car les poissons peuvent se tenir assez profondément. Avec deux mouches, placer une première mouche sur une potence d’environ 20 cm entre 90 cm et 1,20 m de la boucle du porte-pointe, et une seconde entre 1,20 m et 2 m. A trois mouches, la distance entre les deux mouches de potence s’élève à environ 90 cm à 1,20 m. La mouche de pointe est placée entre 1,20 et 1,50 m de la seconde mouche de potence. Ces longueurs sont une base de départ. En pêche en soie flottante, avec une mouche lourde en pointe, vous pouvez être amené à allonger le brin entre la boucle du porte-pointe et la première mouche pour prospecter en profondeur. En washing line, vous pouvez, par exemple, avoir intérêt à réduire l’ensemble pour mieux étaler votre train de mouches avec un léger vent de face. En soie plongeante ou intermédiaire rapide, vous pouvez raccorder votre pointe directement à la boucle de la soie, et l’allonger ou la raccourcir selon que l’eau est sale ou claire, ou selon les difficultés du lancer. En tout cas, retenez que, si vous avez des difficultés pour lancer, vous devez réduire le nombre de mouches, puis réduire la longueur entre la première mouche et la soie ou la longueur entre les deux mouches. Quelques dizaines de centimètres en trop compliquent parfois énormément le lancer. Par eau claire, préférez supprimer une mouche que trop rapprocher deux mouches, dont la proximité alerterait les poissons. Même en maîtrisant bien le lancer, on ne pêche à trois mouches correctement qu’avec le vent dans le dos ou de travers (si possible de gauche à droite si l’on est droitier), avec un recul arrière assez dégagé. Si le vent est fort, l’exercice se complique. Il vaut bien mieux réduire le nombre de mouches et pêcher que de démêler continuellement son bas de ligne ou, pire, pêcher avec un bas de ligne emmêlé. N’essayez pas non plus de pêcher trop loin. Souvent, vous pourrez étaler très correctement votre bas de ligne à 15 ou 20 m et vous le poserez en paquet et l’emmêlerez en essayant d’atteindre une plus grande distance. Pensez aussi à ouvrir la boucle de votre soie lorsque vous pêchez à plusieurs mouches. Ce type de lancer est nettement plus efficace en bateau avec le vent dans le dos.
    Pour la pêche sous la surface en washing line ou plus profondément avec le booby, vous pouvez monter votre bas de ligne en nylon. Pour le washing line, il tirera moins les mouches vers le fond qu’un fil en fluorocarbone. Pour les pêches où les mouches doivent couler, le fluorocarbone est préférable. En pêche avec des soies plongeantes, le bas de ligne doit être plus solide qu’avec une soie flottante. Vous pêcherez en 18 à 20 centièmes, alors qu’avec une soie flottante vous pourrez descendre en 16 centièmes, voire moins, à condition de ne pas avoir la main lourde au ferrage.

  • Nouvelle équipe et nouveau départ pour l’association Anper TOS

    Nouvelle équipe et nouveau départ pour l’association Anper TOS

    Fondée en 1958, reconnue d’utilité publique, l’association initialement intitulée Truite Ombre Saumon (TOS) fut durant très longtemps l’une des seules a défendre les cours d’eau français. Après une période de restructuration et de recherche de membres motivés pour reprendre le flambeau, Anper Tos se jette à nouveau dans la bataille de la défense de l’eau. Un nouveau bureau a été élu cet été. Lucien Drouot en est le nouveau président national. Le principe des antennes régionales est reconduit.

    Les actions de TOS à continuer et à développer sont les suivantes : – l’action contentieuse. La veille et les premières mesures sont assurées par les délégations régionales suivant le guide procédural. La décision d’ester en justice est prise par le président après avis de la commission juridique. – L’action de réflexion politique : une politique nationale et une ligne de conduite TOS doit être définie et appliquée dans les différentes instances locales et nationales où nous siégeons – L’action de développement : pour promouvoir l’image de TOS et développer son importance et son influence – L’édition de bulletins d’information et de documentation Il est décidé de fonctionner pour le moment en deux commissions : 1- Une commission Juridique, Pollution et Nuisances. Son rôle est d’assurer la veille juridique, la rédaction et la mise à jour des guides juridiques, d’analyser les dossiers précontentieux, de suivre les dossiers contentieux. Ces membres sont : François Grebot, Thierry Valet, Jacques Gerbod, Claude Champredon. Le président en sera membre de droit. 2- Une commission Animation et Développement. Son rôle sera de faire connaître TOS, d’organiser la communication, de coordonner les délégations régionales. Ces membres sont Christel Bulthé, Frédéric Serre, Claude Varenne-Paquet, Josselin de Lespinay.


    Renseignements :

    Association Nationale Pour la protection des Eaux et des Rivières TOS Le site Internet étant en cours de (re)construction, voici les coordonnées téléphoniques du Vice Président, François Grebot.
    Tél. : 04 73 92 51 82.
    Fax : 04 73 25 05 13.

  • Technique lancer : le contrôle des dérives à la cuiller

    La pêche de la truite à la micro-cuiller, à l’aide d’un lancer ultraléger, permet toujours de prendre de belles truites sauvages. Contrairement aux apparences, la récupération des cuillers peut être beaucoup plus active qu’on ne l’imagine. Accélérer la traverser d’une veine de courant, ralentir la récupération, décaler les axes, sont autant d’astuces pour déclencher les attaques.

    Par Alain Foulon

    Si la pêche aux leurres connaît un engouement certain auprès des pêcheurs actuels, elle le doit essentiellement à l’avènement des poissons nageurs modernes. Principalement issus du Japon, ils sont, il est vrai, très performants et relativement faciles à animer. Pour autant, la cuiller tournante conserve la même efficacité sur tous les types de cours d’eau, plus particulièrement quand il s’agit de prospecter une rivière rapide. Même si certains pêcheurs continuent à penser que son emploi est d’une simplicité enfantine, il n’en demeure pas moins que cette technique est beaucoup plus subtile qu’il n’y paraît et demande une connaissance approfondie de certains paramètres. En effet, ramener correctement une cuiller tournante n’est peut-être pas aussi facile que l’on voudrait bien le croire. Certains esprits chagrins continuent à critiquer cette pêche même si elle est pratiquée depuis plusieurs décennies en France, plus particulièrement par les pêcheurs de truites, avec un plaisir sans cesse renouvelé. Ainsi, j’entends toujours les mêmes remarques désobligeantes au bord de l’eau ou à l’occasion des salons. Ses plus grands détracteurs sont généralement des personnes pensant connaître cette technique ou l’ayant pratiquée durant leur jeunesse puis délaissée au profit d’une technique plus noble. Les principaux griefs formulés contre la cuiller sont souvent infondés et davantage issus de l’héritage laissé par des praticiens peu scrupuleux qui n’ont pas eu la sagesse de limiter leurs prises à une époque où les prélèvements étaient faits sans aucune retenue. Durant ces années, les pêcheurs pratiquant la mouche fouettée ou celle aux appâts naturels se comportaient de la même manière ; l’apparente facilité d’emploi de cette pêche et l’extrême efficacité du lancer léger mirent néanmoins en émoi le petit monde halieutique qui crut sincèrement que ce mode de pêche allait « vider les rivières de leurs poissons ». Aujourd’hui, il devient plus difficile de prendre quelques poissons. La diminution de certaines populations et l’atteinte des milieux aquatiques rendent la pratique de notre sport plus compliquée et impliquent une meilleure maîtrise technique de la part du praticien. Le contrôle et la qualité des dérives sont incontestablement les clefs de la réussite. En effet, récupérer une cuiller ne consiste pas obligatoirement à lui faire décrire une trajectoire linéaire entre un point A et un point B. Si ce mode de pêche peut convenir à des poissons particulièrement agressifs ou des truites surdensitaires – on pourrait d’ailleurs le comparer à une prospection au moyen d’un crankbait – il convient d’aborder cette technique avec davantage de pragmatisme et de recul.
    Il existe en fait plusieurs manières d’animer une cuiller et de contrôler sa trajectoire. Le choix du mode de récupération dépendra bien évidemment de l’humeur des poissons, de la saison mais également du profil de la rivière. On pourrait en retenir trois principales, bien que ce nombre ne soit pas exhaustif.


    Les dérives naturelles lors d’une prospection « down stream »

    Dans ce cas de figure, il s’agit de propulser votre cuiller vers l’amont et de la récupérer de manière à lui faire suivre une veine d’eau pouvant abriter des poissons. La problématique réside dans la difficulté à maintenir la bonne rotation de la palette malgré les turbulences du courant et les nombreuses contraintes provoquées par l’élément liquide. Votre récupération doit être légèrement plus rapide que la vitesse des flots afin de permettre au leurre de tourner sans interruption. D’apparence facile, ce mode de prospection nécessite beaucoup de concentration, plus particulièrement quand il faut employer un modèle de cuiller ultra-léger. En règle générale, les pêcheurs néophytes ne parviennent pas à « sentir » les vibrations de leur leurre qui n’est pas récupéré à la bonne vitesse. Si ce dernier est ramené trop rapidement, il aura tendance à monter en surface et à devenir totalement inopérant. Dans le cas inverse, la cuiller sera entraînée par le courant et cessera d’émettre toute vibration. Un bon pêcheur au lancer doit donc mémoriser des séquences lui indiquant que son leurre est véritablement opérant. Jouant sur la vitesse de récupération de son moulinet et l’inclinaison de sa canne à lancer, il devra rester concentré sur la « dérive active » de son leurre. Il est toujours très impressionnant de suivre la « trajectoire utile » d’une cuiller qui suit une veine d’eau avec la plus grande fluidité. Elle donne l’impression d’être « sur un rail » en épousant les moindres contours des obstacles caressés par les flots.
    Dans une autre perspective, vous constaterez également que son cheminement sur le plan horizontal n’est pas rectiligne mais épouse la topographie du fond. Pour parvenir à ce résultat, il est indispensable de jouer sur le poids de la cuiller et la vitesse de récupération afin de trouver le juste équilibre. Vous l’aurez compris, ce type de trajectoire est indispensable quand les poissons sont méfiants et refusent d’intercepter un leurre traversant consécutivement plusieurs veines d’eau.


    Les dérives naturelles lors d’une prospection en travers

    A priori, on pourrait penser que ce type de dérive est semblable à la précédente. En fait, la présence de plusieurs veines d’eau entre la trajectoire devant être suivie par votre leurre et la pointe du scion complique sensiblement la tâche. Un peu comme un bas de ligne subissant la pression irrégulière de nombreux courants et provoquant le draguage de la mouche artificielle, la cuiller peut être entraînée et sortir subitement de la dérive naturelle que vous souhaitiez prospecter. En effet, la bannière, en raison de sa longueur, est particulièrement sensible à la pression de l’eau quand elle est presque totalement immergée. Il est donc importantde relever la pointe du scion afin de soustraire la ligne à la force des flots. Ce travail canne haute doit également être associé à un léger mouvement d’accompagnement, similaire au geste exécuté par les pêcheurs aux appâts naturels. Il est effectivement important de maintenir la cuiller dans la bonne veine d’eau. En jouant sur l’inclinaison de la canne à lancer, sur la vitesse de récupération au moulinet – on mouline beaucoup moins vite car la pression du courant exercée sur un leurre légèrement de biais par rapport à l’axe du courant autorise un meilleur maintien de la cuiller – et le maintien d’une bannière légèrement « détendue », il est possible de ralentir la dérive et de pêcher beaucoup plus creux.
    Faites-en l’expérience et vous serez convaincu du bien fondé de cette approche. La conduite de votre leurre devient alors extrêmement technique et n’a plus rien à envier aux autres modes de pêche. Cette maîtrise gestuelle est un mode opératoire pratiqué par les pêcheurs les plus aguerris ; c’est aussi un moyen simple de différencier le niveau technique des uns et des autres !

    Le dernier type de dérive correspond aux trajectoires « up stream » d’une cuiller entraînée par le courant

    Tout le monde connaît la formation du fameux arc de cercle de la ligne en fin de récupération. Si ce mouvement déclenche souvent l’attaque d’une truite surdensitaire, il convient de rester plus prudent avec ce type de trajectoire quand il s’agit de tromper la méfiance d’un poisson sauvage ou posté en « pleine eau ». En raison de la position parfaitement visible du pêcheur, il est souvent nécessaire d’attaquer les postes de plus loin. En effectuant un lancer trois-quarts aval, il est en revanche possible de prospecter de nombreux postes de chasse ou de repos entre le point d’impact du leurre et le prolongement exact du pêcheur. Ainsi, vous pourrez aisément jouer sur l’inclinaison de votre canne pour permettre à votre leurre de slalomer entre les différents obstacles présents dans le lit de la rivière. N’hésitez pas à modifier l’inclinaison de votre canne à lancer et à adapter la vitesse de récupération de votre moulinet. Dans certains cas, il est même nécessaire de démouliner pour maintenir une pression suffisante sur votre cuiller tournante. Le pêcheur dispose également de toute la longueur de son bras pour prolonger son mouvement et compenser ainsi les écarts de vitesse du leurre directement soumis à la force du courant et aux variations des différentes veines d’eau. Dans les cas extrêmes, il est également possible de maintenir une cuiller, devant un poste et en équilibre instable ou de l’accompagner en la laissant descendre une veine d’eau profonde. En employant ces différentes techniques, le pêcheur au lancer augmente naturellement ses chances de capture. Mais au-delà de l’efficacité, je vois davantage un moyen de prouver aux autres pêcheurs que la pêche à la cuiller tournante est beaucoup plus subtile et technique qu’on ne le pense !

  • Autopsie d’une truite, le Dessoubre à l’honneur !

    Autopsie d’une truite, le Dessoubre à l’honneur !

    Sorti au printemps, Autopsie d’une truite est un roman qui se déroule dans la vallée bien connue du Dessoubre. La nature foisonnante du haut Doubs constitue le décor d’une enquête étonnante, qui est aussi l’histoire d’un retour aux sources.
    Ce jour-là, Séverin Ménigoz, guide international de pêche à la mouche n’aurait jamais dû faire un détour par le Dessoubre, rivière sauvage nichée au fond de sa vallée du haut Doubs.  Séverin n’aurait jamais dû s’arrêter au bord de la rivière, sa rivière, qu’il n’avait pas revue depuis plus de vingt ans. Parce que là, au virage des Carrières, l’attendait la plus grosse truite jamais rencontrée au cours de sa vie.  Et surtout, Séverin n’aurait jamais dû insister, des semaines, pour attraper cette truite, car ce qu’il trouva dans son estomac allait bouleverser le cours de sa vie.  Mais on ne revient pas impunément “rebouiller” la vallée de sa jeunesse, d’où l’on a été banni à jamais…

    Philippe Koeberlé est bisontin, médecin-anesthésiste au CHU de Besançon, passionné de pêche à la mouche et de nature, il signe là son premier roman dans la collection “polar & nature”. Nicolas Robert, né à Besançon, est scénariste pour le cinéma et la télévision. Il est également l’auteur de “Une petite Colombe Noire”, un polar paru en 2010, qui rencontre un franc succès.

    Au-delà de l’intrigue, passionnante, du style précis, et d’un scénario bien ficelé, Autopsie d’une truite trahit une très bonne observation des gens de la vallée, que visiblement les auteurs connaissent bien, avec leurs bons et leurs mauvais cotés. Ceux qui connaissent la vallée du Dessoubre reconnaîtront la vallée jusque dans ses moindres recoins. Si vous voulez passer un bon moment de lecture sur fond de pêche à la mouche, n’hésitez surtout pas !

    Autopsie d’une truite est disponible sur notre site.

  • La Fédération de pêche créée deux nouveaux réservoirs dans  le département de la Loire

    La Fédération de pêche créée deux nouveaux réservoirs dans le département de la Loire

    En 2010 la Fédération de Pêche de la Loire a réalisé une étude stratégique sur le développement du tourisme pêche dans son département. En 2011, elle entame la phase opérationnelle en mettant en place un certain nombre de produits pêche. Ainsi, deux réservoirs destinés à la pêche des salmonidés à la mouche vont être créés au nord et au sud du département. Le premier ouvre cet automne à Usson-en-Forez, dans la pointe sud-ouest du département, à 50 km à l’ouest de St-Etienne, sur un petit plan d’eau communal alimenté par un ruisseau de première catégorie. Le plan d’eau, d’un peu plus de deux hectares, était autrefois traversé par le ru. Il a subi des aménagements importants et le ruisseau le contourne désormais, ce qui minimise l’impact qu’il subissait. Il a obtenu en outre le statut de pisciculture à but de valorisation touristique, ce qui permet d’allonger sa période d’ouverture.

    Après une gestion expérimentale de type réservoir sur les derniers mois des années 2008, 2009 et 2010, il a été décidé d’allonger de façon conséquente la période réservée à la pêche à la mouche et d’empoissonner de façon beaucoup plus régulière le plan d’eau. Une convention a été récemment signée entre la Fédération de Pêche de la Loire, l’AAPPMA « La Truite du Haut-Forez » et la commune d’Usson-en-Forez pour sa gestion. Ses berges sont parfaitement entretenues et propices à la pratique de la pêche à la mouche. Le site comporte un parking et des sanitaires publics, et il est possible de se restaurer à proximité immédiate, sans replier ses cannes, dans un restaurant qui jouxte le plan d’eau ou de monter dans le village pour trouver d’autres restaurants.
    Le plan d’eau ouvrira dorénavant pour la pêche à la mouche du 4e samedi de septembre au 3e vendredi de mai inclus, moyennant l’acquisition d’un « ticket journalier mouche », en plus de la carte de pêche (la Fédération de pêche de la Loire adhère au Club halieutique interdépartemental).
    Le ticket journalier à 20 euros pour les adultes permet de garder deux truites par journée de pêche. Un tarif préférentiel à 5 euros est proposé aux enfants de 10 à 16 ans accompagnés d’un adulte pêcheur. Ils ne peuvent pour leur part garder qu’un seul poisson.

    Renseignements :
    Pour plus d’information sur les tarifs, le règlement intérieur, la localisation, etc. et sur l’ouverture d’un second réservoir qui devrait suivre sur la commune de Noirétable, n’hésitez pas à consulter le site Internet de la Fédération de pêche de la Loire www.federationpeche42.fr ou à téléphoner au 04 77 02 20 00.

  • Les gars du Béarn !

    Les gars du Béarn !

    « What else ? » Comme disent les buveurs d’expresso… »Quoi d’autre » comme on dit en français de France et de Navarre ! Et justement, pas loin de la Navarre, il y a le Béarn et dans le Béarn, il y a de sacré pêcheurs !!! Allez voir leur site, il vaut le détour, ils sont jeunes et plein d’entrain, ils font des vidéos de première qualité ! Vous ne serez pas déçus !