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Étiquette : Philippe Collet

La haute vallée de l’Aude
L’Aude est un petit fleuve côtier qui se jette en Méditerranée, tout près de la frontière du département qui porte son nom et de l’Hérault. En amont de Limoux (célèbre pour sa blanquette), qui marque l’entrée dans la haute vallée de l’Aude, le fleuve est classé en première catégorie piscicole et abrite une population de truites et d’ombres.
La société de pêche « La Garbuste Campenoise », rattachée à l’AAPPMA de Quillan, gère un linéaire de plusieurs kilomètres de l’Aude autour de Campagne- sur-Aude. Son dynamique président, David Fernandez, se bat avec son conseil d’administration pour protéger le fleuve et ses affluents. Dans cet environnement préservé de la haute Vallée, la société de pêche doit toutefois se battre pour limiter les atteintes portées au milieu par la multitude des ouvrages hydroélectriques situés en amont, tant du point de vue des marnages que d’une nuisance beaucoup plus sournoise qui est l’ensablement du cours d’eau. Les ouvrages empêchent en effet un vrai fonctionnement du fleuve et l’évacuation régulière, lors des crues, de ce matériau naturel arraché au bassin versant.Le sable colmate les frayères et réduit la productivité et la biodiversité du fleuve. La société de pêche ne pratique plus qu’une gestion patrimoniale de la truite et travaille sur les milieux et la lutte contre les atteintes qui lui sont portées. L’ombre commun a été introduit sur la rivière, où il s’est implanté avec succès. Nous avons pu constater lors de notre visite que les populations d’ombres adultes étaient bien présentes, et surtout observer partout dans les bordures des populations d’ombrets et de truitelles de l’année tout bonnement impressionnantes.
David Fernandez a compris que pour pouvoir mener à bien sa mission et obtenir l’écoute nécessaire auprès des décisionnaires, il fallait aussi apporter des réponses économiques.

Canne à mouche Mini Mag TFO
La canne Mini Mag ou Mini Magnum de la marque Temple Fork Outfitters (TFO) signée Lefty Kreh, est une canne à mouche destinée à la pêche des poissons marins de nos côtes, à la pêche du brochet et aux pêches exotiques légères. Cette canne est bâtie sur un blank de la série Bluewater, la gamme exotique de la marque TFO, ce qui est un gage de qualité et de fiabilité.
Les éléments qui composent cette canne sont en composite de fibre de verre et de carbone IM6 à la très belle couleur bleu profond marbré. La canne est montée avec trois anneaux de départ surdimensionnés et 6 anneaux serpentiformes avant l’anneau de tête de scion. Sa poignée liège, au porte moulinet solide, est prolongée d’un petit talon de combat assez large. La canne est livrée dans un étui de toile compartimenté. Elle mesure 8 pieds, en 3 brins égaux, ce qui lui confère un encombrement réduit de 84 cm. Elle peut être chargée avec une soie allant du numéro 8 au numéro 10 (elle est donnée pour des soies de 300 à 400 grains). Avec Martin Claeyssens, passionné de pêche du bar à la mouche, nous l’avons essayée, chargée avec une soie plongeante Airflo Forty Plus Cold Salt Water Sinking 7 (plongeant à 7 inch ou 18 cm par seconde) de numéro 10 prolongée d’une mouche volumineuse. A la prise en main, la Mini Mag parait très raide. On a l’impression de tenir une trique qui s’apparente plus à une canne à lancer d’action rapide qu’à une canne à mouche. Cette sensation est en fait liée à la petite taille de la canne qui offre très peu de balan. On est par contre surpris par sa légèreté et son équilibre. Dés les premiers lancers tout change. Une fois la canne chargée, on est bluffé par son confort et ses performances.
Cette canne est une shooteuse. Il convient de la charger avec une soie au fuseau assez ramassé et de shooter dés que ce fuseau sort de l’anneau de tête. Deux faux lancers suffisent le plus souvent pour bander le nerf de cette canne et propulser une mouche volumineuse à grande distance. Sur une partie de pêche, on économise ainsi énormément de faux lancers et d’énergie et la mouche pêche beaucoup plus longtemps. Cette canne permet de pêcher aussi bien avec des soies flottantes qu’avec des soies très denses, pendant de longues heures, sans fatigue. Les soies devront toutefois posséder des fuseaux volumineux pour charger rapidement la Mini Mag. Du point de vue du combat, nous n’avons eu affaire qu’à des bars de taille modeste, mais cette canne possède une grande réserve de puissance dans le talon. Elle permet de réduire la durée des combats et d’extirper en force les beaux poissons des endroits délicats. Pour les pêcheurs en kayak ou en float-tube, sa petite taille permet d’attraper beaucoup plus facilement le poisson ou le bas de ligne.
Cette canne est distribuée par TOF Fly Fishing E-mail : [email protected]

Lunker City SwimFish
Nouveau venu dans la gamme Lunker City, le SwimFish est un shad qui vient s’associer au célèbre Shaker dont il reprend le pad circulaire terminal. Après plusieurs mois de tests sur différents poissons, nous avons été séduits par ce leurre, simple, non aromatisé, mais qui ne laisse pas les carnassiers indifférents.
Considéré par les meilleurs pêcheurs de sandres belges ou hollandais comme l’un des meilleurs shad, le Shaker rencontre également un succès mérité en France. L’arrivée d’un nouveau leurre assez similaire dans la gamme a donc attiré notre attention. C’était au printemps, et depuis, il ne quitte plus nos boîtes ! Sandres bien sûr, silures, brochets, bars et même grosses perches, tout y passe. Dans sa conception, le SwimFish ressemble à un Shaker mais dès la prise en main deux choses les différencient, la forme du corps et la matière. Le SwimFish est beaucoup plus souple que son frère, un peu plus fragile aussi et son corps est beaucoup plus épais. Cette nouvelle matière très souple permet au SwimFish, qui, soit dit en passant porte bien son nom, de nager parfaitement avec seulement 4 à 5 g de lest, ce qui n’est pas le cas du Shaker, qui demande quasiment le double de poids. Cette capacité à nager peu lesté en fait un leurre très polyvalent, aussi à l’aise en pêche légère depuis la rive que fortement plombé en bateau. En action de pêche, le corps du SwimFish oscille nettement (effet de wobbling) laissant briller tour à tour ses flancs.
Un leurre qui n’a pas d’odeur ?
Avec la mode des attractants et des arômes, les leurres qui en sont dépourvus prennent soudain un coup de vieux. Comme tous les leurres Lunker City, le SwimFish sent nettement le plastique et pourtant, les pêcheurs hollandais ou flamands prennent des milliers de sandres et de brochets chaque année avec ces leurres. J’ai personnellement remarqué que les sandres avalent souvent les Shaker, les Fin’S et les Swimfish et que cela est moins fréquent avec d’autres leurres aromatisés. Voilà de quoi relancer le débat sur l’intérêt des attractants !
Des couleurs qui ont fait leurs preuves
Les teintes des leurres souples Lunker City sont un des points forts de la marque. Pour le sandre, les teintes Arkansas Shiner (qui ressemble à celle d’un lieu jaune) donnent d’excellents résultats, tout comme les couleurs Smelt (bleu verdâtre) ou Ice Shad (blanc pailleté). Sans oublier le fameux Limetreuse (vert fluo). Ces teintes conviennent également toutes pour la pêche du brochet.
Pour les réparations, pensez à la colle Spike ItObjet d’une présentation par Philippe Collet dans le prochain numéro de Pêches sportives (N° 89), la colle Spike It permet de refaire à neuf un leurre découpé par la courbure de l’hameçon et les dents des carnassiers. La relative fragilité du SwimFish trouve ici un allié qui fait nettement augmenter son espérance de vie.
Caractéristiques :Longueur 12,5 cm pour 11 g.
Sans attractant, ni arôme.
Densité : flottant.
Vendu par sachet de quatre leurres de couleur identique.
Prix conseillé : 6,95 euros.Renseignements et liste des points de vente : www.flashmer.fr

Le fil de titane contre les dents des brochets
Après une timide apparition sur le marché il y a deux ans, le fil de titane utilisé comme bas de ligne pour la pêche du brochet fait un retour en force. Plusieurs marques proposent cette année des bas de ligne prêts à l’emploi et même du titane vendu par 2,5 m. Si le prix reste élevé, il faut accorder à ce matériau de nombreuses qualités.
Par Philippe Collet
Les bas de ligne à base de fils en alliage de titane, appelé aussi titanium par certains fabricants, ont la particularité d’être très solides et quasiment indéformables. Dans des conditions normales d’utilisation, il est impossible de tordre ou de faire coquer un fil de titane. Tant que l’angle de pliage n’est pas totalement refermé (brin contre brin) ou que le matériau ne subit pas un frottement avec un échauffement important, un fil de titane ne peut pas rester marqué.
Ce matériau est inoxydable, ce qui est un atout important pour un usage en mer, par exemple. Il est aussi étirable, ce qui lui permet d’absorber une partie des ferrages les plus violents avant de revenir à son état initial. Contrairement à un morceau de corde à piano qui va se tordre au premier impact dans une branche ou dans la gueule d’un poisson, ou à un bas de ligne d’acier multibrin qui va se mettre à tirebouchonner dès qu’il sera un peu malmené, un bas de ligne en titane reste totalement droit.
Lors d’un voyage de pêche sur le grand lac des Esclaves au Canada, il y a près de deux ans, nous avons pu réellement tester les qualités de ce matériau. Nous avons abandonné l’usage des bas de ligne en fluorocarbone, pourtant en 80/100, dès la première heure de pêche, car ils étaient coupés quasi systématiquement par des brochets voraces à la dentition particulièrement tranchante. Les bas de ligne en acier multibrin ont subi le même sort car ils étaient tous coqués après la prise d’un ou deux poissons. Les bas de ligne en corde à piano monobrin résistaient bien mais devaient être détordus régulièrement. Bien qu’efficaces sur ces poissons non éduqués, je ne les trouvais pas à mon goût car trop grossiers. Ayant préparé quelques avançons en titane de 40 lbs pour le voyage, j’ai pour ma part rapidement opté pour cet accessoire et j’ai pu enchaîner les prises sans plus me soucier de mes bas de ligne. J’en ai toutefois cassé deux durant le séjour, après qu’ils eurent pris près de 50 poissons chacun.
Après autant de ferrages appuyés, de rushs violents, de décrochages spectaculaires, les bas de ligne prenaient un léger pli au niveau du sleeve (tube métallique serti sur les deux brins repliés de la boucle) et cassaient finalement à cet endroit. Il a suffi de les remplacer, quand ils commençaient à être marqués, pour ne plus en casser. Autant dire que, revenu en France, je ne suis pas près d’en casser un vu la moyenne des prises journalières.Pourtant, lorsqu’on évoque ces bas de ligne, de nombreux pêcheurs se plaignent de casses immédiates, dès le premier lancer appuyé ou le premier ferrage, avec des bas de ligne tout faits, fraîchement sortis de leur emballage. Il s’agit le plus souvent de casses au niveau d’un sleeve, liées a priori à un défaut de fabrication. J’ai remarqué que le titane devient très fragile lorsqu’il a pris un pli ou un coup. Ainsi un sleevage trop serré, un pli marqué peuvent le rendre cassant comme du verre. On s’en rend compte lorsqu’on coupe un brin de titane avec une pince, cela semblebeaucoup plus facile qu’une corde à piano du même diamètre.
Lorsqu’on réalise ses bas de ligne soi-même, il faut utiliser des sleeves au diamètre adapté et une bonne pince à sleever pour serrer solidement le titane sans le marquer. Le titane est difficile à sleever, car c’est un matériau particulièrement glissant. Il est alors tentant de serrer très fort pour pallier cet inconvénient. A ce moment-là, on doit affaiblir le matériau. Je pense que les casses immédiates, enregistrées sur des bas de ligne neufs, sont liées à un procédé de fabrication inadapté.
Ce phénomène d’écrasement du matériau semble encore plus marqué avec les bas de ligne multibrins.
Les casses peuvent toutefois aussi se produire avec des bas de ligne sous-dimensionnés par rapport au leurre utilisé. Ainsi, par exemple, un gros jerckbait de 100 g ne devra pas être envoyé avec un bas de ligne de moins de 50 lbs de résistance, au risque de voir le leurre partir tout seul sur un lancer appuyé. Outre leur résistance, les bas de ligne en titane sont discrets et restent bien en ligne. Le rapport diamètre/résistance du titane est intéressant. Les caractéristiques mécaniques du produit ne s’altèrent pas dans le temps (contrairement, par exemple, à l’effilochement de quelques brins d’un bas de ligne en acier). Autre atout majeur, ce matériau reste droit comme un i tout en étant souple. Il permet ainsi un contact direct du pêcheur avec son leurre et ne produit pas l’effet ressort (peu discret) de la plupart des bas de ligne en acier, un peu malmenés, accrochés à un leurre qui ne tire pas.On appréciera particulièrement ces bas de ligne pour la pêche du brochet à la mouche, mais aussi en petit diamètre pour la pêche verticale, par exemple. On les utilise déjà depuis longtemps, en très gros diamètres, pour la pêche aux gros jerkbaits. Pour ma part, je les utilise systématiquement maintenant, dès que je risque de rencontrer un brochet. J’adapte simplement leur diamètre à la pêche pratiquée et à la puissance du matériel utilisé. De nombreux fabricants proposent aujourd’hui des bas de ligne en titane tout faits, en monobrin ou multibrins (souvent sept brins). Passé les premières fabrications, il semble maintenant que les produits se fiabilisent. Les bas de ligne reviennent assez cher, mais leur prix doit être mis en balance avec leurs qualités et leur durée de vie très longue, à condition de ne pas les risquer trop souvent sur des postes encombrés.
A titre d’exemple, la marque Cannelle propose des bas de ligne monobrin avec émerillon et agrafe de 15 ou 31 cm ou des avançons à simples boucles de 40 cm dans des diamètres de 20, 30 ou 40/100 de millimètre, pour des résistances respectives de 5, 8 et 15 kg. Illex propose des Titanium leaders en sept brins de 30 cm de longueur, avec émerillon et agrafe en 16, 28, 54 et 70 lbs. Il va être maintenant possible de trouver du titane en rouleau en France. Pour 2011, la marque Cannelle en propose en deux tailles : 20 et 30/100 pour des résistances respectives de 5 et 8 kg. Ces diamètres permettent une présentation très discrète, mais doivent être réservés à des pêches plutôt fines et tactiles. La gamme mériterait d’être enrichie de diamètres plus conséquents pour couvrir tous les styles de pêche. Saluons toutefois la mise à disposition d’un diamètre très fin, difficile à trouver habituellement, très adapté aux pêches légères et à la pêche verticale.
Canne G.Loomis NRX drop-shot
Nouveauté très attendue du haut de gamme G.Loomis, les cannes NRX sont reconnaissables à leurs ligatures bleues et leur blank gris foncé.
La NRX 822S DSR, appelée aussi drop-shot puisque c’est à cet usage qu’elle est destinée au départ, surprend dès la prise en main par son équilibre, sa légèreté, et la rapidité de son blank. Cette canne monobrin de 6’10’’ (208 cm), d’action Extra Fast et de puissance Mag Médium, est donnée pour lancer des leurres de 3/16 à 1/2 OZ, soit 5 à 14 g. Elle est dotée de quatre anneaux Fuji SIC, trois de départ et un de tête, et de cinq anneaux Recoil très discrets collés au blank. Les anneaux Recoil sont fabriqués avec un fil de nickel titanium. Ils sont indéformables et surtout très légers. Cette légèreté contribue à conférer à la canne un très bon équilibre, une réactivité extraordinaire et une action beaucoup plus rapide. La poignée de la canne en liège de premier choix est divisée en deux parties. La première, la plus large, dépasse à peine l’emprise de la main et englobe un porte-moulinet à vis, la seconde, plus petite, est constituée d’un petit pommeau de combat en bout de blank. Cette poignée est ergonomique et confortable.
Petit détail original, l’accrocheleurre est innovant et bien conçu, car il permet, soit de coincer le nez du leurre ou le plomb en passant le fil dessous, soit de placer la pointe d’un des hameçons de la même façon dessous, soit de la placer à l’intérieur de la boucle. Cette canne est précise et directionnelle. Sa pointe fine, qui n’est pas alourdie par les anneaux, permet les animations les plus minimalistes ou l’envoi de leurre très légers (jusque moins de 2 g). Sa finesse de pointe permet un travail en douceur des poissons ferrés et minimise les décrochés, notamment avec des poissons à la gueule fragile comme les perches. Cette canne permet de pêcher avec des leurres plus petits que préconisé et des lignes fines. Malgré un blank au diamètre très fin, la NRX drop-shot possède une grande réserve de puissance qui permet d’expédier des leurres assez conséquents et de venir à bout facilement de gros poissons, voire de les extraire de secteurs encombrés. Très légère et extraordinairement résonnante, elle retransmet les moindres gratouillis et contacts avec le fond, et renseigne très efficacement le pêcheur.
La NRX drop-shot est une grande réussite de la marque G.Loomis. Plus forte, mais surtout plus tactile, plus précise encore que la GLX drop-shot, qui était déjà un outil redoutable de la marque, elle devrait être une des armes secrètes des meilleurs pêcheurs en street fishing en 2011. Sachez toutefois que G.Loomis a du mal à fournir la demande et qu’il faut prendre son mal en patience…
Le Shimano Rarenium Ci4Cette canne doit être équipée avec un moulinet léger. Elle est très bien équilibrée avec un Shimano Rarenium Ci4 (utilisé lors du test) ou un Stradic Ci4 en taille 2500. Ces moulinets possèdent un corps réalisé dans un matériau innovant, le Ci4, obtenu par la fusion de carbone avec du polyamide. Très léger, rigide et résistant à la corrosion, ce matériau permet un gain de poids appréciable.
Le Rarenium Ci4 2500 pèse 200 g, le Stradic Ci4 2500 aussi 200 g, contre 270 pour un Stradic 2500 classique.

Cannes Marryat Tactical
Les cannes Marryat Tactical, et notamment les modèles en 10 pieds pour soie de 4 et 5, font depuis pas mal de temps l’unanimité parmi les compétiteurs de pêche à la mouche en rivière mais aussi en lac et en réservoir.
Nous souhaitions tester ces modèles et surtout tenter de comparer les actions des modèles originaux (gamme Tactical) et des nouveaux modèles (gamme Tactical LX) qui ont été rajoutés cette année au catalogue Marryat. J’ai ainsi retrouvé mon ami Eric Despalin au réservoir du domaine de la Salamandre, dans l’Aisne, pour tenter de départager sa 10 pieds soie de 5 Tactical standard de ma 10 pieds soie de 5 Tactical LX. Nous avons aussi, au passage, beaucoup pêché avec la 10 pieds pour soie de 4. Globalement, ces cannes sont légères et très bien équilibrées. Elles sont douces, rapides et très directionnelles. La 10 pieds pour soie de 4 permet de pratiquer des pêches fines en rivière, voire en réservoir, à condition de respecter son nerf. C’est un modèle très polyvalent, idéal pour la pêche des eaux rapides, qui permet de passer, avec tout autant d’efficacité, de la pêche en nymphe au fil ou à la roulette à la pêche en sèche. Cette canne est appréciée des compétiteurs car elle est très polyvalente.
La 10 pieds pour soie de 5 est destinée aux pêches plus fortes, en grandes rivières notamment, mais aussi et surtout aux pêches fines en lac, que ce soit à vue, en sèche, en nymphe ou au chironome. Cette canne est excellente pour pratiquer les pêches en lac de montagne. Elle peut facilement supporter une soie intermédiaire ou plongeante de 5 et permet de réaliser de très longs lancers en soie flottante.
La LX tout de même plus rapide Lors de notre test, nous avons eu beaucoup de mal à différencier les deux modèles Tactical et Tactical LX. On notera cependant que la LX est plus rapide et entre plus vite en action avec peu de soie dehors. La Tactical classique est plus progressive. A longue distance, les cannes se valent et nous n’avons pas réussi à départager une meilleure lanceuse. Ces deux cannes peuvent sortir sans problème les 27 m d’une soie flottante standard et monter à 30 mètres avec des soies plus longues, dans de bonnes conditions. Ces cannes tiennent toutes les deux très bien le poisson et permettent de pêcher avec un fil fin. Au final de notre test, Eric préférait de peu sa Tactical classique (à laquelle il est déjà habitué). Pour ma part, j’ai tendance à préférer la nouvelle version. Nous ne vous donnerons donc pas un avis tranché et vous laisserons trouver le modèle qui vous conviendra le mieux.
Renseignements :
Marryat France
Tél. : 04 74 35 40 55.
Moulinet Wychwood Truefly SLA
Cela faisait longtemps que je voulais tester ce moulinet à cassette large arbor de la marque Wychwood. Quelques parties de pêche en rivière et en lac, et notamment une journée de pêche à vue en réservoir, au domaine de la Salamandre à Latilly dans l’Aisne, m’ont convaincu de ses qualités.
Ce moulinet, essayé en taille 5/6 avec une soie de 4 est très léger pour un moulinet à cassette. Il ne pèse que 180 g. Son frein est très agréable, doux et progressif. Il peut être réglé très précisément grâce à un cliquet qui évite que sa molette ne se dérègle. Sur les grosses truites de réservoir, lorsque le poisson est fatigué et ne repart plus pour des rushs endiablés en emportant beaucoup de soie, il suffit de tourner la molette d’un clic supplémentaire pour terminer le combat et le faire glisser dans l’épuisette. Nous avons ainsi pu pêcher avec des pointes de bas de ligne en 10 centièmes sans quasiment aucune casse. Le moulinet possède un bâti en aluminium.
Les bobines en polycarbonate haute densité ont un moyeu très large et sont assez fines. Ce qui permet un bon stockage et déroulement de la soie, sans durcissement du freinage au fur et à mesure d’un long rush. Nous avons utilisé ce moulinet avec la canne Marryat Tactical en 10 pieds soie de 4, qu’il équilibre bien. L’équilibre est encore meilleur avec une canne de 5 ou de 6. Pour des cannes et des pêches plus fortes, il existe deux autres modèles le 7/8 et le 9/11. Mon ami Eric qui effectuait ce test avec moi, inconditionnel des moulinets Loop, a été conquis par les qualités de ce moulinet qui permet de partir à la pêche ou en voyage avec deux à trois soies différentes. Ce moulinet très esthétique est disponible en deux coloris Warm Grey.
La société Pafex importe la marque Wychwood en France.
www.pafex.fr
Des boîtes Plano étanches pour les leurres Trigger X
Les attractants liquides ont mauvaise réputation. Les sachets et autres pochettes individuelles n’étant pas pratiques à l’utilisation, Plano a eu la bonne idée de faire des boîtes spécifiques pour les attractants liquides Trigger X.
Les leurres Trigger X sont déclinés en plusieurs formules. La première, nommée Agression, est salée et gorgée d’attractant à base de phéromones. Elle est « sèche » et les leurres peuvent être stockés dans leurs sachets ou dans des boîtes, sans aucun problème. Les autres formules Zander et Saltwater regroupent différentes formes de leurres livrés dans des sachets ou des conditionnements individuels, où ils baignent dans un liquide attractant toujours à base de phéromones. Là, les choses se compliquent, car l’attractant a une fâcheuse tendance à s’échapper du sachet une fois celui-ci ouvert si on l’a mal refermé ou stocké à plat. Pour les leurres en sachets individuels, l’attractant est tout bonnement perdu après usage et le leurre condamné à sécher, s’il n’est pas remis dans un autre contenant. Les leurres Trigger X sont en effet réalisés dans un matériau biodégradable sans PVC ou plastique, et ils ont une fâcheuse tendance à se dessécher et à se rétracter s’ils sont laissés trop longtemps à l’air libre. Ils deviennent alors inutilisables et bons à jeter.
Ces leurres, dont certaines formes spécifiques sont particulièrement intéressantes, devenaient pour moi pénibles à utiliser et ma musette était imbibée d’attractant après avoir épongé les fuites de plusieurs sachets. Il fallait trouver une solution pour continuer à les utiliser en supprimant tous ces désagréments. C’est donc naturellement que j’ai opté pour les boîtes Plano prévues pour eux. Plano a en effet conçu une petite boîte stable, d’environ 18 cm par 9,5 par 4 cm d’épaisseur (6 cm au niveau du bouchon), dotée d’un bouchon à vis étanche. Cette boîte est la vraie solution à ce problème de stockage.
Finis, les fuites et les leurres desséchés, finis, les multiples sachets emmenés au bord de l’eau pour ne pas risquer d’oublier le bon leurre. Il suffit de remplir sa boîte avec un échantillonnage de divers coloris, modèles et tailles de leurres, et le tour est joué. J’avais quelques appréhensions, au départ, sur le risque de voir les différentes couleurs se mélanger. Mais, après plus de deux mois d’essais, les leurres n’ont absolument pas déteint.

Le Glidin’ Rap
Le Glidin’ Rap est un gros jerkbait sans bavette de la marque Rapala. Cette nouveauté de la marque vient enrichir la gamme des gros leurres à brochet, une gamme pas si étoffée que ça sur le marché.
Par Philippe Collet
Le Glidin’ Rap est fabriqué non pas en plastique mais en bois d’Abashi, dense et très résistant. Contrairement à nombre de ses concurrents, il ne contient pas de billes bruiteuses. Il demeure donc discret, ce qui permet de l’utiliser pour solliciter des poissons éduqués. Ce leurre coule doucement. Lorsqu’on arrête de l’animer, il descend en dodelinant, ce qui le rend très attractif. Il s’anime très facilement. Il faut lui imprimer des tirées sèches (twitchs) tout en moulinant. Une animation du type : une tirée sèche, un tour de moulinet, une tirée, un tour, etc., lui convient très bien.
Bien qu’il soit facile à faire nager, je vous recommande de l’essayer tout d’abord en eau claire pour roder votre technique. De cette façon vous pourrez lui faire décrire des embardées de droite à gauche, qui selon les coups de scion imprimés seront minimalistes ou très amples. La technique de pêche avec de gros jerkbaits sans bavette a été largement décrite dans le n° 71 de notre magazine. Selon le rythme que vous lui imprimerez et les poses que vous marquerez, le leurre pêchera plus ou moins profondément dans une fourchette comprise entre 20 à 50 cm et 1,50 m ou plus.
Le Glidin’ Rap est décliné en huit coloris tant imitatifs qu’incitatifs et en deux tailles : un modèle de 12 cm pesant 50 g qu’il est possible de lancer et animer avec une canne classique, un modèle de 15 cm et 72 g, qui nécessite une canne big bait.
Cabela’s Fish Eagle II
Après une timide apparition sur le marché il y a deux ans, le fil de titane utilisé comme bas de ligne pour la pêche du brochet fait un retour en force. Plusieurs marques proposent cette année des bas de ligne prêts à l’emploi et même du titane vendu par 2,5 m. Si le prix reste élevé, il faut accorder à ce matériau de nombreuses qualités.
Par Philippe Collet
Le modèle présenté ici est une canne spinning Fish Eagle II Pack de 2,10 m en puissance M, en 4 brins, permettant de lancer un leurre de 7 à 21 g. C’est une canne passe partout, bien finie, qui présente une action très agréable, plutôt de pointe, sans points durs ni jeu malgré les nombreux emmanchements. La canne est dotée d’une poignée en liège portugais de qualité, confortable au toucher, la paume de la main repose sur le liège et pas sur un pas de vis. Les anneaux sont des Fuji Hardloy et le blank est en graphite CX2 IM6. Pour chaque emmanchement, de petits repères blancs permettent un alignement parfait des brins. Une fois démontés, les quatre brins égaux de la canne présentent un encombrement réduit de 58 cm.
Une housse en toile compartimentée permet de les ranger et de les protéger. C’est une canne passe partout que l’on n’hésitera pas à glisser dans son sac de voyage ou à laisser dans le coffre de sa voiture avec un moulinet et quelques leurres pour être prête à la première occasion de pêche. Dans la gamme Fish Eagle II Pack, il existe quatre autres modèles en quatre brins de 1,80 m, 2 m et 2,10 m de longueur, en puissance L, ML et MH. Outre leur encombrement réduit, la particularité de ces cannes est leur petit prix, moins de 90 euros, qui permet de ne pas trop hésiter à s’équiper lorsqu’on prépare un voyage, par exemple. Cabela’s France propose aussi trois cannes casting Fish Eagle II en quatre brins de 2 m et 2,10 m de puissance M, MH et H, ainsi qu’une gamme de cannes casting et spinning mer en trois brins de 2,10 m en plusieurs puissances, les cannes Salt Striker Travel.
Cannes disponibles chez Cabela’s France :
www.cabelas.fr