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  • Biosphère, un label pour les cours supérieurs de la Loire, de l’Allier et de l’Ardèche

    Biosphère, un label pour les cours supérieurs de la Loire, de l’Allier et de l’Ardèche

    Un projet est engagé par SOS Loire Vivante pour le classement de la haute vallée de la Loire, du haut Allier et de la haute Ardèche avec le label réserve de Man and Biosphère par l’Unesco. En effet, un colloque s’est réuni le 24 octobre au conseil général du Puy-en-Velay pour sensibiliser les élus, les acteurs touristiques, les agriculteurs ainsi que les associations concernées par ce projet. Ce label permet de protéger les milieux naturels en favorisant le développement des différentes activités humaines sur ces secteurs. Les moniteurs de pêche de L’association pour le développement du tourisme pêche en Haute-Loire étaient présents et devraient intégrer le comité de pilotage pour suivre cette action. Les réserves de biosphère ont été créées par l’Unesco pour aider l’homme à répondre aux besoins de développement d’une population mondiale croissante tout en conservant la diversité du vivant. Ainsi, une “ réserve de biosphère “ cherche à combiner trois impératifs complémentaires :
    – Assurer la conservation des espèces, des écosystèmes et des paysages,
    – Favoriser une forme de développement économique et social qui cherche à pérenniser la culture et les richesses naturelles locales (tourisme, agriculture …),
    – Donner une large part aux recherches et aux études, à l’éducation et à l’implication de la population, afin d’envisager, de façon la plus éclairée, l’avenir du territoire et de ses habitants.

    Le processus de création d’une réserve de biosphère débute par la réalisation d’une étude de faisabilité, base de travail pour la gestion future. Ensuite, une longue phase de concertation entre tous les acteurs locaux est organisée et débouche sur la signature d’une charte. La gestion est ouverte et évolutive ; elle est envisagée “ comme un pacte “ entre tous les partenaires de la société civile.


    Un label, des enjeux

    Au début des années 1990, afin de réaliser le barrage de Serre de la Fare au cœur de la haute vallée de la Loire, l’Etablissement public Loire (EPL) s’est porté acquéreur de plus de 540 hectares de terrains de haute valeur écologique. Puis en 1994, en réponse aux conflits des années 80 autour des projets de barrage destinés à lutter contre les crues, le gouvernement a créé le Plan Loire Grandeur Nature, plan d’aménagement global du bassin dans une perspective de développement durable. Depuis, le site “ gorges de la Loire et affluents partie sud “ a été classé Natura 2000, garantissant ainsi sa qualité environnementale, condition majeure pour postuler à la labellisation “ réserve de biosphère “, reconnue par l’Unesco.
    Récemment le conseil général de Haute-Loire a aussi mis en place un SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) sur la Loire amont. Il fixe des objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en eau. En 2009, l’EPL, toujours propriétaire d’environ 430 ha de terrains dans la haute Vallée de la Loire, a décidé d’abandonner le projet de rétrocéder les terrains et de rester propriétaire. Ce patrimoine foncier, préservé de tout aménagement, pourrait d’après l’EPL constituer le cœur d’une future réserve Biosphère Unesco.
    Pour finir, SOS Loire Vivante a acheté et rénové en 1994 le Mas de Bonnefont, une ferme au cœur des gorges de la Loire qui pourrait devenir l’un des lieux de présentation et d’information de la réserve de biosphère et du site Natura 2000.
    De par sa richesse écologique exceptionnelle, la haute vallée de la Loire, de sa source au Mont Gerbier des Joncs jusqu’au Puy-en-Velay voire plus en aval, peut prétendre à une reconnaissance internationale du programme “ Man and Biosphere “ de l’Unesco. Le prestigieux label permettrait au site de rejoindre le cercle des territoires d’exception au niveau mondial.
    En plus des gorges de la Loire, le projet pourrait englober dans une seconde phase les gorges de l’Allier, voire de l’Ardèche, dont les caractéristiques écologiques sont proches. Cet ensemble formerait la “ Biosphère des sources et têtes de bassins versants “, un site type qui serait unique au monde. Après une phase d’études sur les écosystèmes aquatiques et leurs milieux associés, une cartographie du territoire sera proposée. Elle permettra de définir et de délimiter les différentes zones de la future réserve de biosphère (aire centrale, zone tampon, aire de transition). Pour réussir, le projet doit s’appuyer sur une volonté locale, partagée par tous. Ce sont les acteurs locaux (élus, habitants, prestataires d’activités de tourisme et de loisirs, associations, partenaires institutionnels…) qui décideront de mettre en œuvre cette démarche.
    Pour cela, l’information et la sensibilisation des élus et des populations locales à la ressource en eau (zones humides, rivières…) et à l’utilité de préserver la richesse faunistique et floristique seront mises en œuvre.
    Le prestige qui découlera de ce label sera un moteur puissant pour le développement d’activités économiques responsables et écologiques.
    La labellisation du territoire de la haute vallée de la Loire sera également une marque de reconnaissance de la valeur de ses paysages et de l’importance de son capital naturel. Elle permettra d’affirmer son identité de “ berceau du plus grand fleuve français et d’engager les actions nécessaires de valorisation de son “ capital rivières “ exceptionnel.


    Les étapes


    Phase 1
    : organisation et mise en œuvre d’actions permettant une meilleure connaissance et protection du territoire et de ses richesses
    – Localisation et cartographie des milieux aquatiques majeurs à protéger sur le haut Bassin de la Loire
    – Etudes sur l’état et le degré de menace des milieux identifiés en vue de définir le périmètre des zones à protéger dans la future réserve de biosphère
    – Organisation de la gouvernance et définition des porteurs de projets
    Phase 2 : organisation et mise en œuvre d’actions permettant l’information et la sensibilisation de la population locale et de ses élus
    Phase 3 : Présentation du projet au niveau des ministères qui par la suite présenteront une demande formelle auprès du Comité national du programme MAB de l’Unesco.
    Phase 4 : Mise en place de la biosphère.

    Si les labels n’ont généralement pas de véritable pouvoir réglementaire, celui-ci a l’avantage d’impliquer l’Etat et les élus locaux. Si le projet arrive à bon port, il sera l’occasion de créer un garde fou supplémentaire, en ces temps où, au nom du “redressement productif”, aucune rivière n’est à l’abri d’un projet qui pourrait lui être fatal. Le serpent de mer de l’exploitation des gaz de schistes n’est toujours pas mort. Les trois hautes vallées visées par ce projet doivent en effet impérativement être mieux protégées. Ce sera l’une des rares fois où, en France, on n’attendra pas qu’un milieux soit au bord du chaos pour tenter de le préserver. De la sauvegarde des têtes de bassins dépend, en toute logique, la bonne santé des zones situées en aval.

    Pour plus d’informations : SOS Loire Vivante.
    www.rivernet.org

  • Anper TOS, l’énergie du renouveau

    Anper TOS, l’énergie du renouveau

    L’association Anper TOS (Association nationale pour la protection de l’Eau et des Rivières) anciennement TOS (Truite ombre saumon) à tenu son assemblée générale ordinaire le 31 mars à Dijon. Cela n’était plus arrivé depuis 2007… Pour le nouveau bureau, les choses sont claires : “Le renom de TOS, tel qu’il était au temps de Ch Ritz, Cl. Bergman, J-L. Pelletier, Jean Rapilly (toujours actif et dévoué), de P. Rollet, de M. Brulin, J. Deregnaucourt, P. Caillau et autres membres prestigieux, faute notamment d’informations données aux membres, était désormais terni à leurs yeux par la « légèreté » et la « négligence » de certains laissant aller les choses à vau-l’eau sans s’opposer aux décisions illégitimes de celui qui les conduisait à les approuver. Il faut remercier ceux qui, du Béarn à l’Alsace, en passant par la Bourgogne et la Franche-Comté, de la Bretagne à l’Auvergne en passant par le Val de Loire, ont refusé une mort programmée.”

    Voici la constitution des délégations régionales. Certaines sont en sous-effectifs, d’autres sont à l’abandon et partout le besoin de forces vives se fait sentir. N’hésitez donc pas à apporter votre aide localement .

    Ardèche :
    Il n’y a plus d’activités locales de TOS en Ardèche et il convient de retrouver une dynamique sur le terrain. Toutes personnes motivées peuvent contacter Christel Bulthé.

    Bourgogne : Jean-paul Ragonneau salue avec émotion le renouveau de TOS et l’accompagne en reprenant contact avec les anciens adhérents, les AAPPMA et les fédérations.

    Contact TOS Bourgogne :
    [email protected]

    [email protected]


    Bretagne :
    Lucien Drouot rappelle l’action de Jean Rapilly. Grâce à ce dernier, l’action judiciaire de TOS est encore bien présente en Bretagne : 3 affaires ont été récemment jugées (Navire Valencia, Pisciculture Lambel et pollution de l’estuaire de La Loire par Total-Donges) et deux relatives à des navires sont en cours (Tian Du Feng et Latvian Shipping Cie).

    Dordogne :
    Le groupe régional, dont l’activité a été un temps réduite compte tenu des incertitudes sur la vie de l’association au niveau national, a toutefois continué à fonctionner et à poursuivre ses objectifs dans le bassin de la Dordogne.

    Contact TOS Dordogne :
    [email protected]
    (Frédéric Serre).

    Franche-Comté :
    l’action de TOS Franche Comté se confond avec celle du collectif « SOS Loue rivières Comtoises » et particulièrement lors de l’organisation de la manifestation de Goumois en mai 2011, le recours au tribunal Européen, les réunions avec les services préfectoraux etc. L’action 2012 sera renforcée, avec notamment des actions sur la Bienne, conjointement avec l’AAPPMA La Biennoise.

    Contact TOS Franche-Comté :
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    Basse Normandie :
    La délégation régionale de Basse-Normandie qui a été créée en 1988 ne compte actuellement que quelques membres. Avec les problèmes de TOS au niveau national, beaucoup ont quitté l’association. Une relance auprès des anciens membres en se servant des fichiers d’anciennes adresses est prévue.

    Contact TOS Val de Loire : [email protected]

    Pyrénées :

    Contact TOS Pyrénées :
    [email protected]


    Composition du bureau national :

    Président : Lucien Drouot – [email protected]

    Vice-Président : François Grebot – [email protected]

    Secrétaire générale :
    Christel Bulthé – [email protected]

    Secrétaire administratif :
    Thierry Valet – [email protected]

    Commission pollution et nuisances :
    F. Grebot
    [email protected]

  • Nouvelle équipe et nouveau départ pour l’association Anper TOS

    Nouvelle équipe et nouveau départ pour l’association Anper TOS

    Fondée en 1958, reconnue d’utilité publique, l’association initialement intitulée Truite Ombre Saumon (TOS) fut durant très longtemps l’une des seules a défendre les cours d’eau français. Après une période de restructuration et de recherche de membres motivés pour reprendre le flambeau, Anper Tos se jette à nouveau dans la bataille de la défense de l’eau. Un nouveau bureau a été élu cet été. Lucien Drouot en est le nouveau président national. Le principe des antennes régionales est reconduit.

    Les actions de TOS à continuer et à développer sont les suivantes : – l’action contentieuse. La veille et les premières mesures sont assurées par les délégations régionales suivant le guide procédural. La décision d’ester en justice est prise par le président après avis de la commission juridique. – L’action de réflexion politique : une politique nationale et une ligne de conduite TOS doit être définie et appliquée dans les différentes instances locales et nationales où nous siégeons – L’action de développement : pour promouvoir l’image de TOS et développer son importance et son influence – L’édition de bulletins d’information et de documentation Il est décidé de fonctionner pour le moment en deux commissions : 1- Une commission Juridique, Pollution et Nuisances. Son rôle est d’assurer la veille juridique, la rédaction et la mise à jour des guides juridiques, d’analyser les dossiers précontentieux, de suivre les dossiers contentieux. Ces membres sont : François Grebot, Thierry Valet, Jacques Gerbod, Claude Champredon. Le président en sera membre de droit. 2- Une commission Animation et Développement. Son rôle sera de faire connaître TOS, d’organiser la communication, de coordonner les délégations régionales. Ces membres sont Christel Bulthé, Frédéric Serre, Claude Varenne-Paquet, Josselin de Lespinay.


    Renseignements :

    Association Nationale Pour la protection des Eaux et des Rivières TOS Le site Internet étant en cours de (re)construction, voici les coordonnées téléphoniques du Vice Président, François Grebot.
    Tél. : 04 73 92 51 82.
    Fax : 04 73 25 05 13.