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Étiquette : pêche sportive

Gagnez un séjour en Finlande avec Rapala
Rapala organise un concours chez les détaillants de pêche permettant de remporter un séjour en Finlande de 3 jours comprenant la visite de l’usine et 2 jours de pêche. Sur l’un des displays Rapala en magasin, se trouve le leurre gagnant. Celui-ci présente un drapeau finlandais imprimé sur l’un de ses côtés. Le pêcheur qui le
trouvera remportera le concours. La liste des détaillants partenaires de l’opération est indiquée dans le règlement,
téléchargeable sur www.rapala.fr <http://www.rapala.fr> .
Finistère : Pêche du bord de mer, les meilleurs spots du Léon
Cet ouvrage, véritable « bible » pratique et pédagogique de la pêche en bord de mer, apporte aux pêcheurs débutants ou confirmés, une connaissance approfondie des meilleurs lieux de pêche du Pays du Léon, cet ancien comté breton situé dans le nord ouest du Finistère. Quand et comment les pratiquer ? Quel matériel utiliser ? Où se loger ? Quelles activités touristiques pratiquer pour les accompagnants non férus de pêche ? La région du Léon fait actuellement l’objet d’une étude cofinancée par l’Europe à hauteur de 13 000 Euros, sur les 29 000 Euros d’investissement global. Porté par l’Office intercommunautaire du Léon, ce projet doit permettre au pays du Léon de devenir un vrai pôle touristique de pêche en Finistère, capable de capter une partie des amateurs français et européens et de développer économiquement l’ensemble des communes concernées, à travers une offre complète alliant la pêche, les hébergements et les autres offres touristiques. Cette étude s’inspire d’exemples similaires qui existent en Irlande.
Renseignements :
http://www.paysduleon.com/fr/demande_de_brochures
Fiche leurre : Berkley / Ripple Grub
Moins connu que son frère le Ripple Shad, le Ripple Grub n’en est pas moins efficace. Les leurres à caudale falciforme sont un peu passé de mode, sans doute parce qu’ils rappellent les premiers “twist”. Grossière erreur, car ils marchent toujours aussi bien. Ils permettent en plus de proposer aux poissons autre chose qu’un shad. Mis au point par Sylvain Legendre, le Ripple Grub reprend le principe du légendaire Mean Dude de Mister Twister, bien connu des pêcheurs de sandres. Sa caudale très fine permet une nage permanente, à la descente comme à l’arrêt sous l’effet du moindre courant. Une réussite incontestable qui existe en trois tailles et qui, par conséquent, fera autant le bonheur des pêcheurs de sandres que de brochets.
Conseils d’utilisation :
A monter sur une tête lestée de forme sabot ou football (Berkley produit des têtes qui lui vont comme un gant). Par sa nage, le Ripple Grub reste actif là où les shads sont inopérants. A vous d’en profiter pour adapter la plombée aux postes pêchés, que ce soit en verticale ou en power fishing.
Prix conseillés : 8,50 e en 16 cm (pack de 3). 6,50 euros en 8 cm (pack de 6). 6,90 e en 12 cm (pack de 4).
Sept superbes coloris disponibles.
Trois leashs RTM pour sécuriser ses cannes et accessoires
Il est parfois de petits accessoires qui rendent de grands services. Les sangles proposées par le fabricant de kayaks de pêche Rotomod (RTM) sécurisent le matériel et rendent la pêche plus facile à bord des très petites embarcations.
La société RTM commercialise des kayaks dont certains modèles sont adaptés et équipés pour la pêche. Cette spécialisation de la marque l’a conduite à proposer des équipements spécifiques. Nous vous présentons ici des produits très utiles pour les pêcheurs en kayak mais aussi en float-tube. Il s’agit de trois systèmes de sangles destinés à sécuriser des accessoires et des cannes, en les accrochant à l’embarcation. Une fois rétracté ce fil torsadé qui fait ressort n’est pas encombrant et ne traîne pas dans l’embarcation. Réalisé en plastique dur, il n’accroche pas les hameçons contrairement à un morceau de bout ou un cordonnet. Ses boucles reçoivent des mousquetons pour se fixer à l’aide de clips, d’un côté à l’embarcation, et de l’autre à l’accessoire.
Un premier leash, avec un ressort en plastique et deux mousquetons est destiné à sécuriser les petits accessoires comme une pince ou une boîte à leurres par exemple. Un second leash, au ressort plus fin en acier, est destiné à l’accrochage des cannes. Il est terminé par un système de serrage à velcro que l’on passe autour de la poignée de la canne. Le troisième leash proposé par RTM, est destiné à sécuriser une canne de traîne. Il est beaucoup plus solide, doté d’un ressort en acier gainé de gros diamètre et de mousquetons en inox. Ce leash peut aussi être utilisé pour accrocher une pince à poisson à la ceinture.Un système modulable
Pour l’avoir utilisé sur un kayak de mer, je trouve que le premier leash, doté d’un ressort en plastique destiné aux petits accessoires, est très pratique pour sécuriser des cannes légères en cas de chute accidentelle. Il faut simplement lui ajouter le système de serrage à velcro que l’on passe autour de la poignée de la canne fourni avec le second leash pour obtenir un ensemble discret et très léger qui se fait totalement oublier.
P. C.

La Loue passe aux assises
Trois ans après les mortalités exceptionnelles de poissons sur la célèbre rivière franc-comtoise, les services de l’État se mobilisent pour trouver des solutions à travers des assises qui laissent entrevoir quelques pistes intéressantes, mais qui montrent par la même occasion leurs limites.
A Ornans se sont tenues le 11 octobre les premières Assises de la Loue. Sous la houlette du préfet du Doubs, Christian Decharrière, et du président du Conseil Général Claude Jeannerot, 150 personnes (élus locaux, scientifiques, représentants d’associations) ont répondu présent pour mieux comprendre les pollutions chroniques dont souffre la Loue et tenter de trouver des solutions. On peut s’étonner que les autres rivières du département, ou même de la région, n’aient pas eu droit au chapitre. Environ un tiers des eaux de la source de la Loue proviennent du Doubs, une rivière qui a elle aussi connu des mortalités pisciaires entre 2009 et 2011. On se souvient du “paradoxe de la Loue”, ainsi nommé par les services de la préfecture du Doubs en 2010, qui s’étonnaient de voir mourir les poissons alors que les analyses de nitrates et de phosphates dans l’eau ne montraient rien d’alarmant. Pis, elles étaient même en dessous des normes édicttées par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau, qui impose un retour à une bonne qualité des eaux aux pays membres de l’Union Européenne avant 2015. Seules les associations (Collectif SOS Loue, Fédération de pêche du Doubs, CPEPESC…) dénonçaient des normes insuffisamment strictes, ainsi que l’urgence de prendre le problème à bras le corps. Il y a eu la manif d’Ornans, puis celle de Goumois avec en tête de file Yann Arthus- Bertrand, les articles dans la presse locale et nationale, afin d’instaurer une pression permanente sur les services locaux de la préfecture. Le préfet du Doubs a ouvert ses Assises en soulignant les vives critiques dont ses services ont fait l’objet. Sans ce combat, car c’en est un, qui se soucierait de l’état de la Loue aujourd’hui ? Ses Assises auraient-elles seulement eu lieu ? Pas sûr ! On est passé d’un refus de voir la réalité en face, à une mobilisation très officielle. La pollution de la Loue n’est plus niée, elle est même analysée par des experts nationaux nommés par l’Etat. Derrière cette bonne volonté affichée, se cache sans doute l’obligation de rendre quelques comptes… Les deux recours déposés par le Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises devant la commission européenne y sont sans doute pour beaucoup. Toujours est-il que le dialogue à radicalement changé, ce qui est une très bonne chose. Le mal dont souffre la Loue (et les autres rivières comtoises) est connu depuis bien longtemps. Dès les années 1970, l’eutrophisation de la Loue (excès de nutriments dans la rivière responsable d’un développement algal anormalement important) a été mis en évidence par le professeur Jean Verneaux, relayé par le Conseil supérieur de la pêche (CSP), puis par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Les effets de l’eutrophisation, qui entraîne des réactions en chaîne, sont également parfaitement connus et compris. L’excès d’algues colmate les fonds et anéantit les populations d’invertébrés. L’eau chauffe beaucoup plus sur un fond couleur vert bouteille que sur une blonde gravière. L’oxygène dissout est inexistant en fin de nuit sur les zones les plus colmatées, etc . La Direction régionale de l’environnement (Diren), avait, il y a au moins quinze ans, mesuré la pousse des algues filamenteuses sur une journée sur certains points critiques. Sur le Doubs, à Montbenoît, elle atteignait alors 250 g/m² ! Chargé de présenter son étude comme une sorte de bilan de la situation actuelle, Jean-François Humbert, expert national d’une analyse commanditée par l’État concernant la Loue, rendue publique au printemps, a, lors de ces assises, rappelé le caractère eutrophisé de la rivière. Bien. Ce n’est plus un secret pour personne. Une fois le problème cerné, M. Humbert n’est plus vraiment revenu sur cette évidence, en mettant plutôt le doigt sur les micropolluants, suspectés d’avoir tué les poissons ou encore sur le réchauffement climatique, observé depuis 1987, avec force graphiques et courbes pour démontrer qu’en Franche-Comté, la température s’est apparemment élevée de quelques degrés. Inutile d’être un grand scientifique pour trouver dans l’eau de la Loue et ses fonds devenus sombres les raisons d’un réchauffement. Ces experts sont-ils totalement indépendants ? Ceux-là même qui ont mis en cause dans le rapport national Loue la pratique du no-kill comme éventuelle responsable de ces mortalités pisciaires… Il est permis d’en douter. Bien sûr qu’il est important de comprendre le rôle des micropolluants, mais dans le même temps, on ne peut nier l’évidence et l’urgence. Un début de réponse se trouve dans les recommandations de certains scientifiques présents à ces assises, notamment des géologues, qui demandent d’urgence une réglementation spécifique aux zones karstiques. Même la Chambre d’Agriculture du Doubs, qui n’est pourtant pas un modèle d’agronomie bio, à mis à l’étude une zone test (Plaisirfontaine), qui prend en compte la nature de chaque parcelle pour y pratiquer l’épandage qui lui correspond le mieux. L’urgence concerne aussi les produits de lave-vaisselle, qui, contrairement aux lessives, sont encore très riches en phosphate. Les deux sénateurs présents aux assises, Martial Bourquin et Claude Jeannerot, ont pris l’initiative de proposer au Sénat une interdiction de ces produits. Le préfet du Doubs s’est quant à lui engagé à faire avancer le dossier d’une réglementation spécifique aux zones karstiques.
L’ Aop Comté dans la tourmenteLa suppression des quotas laitiers en 2015 s’inscrit dans une volonté de politique agricole européenne néolibérale, au nom de la mondialisation et d’une capacité autorégulatrice des marchés. Les quotas laitiers avaient été instaurés pour obtenir des prix réguliers et rémunérateurs pour les éleveurs. Les zones bénéficiant d’une AOC ou d’une AOP, comme le comté, se trouvaient ainsi à l’abri d’une surproduction qui, comme toujours, a pour inévitable effet l’effondrement du cours du lait. Dans le département du Doubs, l’arrêt des quotas laitiers laisse entrevoir une production de lait accrue d’environ 20 %, ce qui sera dramatique pour les cours d’eau. Le politiquement correct veut qu’on ne désigne jamais directement un responsable. Le préfet Decharrière avait d’ailleurs ouvert ces assises en rappelant que nous n’étions pas là pour stigmatiser une activité ou une corporation. Là au moins, c’est clair pour tout le monde ! Le comté n’est plus, pour une bonne part, le fromage artisanal dont se réclament les publicités parfois mensongères imaginées par la profession. Le système se mord la queue depuis longtemps : obligation de nourrir les bêtes avec le fourrage local, épandage massif de fumier et de lisier pour tenter de faire pousser de l’herbe à 800 m d’altitude sur des sols dont la plupart ne comptent que quelques centimètres de terre sur de la roche karstique. Obligation de faucher deux fois, voire trois au cours de la saison, ce qui est responsable de la disparition de plus des deux tiers des espèces florales qui faisaient autrefois toute la saveur de ce fromage. L’annonce de la suppression des quotas laitiers lève la sécurité qui protégeait cette filière. Interrogé lors des assises, Claude Vermot-Desroches, éleveur et président du comité interprofessionnel du gruyère de comté craint que certains agriculteurs ne cèdent à la tentation de produire davantage et souligne que le mot d’ordre sera d’essayer de garder le cap. Certes les problèmes des rivières comtoises sont multifactoriels, liés autant à un mauvais assainissement qu’à des pratiques agricoles devenues inadaptées à cette région où le plus important des gruyères se trouve sous terre. Par ses réseaux et son lien direct avec les rivières, le karst se trouve bien au centre du débat. Ce n’est pas une découverte, mais pour une fois, l’Etat reconnaît son lien entre l’état actuel de la rivière et les activités pratiquées sur le plancher des vaches.
Un bon exemple de cache-misèreLe préfet du Doubs avait nommé en début d’année un comité des sages (experts nationaux et locaux), chargé de trouver des solutions aux problèmes de la Loue. Les solutions proposées à Ornans par ce comité ont été particulièrement décevantes, voire inexistantes. La Loue est une rivière plutôt lente, ça non plus c’est pas très nouveau. Les miroirs peints par Courbet en sont la preuve. Les seuils artificiels de la Loue ne datent pas d’hier, et pourtant à l’époque de Courbet, la Loue devait être en meilleur état qu’aujourd’hui ! Les “sages” proposent de faire supprimer quelques seuils pour redonner un peu de vitesse sur des zones qui ont tendance à favoriser le développement algal. Comme ce fut rappelé, la Loue compte 28 km de ralentissement dû à des seuils artificiels sur les 126 que compte la totalité de son cours. C’est beaucoup, et les deux ou trois seuils visés ne changeront pas la face du monde. L’autre mesure proposée résume bien l’impossibilité de trouver des solutions efficaces lorsqu’on refuse de prendre le problème à la base. Nos respectables experts pensent en toute logique que de replanter des arbres au bord de l’eau limiterait le réchauffement de la rivière. Des algues à l’ombre sont en effet moins problématiques que des algues exposées au soleil. Ça valait le coup d’attendre un an… Le bilan de ces assises de la Loue est donc mitigé. Il faut souligner l’engagement de l’Etat au niveau local, notamment celui du conseil général du Doubs, conscient des problèmes d’assainissement de beaucoup de communes. Des efforts ont été engagés ou réalisés en ce qui concerne les stations d’épuration de Mouthier-Hautepierre, Rurey, Montrond-le-Château, Longeville et Chassagne. Le conseil général estime que « des efforts restent à faire notamment sur les réseaux où il y a des fromageries et des réseaux unitaires ». Dommage que la commune d’Ornans, qui accueillait sur ses terres ces Assises de la Loue, voie toujours les maisons du centre-ville rejeter leurs eaux usées directement dans la Loue…
Philippe Boisson

Emmener un enfant à la pêche
C’est bien connu, l’été n’est pas la saison la plus propice lorsque l’on souhaite réaliser ce que nos aînés appelaient des « paniers pointus »… Et si la canicule s’invite à la partie, les joies de la pêche peuvent rapidement se transformer en chemin de croix. Il est bon de se déconnecter quelque peu pour se dire que les choses sérieuses seront pour plus tard ! Pourquoi ne pas profiter alors d’une fin d’après-midi ou d’une soirée pour faire découvrir les joies de l’eau à nos bambins ?
Par Jean-Christian Michel
Première contrainte : bien avoir à l’esprit que la séance doit être ludique et plutôt courte. Se dire que pour une fois, non seulement il va falloir attraper un ou deux poissons – et rapidement s’il vous plaît ! – mais en plus, en faisant en sorte que le bambin reste un minimum à l’écoute et immobile, sans recours coercitif, avec la motivation de la curiosité !
Vous devez alors vous métamorphoser en homme-orchestre : l’ennemi est à la fois sous l’eau et à vos côtés. Pour
les poissons, vous êtes à votre affaire, je ne vais pas vous expliquer comment on fait monter un chevesne ou une truitelle sur une mouche sèche. Ayez quand même à l’esprit que votre dextérité doit émerveiller l’enfant sans qu’il se blesse ou tombe à l’eau. Sans quoi, il peut arriver que la séance de public relation halieutique se change en drame conjugal. Cela s’est déjà vu… Par chance, les soirées d’été sont longues et chaudes et, en cas de chute, il est toujours possible d’écourter la séance et d’acheter le silence du petit cafteur par deux boules de glace ou une crêpe au sucre.
Ayez également à l’esprit que le poisson est au centre de votre préoccupation, mais pas des siennes. Pour l’enfant, aller à la pêche est d’abord un cérémonial qui consiste à jouer au pêcheur, et, si en plus, vous parvenez à jouer au pêcheur qui n’est pas bredouille, c’est mieux, mais pas indispensable. Ce détail n’est pas à négliger car il permet de retomber sur ses pattes au cas où les poissons feraient leur forte tête… Et si après une capture, une fois que sont passées les quatre premières secondes d’étonnement, le bambin s’en moque comme de sa première tétine, il ne faut pas le renier pour autant. Le mouflet n’est pas là pour apprendre à pêcher, il est là pour partager un moment de bien-être au bord d’une rivière et c’est déjà énorme. Que les bruits et l’odeur de l’eau
deviennent familiers à ses sens et qu’ils soient inconsciemment synonymes d’un bien-être partagé, on ne peut pas en demander plus.
Quelques prises sont au rendez-vous ? Super. Rien à l’horizon ? Vous êtes un âne. Si l’enfant commence à jeter des cailloux, ne vous en prenez qu’à vous-même. Il n’est pas rare que le temps de concentration des sujets les plus turbulents ne dépasse pas celui de la station d’un pinson sur la branche ! Les indicateurs sont dans le rouge. Il devient alors nécessaire de faire preuve d’inventivité pour que la curiosité chasse l’ennui au plus vite. Plus sérieusement, si la vraie pêche n’est plus possible, barbotons gaiement et retournons quelques pierres pour découvrir gammares, éphémères et autres petites bêtes qui vivent sous les pierres ou portent leur maison sur leur dos.
Autre recours ultime pour initier un diablotin à la contemplation : confectionner de jolis bateaux avec des feuilles d’iris et les confier au courant. C’est beau… Enfin, si le petit monstre commence à bombarder vos navires avec des galets, dites-vous que, visiblement, ce ne sera pas un contemplatif. Ou dans le meilleur des cas, il deviendra un contemplatif armé, race d’homme dont nos rivières ont terriblement besoin de nos jours ! Mais dans l’immédiat, mieux vaut plier la canne. Surtout, n’écoutez pas vos pulsions de grand mâle dominant. Le sermon et les sévices n’y feront rien. Ayez toujours en arrière-pensée que la rivière vous regarde et que ce qu’il faut, c’est seulement que l’enfant apprenne à l’aimer. Pourquoi ne pas vous mettre à balancer des pierres, vous aussi ? Si un confrère que vous n’aimez pas se trouve sur l’autre rive, cela peut devenir un moment de partage et d’innocence qui fait du bien.
Quelques années plus tard, quand l’enfant sera devenu ce qu’il devait devenir et que, du haut de ses quatorze ans, il vous dira : « Papa, s’il te plaît, et si cette année on partait au bord d’une rivière pour les vacances ? » Vous vous rappellerez peut-être alors que toute cette pédagogie socioculturelle n’a pas été vaine et vous afficherez un sourire à peine retenu en direction de sa procréatrice avant de lui répondre : « C’est une idée… »
Enfin, dernier conseil éclairé : retirez le mot patience de votre vocabulaire. La partie de pêche n’est pas une partie de torture. C’est seulement après plusieurs années de vie en société que l’on peut faire gober aux bambins que l’ennui peut devenir vertu ! Et si votre gamin est hermétique à cet enchantement, dites-vous que le mystère de la vie et des êtres n’en est que plus riche de diversité… Au fond, peut-être l’enfant est-il comme cette créature qui lui a donné le jour… et ce n’est qu’une raison de plus pour l’aimer d’un amour immense et déraisonnable !
Réservoir : la pêche en « washing line »
Venue d’outre-Manche, la technique de pêche en réservoir en « washing line » (littéralement « corde à linge ») est encore peu utilisée en France, bien qu’elle soit d’une redoutable efficacité. Cette technique consiste à suspendre une ou deux nymphes ou un ou deux chironomes entre la soie et une mouche de pointe flottante. De cette façon, les petites mouches peuvent rester longtemps immobiles à proximité de la surface, comme du linge accroché à un fil et tenter facilement les poissons en maraude dans le premier mètre sous la surface.
Par Philippe Collet
La technique du “washing line” se pratique avec une soie flottante, une soie intermédiaire lente, ou mieux encore une soie flottante à pointe intermédiaire. Cette dernière est alors dotée d’une pointe intermédiaire rapide d’environ un mètre de long qui permet de faire couler rapidement le bas de ligne et de placer les mouches au bon niveau en quelques secondes. Il existe sur le marché des soies spécifiques dans les marques Airflo ou Rio comme la Midge tip par exemple. Pour ma part, j’utilise maintenant des soies maison réalisées à partir d’une soie flottante sur laquelle est greffé et ligaturé, à l’aide d’un morceau de chaussette en backing tissé, un morceau de vieille soie intermédiaire. Leur avantage est que la connexion est solide, sans surépaisseur et que la soie se tend bien en ligne. Je peux ainsi choisir des soies flottantes qui me conviennent bien. Il est aussi possible d’ajouter un polyleader intermédiaire rapide, boucle dans boucle au bout d’une soie flottante. Le montage est plus polyvalent, le posé est plus délicat du fait de la dégressivité du bas de ligne et l’immersion de la pointe de la soie est moins rapide. Le montage avec un polyleader ne se place toutefois pas aussi vite en position de pêche et est à réserver aux soies de petite taille.
Certains jours, les soies flottantes à pointe intermédiaire sont d’une efficacité redoutable. Elles permettent de caler le montage au bon niveau très rapidement. D’autres fois, il vaut mieux utiliser une simple soie flottante pour des pêches discrètes sur un plan d’eau lisse ou à contrario une soie intermédiaire lente si par exemple le vent est trop fort ou en plein travers. En “washing line”, on utilise couramment une soie de taille 7, parfois de 8 si le vent se met de la partie. On peut aussi descendre en 6 voire 5, mais il est alors plus difficile d’envoyer trois mouches dont une dernière souvent assez volumineuse et non lestée assez loin.
Le bas de ligneEn “washing line”, le bas de ligne diffère un peu de ceux utilisés habituellement dans les autres techniques réservoir : la distance entre la dernière nymphe et la mouche flottante de pointe n’est pas obligatoirement très importante. Avec une soie à pointe intermédiaire, le bas de ligne type est constitué de deux mètres à 1,20 m de 22 à 18 centièmes entre la boucle de la soie et une première potence de 20 cm. La potence est réalisée avec ce premier brin de fil. On place ensuite un autre brin de fil, de diamètre équivalent ou légèrement inférieur, avec lequel on forme une deuxième potence. L’espacement entre les deux potences est compris entre 1,50 m et 90 cm. On place enfin un dernier brin de fil, d’un diamètre toujours équivalent ou inférieur pour terminer le montage. La longueur de ce dernier brin est souvent assez courte, entre 1,20 m et 80 cm, l’objectif étant de réussir à bien étaler un bas de ligne terminé par une mouche flottante moins propice à tendre l’ensemble qu’une mouche lestée. La longueur totale du bas de ligne sera conditionnée par l’humeur des poissons, la clarté de l’eau, les capacités de lanceur du pêcheur et son placement par rapport au vent. Lorsque l’on pêche en barque, le vent dans le dos, il ne faut pas hésiter à laisser le vent porter un long bas de ligne. Attention toutefois à la distance ménagée entre la première mouche de potence et la mouche de pointe. Car il faut être capable d’épuiser le poisson avec une canne de 10 pieds soit environ 3 mètres.
Si l’on rencontre des difficultés pour étaler un train de trois mouches, soit du fait d’une technique encore hasardeuse, soit à cause d’un vent de face trop fort, il peut être utile de réduire radicalement la longueur de son bas de ligne en retirant une mouche et en ne réalisant donc qu’une potence. Avec des poissons éduqués il est souvent préférable de n’utiliser que deux mouches. Même si cette configuration limite les possibilités d’essais pour trouver un modèle de nymphe ou de chironome efficace, il vaut toujours mieux pêcher correctement avec un bas de ligne à deux mouches que de s’emmêler continuellement avec trois mouches.
Le filEn “washing line”, il est préférable d’utiliser du fluorocarbone plutôt que du nylon car ce dernier coule naturellement et permet de placer rapidement les mouches au bon niveau. De plus, le fluorocarbone est moins visible sous l’eau, plus raide et moins sujet à s’emmêler. Il ne faut pas avoir peur de pêcher avec des diamètres relativement importants, car les touches sont souvent violentes et les casses peuvent devenir trop fréquentes si on pêche en deçà du 16 centièmes. Avec une soie intermédiaire ou à pointe intermédiaire, surtout si cette dernière possède peu d’élasticité, le bas de ligne devra être nettement plus fort qu’en soie flottante où il est possible de descendre en diamètre lorsque les conditions de pêche nous contraignent à affiner le montage.
La technique
La technique consiste à poser le bas de ligne le plus proprement possible, c’est-à-dire bien droit. Avec une soie flottante, il peut être nécessaires de réaliser une tirée sèche sur la soie après le posé, pour noyer le fil. Avec une soie intermédiaire ou à pointe intermédiaire le bas de ligne coule presque instantanément. Une fois les mouches posées, si ce dernier est bien tendu, il convient de ne rien faire d’autre qu’attendre. La touche d’un poisson attiré par l’impact des mouches sur l’eau, se produit souvent juste après le posé, une fois le bas de ligne coulé.
Les jours où le plan d’eau est ridé par le vent, il faut laisser celui-ci tendre la soie sans autres animations. Il se forme alors une large boucle de soie qui tire doucement le train de mouches à proximité de la surface. Les poissons peuvent aussi bien s’emparer d’une des deux mouches coulées que de la mouche flottante, très efficace car accrochée à un brin de fluorocarbone noyé.
Les jours de grand vent, on utilise une soie intermédiaire lente qui permet de propulser plus facilement le train de mouches et de se soustraire immédiatement à une dérive de surface trop rapide. La soie intermédiaire va progressivement couler, entraînant doucement les deux nymphes ou chironomes vers le bas. La technique est parfois redoutable. Il suffit de poser et d’attendre de se faire arracher la soie des doigts. Si cela n’est pas le cas, il faut la tricoter et attendre de nouveau. De cette façon, la mouche flottante de pointe coule et si elle est bien graissée ou montée avec de la mousse, remonte en surface comme un bouchon. Lorsqu’un poisson vient tourner autour de cette dernière sans la prendre, il peut être judicieux de réaliser un tricotage rapide pour la couler et l’animer juste sous la surface pour qu’elle lève une petite vague. Le poisson aura souvent du mal à résister à ce type d’animation et se piquera tout seul sur la mouche en mouvement.
En “washing line”, la mouche de pointe flottante ne se contente pas de soutenir les nymphes, elle prend souvent du poisson du fait qu’elle est reliée à un bas de ligne coulé sous la surface qui ne laisse aucun trait disgracieux sur l’eau. Avec sa taille assez élevée, cette mouche attire de loin les poissons. S’ils la dédaignent, ils aperçoivent alors les nymphes idéalement placées. Il est courant d’enregistrer une touche violente sur les nymphes ou les chironomes après un marsouinage sans suite sous la mouche de pointe.
L’intérêt de cette pêche réside dans la relative immobilité des mouches. Au cours de leur émergence qui se fait par paliers successifs, les chironomes, ont tendance à rester suspendus, immobiles, à un niveau donné. Ils ne se tortillent que ponctuellement et font de grandes poses. Les truites éduquées ne se font plus duper par des mouches trop mobiles qui font le yoyo sous la surface. Cette technique permet donc de les leurrer beaucoup plus facilement, même avec un fil de gros diamètre. La détection des touches se fait en observant le déplacement de la soie ou la coulée de la mouche flottante selon le sens dans lequel la truite a pris les mouches.
A tout déplacement anormal de l’une ou de l’autre, il convient de répondre par un ferrage immédiat en relevant légèrement la canne tenue jusqu’alors horizontalement dans l’axe de la soie ou, lorsque la soie forme un ventre sur l’eau, en la déplaçant horizontalement dans le sens opposé à la dérive de la ligne.
Très souvent la touche est violente et le poisson se prend tout seul en arrachant la soie des doigts du pêcheur. Le ferrage est alors superflu, car il induirait une casse quasi systématique.Les mouches
La mouche de pointe doit être suffisamment flottante pour ne pas couler définitivement à la moindre tirée. Elle doit être capable de remonter comme un bouchon lorsqu’on l’a tirée sous l’eau. Outre Manche, le “washing line” est pratiqué le plus souvent avec un booby en pointe ou avec deux nymphes situées entre deux boobies, la pêche à quatre mouches étant courante en barque. Le booby, avec ses deux yeux en mousse, a la particularité de flotter particulièrement bien. Il peut être avantageusement remplacé par un alevin flottant plus discret mais néanmoins très visible. Pour des pêches plus discrètes et imitatives, si les poissons ne sont pas intéressés par un booby ou un alevin flottant, on peut utiliser une mouche en poils de cervidé que l’on graisse régulièrement. On choisira un modèle de mouche flottant bien, dont la taille sera adaptée à la taille du fil utilisé et des mouches suspendues sous la surface.
Les mouches suspendues entre la soie et la mouche de pointe sont le plus souvent des chironomes ou des petites nymphes de types pheasant tail ou diawl bach.Si l’on souhaite que le montage se tende très vite, notamment quand on pêche en soie flottante, on utilise des chironomes lestés par une toute petite bille de laiton voire de tungstène ou un hameçon fort de fer. Je préfère opter pour un hameçon fin de fer lesté pour un meilleur piquant sur les touches discrètes.
18e Salon international de la mouche artificielle de Saint-Etienne
Se produisant toutes les années impaires, le prochain Salon international de la mouche artificielle (Sa.Na.Ma) se déroulera le samedi 23 et dimanche 24 février 2013. Organisé par le Club de pêche sportive Forez-Velay, ce salon est aujourd’hui le plus grand événement dédié à la pêche à la mouche en France. Le sérieux des bénévoles de ce club dynamique fait l’unanimité. Gageons que cette 18e édition sera un grand cru. La Pologne sera l’invité d’honneur de ce salon qui comptera plus de 80 exposants. Pêches sportives sera présent. Le salon se tiendra à la Salle omnisport, parc François Mitterrand (anciennement Plaine Achille) à Saint-Etienne, sera ouvert de 9 h 00 à 19 h 00 le samedi et de 10 h 00 à 18 h 00 le dimanche. Entrée : 7 euros.
Renseignements :
Club de Pêche Sportive Forez-Velay
Maison de la nature
4 rue Richelandière
42100 Saint-Etienne.
Site : www.sanama.fr
Tél. : 04 77 34 02 91.
Séjours spécifiques « ombre commun » sur le vieux Rhône
Didier Chapel, moniteur et guide de pêche professionnel bien connu des lecteurs de Pêches sportives, propose à ses clients de découvrir l’ambiance automnale du vieux Rhône (Secteurs de Yenne, Lucey, Serrière-en-Chautagne) et ses magnifiques ombres communs. Didier vous transmettra tout son savoir, toutes ses connaissances acquises depuis plus de vingt ans à arpenter les rives du vieux Rhône sur les différents secteurs en cette période de pêche d’arrière-saison (octobre – novembre – décembre). Didier, reste à votre entière disposition pour élaborer un séjour personnalisé de pêche sur ce secteur. Mais attention, le Rhône a toujours été aménagé, jamais dompté !
Renseignements :
Tél. : 06 25 06 47 71
Internet : www.savoiepechemouche.com
Nouvelle technologie : une appli iPhone pour les pêcheurs
Fruit d’un étudiant en informatique, passionné de pêche,
Fishing Manager est une application pour iPhone et iPad. Elle permet aux
pêcheurs de gérer leurs sessions de pêche en enregistrant les prises, les
montages ou toutes sortes d’informations. Elle donne également un accès à de
nombreuses données météorologiques et statistiques. L’application est
disponible sur l’App Store.Renseignements :