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Étiquette : Pêches Sportives

Belgique : 5e édition de l’Urban Fishing à Bruxelles
Pour la cinquième année consécutive, les pêcheurs urbains de
Belgique se donnent rendez-vous le 7 octobre pour une compétition conviviale et
résolument ouverte au grand public, des ateliers d’initiations pour les enfants
y seront notamment organisés en marge de l’Open. Cette année, c’est Bruxelles, la capitale, qui
accueille l’événement. Toutes les informations utiles se trouvent sur le site
Internet géré par cette équipe dynamique.Renseignements :

Déchets : une campagne drôle et choc !
Voici une campagne de sensibilisation qui manie l’humour et
le décalage avec maestria et dont le but est de faire participer les pêcheurs,
qu’ils soient professionnels ou amateurs, au nettoyage des plages, des rivières
et des lacs. L’initiative lancée par l’association Surf Rider Europe possède
une double qualité : la préservation du milieu aquatique et surtout la
sensibilisation des usagers de ce milieu. Plusieurs affiches montrent des
pêcheurs posant fièrement avec leur prise : ici une sandale en plastique,
là un canapé, là encore un bidon de plastique. Toujours le même slogan :
soyez fiers ! Fiers de votre prise, car celle-ci est vraiment utile.En 2011, selon l’association, ce sont plus de 42 000
bénévoles venus de 35 pays qui se sont mobilisés pour donner un « petit
coup de propre » à plus de 1200
plages, lacs et rivières le temps d’un week-end. Ils ont collecté« l’équivalent
en volume de 38 bus remplis de déchets aquatiques ».Renseignements :

France : 90 % des nappes phréatiques en déficit
Le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) a
publié le 12 avril son traditionnel état des lieux des niveaux d’eau des nappes
phréatiques en France. Ainsi, 90 % des nappes phréatiques présentent des
niveaux d’eau inférieurs à la normale, notamment à cause des très faibles
précipitations de cet hiver.Au 1er avril, 89 % des réservoirs d’eau affichaient un
niveau inférieur à la normale, contre 58 % l’année dernière à la même époque,
selon le BRGM. Près de 40 % des réservoirs ont vu leur niveau baisser depuis le
mois de mars. Le Bassin parisien et le Sud-Ouest comptent parmi les régions les
plus touchées et onze départements ont déjà pris des mesures de restrictions de
l’usage de l’eau. Déjà l’année dernière, le printemps, le plus chaud depuis
1900, avait connu une sécheresse historique. Le printemps 2012 semble devoir
être du même acabit…
Slovénie, paradis perdu : la réponse de l’institut de la pêche slovène
Dans notre dernier numéro, l’article de Philippe Boisson intitulé Slovénie, paradis perdu, a suscité de vives réactions chez nos lecteurs, ainsi qu’au sein même du gouvernement slovène, qui a souhaité, et c’est bien légitime, publier dans nos colonne un droit de réponse, que voici :
Permettez-moi de vous contacter au sujet de l’article paru dans votre revue Pêches Sportives, qui est une des revues les plus importantes et les plus lues en France comme en Europe. Dans votre dernier numéro, vous avez publié sur quelques pages un article consacré à la pêche à la mouche dans les rivières slovènes, plus particulièrement dans la Krka et la Sava Bohinjka. Lorsque j’ai lu cet article avec mes collègues, nous avons été surpris du point de vue exprimé par votre journaliste, M. Boisson, sur l’état des rivières en Slovénie.
En tant que connaisseur des rivières de pêche à la mouche et des parcours en Europe et dans le monde, vous savez que la Slovénie gère son patrimoine piscicole selon des objectifs précis et qu’elle prépare avec beaucoup de précision et de professionnalisme des plans de gestion pluriannuels de ses ressources piscicoles. Ces plans sont ensuite approuvés par le Ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire ainsi que le Ministre de l’agriculture, des forêts et de l’alimentation. Avec ces plans de gestion, nous essayons de garantir une biodiversité optimale ainsi qu’une bonne qualité des eaux même si, au cours des dix dernières années, les cours d’eau en Slovénie ont malheureusement beau- coup changé sous l’influence de divers facteurs et se sont dégradés.
Dans son article, M. Boisson cite un certain nombre de faits (par ex. le jet de nourriture aux poissons du haut d’un pont, la présence d’une cage contenant des poissons malades, le mauvais état des truites dans la Radovna, le nombre trop important de truites arc-en-ciel dans les rivières slovènes, le vendeur de cartes de pêche appelant le garde-pêche pour que ce dernier relâche des truites arc-en- ciel pour la pêche, etc. ), qui, je pense, ne tiennent pas debout ou n’ont été que le fruit hasardeux d’un concours de circonstances.
J’aimerais souligner que nous réprouvons l’acte de nourrir des poissons du haut d’un pont sans le porter à notre connaissance. Nous condamnons et pourchassons de telles activités. Je suis donc persuadé que ceci n’a été que le fruit du hasard ou bien l’action irréfléchie de personnes individuelles. Je suis également d’accord avec le fait que la cage, qui a été aperçue dans le cours supérieur de la Krka, ne devrait pas être là. A la suite d’une enquête menée auprès des habitants, nous avons constaté par après que la cage mentionnée dans l’article appartenait à l’un des habitants et que les poissons qu’elle contenait étaient destinés à des pique-niques et donc en aucun cas au déversement. Comme cet acte est interdit par la loi, nous avons transmis ce dossier à l’Inspection.
En ce qui concerne le lâcher de truites arc-en-ciel, auquel cet article accorde le plus d’importance, j’aimerais dire que nous ne lâchons que des truites arc-en-ciel stériles et que leur nombre a diminué de 30% au cours des quatre dernières années, comme le confirment les documents officiels. Il convient également de souligner que toutes les truites arc-en-ciel qui sont lâchées dans les cours d’eau pour les besoins de la pêche sont élevées dans des piscicultures spéciales possédant une licence, ce qui équivaut à dire qu’elles sont soumises à un contrôle rigoureux.
Ceci est une réponse très succincte aux allégations de M. Boisson sur l’état des rivières destinées à la pêche en Slovénie. J’espère ou bien je crois que M. Boisson a eu de la malchance quant au choix des dates et des lieux de pêche et que cet article ne décrit pas la situation réelle. Mais avant tout, je me pose la question de savoir si sa pêche a vraiment été une telle catastrophe pour que l’auteur lui ait consacré autant de place dans la revue ? Après avoir pris connaissance de cet article, nous avons aussitôt lancé une vaste enquête sur la pêche en Slovénie au sein des nombreux enthousiastes de la pêche et des guides locaux et étrangers. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons reçu aucune opinion négative. Des pêcheurs à la mouche du monde entier viennent en Slovénie et sont pour la plus grande part ravis. Notamment, nous remarquons avec plaisir que le pourcentage de pêcheurs à la mouche français a presque doublé.
Je vous serais reconnaissant de nous permettre de publier dans le prochain numéro de votre revue un article dans lequel nous présenterions d’un point de vue professionnel le système de gestion des cours d’eau en République de Slovénie et montrerions que le point de vue exprimé par votre journaliste ne se base que sur une visite très rapide et qu’il ne correspond pas à la situation réelle.
Cher M. Samuel Delziani
Je me suis permis d’écrire cette lettre car j’ai été surpris de voir avec quelle légèreté des faits qui discréditent la pêche à la mouche en Slovénie sont mentionnés ; faits que nous ne pouvons pas et n’avons pas le droit de généraliser à la gestion de la pêche dans son entier. Comme M. Boisson, à la suite d’un concours de circonstances qui n’avait pas de lien avec la gestion des parcours de pêche, n’a pas pu goûter à tous les plaisirs de la pêche à la mouche en Slovénie, je l’invite, avec vous, à venir nous rendre visite une nouvelle fois.
J’espère pouvoir bientôt vous rencontrer et vous prie d’agréer mes meilleures salutations.Dejan Pehar
Directeur de l’Institut de la pêche en Slovénie – Zavod za ribistvo Slovenije
Meuse : Hermeville, un Open réussi
Organisé par l’association Lor’Fishing Events, Cast Again et la Fédération de pêche de la Meuse, l’Open de pêche des carnassiers aux leurres 2012 s’est déroulé le 1er avril sous un beau soleil mais avec un vent du nord glacial. Peu importe, car les 28 pêcheurs répartit sur 14 bateaux ont pris 132 poissons maillés (131 brochets et une perche). Cela montre le potentiel de l’étang du Perroi à Hermeville, d’une surface de 30 ha, géré par la dynamique fédération départementale de la Meuse ! Si les gros brochets n’étaient pas très actifs, il s’est pris de nombreux poissons entre 75 et 85 cm. Une belle journée et une organisation parfaite.
Renseignements :
www.federation-peche-meuse.fr
http://lor-fishing-events.blogspot.fr
Mister twister : Cigar Shad, Micro Shad et Mini Tube
La célèbre marque américaine de leurres souples Mister Twister est l’auteur de trois nouveaux modèles très singuliers, qui se démarquent des autres productions. Tout d’abord le Cigar Mino, un shad de 10 cm au corps de section triangulaire très fin. Cette forme de corps laisse au pad caudal une très grande liberté, qui le laisse s’exprimer même à très faible vitesse, ou avec très peu de lest.
Le Micro Shad mesure quant à lui seulement 3 cm. Il peut être monté sur une micro tête plombée pour le “rock fishing” de moins de un gramme, placé devant un poisson nageur ou un leurre souple sur un hameçon simple ou encore présenté en drop shot. Le mini tube, mesure 4,2 cm. Monté sur un hameçon triple n° 14 ou 12, il est parfait en accompagnement d’un plomb palette.
Ouverture des salmonidés : quelques heures à tenir…
Vous attendez cette date depuis trop longtemps… Cette nuit, nombre d’entre vous ne parviendront pas à trouver le sommeil en pensant à ce moment tant attendu, au son de l’eau, au premier lancer, à la première truite… Et oui demain c’est l’ouverture de la pêche aux salmonidés ! Après ces longs mois d’hiver, nous allons enfin pouvoir ressortir les cannes et tout le matériel et à défaut de faire une bonne pêche, au moins, retrouver nos sensations et ce milieu que nous aimons temps : les rivières ! N’oubliez pas de vous munir de votre carte de pêche. Pour obtenir le précieux sésame, il vous suffit de vous rendre ici.

Matériel : Lidl casse les prix pour l’ouverture
Demain, jeudi 8 mars, les supermarchés discount Lidl vont
proposer à leurs clients des packages complets composés de matériel Crivit Outdoor,
une marque développée par le groupe de grande distribution. Cannes télescopiques,
moulinets, épuisettes, supports pour canne à pêche, fils et accessoires : un
équipement complet pour se lancer dans une nouvelle saison.Plusieurs sets complets sont proposés autour de :
– la canne téléscopique 4 parties 420 cm et son moulinet
avec frein arrière : 29,99 €– la canne enfichable 2 parties 240 cm et son moulinet avec
frein avant puissant : 29,99 €La gamme de sets de pêche démarre à 19,99 € avec différents
kits adaptés à la pêche au brochet et au sandre / à la truite et à la perche ou
à la carpe et à l’anguille.Pour compléter cet équipement, Lidl propose
– un moulinet ultra léger avec 3 roulements à billes et
manivelle à balancier : 7,99 €– une épuisette télescopique avec manche aluminium : 11,99 €
– et un trépied léger en aluminium à hauteur réglable :
12,99 €.Lidl s’engage sur la qualité de ce matériel en offrant une garantie de 3 ans.
Renseignements :

Les problèmes de décompression des captures faites en profondeur
Les poissons possèdent une vessie qui sert de stabilisateur hydrostatique. Elle permet d’ajuster leur flottabilité, tout comme les ballasts d’un sous-marin. Cependant, à la différences des physostomes (brochets, carpes), cette vessie gazeuse, faussement appelée « natatoire », n’est pas reliée à l’œsophage chez les poissons physoclistes (sandres, perches, black-bass). Par conséquent, ils ne peuvent pas évacuer le surplus de gaz contenu dans cette vessie par la bouche pour changer rapidement leur profondeur de nage et leur pression interne. Ils possèdent en revanche une glande spécialisée qui s’occupe de réguler les gaz mais dont l’action, on le devine, est très lente. A 10 mètres de fond, la pression sur un de ces poisons est deux fois plus grande que sur la surface et elle s’accroît avec la profondeur. Quand des poissons physoclistes sont apportés à la surface d’une profondeur de 10 mètres, le volume de gaz de la vessie augmente rapidement, doublant en volume et faisant pression grave sur les organes internes. En arrivant à la surface depuis une vingtaine de mètres, le changement de pression est si grand que la vessie sort parfois par la bouche, les yeux sont exorbités et des bulles de gaz peuvent se former dans les vaisseaux sanguins et les branchies. On estime que la mortalitéa sur des captures réalisées à 20 mètres peut dépasser 50 %.
L’utilisation d’une aiguille de seringue pour rééquilibrer des poissons en perçant leur vessie gazeuse est-elle recommandable ?
Non ! Car si cela apporte une possibilité au poisson de regagner les profondeurs en évitant l’effet « flotteur », nombre d’entre eux finissent par mourir quelques jours plus tard suite au stress de la manipulation, à des infections ou à des lésions faites sur d’autres organes lors de l’insertion de l’aiguille. Ce n’est pas parce qu’un poisson repart en nageant vers le fond qu’il survivra.
Faut-il remonter lentement ou rapidement un poisson ferré en profondeur ?
Rapidement ! Contrairement aux idées reçues, le fait de remonter un poisson de manière lente jusqu’à la surface ne lui donne pas le temps de faire sa balance gazeuse corporelle. Il lui faut en réalité de vingt à trente minutes pour équilibrer sa pression interne s’il a été pris à 10 mètres. Faire traîner le combat signifie aussi plus d’acide lactique dans les tissus, plus de stress… donc moins de chances de survie. Les tissus et les muscles qui entourent la vessie gazeuse sont capables d’empêcher son hypertrophie pendant cinq minutes environ. Il ne faut donc pas s’éterniser, l’idéal étant de redescendre rapidement les poissons capturés à la profondeur où ils se trouvaient.

Les éléments essentiels de la chaîne trophique
Ce deuxième article d’une série destinée à permettre une meilleure compréhension du fonctionnement biologique des étangs, lacs et autres gravières, traite des éléments essentiels de la chaîne trophique des étangs. Dans le précédent numéro, nous avions décrit les compartiments eau et sédiments. Nous allons ici nous focaliser sur le phytoplancton, le zooplancton et les insectes aquatiques.
Par Jean-Philippe Delavaud et Philippe Collet
Le phytoplancton
Le phytoplancton est la composante végétale du plancton. Il s’agit d’algues de très petite taille, pouvant être mono ou pluri-cellulaires. Le phytoplancton contribue largement à la coloration de l’eau. On en distingue cinq grands groupes :
– Les diatomées, à coque siliceuse, largement représentées dans les milieux pauvres en éléments nutritifs.
– Les dinophycées et les Chrysophycées, présentes dans des milieux plus riches.
– Les chlorophycées et les volvocales, témoins de milieux normalement riches et équilibrés. Ces types phytoplanctoniques sont volontiers consommés par les organismes filtreurs du zooplancton.
– Les euglenophycées, qui peuvent consommer de micro particules organiques en suspension (capacité hétérotrophe)
– Les cyanobactéries, témoins de déséquilibres sur lesquels nous reviendrons dans le détail dans de futurs articles. Ces végétaux présentent la particularité de pouvoir capter l’azote atmosphérique. Certaines espèces sont toxiques et représentent souvent une impasse trophique (elles n’enrichissent pas la chaîne alimentaire).Il existe généralement une gradation au sein d’un même étang, correspondant à l’évolution de la température et de la photopériode. On voit se succéder du printemps à l’été des populations majoritaires de diatomées, puis des dinophycées et/ou des chlorophycées, pour finir, si les choses évoluent mal, des cyanophycées. Toutes ces algues sont dotées de capacités photosynthétiques, qui auront une importance déterminante sur le pH et les variations des taux d’oxygène.
La coloration de l’eau est typique de certaines familles phytoplanctoniques : brune pour les diatomées, verte pour les chlorophycées, bleu-vert, vert fluo ou rouge pour les cyanobactéries… Il est possible d’évaluer l’état du plan d’eau grâce à se couleur et à sa transparence. Certains paramètres perturbants, comme les matières en suspension, sont toutefois susceptibles d’interférer avec les colorations liées aux développements phytoplanctoniques. Il ne s’agit donc que d’un repère indicatif. Des analyses plus poussées en laboratoire, tant qualitatives que quantitatives, sont très utiles à la bonne compréhension du fonctionnement d’un milieu.
Le phytoplancton est la production primaire du plan d’eau. Il représente souvent la plus grande biomasse des étangs (hors cas des plans d’eau clairs et fortement enherbés). Il constitue la base de la chaîne alimentaire en étant consommé par une partie du zooplancton, par de nombreux insectes aquatiques et même par certains poissons.Différentes espèces de phytoplancton :
Mycrocystis, une cyanobactérie particulièrement toxique que l’on trouve de plus en plus dans nos plans d’eau.
Pediastrum, chlorophyte stable présentant un grand intérêt trophique.
Navicula, une diatomée avec sa coque siliceuse.
Aphanizomenon flos-aquae, cyanobactérie captatrice d’azote atmosphérique.
Le zooplanctonPartie animale du plancton, le zooplancton est une autre composante essentielle de la biocénose. Il constitue une ressource alimentaire pour de nombreuses espèces. Il est composé de plusieurs familles :
– Les rotifères, caractérisés par leur petite taille (quelques dizaines de microns), dont le régime alimentaire est varié : algues, bactéries, particules organiques.
– Les copépodes, comportant eux-mêmes deux sous-groupes : les cyclopides, carnivores et susceptibles à ce titre d’exercer leur prédation sur d’autres formes zooplanctoniques et les calanides, herbivores essentiellement représentés dans les étangs peu productifs.
– Les cladocères, en particulier les daphnies, organismes filtreurs dont la taille évolue de 0,25 à 3 mm selon les espèces.Outre leurs qualités nutritives, ces animaux représentent, à l’instar des populations phytoplanctoniques, des indicateurs précieux de la productivité du milieu. Leur abondance relative, corrélée à l’ensemble des paramètres évoqués précédemment (qualité physico-chimique de l’eau et du sédiment, qualité du phytoplancton), orientera la stratégie de gestion du plan d’eau.
Différentes espèces de zooplancton :
Bosmina, daphnie faisant partie de la famille des cladocères.
Rotifère, plus petite forme zooplanctonique.
Eudiaptomus, copépode adulte caractéristique des milieux pauvres.
Nauplius, forme larvaire de zooplancton.
Les insectes aquatiquesLes insectes aquatiques font partie intégrante du milieu. Certains sont aquatiques stricts (dytiques par exemple), d’autres ont seulement leur phase larvaire dans l’eau (diptères, éphémères, trichoptères…). Leur présence en nombre est, elle aussi, très importante pour la productivité piscicole du milieu. Elle conditionne de plus la qualité de la pêche, notamment celle des salmonidés à la mouche.
La plupart des insectes sont herbivores ou détritivores, d’autres sont carnivores. La dynamique du peuplement phytoplanctonique va conditionner leur bonne représentation. A titre d’exemple, de nombreux éphémères se nourrissent des diatomées se développant sur le substrat ou la végétation. C’est après la reprise de la production de diatomées au printemps que l’on retrouve des larves de baetidés de taille facilement observable dans les prélèvements. Avant, elles sont trop petites.
Les crustacésDiverses espèces d’écrevisses peuvent coloniser les étangs. La plupart sont invasives et ont remplacé l’écrevisse à patte rouge qu’elles ont anéantie. Elles sont omnivores mais volontiers carnassières. Elles adaptent leur régime aux opportunités du moment et sont pour certaines essentiellement herbivores. Certaines espèces comme l’écrevisse rouge de Louisiane peuvent miner les berges des plans d’eau et mettre en péril l’étanchéité des ouvrages.
L’écrevisse rouge de Louisiane, procambarus clarkii, très agressive, nuit à la stabilité des berges et des digues.
L’écrevisse signal ou écrevisse du Pacifique, pacifastacus lenisculus, est présente dans de nombreux plans d’eau où elle consomme volontiers la végétation aquatique. Elle est facile à identifier avec ses grosses pinces ornées de taches claires bleutées. Vous pouvez commencer à percevoir, à la lecture de ces deux premiers articles, à quel point l’ensemble des compartiments de la chaîne trophique sont interdépendants. Tout déséquilibre dans l’un d’entre eux s’accompagne de perturbations pour l’ensemble. Nous poursuivrons dans le prochain numéro la description de ces différentes composantes de la chaîne trophique en nous intéressant notamment à la végétation aquatique et aux poissons.