Étiquette : Popper

  • Nouveaux Lakshad exo chez Nosybefishing 220 et 240

    Nouveaux Lakshad exo chez Nosybefishing 220 et 240

    Les stickbaits en bois peuvent paraitre archaïques mais ce sont des leurres redoutables, qui peuvent se lancer loin (lestés à l’arrière) et qui peuvent se ramener très vite avec une nage aléatoire que les carangues, les thons ou les tassergals adorent. Ces deux modèles sont armés d’une tige inox de 2,5 mm. Vendus non montés. Triples spéciaux GT86-7 dispos sur le site de Nosybe Fishing :

    http://www.nosybefisherman.fr/fr

  • Leurres à brochet : les 50 indispensables

    Leurres à brochet : les 50 indispensables

    Parmi la multitude de leurres qui peuvent faire prendre des brochets, seules quelques dizaines se détachent nettement du lot. Ce dossier, dont le but est de permettre aux pêcheurs de ne pas se tromper lors des achats, met en évidence des leurres dont la plupart commencent à dater un peu. Ils demeurent des valeurs sûres que, souvent, les créations nouvelles n’égalent pas.

    La pêche aux leurres connaît un engouement certain de la part des pêcheurs depuis une dizaine d’années en France et un peu partout en Europe. Basée sur un modèle américano-japonais, cette technique consiste à créer des nages de leurres non répétitives qui sont censées surprendre le carnassier. Le brochet réagit très bien à ce principe. Les leurres japonais modernes sont donc quasiment tous conçus sur ce modèle, à l’exception des cranckbaits, des lipless et de certains swimbaits, pour des raisons techniques. C’est l’évolution des premiers poissons nageurs, dotés alors d’une nage régulière et d’une vitesse de nage invariable. Dans les années 1990, les concepteurs japonais ont décuplé la possibilité de nage des leurres. Seiji Kato, le plus doué d’entre eux, avait alors mis au point la plus fabuleuse des gammes de leurres jamais inventée pour le compte de Lucky-Craft. Plus de quinze ans plus tard, les B’Freeze, Sammy, Flash Minnow ou encore le lipless D-15 restent parmi ce qui se fait de mieux. Les brochets ne font pas partie des poissons qui s’adaptent très rapidement à la nage des leurres au point de s’en méfier (le silure est autrement plus doué pour refuser en moins d’une saison ce qu’il voit passer un peu trop souvent).

    Les brochets réagissent de façon positive à certains leurres qui leur plaisent dans la mesure où ils sont actifs. Car le plus denté des carnassiers reste très lunatique, alternant de grandes périodes de faible activité et quelques moments de folie au cours de la saison. Dans tous les cas, autant pêcher avec les bons leurres pour mettre toutes les chances de son côté. Ce dossier fait également apparaître que les produits qui traversent les années sans souffrir de la concurrence sont toujours ceux dont les créateurs ne se sont pas contentés de copier l’existant, mais qui ont imaginé un concept nouveau et fait l’effort de le développer.

    De la bonne utilisation de chaque modèle :

    Un très bon leurre ne l’est que s’il est utilisé à bon escient. Pêcher avec un leurre de surface dans dix mètres d’eau n’est pas très logique. Dans la pratique, les erreurs sont nombreuses et elles nous indiquent à quel point la pêche aux leurres demande de la précision dans l’utilisation des différents modèles. Prenons, par exemple, le cas des chatterbaits, ces jigs ultra-vibrants, si efficaces pour débusquer des brochets qui se tiennent dans des herbiers très denses. En eaux libres, ils font souvent figure d’épouvantail.

  • Daïwa T.D Salt Pencil

    Daïwa T.D Salt Pencil

    Sans être ni véritablement un popper ni un stick-bait, le leurre de surface Daïwa T.D Salt Pencil joue aisément sur les deux tableaux. C’est-à-dire qu’on peut l’utiliser comme un popper en lui inculquant des tirées franches ou le faire nager en zig-zig (walking the dog) si, au contraire, on choisit une animation par courtes impulsions rythmées. Voilà donc un leurre polyvalent, très bien construit et dont la tête possède la particularité d’être creuse. Les ouïes sont ouvertes pour laisser l’eau s’échapper. Le tout rendant l’action de “popping” assez intense pour un leurre qui reste dans la catégorie des pencils (silhouette fine). Il est également peu bruiteur, puisqu’une seule des billes qui l’équipe produit un faible son de basse fréquence. Le TD Salt Pencil est donc un leurre qui n’a pas beaucoup de concurrents et qui trouvera facilement sa place dans une boîte pour la pêche du bar.

    Conseils d’animation
    Voici un leurre plaisant à utilisé car il est conçu pour cumuler plusieurs types d’animations. A la fois popper et stick-bait, le Daïwa T.D Salt Pencil permet par exemple de démarrer une récupération en walking the dog (nage en zig-zag de courte amplitude), d’éfectuer des arrêts suivis de tirées franches pour le faire “popper” ou encore ajouter quelques glissades. Pour la pêche du bar, cette polyvalence est très utile lorsqu’un poisson méfiant suit le leurre et hésite à l’attaquer parce que sa nage est monotone (cas des stick-bait).

    Fiche technique

    Longueur : 110 mm. Existe aussi en version 12 cm pour 18 gr.

    Poids : 14,5 gr.

    Six coloris.

    Prix conseillé : 21 euros.

    Renseignements : www.daiwa-france.fr

  • Bollywood Fishing

    Bollywood Fishing

    Un milliard deux cents millions d’habitants, près de mille langues et dialectes, une culture vieille de plusieurs milliers d’années : l’Inde s’accommode des superlatifs. Mais le pays ne se résume pas à ces clichés. A côté des vaches sacrées et des sâdhus déambulant à moitié nus dans des rues perpétuellement encombrées, on y trouve quelques merveilleux coins de pêche. Ils sont rares, tant le pays a construit sa croissance sans se soucier des conséquences environnementales. Mais voici deux régions où les poissons ont été épargnés. L’une nichée dans l’Himalaya, l’autre dans un paradis aquatique qui n’a rien à envier aux Maldives, les îles Andamans.

    Par Samuel Delziani

    La pleine lune disperse sa lumière blanche sur ce paysage du bout du monde et les eaux scintillent comme les écailles argentées d’un poisson immense. Un lent roulis nous berce alors que nous fixons la mer, apparemment calme. Elle s’étend partout autour de nous, prodiguant un étrange sentiment d’ivresse. A bord d’une pirogue assez longue pour accueillir cinq personnes, nous voguons vers un horizon évanescent. J’observe ces pêcheurs bengalis, montant leur ligne. Pas de canne, pas de moulinet complexe comme une montre suisse. Une ligne, une vis en guise de plomb, un morceau de sardine fraîche au bout d’un hameçon rouillé, et la connaissance empirique d’un milieu qu’ils connaissent par coeur déterminent la réussite de l’opération. Ces pêcheurs ont choisi de vivre ici, dans les îles Andamans, à quelques milliers de kilomètres de l’Inde continentale. Nous sommes au large de l’île d’Havelock, une des îles formant cet archipel dont les cartes anciennes représentaient les habitants moitié hommes, moitié chiens. Quelques confettis terrestres à plusieurs milliers de kilomètres des côtes indiennes, en fait, plus proches de la Birmanie et de la Thaïlande que de l’Inde qui régit pourtant ce territoire. Ce qui provoque d’ailleurs des conséquences inattendues. En Inde, malgré l’immensité du pays, il n’existe qu’un seul fuseau horaire, un moyen pour l’Etat de démontrer l’unité de la nation. L’heure est donc la même de Bombay à Calcutta, mais aussi dans ces îles pourtant si lointaines. Résultat : le soleil se lève ici vers 4h45 du matin et, vers 17h30, nous sommes déjà bien avancés dans la nuit.
    Le silence et la concentration enveloppent notre petite embarcation. Tous, nous scrutons les eaux, ligne en main, le doigt sur le fil, à guetter la moindre vibration. Nous attendons, de cette fébrilité unique commune à tous les pêcheurs, qu’un poisson daigne se saisir de l’appât que nous lui présentons. Juron bengali : un des pêcheurs vient de perdre son bas de ligne dans les profondeurs. On commence à s’impatienter. L’anxiété se lit sur les visages. Mais les premières touches arrivent, les poissons finissent par accepter nos bouts de sardines.
    Et là, c’est un festival : barracudas, red snapper, sea bass, les prises s’enchaînent. Le lent bercement du roulis sous le bateau n’est troublé que par l’agitation des poissons remontés à bord. Pendant deux heures, le frétillement énergique de nouveaux poissons sortis de l’eau vient régulièrement battre le rythme de ce coup du soir. C’est une bonne nouvelle pour les pêcheurs et leurs familles, la pêche étant ici bien plus qu’un hobby, c’est un moyen de subsistance. Après quelques heures de pêche, nous revenons sur la plage et les pêcheurs étalent les prises de la journée. Ils semblent satisfaits. Nous nous quittons et ils m’offrent un barracuda pour mon repos du soir.


    Quatre pêcheurs et 572 îles

    Le lendemain, les choses sérieuses débutent. Accompagnés d’un couple d’Anglais partis pour un voyage de plusieurs mois en Asie, Adam et Charlotte, nous avons réservé une journée de pêche en bateau, qui nous emmènera à travers l’archipel à la recherche des bons coins des îles Andamans et de Nicobar. Nous nous levons tôt et nous rendons à l’embarcadère principal de l’île d’Havelock. En attendant le bateau, nous nous arrêtons pour manger des Puri, de petites galettes soufflées, accompagnées d’un curry épicé, et pour boire un masala chaï, un thé sucré et corsé par un mélange d’épices, du clou de girofle au poivre, en passant par la cardamone et la cannelle. La boisson nationale indienne nous procure une chaleur réconfortante. Un coup de chaud bienvenu avant de s’embarquer en mer, alors que de sombres nuages s’amoncellent au-dessus de nos têtes. Enfin le bateau est là. Baptisé le Snapper, il contient à bord tout le nécessaire pour la partie de pêche du jour : cannes, leurres, et les provisions pour sustenter nos appétits de loup. A peine sommes-nous montés à bord que la pluie se met à tomber avec force. Le frêle toit qui est censé nous protéger des intempéries n’est pas d’une grande utilité quand l’embarcation s’élance sur les eaux toujours turquoise de la mer des Andamans. Au bout de dix minutes, nous sommes tous trempés jusqu’aux os. Nous voguons entre des îles désertes, enviant la protection de ces mangroves si denses que nous ne pouvons qu’imaginer l’île qui se trouve derrière. Arrivés sur un premier spot que nos guides indiens entendent prospecter, la pluie s’arrête comme par miracle. Quand bien même il s’agirait d’un signe divin, le panthéon hindou est si vaste, si complexe, que je ne saurais quel dieu remercier.

    Du bleu, du vert et du turquoise

    Canne en main, le leurre lançant comme un air de défi aux vrais poissons en dessous, nous voilà bien décidés à multiplier les prises. Ils sont bien présents, nous le savons grâce au sondeur que consulte régulièrement le capitaine du Snapper. Pourtant, ils ont bien du mal à se laisser séduire. Mais rien n’entame le plaisir de se trouver là : au milieu de cette eau égrainant toutes les nuances du bleu et du vert, entre ces îlots où jungles et mangroves s’entremêlent pour devenir une masse végétale inextricable. Parfois, ils s’autorisent une fine plage de sable fin qu’aucun pied humain ne semble avoir jamais foulé. Au loin, un dauphin nous nargue en faisant des cabrioles.
    Apparemment, il n’a aucun mal à trouver ses proies. Mais le capitaine ne l’entend pas de cette oreille et décide d’aller chercher ailleurs, dans quelques souvenirs de pêches miraculeuses, l’objet de notre désir.
    Après vingt minutes de navigation, il se pose audessus d’un récif qui, selon lui, ne l’a “jamais déçu” ! Nous recommençons à lancer. Peu de temps après, un des guides laisse percer un cri guttural : il vient de ferrer. L’attaque est puissante. Le guide affiche un rictus de plaisir non dissimulé : il sait qu’au bout du fil ce n’est pas une sardine, mais du sérieux qui s’agite. Sa canne se plie fortement mais ne rompt pas, à l’instar du roseau ou de l’armée vietnamienne. Il s’ensuit un long combat. Une tension qui durera un peu plus de vingt minutes. A regarder le visage tendu par l’effort du pêcheur, le front perlé de sueur, la lutte est âpre. Finalement, le poisson abandonne la partie et se laisser ramener jusqu’au bateau. C’est une magnifique carangue ignobilis, estimée par l’heureux pêcheur à près de 20 kg, qui nous montre son imposante tête. On la hisse péniblement à bord. Après une séance photo, qui nous permet de contempler la bête, nous la rendons à la grande bleue, tout en la remerciant d’avoir bien voulu mordre à l’hameçon. Après toutes ces émotions, nous remettons les lignes à l’eau. Quasiment dans la foulée, Adam sent que son leurre a fait mouche. Heureux, il entreprend de mettre au sec ce qui s’agite nerveusement au bout. Après quelques minutes, il sort un beau barracuda, puis l’exhibe fièrement au reste de la troupe. Un large sourire éclaire son sourire, un sourire de fierté. Puis plus rien jusqu’au déjeuner. Déjeuner que nous prenons sur la plage déserte d’une île qui semble l’être tout autant. Dhal, riz, curry de poulet, nos amis indiens ont mis les petits plats dans les grands et, sans le luxe de toute cette nourriture, on pourrait aisément se laisser aller à des rêves de Robinson. C’est difficilement que nous nous arrachons à cette plage édénique et que nous remontons à bord. Après tout, nous sommes là dans un but bien précis : la pêche !

    Un jardin d’éden halieutique

    Remontés à bord du Snapper, nous mettons le cap sur un récif que nous n’avons pas encore pêché et qui, selon le capitaine, est un endroit d’une beauté saisissante. Il y a déjà eu de bons résultats en utilisant des leurres de type popper. Arrivés sur place, nous avons déjà une certitude : le capitaine ne nous a pas menti. L’endroit est magnifique. Une eau qui se dégrade de  l’émeraude au bleu le plus profond et en toile de fond une île presque complètement occupée par une haute colline couverte d’une jungle épaisse. Une fine plage de sable blanc la ceinture. On se met en action et nous répétons les lancers. Un barracuda tente de se saisir du leurre de Charlotte, mais ne fait que le toucher. Nous subissons encore quelques échecs de ce type et aucun nouveau poisson n’est remonté à bord. Le capitaine désire nous emmener sur un dernier coin qu’il affectionne, nous repartons donc dans ce labyrinthe d’îles et d’îlots, la plupart désertés par l’homme. On n’y attrapera plus rien, mais peu importe, nous goûtons la joie d’être là dans l’atmosphère qui se rafraîchit d’une fin de journée parfaite. Nous continuons de pêcher jusqu’à ce que la lumière tombe, sonnant l’heure de revenir au port.
    Le soleil s’efface derrière la ligne d’horizon pendant qu’on réinvente la journée de pêche, qu’on en rejoue les plus beaux moments. Il enflamme la mer de teintes rouges, jaunes, orange, alors que nous retournons vers les lumières d’Havelock. Mais les îles Andamans ne sont pas l’unique spot indien pour les amoureux de la pêche. A plusieurs milliers de kilomètres de là, changement de décor, changement de poisson. Direction l’Himachal Pradesh, un Etat indien qui s’étire dans la chaîne de l’Himalaya.