Étiquette : Shimano

  • Shimano Zodias, et moi et moi et moi !

    Shimano Zodias, et moi et moi et moi !

    Propriétaire d’une canne casting Shimano Zodias 166 M depuis hier, quelle ne fut pas ma surprise de voir que la notice d’utilisation était imprimée uniquement en chinois et en japonais. Evidemment le produit vient de Chine, ce qui ne surprend personne pour une canne à un peu moins de 200 euros, par ailleurs plutôt bien finie et dotée d’un blank Hi Power X à la fois léger, résonant et réactif. A ce prix, on est plus dans le bas de gamme et on est en droit d’attendre un blank correct et une finition, pas exceptionnelle mais convenable. Quant à la notice, elle est inutile pour une canne monobrin puisque la seule chose à faire est de dévisser ou de visser la virole du porte-moulinet. C’est vraiment gaspiller du papier en format A2 pour rien !

  • Ne pas confondre le Mouching et le Mooching !

    Ne pas confondre le Mouching et le Mooching !

    Un peu d’anglais ne fait pas de mal aux pêcheurs français… Vous connaissiez sans doute le blog du Mouching mais certainement pas la pêche au Mooching ! Et pourtant les deux géants japonais du moulinet Shimano et Daïwa sortent tous deux depuis longtemps des moulinets pour la pêche au mooching et ils ressemblent beaucoup à des moulinets de mouching (entendez par là de pêche à la mouche). Et bien non, ça ressemble mais c’est tout car dans la langue de Shakespeare le verbe to mooch veut dire traîner. Eh oui, il s’agit donc de pêche à la traine. That’s it !

  • Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un géant… aux pieds d’argile

    Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un géant… aux pieds d’argile

    La gamme de cannes Shimano Yasei a été imaginée pour répondre aux besoins des pêcheurs européens. Ce modèle Speed Jigging s’avère très intéressant sur le papier, mais en pratique, il en va tout autrement. Explications…

    A sa sortie il y a deux ans, la gamme Yasei (il y a les rouges et les blanches) a été plutôt bien accueillie par les pêcheurs français, notamment avec les modèles pour la pêche à la verticale. Sur cet élan, j’ai fait l’acquisition d’un autre modèle de la gamme, un peu plus long (2,15 m au lieu de 1,85 m), plus polyvalent pour la pêche au plomb palette, au jig métallique, ou en linéaire aux leurres souples. Le nom de cette Speed Jigging ne laisse aucun doute au sujet de son utilisation. La fibre de cette canne n’est pas nouvelle (HPC 100 et Biofibre Shimano) car elle nous rappelle immanquablement la série Speed Master sortie il y a une dizaine d’années. Pour les pêches aux animations virulentes comme le plomb palette, une fibre peu raisonnante (cas des Yasei) est un avantage, car les carnassiers ressentent les vibrations du carbone via la tresse. En pratique donc, la fibre et l’action typée de pointe sont efficaces.

    Mais on ne peut pas en dire autant de “l’accastillage” qui équipe cette canne. Avec son arceau de renfort supérieur, l’anneau de tête favorise les bouclages de la tresse avec la formation d’une demi-clef bien pénible à enlever. La pêche en jigging rapide canne haute favorise grandement ce genre de problème. Premier petit détail raté. Autre erreur, le choix d’un anneau de départ de petit diamètre, situé à seulement 53 cm du moulinet. Cette pêche ne se pratique pas qu’à l’aplomb d’une embarcation, bien au contraire. Le lancer n’est donc pas le point fort de cette canne qui peine vraiment à envoyer un leurre de 15 g à une distance moyenne. Dommage. Je passe sur l’enjoliveur de bague de serrage du moulinet, qui était décollé à la réception de la canne. Le porte-moulinet n’est pas d’un grand confort et le liège d’une qualité bien banale. Autre détail agaçant, Shimano indique qu’il est possible d’équilibrer la canne en plaçant dans le talon une masselotte prévue à cet effet. Très bonne idée, surtout avec les moulinets actuels, légers comme des plumes, mais bon courage pour trouver la masselotte en question, que je n’ai pu voir qu’en photo… Certes, cette Yasei est proposée à un prix public constaté aux alentours de 130 euros, ce qui n’est pas excessif, mais d’autant plus dommage qu’il ne coûtait pas plus cher de l’équiper avec des éléments plus adaptés… Shimano reste un géant du vélo, du moulinet, mais avec cette canne, le géant nippon déçoit.

  • Du nouveau chez Shimano

    Du nouveau chez Shimano

    Quelle bonne nouvelle que l’arrivée de ce Calcutta D, version moins onéreuse que la version DC (dotée du “digital control”). La qualité de fabrication impressionne avec son bâti monobloc en aluminium. L’étoile de frein “petit format”, très efficace et facile à actionner, passe de l’autre côté de la manivelle. Le poids (265 g pour le modèle 200) comme l’encombrement sont particulièrement contenus. Le modèle 100 tient dans le creux de la main ! Il rivalise donc avec les modèles low profil de la marque. Avec la généralisation en France de la pêche avec aux leurres pour le brochet, le Calcutta D a de beaux jours devant lui !

    Prix conseillé : 319 euros pour le modèle 200.

    Nouvelle venue en France, mais pas aux Etats-Unis ou en Australie, la série Sustain bénéficie des dernières innovations Shimano. Il s’agit d’un produit de moyenne gamme de la marque, éprouvé pour une utilisation en mer. Deux tailles disponibles : 2500 (240 g) et 4000 (280 g).

    Prix conseillés : 342 et 396 euros.

    La gamme de cannes Biomaster Spin comprend sept modèles de 190 à 246 cm, destinés à des pêches particulières et variées, comme cette 2,15 m de puissance 1 à 4 g créée pour le rock fishing, ou cette 2,15 m pour la mer, de puissance 15-50 g.

    Prix conseillés : 168 à 198 euros.


    Renseignements :
    [email protected]

  • Tout sur le moulinet casting Shimano Chronarch 201 E

    Tout sur le moulinet casting Shimano Chronarch 201 E

    Digne héritier du Chronarch D, un des moulinets casting à bas profil les plus vendus au monde et réputé pour sa fiabilité, le Chronarch E de la marque Shimano est arrivé sur le marché en 2012.

    Par Philippe Collet

    Pour le marché français, le Chronarch E est décliné en deux modèles extérieurement identiques mais aux ratios différents. Le 201 E7 au ratio de 7.0 : 1 (7 tours de bobine pour un tour de manivelle) qui existait déjà sur le modèle précédent et le 201 E5 au nouveau ratio de 5.5 : 1 pour lequel la récupération est plus lente. Plus l’on compte de tours de bobine au tour de manivelle et plus l’on a de centimètres de fil rembobiné au tour de manivelle. Le Chronarch propose des ratios qui encadrent ceux de 6 à 6.5 : 1 les plus communs sur le marché. Le 1 de 201 signifie que la manivelle est à gauche, donc à la bonne place pour nous pêcheurs français.
    Le Chronarch de ratio 5.5 : 1 est réputé pour la pêche au crankbait car en tournant naturellement la manivelle, vous ramenez moins vite qu’avec les autres moulinets et animez mieux votre leurre. Les puristes qui possèdent une canne dédiée à chaque usage et le budget nécessaire craquent pour ce Chronarch de petit ratio pour la pêche au cranckbait.
    Le Chronarch de ratio 7.0 : 1 qui rembobine plus de fil permet de pratiquer les techniques plus rapides et surtout de reprendre plus vite contact avec son leurre lors des animations ou quand un poisson revient vers soi.
    J’ai personnellement opté pour le moulinet à ratio rapide qui est photographié ici en me disant « qui peut le plus peut le moins ». Je préfère en effet m’obliger à mouliner lentement pour certaines pêches mais garder de la vitesse de rembobinage en cas de besoin. Il ne faut toutefois pas se faire d’illusions, le plus rapide des moulinets casting ne ramènera jamais autant qu’un moulinet spinning (moulinet à tambour fixe) de bon ratio possédant en plus un gros diamètre de bobine.


    Un peu de calcul pour y voir plus clair

    Un Chronarch de ratio 7.0 : 1 très bien rempli, voire trop bien rempli, possède un diamètre d’enroulement des dernières spires de 3,2 cm pour un diamètre maximal de bobine de 3,3 cm (j’ai sorti le pied à coulisse !) Avec un tel moulinet, on ramène 7 fois le périmètre de la spire à chaque tour de manivelle. – Petit rappel de maths, le périmètre d’un cercle est égal au diamètre multiplié par Pi. On ramène donc 3,2 cm fois 3,1416 fois 7 soit 70 cm environ pour un tour de manivelle. Lorsqu’on a lancé loin, la bobine est à moitié vide et le diamètre des spires ne fait plus que 2,4 cm. On ne ramène plus que 52 cm au tour de manivelle. On se situe alors au ratio du Chronarch 5.5 : 1 plein ! Pour ce dernier moulinet le ratio tombe à 38 cm lorsque sa bobine est à moitié vide. On peut donc raisonnablement donner une moyenne de ramené de 60 cm au tour de manivelle pour le 7.0 : 1 et 43 cm pour le 5.5 : 1. Shimano n’annonce pas les ratios en cm au tour de manivelle de ses moulinets et si vous effectuez la comparaison avec d’autres marques, méfiez-vous des chiffres annoncés par certains fabricants souvent calculés pour une bobine extra-pleine. Faites donc vous-même vos petits calculs après avoir mesuré le diamètre de la bobine.
    Le Chronarch pèse 217 grammes, et comprend sept roulements qui garantissent la fluidité de son fonctionnement. Ce moulinet permet de longs lancers et c’est une de ses nombreuses qualités. On est surpris par les distances atteintes et la facilité d’utilisation, même si on n’est pas un expert du casting et que les réglages d’anti emballement de la bobine sont activés. Cela semble lié à la rigidité du bâti, à la qualité et à la disposition des roulements et à la légèreté de la bobine baptisée Magnumlite qui possède moins d’inertie de départ et nécessite moins de freinage pour éviter les perruques.

    Les deux systèmes anti-perruques

    Sur ce moulinet, il existe deux systèmes de contrôle des perruques que l’on retrouve sur la plupart des moulinets de la marque Shimano : le système VBS et le bouton de commande de friction de lancer. Il peut se produire des perruques à deux moments sur le lancer : au début lors de l’accélération brusque de la bobine et à la fin lors de sa décélération brusque quand le leurre touche l’eau.
    Chacun de ces moments est contrôlé par un frein spécifique. Pour les perruques de début de lancer, c’est le système VBS (Variable Brake System ou système de frein variable) qui entre en action. Il est caché sous le carter droit du moulinet (pour les modèles 201) qu’il convient d’ouvrir en soulevant le loquet et en le tournant d’un huitième de tour. On a alors accès au système de freinage qui se situe sur le flanc de la bobine. Il est constitué de 6 petites masselottes que l’on peut activer en les poussant vers l’extérieur ou désactiver en les poussant vers l’axe. Pour ce faire, les petites masselottes sont retenues par deux crans. Lorsqu’on dépasse le cran extérieur, la masselotte est libre et peut être retirée. Il ne faut pas aller jusque-là, au risque de la perdre. Pas d’inquiétude toutefois, le moulinet est livré avec des masselottes de rechange dans un petit sachet. Avec les 6 masselottes, il est possible de le régler sur 7 niveaux, de pas bridé à très bridé pour un usage débutant ou en cas de vent fort par exemple. Il est toutefois recommandé d’activer ou désactiver les masselottes par paire pour un meilleur équilibre de la bobine, ce qui nous laisse 4 réglages possibles. Ce freinage de bobine fonctionne avec la force centrifuge. Au départ du lancer, les masselottes activées sont poussées vers l’extérieur et vont frotter sur le bord d’un carter circulaire. Dès que la bobine ralentit, la pression exercée par les masselottes diminue pour la laisser tourner librement. Entre alors en ligne de compte le second frein anti perruque réglé lui grâce à une molette située de l’autre côté du moulinet, sous l’étoile de réglage du frein. Cette molette, située sur l’axe de la bobine, exerce une pression directe sur ce dernier par frottement. Elle peut être désactivée en la dévissant ou durcie en revissant dans l’autre sens. De cette façon, on peut régler son moulinet pour que la bobine cesse de tourner dès l’impact du leurre sur l’eau. Les lancers seront plus courts et moins fluides, mais les perruques inexistantes.

    Prix conseillé : 239 €.

  • Street fisherman, le pêcheur urbain

    Street fisherman, le pêcheur urbain

    Le Street fishing est partout. Dans la presse halieutique et dans la presse généraliste, on présente ce mouvement comme LE nouveau phénomène de la pêche hexagonale. Le but avoué des passionnés qui en sont à l’origine, c’est d’ouvrir leur passion au plus grand nombre et de dépoussiérer un peu un milieu souffrant souvent d’une image quelque peu vieillotte. L’idée, c’est d’amener la pêche au plus près du public et des trois quarts des Français habitant aujourd’hui en zone urbaine. Il semble clair que c’est sur ce nouveau territoire que la pêche soit le plus à même de séduire de nouveaux pratiquants. Un pari en passe d’être réussi…

    Par Samuel Delziani

    Dans l’imaginaire collectif, le pêcheur est un personnage débonnaire, souvent ventripotent, amoureux de sa solitude, à la limite de la misanthropie, qui fuit dans des coins reculés et bucoliques les hommes en général, et sa femme en particulier. Cette image d’Epinal a la vie dure, mais ses jours sont désormais comptés. Un phénomène nouveau, dont Pêches sportives fut l’un des premiers médias à se faire l’écho, s’emploie à casser ces préjugés et lieux communs. Il s’agit du Street fishing. Alors que le pêcheur d’antan se retirait du monde dans sa thébaïde halieutique, le street fisherman pêche au milieu de la cité et de ses habitants. Il est devenu en quelque sorte un ambassadeur de la pêche auprès de ces urbains qui, bien souvent, ne demandent qu’à découvrir cet étrange loisir qui consiste à chercher son poisson ailleurs que sur les étals des supermarchés et pas seulement pour s’en nourrir ! Le badaud s’étonne et régulièrement vient à la rencontre de ce « fou » qui pêche en pleine ville. Le dialogue qui s’amorce alors peut paraître parfois surréaliste, tant les habitants des grandes agglomérations sont ignorants de la richesse du milieu dans lequel ils habitent. C’est l’occasion d’échanger avec des gens très différents et de démontrer que la nature a encore quelques droits dans ce lieu qui, a priori, en est sa négation. Et ça marche ! La meilleure preuve : effectuez une recherche sur Google ou Yahoo et vous tomberez sur des centaines de pages qui s’y intéressent. La pêche qui devient tendance, c’est probablement le plus beau tour de force des streetfishers.
    Alors certes, les plus grincheux diront que ce n’est que du marketing, que la pêche en ville a toujours existé et qu’une casquette de travers ne fait pas une nouveauté… Mais ce serait oublier que le milieu de la pêche et les associations qui la gèrent se meurent en partie à cause de leurs ornières mentales et de leur conservatisme. Le street fishing est surtout un état d’esprit décontracté et un désir d’ouvrir les joies de la pêche au plus grand nombre. Le look sportswear et l’équipement simple – une canne et un leurre monté suffisent – collent parfaitement à la vie du citadin. Et puis, sans mauvais jeu de mots, il ne faut pas se leurrer : si on désire enrayer la lente diminution des ventes de cartes de pêche, il faut bien aller appâter les clients là où ils se trouvent, c’est-à-dire en ville ! En effet, la densité de population qui entoure les coins de pêche permet une exposition importante et, de ce premier contact avec ce nouveau loisir, ils seront sûrement nombreux à dépasser les faubourgs et à partir à la découverte des cours d’eau plus sauvages qui serpentent aux quatre coins de l’Hexagone.
    Certes, le pêcheur de rue n’a peut-être pas la noblesse du moucheur en pantalon de flanelle et canne en bambou refendu (d’ailleurs, où sont-ils partis pêcher, on ne les voit plus), mais il a le mérite de présenter sa passion au plus grand nombre, démontrant ainsi que les villes disposent d’une biodiversité qu’il faut aussi respecter et protéger. Lapédagogie est au centre de la démarche. De plus, c’est l’occasion de pêcher dans des lieux complètement insolites et qui, à eux seuls, valent le déplacement. Le temps s’arrête lorsqu’on fait le coup du soir sur le quai au pied de La Tour d’Argent, juste en face de la cathédrale Notre- Dame, en plein coeur du Paris historique et touristique. Sur toute la planète, il est possible de pêcher en milieu urbain. Par exemple, une mégalopole comme New York compte une multitude de spots. En tous les cas, que ce phénomène passionne, irrite ou indiffère, nous pouvons tous nous réjouir qu’il se passe enfin quelque chose de neuf pour attirer à la pêche de nouvelles catégories de la population et pour essayer de trouver un moyen de communiquer cette passion aux jeunes. Alors si, pour ça, il faut abandonner le waders pour le jean baggy, pourquoi pas ? Car c’est bien là l’avenir de la pêche.

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    Quelles techniques et quel matériel pour la pêche en milieu urbain ?

    D’une manière générale, la pêche en milieu urbain n’est pas différente de la pêche des carnassiers depuis le bord, où qu’elle soit pratiquée. A ceci près que, s’il vous arrive de prendre le bus, le métro ou le vélo pour aller tremper du fil, une canne multibrins est bien pratique. Shimano et Prologic en proposent et nous savons que de plus en plus de fabricants se penchent sur le problème. Concernant les techniques, il vous faudra tout d’abord évaluer les densités majoritaires par espèce. La plupart des villes sont riches en perches mais pauvres en brochets (pas de frayères). Le sandre est souvent présent et sa pêche demande de pouvoir côtoyer le fond du cours d’eau sans y perdre tout son stock de leurres souples à chaque fois. Pour cela, un montage avec un hameçon texan est bien pratique car il limite nettement les accrochages. Les rives des villes étant le plus souvent bien rectilignes, les postes à carnassiers se situent rarement le long d’une berge de X km droite comme un I, où ils sont très difficiles à déceler (cherchez les herbiers si l’eau est claire). Les postes types se concentrent donc là où le courant est amorti. Ils sont très faciles à trouver : pointes aval des îles, derrière les piles de ponts, l’entrée et la sortie des écluses, etc. Dernier détail très important : portez toujours une grande attention aux passants, rollers et vélos lors des lancers, car le danger est bien réel. Trop d’accidents peuvent déboucher assez vite sur une interdiction. Vive les hameçons texans !

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    AFCPL, l’intuition juste

    L’Association française des compétiteurs de pêche au leurre (AFCPL) a été créée en 2004 par quelques aficionados de ce type de pêche. Leur idée première est d’organiser des compétitions. A présent, c’est un véritable circuit national : l’AFCPL Street fishing Tour. Mais l’ambition, dès le début, est également de « développer, vulgariser et médiatiser », selon leurs propres termes, une pêche responsable et moderne. C’est dans cette optique que cette association a eu la bonne idée de promouvoir le Street fishing, ainsi qu’une compétition qui lui est propre. Grâce à l’appui d’un certain nombre de partenaires, l’association mène de nombreuses actions pour promouvoir sa vision de la pêche. Le Street fishing est pour eux un moyen d’ouvrir leur monde, notamment vers les jeunes, en adoptant un certain nombre de leurs codes. Vu l’écho du phénomène, on peut dire que l’intuition était bonne.

  • Street Fishing de Lyon : Jean-Michel Marcon domine chez les gones

    Street Fishing de Lyon : Jean-Michel Marcon domine chez les gones

    Le dernier des quatorze opens de street fishing de l’AFCPL
    2011 s’est disputé sur le Rhône avec 50 concurrents dans le cœur de la cité des
    Gones. Cette étape restera mémorable avec un record de 397 poissons maillés
    capturés. Le public lyonnais était au rendez-vous et a pu découvrir cette
    discipline urbaine en échangeant avec les street fishers. Jean-Michel Marcon,
    du Team Rapala-Shimano-G.Loomis et vainqueur de cet open, explique : « ils
    viennent là à côté de vous et regardent la technique de pêche de chacun. Les
    gens prennent le temps de discuter sur l’intérêt de remettre le poisson à l’eau,
    sur les différentes espèces présentes et les compétiteurs sont accessibles.
    C’est ça tout l’art du street, c’est qu’il se pratique au contact du public
    . » Au terme de sept heures de compétition,
    Jean-Michel Marcon a donc remporté l’épreuve en signant un autre record :
    le meilleur score jamais établi en compétition street avec 5358 points (22
    perches maillées et 1 sandre de 441). Une saison 2011 qui s’achève donc en
    fanfare !


    Résultats :

    1. Jean-Michel Marcon, Team Rapala-Shimano-G.Loomis

    2. Morgan Calu, team Cabela’s France

    3. Jean-François Desgranges



    Renseignements : www.afpcl.eu


    Photo : © AFCPL

  • Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    La pêche en traction a été mise au point par les compétiteurs du Labrax tour pour rechercher de façon plus spécifique les gros poissons. Ces poissons se méfient depuis longtemps des leurres durs et des leurres de surface. Ils répondent mal, la plupart du temps, à des techniques rapides ou dandinées de pêche aux leurres souples. La pêche en traction permet alors de leur présenter, de la façon la plus naturelle possible, un leurre évoluant relativement lentement au ras du fond. Cette technique, très polyvalente, est praticable quelle que soit la profondeur des postes et la force du courant. Elle nécessite toutefois une bonne habitude pour être pratiquée avec succès. Suivons Yann Lenormand pour une partie de pêche dont il va nous expliquer les subtilités.

    La technique de la pêche en traction consiste à faire passer et maintenir un leurre souple à caudale au ras du fond, en balayant les courants de travers, un peu à la façon d’un pêcheur en mouche noyée ou à la cuillère. Selon la dérive du bateau générée par le vent, on lance entre le plein travers et l’aval du courant. On évite de lancer vers l’amont, car cette façon de pêcher nécessite des grammages plus forts et engendre des accrochages irrécupérables puisque le bateau continue alors à s’éloigner, couchant la tresse sur le fond. On lance souvent plein travers pour finir plein aval. L’objectif est de traverser au maximum les zones de courant, de longer les remontées de plateaux rocheux. Plus le courant est fort, plus on est amené à pêcher vers l’aval. On s’accroche beaucoup moins de cette façon et on se décroche beaucoup plus facilement puisqu’on revient vers son leurre et qu’on augmente l’angle de fil avec le fond. Si l’on souhaite attaquer un poste précis, comme une tête de roche immergée par exemple, on peut se placer en amont, à bonne distance, et lancer à côté du poste, pour ensuite faire évoluer son leurre devant ou sur le côté de ce dernier.

    Cette technique peut aussi permettre de laisser le leurre reculer vers un poste très précis, en même temps que le bateau s’en rapproche, pour une prospection très fine. La pêche en traction est très polyvalente, elle peut se pratiquer à n’importe quelle profondeur alors que la pêche à la volée n’est plus praticable dans 30 mètres d’eau et que la pêche verticale n’est pas très efficace dans moins de 10 mètres d’eau.

    Passer dans la couche d’eau la moins rapide

    En traction, l’objectif est de passer le leurre dans la couche d’eau la moins rapide, située juste au-dessus du fond en le touchant le moins possible. C’est une forme de pêche linéaire, s’apparentant à celle qu’on pratique pour le sandre. Cette technique est plus douce que la pêche dite « à taper »,

  • Canne G.Loomis NRX drop-shot

    Canne G.Loomis NRX drop-shot

    Nouveauté très attendue du haut de gamme G.Loomis, les cannes NRX sont reconnaissables à leurs ligatures bleues et leur blank gris foncé.

    La NRX 822S DSR, appelée aussi drop-shot puisque c’est à cet usage qu’elle est destinée au départ, surprend dès la prise en main par son équilibre, sa légèreté, et la rapidité de son blank. Cette canne monobrin de 6’10’’ (208 cm), d’action Extra Fast et de puissance Mag Médium, est donnée pour lancer des leurres de 3/16 à 1/2 OZ, soit 5 à 14 g. Elle est dotée de quatre anneaux Fuji SIC, trois de départ et un de tête, et de cinq anneaux Recoil très discrets collés au blank. Les anneaux Recoil sont fabriqués avec un fil de nickel titanium. Ils sont indéformables et surtout très légers. Cette légèreté contribue à conférer à la canne un très bon équilibre, une réactivité extraordinaire et une action beaucoup plus rapide. La poignée de la canne en liège de premier choix est divisée en deux parties. La première, la plus large, dépasse à peine l’emprise de la main et englobe un porte-moulinet à vis, la seconde, plus petite, est constituée d’un petit pommeau de combat en bout de blank. Cette poignée est ergonomique et confortable.

    Petit détail original, l’accrocheleurre est innovant et bien conçu, car il permet, soit de coincer le nez du leurre ou le plomb en passant le fil dessous, soit de placer la pointe d’un des hameçons de la même façon dessous, soit de la placer à l’intérieur de la boucle. Cette canne est précise et directionnelle. Sa pointe fine, qui n’est pas alourdie par les anneaux, permet les animations les plus minimalistes ou l’envoi de leurre très légers (jusque moins de 2 g). Sa finesse de pointe permet un travail en douceur des poissons ferrés et minimise les décrochés, notamment avec des poissons à la gueule fragile comme les perches. Cette canne permet de pêcher avec des leurres plus petits que préconisé et des lignes fines. Malgré un blank au diamètre très fin, la NRX drop-shot possède une grande réserve de puissance qui permet d’expédier des leurres assez conséquents et de venir à bout facilement de gros poissons, voire de les extraire de secteurs encombrés. Très légère et extraordinairement résonnante, elle retransmet les moindres gratouillis et contacts avec le fond, et renseigne très efficacement le pêcheur.

    La NRX drop-shot est une grande réussite de la marque G.Loomis. Plus forte, mais surtout plus tactile, plus précise encore que la GLX drop-shot, qui était déjà un outil redoutable de la marque, elle devrait être une des armes secrètes des meilleurs pêcheurs en street fishing en 2011. Sachez toutefois que G.Loomis a du mal à fournir la demande et qu’il faut prendre son mal en patience…


    Le Shimano Rarenium Ci4

    Cette canne doit être équipée avec un moulinet léger. Elle est très bien équilibrée avec un Shimano Rarenium Ci4 (utilisé lors du test) ou un Stradic Ci4 en taille 2500. Ces moulinets possèdent un corps réalisé dans un matériau innovant, le Ci4, obtenu par la fusion de carbone avec du polyamide. Très léger, rigide et résistant à la corrosion, ce matériau permet un gain de poids appréciable.

    Le Rarenium Ci4 2500 pèse 200 g, le Stradic Ci4 2500 aussi 200 g, contre 270 pour un Stradic 2500 classique.