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  • Nantes : 1er prix des Trophées de l’innovation 2013 pour Sakura

    Nantes : 1er prix des Trophées de l’innovation 2013 pour Sakura

    Lors du salon des pêches en mer, qui s’est déroulé à Nantes en février, la marque de leurres bien connue Sakura a remporté le premier prix de l’innovation 2013, avec sa série Real Life. Le jury était composé de neuf pêcheurs amateurs indépendants (non sponsorisés), mais avant tout passionnés !

  • Sakura / Golem 600 F

    Sakura / Golem 600 F

    Très imposant pour un crankbait, le Golem 600 F ne fait pas dans la dentelle. Il fait partie des trois ou quatre plus gros leurres dans cette catégorie. De ce fait, il a été conçu pour provoquer les brochets, silures, gros sandres et black-bass. Sa profondeur maximale de pêche atteint les six mètres, soit deux bons mètres de plus que la plupart de ces concurrents. Sakura répond donc à l’attente de nombreux pêcheurs, qui demandent depuis longtemps un crankbait qui puisse pêcher à cette profondeur. Certes sa manipulation souffre quelque peu de la pression qu’il exerce sur la ligne. Une canne spéciale crankbait s’avère très utile pour plus de confort.

    Longueur : 8 cm (hors bavette).
    Poids : 29 g.

    Conseils d’utilisation :
    Le Golem 600 F s’utilise comme tous les crankbaits flottants, en récupérant canne basse et en moulinant rapidement sur les premiers mètres pour le faire plonger plus vite. Ensuite, on doit le sentir travailler à son rythme. Ne pas hésiter à faire des arrêts de quelques secondes. Les sandres y sont très sensibles et les brochets également).

    Prix conseillé : 12 e.
    Liste des points de vente : www.sakura-fishing.com

  • Sakura/ Slit Shad 5”

    Sakura/ Slit Shad 5”

    Une des nouveautés Sakura que l’on commence à trouver dans de nombreux magasins. Ce shad s’adresse en priorité au sandre. Comme beaucoup de shads aujourd’hui, il s’inspire de la référence en la matière, le Sawamura One Up Shad, avec son rétrécissement au milieu du corps qui permet de donner plus de liberté à la caudale. Le Slit Shad peut s’utiliser sur une tête lestée classique mais aussi sur un swimbait hook (voir d’ailleurs le sujet à ce propos dans ce numéro) où il nage très bien pour peu qu’on choisisse un hameçon lesté (Owner Beast 5/0). Le Slit Shad est un leurre réussi, qui à pour avantage d’être très bon marché comparé aux références actuelles dont le prix élevé fait que souvent, on hésite à les risquer sur des postes encombrés. Dommage, car ce sont des tenues à carnassiers que notre leurre Sakura visitera volontiers à leur place !

    Longueur : 12,5 cm.

    Conseils d’utilisation :
    Ce shad demande un minimum de lest pour bien nager (pas en dessous de 5 ou 6 g). Les huit coloris proposés sont très bien choisis, notamment le “pumkin” couleur caramel, le chartreuse, le “Blue Pearl/ Silver” (plus proche du blanc que du bleu) et le “watermelon” (coloris présenté).

    Prix conseillé :
    4,85 euros le pack de quatre leurres.
    Liste des points de vente : www.sakura-fishing.com

  • Carnassiers : l’hiver saison morte ? pas si sûr !

    Carnassiers : l’hiver saison morte ? pas si sûr !

    Eaux claires, températures glaciales, rien n’encourage le pêcheur aux leurres à aller au bord de l’eau tant l’activité des carnassiers semble ralentie. Pourtant, quelques bonnes surprises nous y attendent, à condition d’arriver à analyser les différences notoires de comportement, comparé à la pêche pratiquée durant le reste de l’année.

    Par Achille Gan

    Avouons-le, l’hiver n’est tout de même pas la meilleure saison de l’année pour pêcher aux leurres. Les bass à grande bouche semblent avoir disparu et le brochet, la perche et le sandre, qui sont plus mordeurs, restent difficiles à décider. On le sait, les pêches aux appâts naturels à poste fixe sont généralement plus efficaces face à des poissons peu mobiles, au métabolisme quasi léthargique. Cependant, pour qui est observateur et curieux d’infirmer des idées et des concepts largement répandus depuis des lustres, il peut être intéressant de forcer ses habitudes. L’obstination et un choix tactique judicieux pourraient bien se solder par un de vos plus gros poissons de l’année.

    Orienter sa recherche

    La météo et la température de l’eau des sites sont importantes et elle orienteront vos choix. La partie méridionale de la France est privilégiée car elle offre de réelles possibilités de pêche aux leurres durant ces mois hivernaux (pendant la fermeture du brochet, seulement dans les eaux échappant à la loi pêche, bien entendu). Même si cela ne représente que quelques jours par-ci par-là, c’est toujours bon à prendre ! Au nord de la Loire, l’apathie des bass et leur densité moindre prédéterminent les poissons recherchés vers les percidés et notre esocidé « national ». Après le chamboulement naturel des couches d’eau appelé turn-over, on a assisté à une période où les poissons ont été sont désorientés et assez difficilement accessibles. L’hiver est maintenant bien installé et, de janvier à mi-mars, il faut surveiller attentivement l’arrivée de périodes stables et ensoleillées pour ressortir le matériel en profitant  des heures les plus chaudes de la journée. C’est dans les petites pièces d’eau (étangs, lacs, reculs) qu’il faudra vous diriger en priorité. A moins d’en avoir une bonne connaissance, les grands lacs (naturels ou de barrage) rendent la localisation longue et hasardeuse pour de si courtes journées. Nous le savons tous, le black-bass à grande bouche est un poisson dont l’optimum thermique, autrement dit sa zone de confort concernant la température de l’eau, se situe plutôt au-dessus de 20 °C que des températures à un chiffre que nous rencontrerons la plupart du temps ! On dit habituellement que sous la barre des 10 °C le bass entre dans une sorte de léthargie et cesse de s’alimenter. Si cela a été scientifiquement démontré, profitons du fait qu’il est capable de ressentir des différences de températures de l’ordre de un demi-degré et qu’il est bien adapté au climat hexagonal. Il se remettra en activité alimentaire de temps en temps, à l’occasion d’un réchauffement régulier de certaines zones d’un site.
    Le brochet, le sandre et les perches maintiennent une activité élevée un peu plus longtemps durant la saison froide, mais on remarquera que les variations de pression atmosphérique et les mouvements d’eau qui y sont souvent associés (coloration, hausse du débit) se révèlent capitaux pour déclencher des périodes plus fastes, dont il faudra profiter. Les rives Nord et Est sont celles qui sont les plus exposées au soleil, il y a donc de grandes chances qu’elles soient encore pourvues de proies (écrevisses, poissonnets) que les carnassiers ne manqueront pas de venir rechercher. Une zone refuge, souvent profonde de plus de 5 m, donnant accès à un plateau littoral placé sur ces rives, constitue à coup sûr un fameux spot ! Repérez la première cassure, ou la seconde en cas de grandes profondeurs, et exploitez la zone au spinnerbait, crankbait grand plongeur ou au lipless en prospectant lentement avec des leurres de grande taille. Les spinnerbaits seront des 5/8 oz (17g) au minimum, l’idéal étant de présenter ce type de leurre en slow-rolling près du fond. Les tailles 21 ou 28 g (3/4 ou 1 oz) seront donc les plus appropriées. J’utilise depuis leur sortie sur le marché les Hula Shad River2Sea (renommés Crystal Spin cette année) qui sont distribués par Sakura. Ils possèdent un centre de gravité très bas, pour coller au fond, et de grandes palettes double willow parfaitement adaptées aux récupérations très lentes recommandées en slow rolling. Leur épingle spécifique et leur émerillon à roulement à bille optimisent la mise en action des palettes et leurs capacités vibratoires. En ce qui concerne les poissons nageurs, des cranks volumineux comme les fameux DD22, les Mad Pepper ou les Hi Dep Crank 88 sont mes préférés pour le brochet. Pour les sandres et les perches, un lipless crank type LV300, LV500, Twin Vib 65 ou Glassie Vib 50 reste plus efficace tant pour trouver les poissons mordeurs assez rapidement que pour en décider de plus apathiques repérés au sondeur.
    En eaux claires, des leurres aux couleurs naturelles ou nacrées conviennent bien pour simuler la robe des poissons-fourrage. Sélectionnez sans hésiter des coloris plus flashants comme les « tiger » et leurs diverses variations, si l’eau est teintée ou la lumière moins vive. Ne négligez pas non plus les leurres de couleur noire ou les combinaisons  « noir/bleu » et surtout « noir/rouge » car vous vous priveriez d’un grand nombre de touches.
    Si les pratiques « horizontales » ne donnent rien, un leurre souple de type worm monté en drop shot ou un modèle pisciforme sur tête plombée prendra le relais en verticale. N’oubliez pas d’inspecter les postes encombrés de ces rives ensoleillées avec des rubber jigs équipés de trailers en couenne de porc (c’est l’idéal en hiver) ou constitués d’un leurre souple assez volumineux (écrevisse Talon 120 et 140 par exemple). Les écrevisses représentent des proies faciles à capturer pour de nombreux prédateurs et elles sont présentes dans la majorité de nos milieux aquatiques. Il se peut parfois que des herbiers de fond composés de myriophylles et de potamots persistent dans ces fosses jusqu’à de grandes profondeurs si l’eau est claire. Il faudra s’y attarder et jouer du sondeur et du marqueur pour les exploiter au mieux. Le poisson-fourrage y trouve refuge et nourriture, les carnassiers aussi ! Commencez par en exploiter les bordures externes, exposées aux vents dominants, puis en l’absence de touches explorez-en les parties centrales et les anses intérieures abritées. Plus encore qu’en été, en atteignant les extrêmes thermiques supportés par les poissons, des précautions s’imposent en veillant à limiter les stress métaboliques qui leurs sont imposés. Abrégez le combat, réduisez au maximum les séances photo et libérez impérativement sur le lieu de capture votre prise, « réanimée » au besoin. Si vous pêchez profond, sachez que la décompression qu’il subit en remontant des profondeurs provoque l’exorbitation des yeux, un gonflement des viscères et de la vessie gazeuse. Faire du « catch and release », c’est bien, mais avec ces poissons et à partir de 10 mètres, les chances de survie diminuent proportionnellement avec l’augmentation de la profondeur et ce, de façon drastique. Pensez-y !

  • Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Généralement, quand on parle de pêche à la truite aux leurres, la cuiller tournante s’impose comme la technique reine dans l’esprit des pêcheurs. Mais ce serait une erreur que de s’en satisfaire, tant la polyvalence et l’efficacité des poissons nageurs permettent des explorations qu’aucune cuiller ne saurait vous offrir.

    Par Achille Gan

    Plutôt habitué aux carnassiers des eaux de deuxième catégorie, comme le black-bass et le brochet, j’aime appliquer, à la truite, certaines techniques qui leur sont habituellement destinées. Dès que je retourne quelques jours dans les monts du Forez, en Auvergne, ou plus rarement à l’occasion d’une escapade pyrénéenne, sur les gaves, avec l’ami Fabien, je ne résiste pas au plaisir de pêcher la truite à l’aide de poissons nageurs.
    Au fil des années passées dans la région d’Ambert, j’ai appris qu’il n’était pas nécessaire de se précipiter pour commencer, dès l’ouverture, à utiliser les poissons nageurs à la recherche des farios autochtones. Mis à part d’exceptionnelles conditions durant lesquelles il est toujours possible de mettre à l’eau ces petits plugs avec succès, mars est un mois où la température de l’eau des rivières de moyenne montagne, parfois très froide à cause des précipitations et de la fonte des neiges, n’incite pas encore les truites à s’aventurer hors de leurs caves profondes. Elles sont, en effet, assez difficilement atteignables avec ce type de leurres. Ces poissons peu actifs ne se déplacent pas, ou peu, pour s’alimenter, et des techniques de présentation plus verticale surpassent nettement les prospections en lancer-ramener que l’on pourrait nommer, une fois n’est pas coutume, le power fishing salmonicole ! Je me suis fait une raison, car, comme pour le bass, l’utilisation des leurres doit avant tout rester ludique, ce qui peut me priver parfois de pêche, mais c’est un choix ! Le milieu du mois d’avril est généralement meilleur car il annonce le réveil de la nature et voit les cours d’eau s’animer sous l’effet de l’ensoleillement et de la température qui augmente. La chaîne alimentaire s’étoffe et c’est le bon moment pour commencer à utiliser les poissons nageurs, d’autant que les truites se postent de manière plus marquée dans les veines d’eau, les amortis, les chutes d’eau et les remous créés par des blocs rocheux ou les embâcles. La lisière des sous-berges, à proximité de leurs abris, est aussi un poste de premier choix. Le métabolisme des truites est à la hausse et justifie une alimentation riche et nourrissante. Elles apprécient volontiers des proies conséquentes et s’orientent, dès qu’elles le peuvent, vers les vairons et autres petits cyprins d’eaux vives, les chabots, mais aussi leurs propres alevins ou ceux des ombres communs qui peupleront, eux aussi un peu plus tard, les radiers de ces cours d’eau. Afin d’optimiser mes sorties, j’évite absolument les moments de fortes eaux et attends la baisse de niveau et l’éclaircissement avant de recommencer à pêcher au poisson nageur. Surtout en début de saison, il faut favoriser les périodes stables où l’eau reste claire et pendant lesquelles la température progresse régulièrement.
    Si les gelées nocturnes sont encore fortes, je sais qu’il faudra attendre le début d’aprèsmidi pour renouer avec les touches. L’observation des conditions et l’adaptation rapide sont importantes en ce début de printemps. Plus tard, une fois l’été installé, il m’est arrivé de toucher de jolis poissons sur les bordures, sitôt après un orage, mais toujours avant que l’eau ne soit trop mâchée ou dès le début de son éclaircissement. Très souvent, les poissons nageurs donnent leur maximum en eaux claires à légèrement troublées.


    Bien s’équiper

    Si la pêche en grande rivière demande un matériel adapté et robuste qui se rapproche parfois, dans les longueurs et les puissances, à celui utilisé pour les brochets ou les sandres, je me restreindrai à vous décrire celui que j’utilise plus souvent dans ces cours d’eau petits et moyens comme la Faye, l’Anse, les Couzes ou la Dore qui serpentent dans le puy de Dôme. Vous pourrez facilement l’adapter à vos rivières moyennes et ruisseaux favoris car, vous le verrez, je ne me complique pas la vie ! Commençons par détailler les cannes que j’ai choisies pour lancer des leurres de 3 à 6,5 cm. J’ai opté pour une Trinis 6 pieds ultra-light (TRS 602 UL), prévue pour lancer de 0,9 à 5 g, qui est très maniable dans les petits cours d’eau et dont l’action semi-parabolique convient très bien à ce type de pêche. Précise au lancer, elle ploie progressivement lors des combats en protégeant la ligne fine de la casse et en évitant les décrochages des captures. La seconde canne est aussi une canne Sakura, puisqu’il s’agit de la Trinis 7 pieds medium-light (TRS702 ML), dont la puissance est légèrement supérieure – elle lance jusqu’à 10,5 g – et l’action plus rapide mais sans excès de raideur. Ses caractéristiques et sa longueur permettent de s’attaquer aux rivières plus larges, où il faut plus de levier pour lancer confortablement et conserver un bon contrôle du leurre dans les larges veines d’eau, le tout sans craindre le combat avec une truite de taille plus qu’honorable.
    En ce qui concerne le moulinet, il est nécessaire d’avoir une récupération de ligne assez élevée pour pouvoir pêcher vers l’amont de manière confortable. Le Morphéo 2500 récupère 0,75 m par tour de manivelle et reste assez léger pour ne pasdéséquilibrer ces cannes. Bon marché et de qualité très correcte, avec ses sept roulements à billes, je l’utilise plus tranquillement qu’un moulinet très haut de gamme qui subirait inévitablement les mêmes outrages, notamment en wading et dans les phases de crapahut : immersions répétées, chocs sur les rochers… Je le garnis de nylon Aya en 0,178 mm et j’utilise de petites agrafes 00 ou 0, sécurisées par un solide noeud palomar. Quand je dis que mon moulinet est garni de nylon, en réalité, je n’utilise que 50 m pour les pêches en ruisseau et 75 m pour les cours d’eau plus larges. En revanche, je remplace le nylon avant chaque cession et remplis ma bobine à ras bord. Comme je le disais plus haut, les poissons nageurs sélectionnés ne dépassent pas les six centimètres et demi et se situent même plutôt entre trois et cinq. Pour prospecter les fosses, j’ai opté pour des petits crankbaits de 4 cm provenant des séries Imatetra Di et Tri. Récemment distribuée en France, la marque IMA offre de nouvelles possibilités avec ces mini crankbaits suspending qui parviennent à approcher le mètre de profondeur en plongée, ce qui est bien suffisant pour ce type de gabarit de rivière. Armés d’hameçons Owner d’origine, ils garantissent un ferrage sûr et une tenue des poissons vraiment exceptionnelle. S’il faut aller plus profond, j’opte sans hésiter pour un modèle coulant comme le Rapala Original Countdown ou des lipless crankbaits. Pour insister près d’un poste marqué, comme il faut souvent le faire en début de saison, la densité neutre des Imatetra est aussi très intéressante et j’ai aussi retenu les Target Minnow 65SU de River2sea pour ce type d’utilisation. La silhouette de ce dernier est plus élancée et sa réactivité aux petits jerks lui donne vraiment l’aspect d’un petit vairon paniqué qui ne manque pas d’exciter l’agressivité des truites lassées par son manège agaçant. Il est bien sûr indispensable d’avoir quelques poissons nageurs flottants pour prospecter le dessous des frondaisons ou ratisser les radiers peu profonds. Rapidement devenus référents auprès des traqueurs de perches, les Baby Crank 30F et le Baby Minnow 50F sont de vrais aimants à truites. Leur nage respective et leur efficacité ne tarderont pas à convaincre les amateurs de poissons nageurs miniatures. L’équipement est complété par une bonne paire de cuissardes ou de waders ainsi que par un gilet multi-poches ou un chest-pack, type Koa-Bag, pour transporter leurres et accessoires de façon compacte. Il faut rester léger, mobile et précis dans cette pêche, souvent très sportive.

    Sélection et stratégies

    Loin de mes boîtes pour le bass, souvent surchargées de leurres, je suis beaucoup plus concis sur ma sélection. Vous l’avez vu, six ou sept modèles suffisent pour faire face aux principaux types de postes, et je me suis cantonné à trois teintes pour m’adapter à la couleur et à la température de l’eau. Lorsque l’eau est claire, les coloris naturels l’emportent : les “ayu”, “bronze back”, “aurora black” ainsi que les robes “vairon” et “truitelle” figurent parmi mes incontournables. Quand l’eau se réchauffe, j’aime bien utiliser des crankbaits noirs qui rappellent la couleur et le comportement des têtards dont les truites aiment bien se nourrir. Lorsque les eaux se troublent ou si les conditions d’ensoleillement sont faibles, j’affectionne les teintes plus vives, voire fluo, qui semblent énerver au possible les truites en poste. Le “mat tiger”, l’orange, le rose et le violet font partie de ces coloris vraiment agressifs qui donnent de très bons résultats, et plus particulièrement avec des crankbaits.
    L’action de pêche proprement dite est généralement orientée vers l’aval ou le trois quarts aval, pour bien faire travailler votre poisson nageur, qui s’appuiera correctement sur le courant. On peigne ainsi de larges zones en passant au crible les postes potentiels qui s’y trouvent. En présence d’obstacles volumineux dans le lit du cours d’eau, positionnez-vous de manière à pouvoir quadriller au plus près toutes ses bordures en trois ou quatre passages. Parfois, on est amené à prospecter vers l’amont,d’où la nécessité d’avoir un moulinet à ratio élevé pour garder le contact avec le leurre dès son amerrissage et durant l’animation vers l’aval en dépassant la vitesse du courant. J’aime varier la vitesse de récupération mais aussi sa cadence. Profitant de diverses densités de mes leurres, j’effectue des pauses, dans le courant, avant de réaccélérer brusquement. Comme avec les gros black-bass, l’attaque survient à souvent à ce moment-là. La truite répond très bien aux leurres conçus pour déclencher les attaques réflexes, comme les cuillers et les crankbaits. Ces derniers peuvent être récupérés en linéaire de façon très soutenue avec le maximum d’efficacité. C’est bête et méchant, mais ça marche, surtout lorsque les truites sont sorties se poster en pleine rivière. Servez-vous de ce principe pour surprendre une belle fario repérée sans lui laisser le temps de la réflexion.
    Quand vous utiliserez des crankbaits, tirez profit de leur aptitude tout terrain, qui leur permet de se faufiler à travers les obstacles en y rebondissant, sans s’accrocher. C’est surprenant et, sur des parcours très fréquentés par des pêcheurs à la cuiller et au vairon manié, j’ai souvent pu faire la différence en allant débusquer des truites sur des postes sûrement trop scabreux pour mes confrères. Mis à part lors des récupérations de l’amont vers l’aval, où les touches peuvent être plus difficiles à gérer, il n’est pas vraiment nécessaire de ferrer lorsque vous percevez l’attaque, souvent violente. Le leurre est en action sur une ligne tendue et, si vos hameçons sont bien affûtés ou choisis parmi les plus piquants du marché (Gamakatsu, Owner, Daiichi, etc.), la truite se piquera toute seule à l’impact. Amusezvous bien !

  • La gamme Sakura s’agrandit en 2012

    La gamme Sakura s’agrandit en 2012

    La septième édition du catalogue Sakura s’enrichit de près de 650 nouvelles références et s’épaissit d’un cahier. Plus qu’un catalogue, ce pavé de 240 pages distille conseils et points de vue. Parmi les points forts de cette gamme 2012, nous pouvons citer les nouvelles cannes Furiozza Micro Guide Limited et les Sükan Neo, les moulinets Sakura casting Oxio disponibles en deux ratio et spinning Kapax, les leurres Sakura : poissons nageurs et leurres souples, soit près de 450 références au total. Autre élément intéressant : les marques internationales distribuées par Sakura en exclusivité (Gamakatsu, Molix, Ima Japan, River2Sea, Gary Yamamoto, Izumi) affichent également leurs nombreuses nouveautés dans ce catalogue. Vous pouvez le retrouver ainsi que tout l’univers de Sakura sur leur site Internet.

  • Sakura Stick Flat Sinking

    Sakura Stick Flat Sinking

    Leurre de la gamme Possédé conçu par Patrick Sébile, le Stick Flat SK est un leurre particulièrement bien né. Plus de billes ou de formes simplement creuses, mais un remplissage partiel du corps du leurre par un fluide agrémenté de paillettes aux reflets éclatants. Au lancer, le liquide se place en queue pour la distance et la précision des jets. Pendant la nage, l’effet des coloris en 3D et de perte d’écailles est particulièrement saisissant, simulant de façon convaincante un poissonnet qui fuit après avoir été blessé, et il dure encore pendant plusieurs secondes lors des poses, donnant un zeste de vie à l’immobilité du leurre. Le Stick Flat fait partie de la famille des stickbaits, mais il évolue sous la surface avec une densité assez proche de celle de l’eau. Sa nage est planante, mais on retrouve les écarts francs des stickbaits flottants, qui sont avec lui plus larges et plus doux. Ce tout nouveau leurre est, de l’avis des meilleurs spécialistes, promu à un bel avenir pour la pêche des bars difficiles. Existe aussi en version flottante (FT).


    Conseils d’animation

    Voir nager ce leurre redonne la foi et le moral, car avec lui, on y croit à tous les instants. Sa forme particulière en fait un leurre assez singulier, qu’il faut apprendre à connaître. Il est donc conseillé de faire quelques lancers en eaux claires pour observer son comportement. Son animation est principalement constituée de tirées d’amplitudes diverses canne basse, entrecoupées d’arrêts. On peut varier à l’infini les enchaînements, accélérer ou ralentir. Cette diversité d’animations est à cultiver pour provoquer les attaques. À noter que ce leurre convient également très bien pour la pêche du brochet.


    Fiche technique

    Longueur : 90 mm. Poids : 11,6 gr.
    Prix conseillé : 18,90 euros. Existe en 6 coloris.
    Renseignements : www.sakura-fishing.com

  • Les sept familles de la pêche – Hector le mythomane

    Les sept familles de la pêche – Hector le mythomane

    Notre galerie de portraits de la grande famille des pêcheurs continue. Aujourd’hui, nous nous sommes intéressés aux mythomanes. Certains diront qu’en tout pêcheur sommeille un mythomane, et c’est vrai que nous avons souvent la manie de voir nos prises plus grandes qu’elles ne le sont. Mais, à ce petit jeu, ils sont quelques-uns à avoir porté le mensonge au rang d’art. Nous avons imaginé, sans trop de difficultés, ce dialogue tout en nuances. Rassurez-vous, ils ne se reconnaîtront pas !

    par Vincent Lalu

    « Allo, c’est Hector
    – Salut Hector, ça a marché ce matin ?
    – Pas terrible…
    – Mais encore ?
    – Deux ombres de 51 et 52 et une douzaine de truites.
    – Ah… elles étaient comment les truites ?
     – Pas une de plus de 60…
    – Et la plus petite ? – 38, 39. Peut-être 40 en tirant dessus.
    – T’es en train de m’expliquer que tu as pris 14 poissons entre 40 et 60 cm et tu trouves que c’était pas terrible ?
    – Ouais…
     – Et en combien de temps t’as fait tout ça ?
    – Oh ! une grosse heure ! C’est simple, je suis parti à La Grand- Combe à 9 h 30 et il fallait que j’emmène Mireille chez Cora à 11 h. Le temps de descendre et de remonter, tu vois, ça fait à peine une heure.
    – 12 truites et deux ombres en une heure, t’appelles ça une mauvaise pêche ?
     – Pas mauvais, mauvais, mais pas terrible non plus. Enfin, rien à voir avec la semaine dernière : en deux heures à peine, au même endroit, j’ai fait 12 ombres en nymphes à vue, dont un par cinq mètres de fond qui mesurait 56 cm. Et en face j’avais autant de truites, dont un tiercé de 69,5, 75 et 83 pour 8,12, et 15 livres. J’ai attendu L’Ouest Républicain pendant une heure mais ils ne sont pas venus…
    – T’as fait des photos au moins ?
    – Même pas, mon Sony était déchargé…
    – C’est con…
    – Bof, si je devais faire un film à chaque fois que je fais une pêche correcte, il n’y aurait plus que moi sur Seasons. Tiens par exemple, l’autre jour, quand le cormoran m’a attaqué, là on aurait pu faire du cinéma !  Oui, le cormoran, tu as bien entendu. Je pêchais au mort manié sur le grand ru et venais de repérer la queue d’une jolie zébrée qui dépassait d’une pierre. Je lui pose mon vairon à côté, elle engame, je ferre et commence de l’amener. Quand soudain, semblant trouer le ciel, et venant de nulle part, surgit un aigle noir…
    – Un aigle noir ?
    – Euh, non, un cormoran noir, tout noir.
    – Un cormoran, t’es sûr, pas un corbeau ?
     – Oui, oui, un cormoran, une bête immonde qui plonge et saisit mon poisson sans me demander quoi que ce soit. Et nous voilà attelés par truite interposée, lui tirant dans un sens et moi dans l’autre, jusqu’à ce que le volatile septentrional comprenne que, contre le nerf de ma Sakura Trinis 602 et le frein de mon Stella, il n’a pas la moindre chance…
    – Et alors ?
    – Alors il finit par lâcher. Mais, au lieu d’aller jouer ailleurs, voilà que l’ignoble plongeur en soutane me vole dans les plumes.
    – C’est pas possible.
    – Non seulement c’est possible, mais en plus c’est vrai : cette sale bestiole m’a foncé dessus, tel le cygne sur Léda.
    – Tu veux dire qu’il avait des intentions ?
    – Non, il voulait juste me becqueter.
    – Et qu’est-ce que tu as fait ?
    – J’ai commencé par lui balancer un grand coup de requillou sur la gueule. Puis, quand il a eu le bec bien emmêlé dans les mailles de l’épuisette, je lui ai gentiment tranché le coup avec mon Opinel. Saloperie de cormoran.
    – Eh ben, dis donc, il t’en arrive des histoires…
    – Bof, c’est pas grand-chose. Tu aurais été avec moi dimanche à La Grand-Combe, tu aurais vu comment on prend un brochet de 8 kg sur du 8/100.
    – Tu déconnes ?
    – Non, pas du tout. J’étais sur un banc d’ombres qui ne se faisaient pas prier pour prendre ma nymphe lorsqu’un beau bec de plus du mètre est venu se mêler de la partie. Il a aspiré comme un alevin mon pauvre thymallus qui mesurait quand même dans les 45 cm, et il a fait demi-tour pour aller le digérer ailleurs. J’ai d’abord rendu la main (rapport au 8/100), puis j’ai repris contact, histoire de rappeler à l’ami Esox qu’il venait d’engamer mon poisson. Cette modeste sollicitation n’a pas eu l’heur de lui plaire : il a fait demi-tour et foncé dans ma direction avec la détermination d’un Eurostar à l’entrée du Channel. Cela s’est passé si vite que j’ai à peine eu le temps de lever ma botte droite qui se trouvait sur la route de ce 17 h 21. Et le brochet, emporté par son élan, a fini sa course sur le gazon où je lui ai fait l’honneur d’un plaquage à retardement. J’ai ainsi récupéré ma nymphe, mon ombre, avec en prime un bec de 1,03 m et de 16 livres.
    – Chapeau, l’artiste…
    – Tu l’as dit. Bon, il faut que je te laisse, j’ai une autre ligne…
    – Salut Hector.
    – Salut Marcel, ça va ? Moi ça va. Pourquoi on ne m’a pas vu à La Grand-Combe dimanche ? Ben, parce que j’étais à la chasse…
    – Si ça a marché ? Un carnage… »

  • Interview de Masahiro Igarashi,  président-directeur général de IMA-AMS JAPAN

    Interview de Masahiro Igarashi, président-directeur général de IMA-AMS JAPAN

    Particulièrement réputés pour la pêche du sea-bass japonais, les leurres IMA fêtent ont fêté leurs dix ans d’existence en 2008, nous avions, à cette occasion, publié un interview de Masahiro Igarashi, Pdg de la marque nippone. Ces leurres très conceptuels sont certes magnifiques, mais aussi et surtout très efficaces !

    Par Achile Gan

    A l’occasion de sa venue récente en Europe, j’ai eu la chance de rencontrer Masahiro Igarashi, l’emblématique président-directeur général de la société japonaise IMA-AMS Design. Leader des ventes de poissons nageurs pour le bar japonais, IMA offre aussi à ses inconditionnels de magnifiques leurres pour la pêche des carnassiers d’eau douce et des salmonidés.

    Achille Gan : Pouvez-vous nous décrire rapidement votre société et résumer son historique ?
    MASAHIRO IGARASHI :
    Ingénieur en mécanique et designer chez Honda pendant une dizaine d’années, j’ai décidé de fonder ma propre société de design industriel, AMS Design Company Ltd., afin de voler de mes propres ailes, selon mon inspiration. Passionné de surf et entouré de pêcheurs en mer, je fus rapidement sollicité par mes amis de l’époque pour mettre à profit mon expérience et mon savoir-faire technologique dans la création d’un leurre à bar. C’est ce que je fis avec une série limitée dont les résultats ne se firent pas attendre. Quelques dizaines d’exemplaires plus tard, mon imagination fit naître, cette fois-ci, un drôle de leurre flottant à bavette intégrée, connu sous le nom de Komomo SF-125. Capable de travailler dans de très faibles profondeurs et réalisant de belles performances au lancer, ce modèle connut un véritable succès dès les premiers essais. En ce mois d’avril 1998, je décidai alors de fonder une filiale de AMS Design spécialisée dans la conception et la fabrication de poissons nageurs. Les trois premières lettres du mot “imagination” s’imposèrent naturellement comme emblème : IMA venait de naître !


    A. G. : Où est située votre compagnie et quelle place occupe-t-elle au Japon ?
    M. I. :
    IMA est basée dans la baie de Tokyo, nous sommes à une heure à peine de la grande plage de Kujukuri. Cette plage est réputée pour le surf mais aussi pour la pêche et elle est, comme la baie de Tokyo, un excellent terrain de tests pour nos leurres ! IMA est aujourd’hui un des leaders japonais en matière de poissons nageurs. Avec plus de trois millions de leurres vendus, nous nous sommes solidement positionnés sur un marché nippon qui, on le sait, est particulièrement malmené depuis une dizaine d’années. Nous sommes fiers d’avoir atteint ce niveau de notoriété en matière d’innovation pour la conception de leurres. Les designers de IMA sont diplômés des meilleures universités soit en génie maritime, soit en ingénierie CAD (design assisté par ordinateur). Ce duo de compétences rassemble de véritables fous de pêche qui ont entre leurs mains des outils de pointe : les machines CNC, à commandes numériques. Elles travaillent des formes solides à partir de dessins 3D. Ce concept permet, à partir d’une idée, de fabriquer en un temps record un prototype puis un produit parfaitement fini. Ainsi, d’une simple idée percutante il est possible de concevoir rapidement et de manière soignée un prototype qui sera longuement éprouvé par le staff IMA aux quatre coins du globe. Vous aurez aussi bien sûr noté la qualité des finitions haut de gamme et la robustesse des produits finis, qui sont tous armés d’hameçons Owner. IMA emploie une quinzaine de personnes et s’est entourée de testeurs de terrain et de biologistes piscicoles. Outre les nombreux pêcheurs professionnels japonais figurant au Team IMA Japan, elle sponsorise des bassmen professionnels des circuits américains B.A.S.S. Elite et FLW : Michael Murphy, Bill Smith et le fameux Fred Roumbanis, très en vue actuellement. Leur collaboration a permis de créer cinq nouveaux leurres, dont les premiers ont été présentés avec succès en 2007 lors du plus grand salon mondial de pêche : l’ICAST Show de Las Vegas.

    A. G. : Vos leurres possèdent une particularité inédite imprimée sur leur descriptif : c’est leur date de naissance !
    M. I. :
    Exact ! J’ai voulu cela car j’ai considéré, dès le lancement de la marque IMA, que les leurres que nous concevions allaient vivre leur vie un peu comme notre progéniture, comme nos “enfants” en quelque sorte ! Cette information est surtout très utile à tous les niveaux de la chaîne commerciale pour situer dans le temps les dates de sortie des modèles de leurres et leurs évolutions ou séries limitées. Nous pensons aussi aux collectionneurs de leurres, qui raffolent de ce genre de singularité.

    A. G. : Pourriez-vous détailler les modèles phares de la marque IMA qui intéresseront plus particulièrement nos pêcheurs de carnassiers d’eau douce ?
    M. I. :
    IMA est très spécialisée dans la conception des leurres pour le bar et les poissons marins, mais nous possédons une panoplie de modèles très performants pour les prédateurs d’eau douce. Si je fais abstraction des séries limitées, notre gamme complète regroupe une quarantaine de modèles de leurres et, parmi ceux qui seront distribués en France très prochainement, les pêcheurs français trouveront sans aucun problème les leurres qui leur permettront de tromper la méfiance des brochets, des black-bass, des perches, et même des truites et autres salmonidés qui peuplent vos magnifiques cours d’eau de montagne. Pour ces derniers, je pense aux petits crankbaits Tetra, qui forment une famille de quatre membres à l’apparence et aux actions de nage très complémentaires. Vos tests sur les truites des gaves et rivières auvergnates les ont révélés très performants, de même qu’auprès des perches des lacs girondins, n’est-ce pas ?

    A. G. : En effet, j’ai vraiment apprécié leurs caractéristiques qui leur permettent d’être très efficaces aussi bien en eau calme qu’en torrent. Dans la gamme française, quels sont les cinq leurres qui, d’après vous, feront parler d’eux rapidement ?
    M. I. :
    Si l’on considère uniquement le côté eau douce de la question, je vous répondrai en distinguant les leurres conçus par IMA Japon, qui ont été pensés prioritairement pour les prédateurs marins, et les leurres développés par notre équipe américaine, qui ont tous été, vous vous en doutez, réalisés pour pêcher le black-bass. Ces derniers correspondront naturellement aux attentes des pêcheurs français qui pratiquent en eau douce. Le Roumba 75F et le Flit 120SP sont les figures de proue des ces leurres d’outre-Atlantique, grâce aux résultats qu’ils ont permis d’obtenir lors de compétitions B.A.S.S. Le Roumba plaira beaucoup aux passionnés des pêches de surface et de sub-surface. Ce wake bait est un crankbait peu plongeant qui réveillera l’agressivité des prédateurs, attirés par son déhanchement provocateur. Son créateur, Fred Roumbanis, l’a voulu très polyvalent, si bien qu’il peut être utilisé tout au long de l’année en variant simplement la récupération et la profondeur de nage. Essayez-le près des herbiers, des nénuphars et des roselières, il devrait vous surprendre par son efficacité face aux brochets et aux bass (ndrl : une astuce qu’utilise Fred consiste à remplacer le triple caudal d’origine par un modèle agrémenté de plumes, comme le triple 13 FT Gamakatsu, par exemple).

    Le Flit vous paraîtra plus classique, identique à de nombreux jerkbaits fuselés, mais il n’en est rien ! En pratiquant une autopsie de ce leurre, il apparaît avec évidence que notre staff et Michael Murphy (FLW Tour pro angler) sont allés au-delà des concepts habituels pour donner vie à cette merveille d’efficacité. Par exemple, la section triangulaire inversée du corps, le design de la bavette et la construction interne du Flit découlent des fonctions que Michael a voulu obtenir pour imiter au mieux le poisson fourrage le plus convoité par les carnassiers. Outre l’apparence, ses caractéristiques sont le comportement de nage, la densité, l’hydrodynamisme, l’émission de vibrations et le renvoi d’éclats lumineux. De même, le travail sur l’implantation et le remplissage des chambres à billes sonores est basé sur les sons réels émis par ces mêmes proies. Un must qui vous sauvera des bredouilles dans bien des cas, notamment en eaux froides, lorsque les poissons sont peu actifs.

    En ce qui concerne nos leurres de conception purement japonaise, et pour ne retenir que quelques modèles parmi la sélection Sakura, je pense que le Popkey 120F devrait se positionner comme un très bon leurre de surface. Hybride de stickbait, de splasher et de popper, le Popkey zigzague facilement en émettant des bulles et des éclaboussures très attractives. Le B-ta Moge 66S et son profil de shad a toutes les aptitudes pour séduire les prédateurs qui seraient focalisés sur des proies de petite taille. Ce poisson nageur coulant peut se ramener en linéaire comme un crankbait ou avec de petits coups de scion. Utilisé pour la pêche dans les baies et les ports, en mer, les bassmen japonais l’apprécient énormément quand il s’agit de pêcher en finesse entre 0,80 et 1,50 m. Enfin, le Gyodo, qui permet de prospecter facilement les couches d’eau entre 1 m et 1,60 m et dont le profil naturel produit une nage au rolling accentué pour le modèle 130MD tandis que le 110MD présente un wobbling et rolling équilibré. Le Gyodo, les Gyodo, devrais-je dire, devraient se placer comme d’excellents minnows à brochet dès la fin de saison, j’en suis sûr.


    A. G. : Au nom de Pêches sportives je vous remercie de nous avoir accordé un peu de votre temps et souhaite la bienvenue en France aux leurres IMA.
    M. I. :
    Merci à vous et soyez assurés que les pêcheurs français bénéficieront du meilleur qu’une marque comme IMA peut leur apporter, en développant des leurres dans le but de concrétiser leurs rêves de pêche.


    Renseignements :

    Les leurres IMA sont distribués en exclusivité par Sakura
    www.imalures.fr
    www.sakura-fishing.com

  • Canne Sakura Shinjin Spinning et Baby Minnow 50 F River 2 Sea

    Canne Sakura Shinjin Spinning et Baby Minnow 50 F River 2 Sea

    Les cannes pour la pêche aux petits poissons nageurs doivent permettre le lancer à distance respectable des leurres dont le poids est compris entre deux et cinq grammes. Sakura propose un modèle léger, maniable et dont l’action aide beaucoup à l’utilisation de micro leurres.

    Par Philippe Collet

    J’ai eu l’occasion de pêcher quelques lacs d’altitude du Queyras cet été avec mon fils Maxime. Afin de pouvoir les aborder dans les conditions les plus diverses, je n’étais préalablement équipé d’une petite canne à lancer peu encombrante et de quelques poissons nageurs pour compléter notre équipement mouche. L’objectif était d’avoir la canne la plus adaptée possible à la pêche des salmonidés de lac dont les tailles sont le plus souvent assez limitées, tout en gardant la possibilité de maîtriser un éventuel beau poisson. Cette canne devait permettre d’expédier des leurres légers avec facilité et confort. J’ai opté pour la canne Sakura Shinjin Spinning light en deux brins égaux. Longue de 1,83 m, cette canne mesure 95 cm repliée. Elle possède 7 anneaux Fuji et une poignée agréable où le pas de vis du porte-moulinet s’efface sous la mousse.
    Cette canne légère et rapide nous a permis de lancer de tous petits leurres et notamment le Baby Minnow River 2 sea avec lequel nous avons particulièrement bien réussi. Equipée d’un petit moulinet Twin Power 1000 garni de nylon 16/100ème, elle était très agréable à utiliser pour Maxime. Cette canne peut aussi envoyer des leurres plus lourds, mais à condition de rester en dessous de 7 grammes. Elle possède une bonne réserve de puissance dans le talon ce qui permet aussi de la destiner à la traque des carnassiers tout en finesse avec de petits poissons nageurs ou de petits leurres souples.

    Poisson nageur Baby Minnow 50 F River 2 Sea

    Ce petit Jerkbait de 50 mm et 2,5 g, flottant, qui évolue à environ 50 cm sous la surface, nous a permis de faire réagir et de prendre de nombreux poissons. Animé de petits twitchs secs qui le faisaient décrocher, ce leurre provoquait la montée, depuis les profondeurs de l’eau bleue, de poissons invisibles depuis la surface. Pour décider ces derniers à mordre, il suffisait d’accélérer l’animation, sans jamais l’arrêter, en espérant que les truites se décident à prendre avant d’arriver aux pieds du pêcheur.