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Étiquette : pêche sportive

River2Sea / Dahlberg Diver Frog 60 F
Larry Dahlberg est un célèbre pêcheur américain doublé d’un “lures designer” reconnu. On peut dire qu’avec cette grenouille, il a frappé un grand coup. Je vous recommande de voir la vidéo sur le site Internet de River2Sea (www.river2sea.fr/frogs/dahlberg-diver-frog.html) afin de prendre conscience des qualités nageuses de cette grenouille qui n’a à première vue rien de particulier comparé aux innombrables autres modèles du marché, dont certains sont particulièrement mauvais. Les pattes nagent comme une vraie tant sur l’eau que sous l’eau. Car la Dalhberg Diver Frog est particulièrement inclassable Elle flotte, mais elle peut couler jusqu’à 60 cm si on la récupère canne basse et si l’eau libre entre les herbiers lui en laisse la place. Contrairement à beaucoup d’autres modèles équipés d’hameçon double dont les pointes sont posés sur le dos d’un corps qui se dégonfle à l’attaque, l’hameçon de la Dahlberg est apparent. En revanche il est protégé des herbes par l’extension de la bavette qui lui sert à plonger.
Longeur : 60 mm (pattes au repos).
Poids : 28 g.
Conseils d’utilisation
Idéale pour prospecter les trouées d’herbiers en surface en faisant des poses (les brochets aiment ça). La Dahlberg sait aussi plonger sur les zones plus ouvertes.Prix conseillé : 10,95 euros.
Deux coloris disponibles (vert ou brun).
Têtes de bassin versant : l’habit ne fait pas le moine…
Les diverses pollutions de l’eau et la destruction des habitats aquatiques sont les deux principaux fléaux subis par nos rivières. Ces deux types de pressions se rencontrent en milieu urbain mais également dans nos campagnes : rejets agricoles et recalibrages font en effet payer un lourd tribut à nos cours d’eau. Les têtes de bassin versant semblent encore épargnées et sont considérées en bon voire en très bon état écologique. Mais, concrètement, est-ce vraiment le cas ?
Par Sylvain Richard et Guy Périat
L’examen d’une carte du réseau hydrographique national nous montre que les petits ruisseaux se rencontrent un peu partout et ne sont pas cantonnés uniquement aux zones de montagnes ou de plateaux d’altitude. En dehors des secteurs à la géologie particulière, de type karstique, les sources qui donnent naissance aux petits rus peuvent en effet apparaître sur tous les terrains naturels. Malheureusement, les petits cours d’eau des zones urbanisées à forte démographie ou sur les territoires à agriculture intensive n’existent plus en tant que tels depuis longtemps : recalibrés voire enterrés, ils s’apparentent maintenant plus à des fossés insalubres qu’aux ruisseaux chantants chers à Élisée Reclus…
Les têtes de bassins plus isolées de ces activités apparaissent quant à elles en meilleure santé. Point de rejets d’égouts ou d’industries, de grands barrages structurants, d’extractions massives de granulats, de recalibrage et d’endiguements importants, etc… Et pourtant, dans certains cas, lorsque des études hydrobiologiques sont conduites, les résultats sont sans équivoque : très peu de truites sont capturées, la morphologie du cours d’eau apparaît dégradée, la macro faune benthique est décimée ou encore les sédiments sont contaminés par des micropolluants de diverse nature…
Des sources de perturbations plus pernicieuses à mettre en évidence, issues d’activités humaines passées ou encore en vigueur, peuvent donc altérer plus ou moins grandement l’intégrité et le fonctionnement de certains petits ruisseaux…
Un passé minier florissant !Le sol français est riche, ou du moins l’a été : la carte du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) présentant la répartition des activités minières en France en témoigne et la plupart des massifs montagneux ou des socles anciens, amont des bassins versants, sont ou ont été exploités.
Ces activités ont en général de très lourds impacts sur les eaux de surface. En fonction du type d’exploitation, l’ouverture d’une mine peut engendrer un déboisement systématique des alentours, ce qui peut modifier grandement les écoulements de surface. Les exhaures et terrils issus de l’exploitation sont des sources de pollutions permanentes, chargés en métaux lourds notamment. Enfin, les travaux d’extraction nécessitent de grandes quantités d’eau, prélevée dans les cours d’eau situés à proximité.
En région minière, le réseau hydrographique a donc souvent subi de profondes transformations. Si elles sont très anciennes et que l’activité minière est abandonnée, la forêt peut recoloniser le secteur. Toutefois, les rivières et ruisseaux de têtes de bassin, à énergie modeste, n’ont que très rarement la capacité de reformer par eux mêmes leur intégrité physique. Ils restent donc dans une situation perturbée, malgré l’abandon de l’activité industrielle. En outre, dans certains cas, les traces de contamination en métaux lourds se retrouvent dans les sédiments et certains organismes aquatiques des dizaines d’années après la fermeture de la mine.Des sols remplis de déchets…
Pendant bien des années, l’enfouissement des déchets de toutes sortes était une pratique très courante dans nos campagnes… Combes, thalweg, zones humides ou encore avens des régions karstiques (les « emposieus » du Jura) ont ainsi servi de dépotoirs idéaux pendant de longues décennies. Ce n’est qu’à partir de 1975 que ces pratiques sont interdites par la loi et depuis, des travaux d’assainissement sont mis en place. Néanmoins, le travail est monumental et de nombreuses décharges sauvages, plus ou moins anciennes, sont encore découvertes !
Nos sols regorgent donc de déchets toxiques enfouis essentiellement durant le 20ème siècle. Et leur durée de vie, donc leurs effets inhibiteurs sur les organismes aquatiques, peuvent dépasser plusieurs centaines d’années… Si, à juste titre, la lumière a été faite récemment sur les pollutions aux polychlorobiphényles (les fameux PCB) sur les grands cours d’eau drainant de grands bassins industriels, mercure, plomb, zinc, ou encore cuivre, sont couramment retrouvés dans les cours d’eau de plus faibles dimensions… dès que l’on veut bien les chercher !
Retracer l’histoire du bassin versant, en consultant des archives mais également en s’entretenant avec les personnes locales, permet de fournir des informations essentielles sur les pratiques passées. Il est malheureusement assez rare qu’aucune ingérence ne soit intervenue.
Une sylviculture peu respectueuse…Du Moyen-Âge jusqu’au début de la révolution industrielle, d’importantes coupes et défrichements dans la forêt primaire ont permis de gagner des surfaces agricoles et de fournir du bois pour divers usages (chauffage, constructions…). Tant et si bien que sur cette période, les surfaces boisées sont passées de 90% à seulement 15% du territoire. Les forêts telles que nous les connaissons aujourd’hui sont donc récentes et pour l’essentiel issues de plantations, gérées pour des besoins commerciaux. Les cours d’eau ont payé un lourd tribut à cette exploitation forestière. Les conséquences sur la ressource en eau, l’érosion des sols et la qualité morphologique peuvent être très importantes, notamment sur les têtes de bassins. En effet, sur ces zones peu accessibles, le cours d’eau a souvent servi de piste de débardage du bois. Dès que son gabarit le permettait, le bois était même transporté par flottage, sur des embarcations spécifiques ou en larguant directement les grumes au fil de l‘eau. Afin de faciliter la tâche de l’exploitant, la dynamite aidait souvent à supprimer quelques gros blocs gênant le passage ou, dans certains cas, le cours d’eau était tout simplement recalibré. Regardez pour vous en convaincre le film « Les Grandes Gueules » de Robert Enrico, avec Bourvil et Lino Ventura, qui se passe dans les Vosges…
Ces interventions musclées sur la colonne vertébrale des cours d’eau ont encore des conséquences aujourd’hui. En effet, ils n’ont plus la dynamique leur permettant de remplacer ces gros blocs et éléments minéraux de grande taille, très attractifs pour la faune piscicole, et leur qualité morphologique s’en trouve ainsi durablement banalisée et altérée.
Afin d’augmenter les rendements sylvicoles, les hauts bassins versants ont souvent été plantés de monocultures de résineux (épicéa, douglas…). Or, ces essences ne sont pas adaptées aux milieux humides et des opérations de drainage des petits cours d’eau et zones humides ont dans certains cas été mises en œuvre par les exploitants, dans l’objectif d’assécher les sols environnants et de gagner des terrains aisément accessibles et exploitables. Plantées trop près des cours d’eau, ces essences engendrent de forts impacts sur leur morphologie : en fuyant l’humidité et a fortiori l’immersion, leurs racines s’enfoncent moins profondément dans les sols et l’encorbellement des berges disparaît. Celles-ci s’en trouvent alors déstabilisées et, en s’effondrant, entraînent l’élargissement progressif du lit d’étiage et l’altération des habitats piscicoles.
Enfin, tout en fermant le milieu à la lumière, ces plantations sont à l’origine d’une acidification marquée des sols et demandent également des traitements en herbicides ou fongicides assez poussés les premières années, afin d’éviter le développement de la végétation herbacée concurrente ou l’infestation de pucerons. La dominance de résineux aux alentours proches des ruisseaux de tête de bassin n’est en général pas signe de bonne santé du milieu. Il suggère plutôt de fortes interventions humaines passées.
… accompagnée d’une industrie de traitement du boisL’activité sylvicole s’accompagne d’une industrie de traitement du bois, les scieries, rencontrées traditionnellement au bord des cours d’eau : la force hydraulique servait en effet à actionner les scies et autres machines outils nécessaires à la découpe des grumes. Là encore, cette industrie a pu imposer des pressions supplémentaires sur la morphologie mais également le régime hydrologique des cours d’eau, en détournant une partie des débits.
Avec l’essor de l’industrie chimique, la lutte contre les insectes xylophages et autres moisissures, ravageurs des bois coupés, a entraîné l’utilisation de nombreuses substances toxiques. Divers cycles de traitement sont couramment mis en place afin de préserver les charpentes, les poteaux téléphoniques, les traverses de chemins de fer et autres produits de construction dérivés du bois.
Certains produits ont été développés pour attaquer directement la carapace chitineuse des xylophages. En milieu naturel aquatique, ils sont de ce fait particulièrement virulents contre les écrevisses, les coléoptères et les gammares. En effet, contrairement aux Plécoptères, Éphéméroptères ou Trichoptères qui présentent une phase aérienne et peuvent ainsi éviter une pollution ponctuelle, d’autant plus si celle-ci intervient après l’émergence des imagos, les écrevisses et autres gammares vivent tout leur cycle de vie dans l’eau et n’ont aucun échappatoire à de telles contaminations. Mais c’est toutefois bien l’ensemble du peuplement de macro invertébrés qui apparaît fragilisé par la présence de polluants rémanents issus du traitement du bois.
En conclusion, la situation actuelle de bon nombre de petits ruisseaux aux eaux cristallines de nos contrées est finalement l’héritage de plusieurs décennies d’artificialisation ou de contaminations diverses subies sur le bassin versant. En fonction de leur dynamique, de la nature et de l’intensité des différentes pressions, certains cours d’eau auront pu se reconstituer péniblement, d’autres non. Mal connues, ces petites masses d’eau peuvent donc être dans une situation très éloignée du sacro-saint bon état écologique. Sans investigations particulières et précises, la mise en évidence de certaines altérations pernicieuses n’est pas possible…
Des solutions techniques s’offrent aux gestionnaires : la situation n’est donc pas désespérée ! Les financeurs ont malheureusement plutôt tendance à cibler leurs aides sur les milieux de plus grande taille, aux pressions plus évidentes ou consensuelles comme les problèmes de qualité de l’eau ou de continuité écologique.
Il n’est pas ici question d’opposer l’intérêt de certains types de cours d’eau plus que d’autres : c’est bien à l’échelle du bassin versant que la restauration des fonctionnalités des milieux aquatiques doit être raisonnée. Mais dans ce contexte, les têtes de bassins devraient être quelque peu reconsidérées car elles méritent toutes nos attentions : véritables pouponnières à truites, elles sont la première pierre de la reconquête de la qualité de nos cours d’eau. Et ce d’autant plus que les rapports coûts / gains biologiques de leur restauration sont bien souvent très intéressants… Qu’on se le dise !
Le lac de Tignes
Le plus urbain des lacs de montagne du massif alpin n’en reste pas moins l’un des plus intéressant à pêcher à la mouche. Perché à 2100 mètres d’altitude au cœur de la station de ski, le lac de Tignes est accessible en voiture. Certains y verront un inconvénient, d’autres un avantage ! La pêche est à mi-chemin entre celle d’un réservoir, car une population de truites arcs-en-ciel et farios y est entretenue par des introductions de poissons de tailles variables, et celle d’un lac de montagne au sens où certains poissons sont issus de la reproduction naturelle. Une population de cristivomers est également bien présente et compte des poissons dont la taille peut atteindre le mètre. La superficie du lac, de 25 hectares d’eau pour une profondeur maximale de 40 mètres, en fait l’un des plus grands lacs naturels du massif à cette altitude.
Hervé Genet, guide de pêche : http://herve.genet.pagesperso-orange.fr

Cuillers à Silure : Pezon & Michel
La marque Pezon & Michel s’est lancée l’année dernière dans la commercialisation de cuillers ondulantes adaptées à la traque du silure au lancer. Ces cuillers sont taillées pour aller chercher les gros poissons. Leurs accessoires : hameçons triples, anneaux brisés et émerillons sont renforcés. Elles permettent de pêcher les grands courants de nos fleuves notamment. Agrémentées de teasers octopus ou de jupes en silicone, elles offrent une bouchée conséquente apte à séduire les plus gros spécimens. Pezon & Michel propose ainsi 4 modèles de cuillères aux nages différentes. Malgré leur poids important, ces cuillers ne nagent pas toutes très profondément. Il est possible, en accélérant leur animation, de faire nager les modèles les plus volumineux dans moins de deux mètres d’eau. Malgré tout, ces leurres sont à réserver à la prospection d’une bonne lame d’eau. Ils necessitent en outre un matériel adapté pour pouvoir les lancer et les animer avec aisance.
Renseignements et liste des points de vente :
www.pezonetmichel.com
Nouveauté 2012 : Hanàk / Bicolour Indicator
La marque tchèque Hanàk est spécialisée dans le matériel dédié à la pêche à la nymphe au fil. Ce fil indicateur bicolore d’un diamètre de 16 à 25/100, marqué tous les 50 cm permet d’éviter de faire un nœud entre deux fils de différentes couleurs.
Prix conseillé : 10,90 euros les 20 m.Notre avis : un fil qui doit être graissé pour une flottaison parfaite. Très bonne résistante, facile à nouer et très visible.
Disponible sur : www.moucheshop.com

Agrafe Decoy Spiral Snap
Dans notre numéro 89, nous avions rapporté que beaucoup de pêcheurs, dont nous sommes à la rédaction, étaient déçus par l’utilisation de nombreuses agrafes, qui, soit présentent des risques d’ouvertures inopinées, soit ne permettent pas le passage dans certains œillets (cas des agrafes sécurisées à passer dans les œillets des têtes en plomb), soit sont très difficiles à ouvrir lorsqu’on a les doigts engourdis. La marque japonaise Decoy propose depuis fin 2011 un modèle très astucieux que nous avons pu tester cet hiver en pêche verticale, y compris par des températures négatives. Plus besoin d’ouvrir l’agrafe pour y passer le leurre. Il suffit d’engager l’œillet du leurre en suivant le fer de la «Spiral Snap«. Ça force un peu à l’endroit où les deux tiges sont en contact (c’est ce qui assure la sécurité) et le tour est joué. La partie qui reçoit le leurre est pourvue d’une très belle courbe suffisamment large pour laisser beaucoup de liberté à l’ensemble et c’est bien là l’un des points capitaux pour une agrafe. Comme toujours avec Decoy, la qualité de l’acier et de son trempage sont excellents, ce qui en fait un modèle solide sur lequel on peut compter. Au chapitre des inconvénients, car il y en a comme toujours avec les agrafes, on note une tendance accrue à ratisser les algues filamenteuses. Certes, c’est assez inévitable avec les agrafes, et dans ce cas-là, rien ne vaut un raccord direct par un nœud entre le bas de ligne et le leurre. Autre défaut mineur, la « Spiral Snap » passe très mal dans les accroche-leurres des cannes. (pour celles qui en sont pourvues) Il n’en reste pas moins que cette agrafe apporte une solution efficace en action de pêche et résout les inconvénients majeurs de beaucoup d’autres modèles.
Prix conseillé :
6 euros le sachet de six agrafes. Existe en trois modèles selon la résistance de 10, 14 et 18 lbs.
Jura : Bienne, pas de fermeture de la pêche
Les mortalités importantes de truites survenues sur la Bienne (Jura) depuis plus d’un mois, continuent toujours. Contrairement à ce que nous avions relaté sur notre site, l’AAPPMA la Biennoise n’envisage pas de fermer la pêche sur les 24 km gérés par cette association. Les résultats des analyses de poissons prélevés par l’Onema ne sont toujours pas connus et il convient donc de rester très prudent. Il est fort probable en revanche que la consommation du poisson soit interdite, comme cela s’est passé sur la Loue.
Il est encore trop tôt pour affirmer que les causes des mortalités sur la Bienne sont similaires à celles de la Loue ou du Doubs. On peut toutefois observer plusieurs similitudes, comme le fait que les truites soient touchées au printemps, bien après la période de reproduction, ou encore que l’état général des poissons agonisants sont couverts de mycoses. Il faut en revanche bien comprendre que ces mycoses (saprolegnia) ne sont que des agents pathogènes opportunistes, qui au final tuent les poissons, mais ne sont pas responsables de leur affaiblissement au départ.
Si la thèse d’une similitude avec ce qui s’est passé sur le Doubs se confirme, le risque de voir la situation se dégrader sur la basse rivière d’Ain, dont la Bienne est un affluent, dans les années à venir est à craindre. Souvenons-nous que sur le Doubs, le parcours de Grand’Combe des Bois (aval du barrage du Châtelot) avait été le premier touché en 2009. En 2010, le “mal” avait traversé la retenue de Biaufond (200 ha), puis celui de la Goule (70 ha), pour toucher l’ensemble du parcours de Goumois et en 2011, c’était au tour des 35 km du Doubs suisse puis du Doubs français en aval jusque dans la région de Montbéliard. Soit plus de 60 km ! Trois ans après les premières mortalités massives sur la Loue, personne ne peut affirmer catégoriquement de quoi sont morts les poissons. La responsabilité des cyanobactéries tant pointée du doigt, ne seraient pas la seule en cause. Le rôle des molécules chimiques issues de la pollution dues aux activités humaines, encore très mal connu des scientifiques aujourd’hui pourrait contribuer à une cause générale multifactorielle complexe. Pour autant, sur la Bienne comme ailleurs en Franche-Comté, les causes de pollutions sont bien identifiées. Assainissement insuffisant des eaux usées (sur la Bienne cela saute aux yeux), agriculture en système karstique, traitement du bois, sont autant d’éléments composant le Chao que l’on vit actuellement.
Ceux qui attendent des réponses rapides à toutes les questions qui se posent risquent d’être déçus. C’est là toute la difficulté des dossiers de la Bienne, de la Loue, de l’Ain et du Doubs. Et cela permet aussi à l’administration de jouer la montre avant de s’attaquer aux causes, qui de toutes évidences se rattachent toutes à un mauvais état écologique de nos rivières.
Philippe Boisson

Cannes Devaux T 48 J. Boyko
Tissées selon une nouvelle technologie «corps hélicoïdale carbone», les cannes à mouche Devaux T 48 sont un modèle d’équilibre qui permettent une pratique de la pêche à la mouche moderne qui implique des performances au lancer mais aussi l’utilisation de fils très fins. Les héritières des T 47 sont donc très réussies et combleront les amateurs de cannes efficaces et performantes.
Par Philippe Boisson
Nous connaissions les cannes à mouche Devaux T 47, produits appréciés de nombreux pêcheurs. Cette année, Jacques Boyko, le directeur des Mouches Devaux, nous a présenté le nouveau modèle, baptisé logiquement T 48. Comme toujours avec cette marque dirigée par le capitaine de l’équipe de France de pêche à la mouche, pas de fioritures ni de clinquant, mais du discret et de l’efficace donc. Contrairement à une canne au verni brillant, le blank vert mat de la T 48 atténue les reflets lors du lancer. Les anneaux de corps sont des anneaux serpentiformes classiques, particulièrement fins et légers. Et quel bonheur de retrouver la poignée qui équipait les modèles précédents, d’un diamètre sensiblement supérieur à ce qui se fait un peu partout ! C’est un gage de précision et une bonne assurance contre la fatigue et les crispations. Même sobriété au niveau du porte-moulinet, que certains semblent trouver trop sommaire. Or, l’important n’est-il pas qu’il se fasse oublier justement ?
Le blank des T 48 ferait appel à une nouvelle technologie intitulée «corps hélicoïdale carbone», qui évite la déformation transversale du blank lors des lancers grâce à ce tissage particulier et à l’ajout de fibres non tissées.
Bien que le paramètre du poids soit parfois trompeur, il semblerait qu’en action de pêche, les T 48 soient plus légères que les T 47. Si cela semble être le cas avec les modèles en 9 pieds, cette sensation est encore plus nette avec les 10 pieds. L’action se veut très progressive, ce qui signifie que lors du lancer c’est surtout la pointe qui travaille, donnant ainsi la rapidité d’exécution nécessaire aux pêches “modernes”. Pour autant, c’est toute la canne qui se met au travail pour contrer le départ d’un joli poisson sur fil fin. Le bon équilibre de l’ensemble est incontestablement le point fort des T48.
En conclusion, si vous avez aimé les T 47, vous aimerez aussi les T 48 ! Si vous cherchez une canne efficace et polyvalente (sèche, nymphe, mouche noyée) cette nouvelle série se veut bien pensée, tant au niveau des composants que de l’action. C’est autant un outil idéal pour apprendre à lancer et à pêcher, qu’un outil efficace entre les mains d’un pêcheur chevronné. Le rapport qualité/performances/prix s’avère de même très favorable, d’autant que les T 48 bénéficient d’une garantie de trois ans contre tout défaut de fabrication et que la maison Devaux à la réputation de proposer des produits qui durent.
La gamme : 6 modèles en quatre brins sont disponibles. Ils couvrent l’essentiel des besoins pour les pêches à la mouche sèche, à la nymphe à vue ou au fil, la pêche en lac et en réservoir ainsi que la pêche à la mouche noyée.– 9 pieds pour soies 3/4 : modèle qui favorise l’usage de soies fines, naturelles ou artificielles.
– 9 pieds 4/5 : canne passe partout, dont l’action permet une mise en action rapide et la manipulation d’un long bas de ligne.
– 10 pieds 3/4 : une canne qui convient tout à fait pour la pêche à la mouche sèche en eaux rapides, mais aussi à la nymphe au fil.
– 10 pieds 4/5 : la plus polyvalente pour la rivière, qui permet autant de pêcher au fil que d’atteindre une distance honorable pour présenter une mouche à un poisson gobeur en grande rivière.
– 10 pieds 5/6 : modèle plus puissant que le précédent, plus adapté aux grandes rivières, mais qui peut aussi s’utiliser en lac pour la pêche aux chironomes par exemple.
– 10 pieds 6/7 : canne dédiée à la pêche au steamer en lac ou en rivière. Très bonnes performances lors des lancers.
Prix conseillé : De 410 à 430 euros selon le modèle.
Cannes livrées avec une housse de protection toile et dans un tube rigide.Renseignements :
Mouches Devaux : tél. : 04 50 48 68 08.
Avantages des cannes à deux mains par rapport à la canne à une main ?
Quels sont les avantages des cannes à deux mains par rapport à la conventionnelle canne à une main ?
– Des distances de dérives aval accrues (de 24 à 28 m). La gestuelle doit néanmoins être bien rodée avec un équilibre canne/soie optimal.
– Des surfaces de peignage par le train de mouche augmentées
– Des lancers travers, voire carrément à 90°, améliorés grâce à la plus grande réserve de puissance et donc de torsion.
– Un guidage des dérives beaucoup plus aisé avec des jeux de mending plus efficaces.
– Un amortissement des impacts du train de mouches au shoot très délicat.
– Des lancers roulés le long des hautes berges arrière, qui permettent une prospection inégalée.
– Une diminution notable de la longueur de soie sur l’eau, du fait d’une plus grande hauteur du point de retenue.
– Un meilleur accrochage du poisson grâce à la plus grande amplitude du ressort de la canne, et de même un meilleur repérage des touches sans suites.
– Une tenue du poisson piqué plus souple, tout en conservant une tension régulière, ce qui permet de diminuer le diamètre du fil employé.
– Et aussi la possibilité de pêcher convenablement tout en employant des modèles de mouches artificielles plus typée toc, sans couper les lignes de courants, en deux mots une pêche au fil, mais sans soie…L’inconvénient majeur réside, il faut le dire, dans la gestuelle du lancer à adopter, voire l’harmonie entre les efforts des deux mains conjugués. Certes, les pêcheurs de poissons migrateurs ont ici un réel avantage. Pour les novices, il suffit de s’astreindre sur quelques sorties à n’utiliser que ce type de canne et à commencer par des petits roulés à une main, jusqu’à atteindre le point nécessaire à la mise en œuvre de la deuxième main pour mobiliser plus de puissance.

Publication : savoir identifier une écrevisse
Les fédérations lorraines de pêche ont édité un guide
d’identification des écrevisses en France métropolitaine, suite à une étude
conduite par les quatre fédérations départementales, soutenues par la FNPF. En suivant les conseils de
ce petit opuscule, clair et pédagogique, vous pourrez différencier les espèces
d’écrevisses indigènes, comme l’écrevisse à pattes blanches ou l’écrevisse des
torrents, des écrevisses exotiques envahissantes, comme l’écrevisse américaine
ou l’écrevisse calicot. Les populations d’écrevisses indigènes sont en danger dans
toute la France sous l’action combinée d’une dégradation de leur milieu et de
sa colonisation par des espèces concurrentes. Avec ce guide, vous pourrez agir
concrètement pour la sauvegarde des écrevisses des rivières françaises. Lecture vivement conseillée !Renseignements :
http://www.peche-54.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1&Itemid=3
http://www.peche-54.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=107&Itemid=113