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Étiquette : Seine

France : création d’un nouveau Parc naturel marin
Le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer
d’Opale vient de voir le jour ! Un décret du 12 décembre officialise sa
création dans le nord-ouest du département de la Seine-Maritime et dans l’ouest
des départements de la Somme et du Pas-de-Calais.Pour l’Agence des aires marines protégées : « La
mise à l’étude du parc naturel marin a été décidée, par arrêté ministériel du
19 février 2008 (…) en raison de la présence des 3 estuaires, la mer dans le
Pas-de-Calais offre une remarquable diversité biologique au sein d’un
écosystème original, mais fragile. Partant de ce constat, l’étude de
préfiguration d’un parc naturel marin a été décidée et conduite pendant plus de
deux ans ». Plus de 200 espèces animales
et végétales sont présentes dans la zone protégée, dont 16 espèces de
mammifères marins (marsouin, dauphin, phoque veau-marin, phoque gris…) et 90
espèces de poissons (cabillaud, requin pèlerin, anguille…).Crédit photo : © Laurent Mignaux/MEDDE

Onema, nomination d’une nouvelle directrice générale
Le 23 octobre, Mme Elisabeth Dupont-Kerlan a été nommée Directrice générale de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Elle succède à Patrick Lavarde au sein de cette instance nationale chargée de la protection des milieux aquatiques. Ancienne élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, elle a exercé diverses fonctions dans les champs de l’aménagement, des transports, de l’environnement, de la recherche à l’opérationnel. Elle a occupé en particulier, au Ministère chargé de la recherche, le poste de conseillère technique au cabinet du Ministre sur les questions d’énergie, des transports, de l’environnement, des ressources naturelles et de l’innovation, puis, de 1998 à 1999, Directrice adjointe de la Technologie. En 2000, elle a été nommée Directrice Générale de l’INRETS (établissement public français de recherche dans le domaine des transports et de leur sécurité).
De 2003 à 2009, elle a successivement occupé les postes de Directrice Départementale de l’équipement de Seine-et-Marne (2003-2005), puis de déléguée aux transports, à l’environnement et à l’énergie à l’association des Régions de France (2005-2009). En parallèle, de 2005 à 2010, elle a été, à l’école des Ponts Paris Tech, Présidente du département Ville, Environnement, Transports. Enfin, en 2010, elle a rejoint le Conseil général de l’environnement et du développement durable au Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement en tant que coordinatrice du collège recherche et technologie.
Si l’Onema continue sur sa lancée, son rôle devient de plus en plus restreint, notamment au niveau régional, où cet organisme subit lui aussi la crise. Tous les départs en retraite ne font pas l’objet de remplacements et les missions de terrains se résument dans bien des cas à la mise en place et au suivi de la Directive Cadre Européenne. Une bonne partie de son travail est désormais assurée par les fédérations de pêche (pêches électriques d’inventaire et de sauvetage, police de la pêche, études scientifiques, etc.)
La basse Seine
Pour les pêcheurs de carnassiers, et notamment de sandres du nord de la France, la basse Seine, entre l’aval de Paris et les écluses de Poses proches de Rouen, est un véritable Paradis. Alors que le fleuve affiche un taux anormal de PCB, que la plupart des poissons changent de sexe, le sandre semble ne pas souffrir de tous ces dérèglements car il est le moins atteint Non seulement la Seine compte beaucoup de sandres, mais en plus, leur taille moyenne est plutôt élevée (de 3 à 5 kg et jusqu’à plus de 10 kg pour les plus gros) A tel point que les pêcheurs belges et hollandais, qui pourtant ne manquent pas de sandres dans leurs eaux, sont ravis de venir faire de la verticale sur la Seine. Cet engouement pour les sandres de la Seine est incontestablement lié à la taille des captures, beaucoup plus élevée que dans les eaux hollandaises. La venue en 2011 de Luc Coppens et de Wim Van de Velde, deux des meilleurs pêcheurs en verticale au monde, va sans doute faire des émules, mais il y a de la place sur les 80 km de Seine !
Guide de pêche :
Arnaud Brière
Tél. : 01 47 36 08 05 ou 06 20 56 19 60.
Une partie de pêche au jig léger avec Eric Despalin
Cette pêche tout en finesse, Eric l’a utilisée avec succès au cours de sa saison de compétition de street fishing 2008 et aussi en pêche de loisir. Elle lui a permis de réussir de belles pêches de perches et d’accéder ainsi aux podiums. C’est une pêche délicate, terriblement efficace sur de nombreux poissons. Les brochets pris lors de notre sortie hivernale avec Eric, dont les photographies illustrent cet article, attestent de son efficacité. Nous allons essayer de vous en faire découvrir toutes les subtilités.
Par Philippe Collet
Un jig léger et un trailer
On entend ici par jig une tête plombée entourée de fines fibres vibratiles de caoutchouc ou de silicone ligaturées pour former une collerette. Ce jig est léger car monté sur une tête en plomb ou en tungstène de 0,45 à 3,5 g (1/64 à 1/8 d’once). Les tailles d’hameçon de ces leurres s’échelonnent du 4 au 1 pour les plus gros. On est loin des rubber jigs traditionnels de 10, 15 grammes ou plus, armés d’hameçons de 2/0 ou 3/0 utilisés avec de gros trailers. Peu de fabricants et d’importateurs proposent pour le moment ce type de produit dans leur gamme. Ces têtes, bien qu’elles puissent pêcher seules, sont prolongées par un trailer (traduction littérale de l’anglais : « remorque »). Le trailer est un leurre souple de petite taille plutôt filiforme qui va ajouter un signal supplémentaire et constituer une bouchée plus conséquente pour le carnassier. Il va aussi contribuer, comme la jupe, à ralentir la chute du leurre et le rendre encore plus planant. Le trailer doit être adapté à la taille de l’hameçon et à celle des poissons recherchés. Les différents exemples photographiés ici doivent vous permettre de vous faire une idée des bonnes proportions. Il existe plus de trailers que de jigs sur le marché, de nombreux petits leurres souples peuvent faire l’affaire. Leur taille s’échelonne entre 2 et 4 pouces, la plus couramment utilisée est 3 pouces ou 8 cm (un pouce = 2,54 cm).
Une technique discrèteL’avantage principal de la technique est sa discrétion. Le leurre ne fait qu’un petit « ploc » lorsqu’il entre en contact avec l’eau. A l’inverse du fracas d’un leurre lourd claquant à la surface, qui alerte voire effraie les poissons convoités, l’impact de ce dernier sur l’eau a plutôt tendance à les attirer. Sur les plans d’eau très pêchés où les poissons sont éduqués, la discrétion de cette technique joue pour une bonne part dans son efficacité.
Des cannes adaptées
Même si les trailers pèsent parfois plus lourd que les têtes jigs, l’ensemble jig plus trailer reste léger. Pour le lancer correctement, il va falloir s’équiper d’un matériel adapté. Les cannes sont des modèles spinning, choisies Medium Light, Light ou Ultra Light selon le type de leurre utilisé et le poisson recherché. Elles doivent posséder une réserve de puissance suffisante pour pouvoir ferrer des poissons à la gueule pavée de dents comme le brochet et surtout combattre des poissons de taille parfois conséquente. Elles doivent aussi être sonores pour transmettre à la main du pêcheur le maximum d’informations lors de l’animation, parfois très lente, du leurre. Une canne à lancer ultra-léger ou léger à truite ne convient généralement pas, car trop souple d’action. Ces dernières sont suffisamment douces de pointe pour lancer et animer correctement les leurres et pour ferrer sans encombre sur une tresse ou un fil fin. Elles ont une grosse réserve de puissance dans le talon pour assurer les ferrages et les combats avec les poissons. Ces cannes sont souvent monobrin, ce qui leur confère une meilleure sonorité et augmente leur solidité. Les adeptes de l’encombrement réduit pourront toutefois en trouver de bonnes en deux brins égaux.
Des moulinets légers et fiablesPour cette pêche, on privilégie les moulinets spinning (les moulinets à tambour tournant ne permettant pas de propulser efficacement des leurres si légers). Ces moulinets doivent avoir un frein irréprochable pour que les fils fins dont ils sont garnis puissent encaisser des ferrages appuyés et des rushs violents sans casser. Ils doivent être dotés de bobines larges, surtout lorsqu’on les remplit de fluorocarbone, et être légers pour ne pas déséquilibrer les fleurets sur lesquels on les fixe.
Des tresses ou fluorocarbones finsPour lancer suffisamment loin et précisément des leurres légers à très légers, il va falloir revoir à la baisse le diamètre de sa ligne. Pour une bonne transmission des informations, des touches notamment, il faut s’équiper soit de tresse fine, soit de fluorocarbone. La tresse sera choisie dans des diamètres allant du 5 au 10 centièmes de millimètres. Le fil, du fluorocarbone, beaucoup moins élastique que le nylon, sera choisi entre 18 et 21 centièmes. Comme pour la pêche à la mouche, le diamètre de la ligne sera adapté à la taille et au poids du leurre. Le fluorocarbone a les faveurs d’Eric pour les pêches à faible distance, notamment en rivière. Celui-ci utilise la tresse pour les pêches en lac ou lorsqu’il doit lancer un peu plus loin, et plus précisément en rivière. Le fluorocarbone est très tactile, notamment lors des phases de relâcher du leurre, lorsque la bannière est moins tendue. Il a, par contre, l’inconvénient de ne pas permettre de longs lancers. Eric n’hésite pas à emporter avec lui une bobine de moulinet supplémentaire, lui permettant d’alterner rapidement tresse ou fluorocarbone, selon le type de poste prospecté et de pêcher ainsi au plus juste. Tous les fluorocarbones ne conviennent pas au remplissage des bobines des moulinets. Ce fil est raide et peut facilement foisonner. Seuls les fils prévus pour cet usage (plus souples et conditionnés dans des longueurs suffisantes) sont intéressants. S’il pêche en tresse, Eric ajoute une pointe d’environ 1,5 mètre de fluorocarbone, de 18 à 21 centièmes, avant son leurre.
Un éventuel shock leader pour les brochets
Dans les eaux abritant une bonne population de brochets et si ces derniers sont actifs, Eric peut ajouter une pointe anti-dents, un shock leader, d’un diamètre s’échelonnant alors entre 38 et 45 centièmes selon la taille du leurre utilisé. S’il utilise de la tresse, Eric passe de cette dernière à un 21 à 25 centièmes fluorocarbone, sur un peu plus d’un mètre, avant la connexion avec le shock leader. La longueur de ce dernier s’élève à 30 ou 40 centimètres. Elle diminue au fur et à mesure des changements de leurre qui sont connectés par un noeud plutôt que par une agrafe trop peu discrète.
Eric peut toutefois faire l’impasse du shock leader en privilégiant une pêche plus productive de perches et chevesnes et en misant sur la chance de ne pas être coupé par les brochets. En effet, les petits leurres et hameçons présentés ici ont tendance à glisser au ferrage dans la gueule pavée de dents du brochet et à venir se ficher dans son bord plus tendre. De plus, le combat, mené sans forcer, sur des cannes certes puissantes mais tout de même douces, permet de minimiser les risques de se faire couper si le fluorocarbone, assez résistant à l’abrasion, passe entre les dents du carnassier. Lors de notre reportage hivernal sur un petit plan d’eau du département de l’Aisne, les brochets étaient très actifs et ont constitué nos seules prises, nous avons donc progressivement placé un shock leader de 38 ou 40 centièmes sur toutes les cannes. Sur six poissons tenus dont deux décrochés nous n’avons pas enregistré une seule coupe. Deux poissons de plus de 75 cm ont étés pris durant notre partie de pêche sur un 21 centièmes fluorocarbone monté en direct.
La techniqueLa pêche au jig léger est une pêche de prospection lente, que ce soit sur des postes précis ou en pleine eau. On est loin du power fishing avec des leurres à billes, lancés et ramenés rapidement canne basse. Après le lancer, la descente du leurre est accompagnée, canne haute, fil à peine tendu, à la façon des pêcheurs au mort manié, pour ne pas brider la descente mais tout de même permettre la détection fine des touches. On recherche le plus souvent le contact avec le fond avant de commencer l’animation. Cette dernière doit être lente et coulée pour que le leurre ne remonte pas vers la surface. Si l’on n’a pas l’habitude, il convient de reprendre contact de temps en temps avec le fond pour vérifier que l’on pêche bien. Progressivement on acquiert instinctivement les bonnes sensations et on pêche de plus en plus juste. Cette technique nécessite une bonne concentration et une grande dose de patience, car la prospection est lente. Le leurre doit paraître suspendu dans la couche d’eau, sa nage plutôt linéaire est de temps en temps entrecoupée d’animations tremblotantes pour faire gonfler la jupe et se tordre le trailer. La tête plombée ne doit pas être trop lourde pour éviter qu’elle ne se plante directement au fond à chaque relâcher. Pour cela, Eric utilise le plus souvent des têtes de 0,5 à 1,75 g. Il monte à 2 ou 2,5 g lorsqu’il pêche les bords de courants profonds de la Seine. Dans cette version légère et avec des leurres de 3 pouces, Eric trompe de nombreux chevesnes amenés à se méfier des petits leurres durs qui leurs sont présentés régulièrement. Animation canne haute. La canne et la ligne forment un angle de 90°.
Proche de la nymphe au filCette technique s’apparente à la pêche en nymphe au fil du moucheur. Le choix du poids du leurre est primordial. Il est fonction du volume de ce dernier, de la profondeur du poste prospecté, du courant, du vent, etc. En rivière, le courant est un allié précieux pour proposer aux poissons un leurre dérivant naturellement. En plan d’eau, Eric s’appuie sur le vent, à condition qu’il ne soit pas trop fort. Dans ce cas, la ligne forme un ventre qui réduit les sensations. Si Eric ne pêche pas trop loin, il privilégiera une ligne en fluorocarbone pour sa bonne transmission des touches sur un fil à moitié détendu. Eric affectionne particulièrement les leurres aux coloris verdâtres, neutres, de type watermelon ou green pumpkin.
Les poissons touchés
Cette technique est destinée en tout premier lieu aux perches. Elle fonctionne très bien sur les chevesnes à condition d’utiliser des montages légers, car ces poissons sont très méfiants. Elle prend régulière-ment des sandres et des brochets et peut aussi réserver quelques surprises comme la prise d’un barbeau, d’une grosse brème ou d’une carpe. L’aromatisation de la plupart des leurres est probablement un atout pour leurrer ces poissons plus sensibles au goût qu’à l’animation.

L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…
Dix ans après son développement spectaculaire dans le Rhin, puis dans la Moselle, l’aspe continue discrètement son évolution sur le territoire français. Le temps est donc venu de faire le point sur sa situation géographique, sa pêche et ses moeurs. Le plus chasseur de tous les cyprins n’a pas fini de faire rêver les pêcheurs aux leurres, tant son activité en surface est spectaculaire.
Par Jean-Marc Theusseret
Signalé pour la première fois en 1972 dans le département du Bas-Rhin, l’aspe (Aspius aspius, Linné 1758) se conduisit en arlésienne jusqu’au début des années 2000, comme avant lui le sandre et le silure.Voyageurs clandestins, ces trois espèces ont migré discrètement, via les canaux, depuis le bassin du Danube pour rejoindre le Rhin franco-alémanique. A la fin des années 1990, le Conseil supérieur de la pêche (CSP) le recense sur six des sept stations (essentiellement des passes à poissons) des rivières Lauter, Sauer, Hot, Modern Rossmoerder, l’Ill et bien sûr celle du Rhin canalisé (grand canal d’Alsace). Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi une espèce nouvelle dans un milieu peut rester en “sommeil” durant plusieurs décennies avant de se développer de façon spectaculaire, il semblerait que les années de fortes chaleurs soient favorables au développement de l’aspe. Selon les pêcheurs alsaciens, l’été caniculaire de 2003 fut le déclencheur de son développement massif dans l’Ill à Strasbourg. Comme tous les cyprinidés, l’aspe se nourrit et se déplace lorsque les eaux se réchauffent. Les trois derniers étés que nous venons de vivre, particulièrement secs et chauds dans l’Est de la France, pourraient donc parfaitement donner lieu à une nouvelle phase d’expansion.
Développement de l’espèce
Depuis qu’il a colonisé le Rhin sur la quasi-totalité de son cours canalisé, mais également son lit originel (vieux Rhin), l’aspe peut compter sur les canaux pour conquérir de nouveaux territoires : celui de la Marne au Rhin où il est de plus en plus signalé par les pêcheurs au coup qui prennent des individus juvéniles et celui du Rhône au Rhin, où il semble en revanche bloqué depuis presque dix ans dans la banlieue est de Mulhouse.

L’origine du no-kill et sa signification actuelle
Dans notre société de plus en plus urbaine, l’écrasante majorité des gens mangent de la viande présentée sous film plastique, vendue en grandes surfaces, provenant d’animaux d’élevages dont très peu se soucient de la vie et de la mort de ces animaux. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face. Le no-kill des pêcheurs subit le même phénomène. Cette pratique permet d’éviter de se confronter à la mort, ce qui permet à l’activité pêche de coller à l’air du temps. Les extrémistes qui ont interdit le nokill en Allemagne et en Suisse ne semblent pas faire la différence entre la pêche, l’équitation ou l’élevage de chiens de race par exemple. Interdit-on l’équitation sous prétexte que les chevaux montés et dressés le sont toujours contre leur gré ? Paradoxe d’une société urbaine où la morale ne fait pas toujours bon ménage avec la bonne foi. La vision urbaine de l’écologie est un danger. C’est pourtant cette écologie-là qu’on nous propose. La vie dans les grandes villes coupe les jeunes d’un rapport à la ruralité où cette question de la mort était synonyme de respect des êtres vivants. Les hôpitaux et des maisons de retraite prennent en charge les derniers jours précédant la mort des humains. Il y a seulement quelques décennies, la mort se vivait à domicile, en famille, au prix d’une longue veillée des mourants. Ce n’est pas la pratique d’un peuple sous-développé au milieu de la jungle, mais ce qui se faisait dans la campagne française et européenne il y a peu de temps, et qui doit encore se pratiquer ici ou là. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face, que l’on confie à des gens dont c’est métier. Le merveilleux monde urbain que nous connaissons aujourd’hui fait abstraction de la mort.
Au départ, le no-kill n’était pas une façon de fuir la mort, mais un acte sportif au sens où la façon de prendre était plus importante que la quantité prise. Le no-kill était alors présenté comme un acte de désintéressement de la proie. Une histoire de méthode, donc. Cet esprit sportif développé par Lee Wulff, Stu Apt, Lefty Kreh, Zane Grey ou Hemingway et d’autres précurseurs américains ont permis de créer l’International Game Fish Association (IGFA) en 1939. Si, à l’époque, l’IGFA concernait principalement la pêche à la traîne en mer et la pêche sur les flats de Floride et du golfe du Mexique, l’influence de cette nouvelle façon de pêcher a gagné rapidement la pêche en eau douce des salmonidés et des carnassiers. Tout ce qui régit la pêche sportive aujourd’hui dans le monde date de cette époque des pionniers, avec ses règles strictes. Si le no-kill s’est généralisé, chaque pays n’a pas adopté les mêmes règles, ou les mêmes dogmes, en matière d’éthique halieutique. Cela explique la façon dont le no-kill est pratiqué et considéré dans chaque pays. En France, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, la pratique du no-kill fait parfois figure d’alibi qui permet – entre autres – l’organisation de compétitions, sans quoi cela ne serait pas possible. Imaginez un street fishing avec 200 perches mortes sur les quais de Seine en plein Paris ! Les pollutions aux PCB servent la cause du no-kill. Les pêcheurs ne doivent cependant pas oublier que l’étape suivante, si on applique la réglementation suisse ou allemande, interdit tout simplement la pratique de la pêche dans les rivières polluées au PCB. Et c’est ce qui se passe dans ces deux pays limitrophes…
Jean-Marc Theusseret

Découvrez le Street Fishing en Ile-de-France
La
Fédération de Seine et Marne pour la pêche et la protection
du milieu aquatique organise un après-midi découverte du Street Fishing à
Montereau le samedi 7 mai. Grâce à un partenariat avec le Club Carna77, le
magasin Profil’pêche, Carnavenir et l’UPRM des animations multiples seront
proposées : simulateur de pêche, exposition de poissons naturalisés,
initiation au street fishing et démonstrations de pêche aux leurres. Le
rendez-vous a été donné sur le quai de
l’Yonne à 13 h 30. Une occasion de faire ses premiers pas dans la grande
famille de la pêche de rue.Renseignements :
Fédération de Seine et Marne pour la Pêche et la Protection du Milieu
Aquatique
Tél. : 01 64 39 03 08