Étiquette : pêche au leurre

  • Un nouveau site web pour Rapala

    Un nouveau site web pour Rapala

    On ne présente plus Rapala tant la marque est quasiment
    devenue synonyme de leurre dans l’inconscient collectif. Rapala vient de
    complètement refaire son site Internet. Vous y trouverez l’ensemble des
    produits 2013 en téléchargeant le catalogue, mais aussi des articles et des tests de
    leurres, ainsi que l’histoire de la fabuleuse marque finlandaise née en 1936
    dans les eaux du lac Paijanne. Aujourd’hui, les produits Rapala sont distribués
    dans 140 pays et, tous les ans, 20 millions de leurres sont vendus !


    www.rapala.fr

  • Nantes : 1er prix des Trophées de l’innovation 2013 pour Sakura

    Nantes : 1er prix des Trophées de l’innovation 2013 pour Sakura

    Lors du salon des pêches en mer, qui s’est déroulé à Nantes en février, la marque de leurres bien connue Sakura a remporté le premier prix de l’innovation 2013, avec sa série Real Life. Le jury était composé de neuf pêcheurs amateurs indépendants (non sponsorisés), mais avant tout passionnés !

  • Fiche leurre : Berkley / Ripple Grub

    Fiche leurre : Berkley / Ripple Grub

    Moins connu que son frère le Ripple Shad, le Ripple Grub n’en est pas moins efficace. Les leurres à caudale falciforme sont un peu passé de mode, sans doute parce qu’ils rappellent les premiers “twist”. Grossière erreur, car ils marchent toujours aussi bien. Ils permettent en plus de proposer aux poissons autre chose qu’un shad. Mis au point par Sylvain Legendre, le Ripple Grub reprend le principe du légendaire Mean Dude de Mister Twister, bien connu des pêcheurs de sandres. Sa caudale très fine permet une nage permanente, à la descente comme à l’arrêt sous l’effet du moindre courant. Une réussite incontestable qui existe en trois tailles et qui, par conséquent, fera autant le bonheur des pêcheurs de sandres que de brochets.

    Conseils d’utilisation :
    A monter sur une tête lestée de forme sabot ou football (Berkley produit des têtes qui lui vont comme un gant). Par sa nage, le Ripple Grub reste actif là où les shads sont inopérants. A vous d’en profiter pour adapter la plombée aux postes pêchés, que ce soit en verticale ou en power fishing.

    Prix conseillés :
    8,50 e en 16 cm (pack de 3). 6,50 euros en 8 cm (pack de 6). 6,90 e en 12 cm (pack de 4).
    Sept superbes coloris disponibles.

  • Tout sur le moulinet casting Shimano Chronarch 201 E

    Tout sur le moulinet casting Shimano Chronarch 201 E

    Digne héritier du Chronarch D, un des moulinets casting à bas profil les plus vendus au monde et réputé pour sa fiabilité, le Chronarch E de la marque Shimano est arrivé sur le marché en 2012.

    Par Philippe Collet

    Pour le marché français, le Chronarch E est décliné en deux modèles extérieurement identiques mais aux ratios différents. Le 201 E7 au ratio de 7.0 : 1 (7 tours de bobine pour un tour de manivelle) qui existait déjà sur le modèle précédent et le 201 E5 au nouveau ratio de 5.5 : 1 pour lequel la récupération est plus lente. Plus l’on compte de tours de bobine au tour de manivelle et plus l’on a de centimètres de fil rembobiné au tour de manivelle. Le Chronarch propose des ratios qui encadrent ceux de 6 à 6.5 : 1 les plus communs sur le marché. Le 1 de 201 signifie que la manivelle est à gauche, donc à la bonne place pour nous pêcheurs français.
    Le Chronarch de ratio 5.5 : 1 est réputé pour la pêche au crankbait car en tournant naturellement la manivelle, vous ramenez moins vite qu’avec les autres moulinets et animez mieux votre leurre. Les puristes qui possèdent une canne dédiée à chaque usage et le budget nécessaire craquent pour ce Chronarch de petit ratio pour la pêche au cranckbait.
    Le Chronarch de ratio 7.0 : 1 qui rembobine plus de fil permet de pratiquer les techniques plus rapides et surtout de reprendre plus vite contact avec son leurre lors des animations ou quand un poisson revient vers soi.
    J’ai personnellement opté pour le moulinet à ratio rapide qui est photographié ici en me disant « qui peut le plus peut le moins ». Je préfère en effet m’obliger à mouliner lentement pour certaines pêches mais garder de la vitesse de rembobinage en cas de besoin. Il ne faut toutefois pas se faire d’illusions, le plus rapide des moulinets casting ne ramènera jamais autant qu’un moulinet spinning (moulinet à tambour fixe) de bon ratio possédant en plus un gros diamètre de bobine.


    Un peu de calcul pour y voir plus clair

    Un Chronarch de ratio 7.0 : 1 très bien rempli, voire trop bien rempli, possède un diamètre d’enroulement des dernières spires de 3,2 cm pour un diamètre maximal de bobine de 3,3 cm (j’ai sorti le pied à coulisse !) Avec un tel moulinet, on ramène 7 fois le périmètre de la spire à chaque tour de manivelle. – Petit rappel de maths, le périmètre d’un cercle est égal au diamètre multiplié par Pi. On ramène donc 3,2 cm fois 3,1416 fois 7 soit 70 cm environ pour un tour de manivelle. Lorsqu’on a lancé loin, la bobine est à moitié vide et le diamètre des spires ne fait plus que 2,4 cm. On ne ramène plus que 52 cm au tour de manivelle. On se situe alors au ratio du Chronarch 5.5 : 1 plein ! Pour ce dernier moulinet le ratio tombe à 38 cm lorsque sa bobine est à moitié vide. On peut donc raisonnablement donner une moyenne de ramené de 60 cm au tour de manivelle pour le 7.0 : 1 et 43 cm pour le 5.5 : 1. Shimano n’annonce pas les ratios en cm au tour de manivelle de ses moulinets et si vous effectuez la comparaison avec d’autres marques, méfiez-vous des chiffres annoncés par certains fabricants souvent calculés pour une bobine extra-pleine. Faites donc vous-même vos petits calculs après avoir mesuré le diamètre de la bobine.
    Le Chronarch pèse 217 grammes, et comprend sept roulements qui garantissent la fluidité de son fonctionnement. Ce moulinet permet de longs lancers et c’est une de ses nombreuses qualités. On est surpris par les distances atteintes et la facilité d’utilisation, même si on n’est pas un expert du casting et que les réglages d’anti emballement de la bobine sont activés. Cela semble lié à la rigidité du bâti, à la qualité et à la disposition des roulements et à la légèreté de la bobine baptisée Magnumlite qui possède moins d’inertie de départ et nécessite moins de freinage pour éviter les perruques.

    Les deux systèmes anti-perruques

    Sur ce moulinet, il existe deux systèmes de contrôle des perruques que l’on retrouve sur la plupart des moulinets de la marque Shimano : le système VBS et le bouton de commande de friction de lancer. Il peut se produire des perruques à deux moments sur le lancer : au début lors de l’accélération brusque de la bobine et à la fin lors de sa décélération brusque quand le leurre touche l’eau.
    Chacun de ces moments est contrôlé par un frein spécifique. Pour les perruques de début de lancer, c’est le système VBS (Variable Brake System ou système de frein variable) qui entre en action. Il est caché sous le carter droit du moulinet (pour les modèles 201) qu’il convient d’ouvrir en soulevant le loquet et en le tournant d’un huitième de tour. On a alors accès au système de freinage qui se situe sur le flanc de la bobine. Il est constitué de 6 petites masselottes que l’on peut activer en les poussant vers l’extérieur ou désactiver en les poussant vers l’axe. Pour ce faire, les petites masselottes sont retenues par deux crans. Lorsqu’on dépasse le cran extérieur, la masselotte est libre et peut être retirée. Il ne faut pas aller jusque-là, au risque de la perdre. Pas d’inquiétude toutefois, le moulinet est livré avec des masselottes de rechange dans un petit sachet. Avec les 6 masselottes, il est possible de le régler sur 7 niveaux, de pas bridé à très bridé pour un usage débutant ou en cas de vent fort par exemple. Il est toutefois recommandé d’activer ou désactiver les masselottes par paire pour un meilleur équilibre de la bobine, ce qui nous laisse 4 réglages possibles. Ce freinage de bobine fonctionne avec la force centrifuge. Au départ du lancer, les masselottes activées sont poussées vers l’extérieur et vont frotter sur le bord d’un carter circulaire. Dès que la bobine ralentit, la pression exercée par les masselottes diminue pour la laisser tourner librement. Entre alors en ligne de compte le second frein anti perruque réglé lui grâce à une molette située de l’autre côté du moulinet, sous l’étoile de réglage du frein. Cette molette, située sur l’axe de la bobine, exerce une pression directe sur ce dernier par frottement. Elle peut être désactivée en la dévissant ou durcie en revissant dans l’autre sens. De cette façon, on peut régler son moulinet pour que la bobine cesse de tourner dès l’impact du leurre sur l’eau. Les lancers seront plus courts et moins fluides, mais les perruques inexistantes.

    Prix conseillé : 239 €.

  • Sébile Fast Cast et Vibrato, des leurres « deux en un »

    Sébile Fast Cast et Vibrato, des leurres « deux en un »

    L’expérience de Patrick Sébile en matière de conception de leurres n’est plus à démontrer et depuis sa célèbre série lancée il y a quatre ans, quelques nouveautés ont fait leur apparition. Les jigs métalliques Vibrato et Fast Cast en font partie. Nous les avons essayés en mer cet automne avec beaucoup de succès.

    Leurres d’apparence rustique, les jigs métalliques modernes ne se résument pas à de simples morceaux de plomb taillés à la serpe. Du profil des jigs dépend leur faculté à rester attractifs lors des phases de descentes où ils doivent imiter un petit poisson blessé en difficulté. A l’inverse, les tractions doivent pouvoir les faire “slider” de façon imprévisible, de manière à déclencher des attaques réflexes. Destinés à deux registres différents, le Vibrato et le Fast Cast se veulent cependant complémentaires. Le Fast Cast est un leurre très dense, qui joue sur la vitesse de plongée et qui aime les animations sèches et vives. Idéal pour pêcher en mer en dérive, lorsque le courant soutenu impose une forte densité. Nous avons pu le vérifier lors du tournage du DVD de ce numéro avec Gaël Even, sur les bars normands. Mais c’est aussi un leurre prévu pour être utilisé en montage inversé (hameçon côté tête). Dans ce cas, il papillonne beaucoup plus à la descente, qui se trouve ralentie considérablement. Le Fast Cast se lance très loin sans boucler, ce qui pourra aussi intéresser les pêcheurs opérant depuis le bord. Souvent les jigs sont les seuls leurres qui permettent d’atteindre facilement de très grandes distances, mais aussi une profondeur importante en peu de temps. Le Fast cast existent en 14, 21, 28, 42, 56 et 84 g.

    Le Vibrato est également un leurre « deux en un » (voire trois en un). Sa disposition initiale prévoit une fixation par le dos. Cette configuration lui procure une action proche d’un lipless ou d’une lame vibrante, qui se met à vibrer à la moindre sollicitation. Moins bon au lancer que son proche cousin, il s’utilise surtout en animation verticale, mais sa densité permet toutefois de l’expédier à bonne distance sans forcer et ensuite à le ramener comme un lipless. Lors des poses, il descend de façon hésitante en changeant de direction. Sa forme plate, légèrement ventrue l’incite aux longues glissades latérales. Une action très appréciée autant des bars que des sandres ou des perches.  En enlevant l’hameçon côté queue et en nouant le bas de ligne directement sur l’anneau brisé, on obtient un leurre qui ne vibre plus, mais qui devient redoutable sur les glissages imprévisibles. Dans cette configuration, le Vibrato devient autant un jig qu’une cuiller ondulante. Le Vibrato se destine autant à l’eau douce qu’à la mer. Sept modèles de 14, 21, 28, 120, 150, 200 et 300 g.

    Ces deux leurres très réussis demandent un peu de pratique pour comprendre le panel de nages dont ils sont capables. Des possibilités qui permettent de s’adapter à l’humeur des poissons. Il s’agit aussi de leurres de prospection rapide, lorsqu’en début de partie de pêche, on ne sait pas trop à quelle profondeur se trouvent les poissons mordeurs. Ils renseignent aussi sur la taille des poissons qui se trouvent sous le bateau, car les jigs intéressent les prédateurs de toutes tailles. Deux leurres qui contrairement aux apparences, ne sont pas qu’une remise au goût du jour de modèles ancestraux. Patrick Sébile a vu juste en créant ces modèles efficaces, qui ne prennent que très peu de place dans les boîtes et qui rendent de grands services !

    P. B.


    Prix conseillés :
    entre 9,50 et 13,50 euros pour le Fast Cast. Entre 10,50 et 25,50 euros pour le Vibrato.

  • L’Illex I Shad de Seiji Kato

    L’Illex I Shad de Seiji Kato

    Dessiné par Seiji Kato, le célèbre créateur de leurres japonais, le I Shad a été conçu pour reproduire l’attitude d’un poisson en fuite et d’un poisson paniqué. M. Kato a prévu quatre tailles, de 71 à 147 mm, afin de pouvoir imiter tous les types de proies.

    Par Philippe Boisson

    Les pêcheurs de bars bretons ont adopté ce leurre qui produit une nage très intéressante, surtout lorsqu’il est associé à une tête lestée de forme allongée. C’est de ce fait l’un des meilleurs compléments du X-Layer, leurre de base en la matière. Pour autant, le I Shad se veut beaucoup plus polyvalent, en raison d’un appendice caudal fin et équilibré pour vibrer même à l’arrêt. On peut donc tout se permettre avec ce leurre, qui trouvera sa place sur des têtes lestées de toutes formes. Cette polyvalence est encore accentuée en eaux douces. Peu de leurres souples permettent autant d’applications différentes. Tous les montages texans sont possibles, surtout en 122 et 147 mm (excellent en wacky, drop shot, split shot, neko rig, etc.). Tous les carnassiers à l’exception du silure se font prendre au jeu du I Shad. Les pêcheurs de sandres l’utilisent pour les pêches hivernales à très faible vitesse de progression où il prend littéralement vie.

    Attention au montage

    Toutes les tailles sont compatibles avec une tête lestée de différents poids. Les modèles de 71 et
    96 mm sont parfaits pour le drop shot pour le sandre. Un conseil : quel que soit le montage utilisé, laissez beaucoup de mobilité à ce leurre, car c’est vraiment son meilleur registre. Nous pensons notamment aux têtes lestées et aux hameçons texans de grandes tailles, qu’il faut choisir un peu courts pour ne pas le rigidifier outre mesure. Son corps annelé le rend compatible avec les attractants Nitro Booster en gel de la marque.

    Quatre tailles : 71, 96, 122 et  147 mm.
    Prix conseillé : 12,20 € la pochette de 6 en taille 122 et 147 mm, 10 € pour les modèles 96 et 71 mm.

  • Belgique : 5e édition de l’Urban Fishing à Bruxelles

    Belgique : 5e édition de l’Urban Fishing à Bruxelles

    Pour la cinquième année consécutive, les pêcheurs urbains de
    Belgique se donnent rendez-vous le 7 octobre pour une compétition conviviale et
    résolument ouverte au grand public, des ateliers d’initiations pour les enfants
    y seront notamment organisés en marge de l’Open. Cette année, c’est Bruxelles, la capitale, qui
    accueille l’événement. Toutes les informations utiles se trouvent sur le site
    Internet géré par cette équipe dynamique.


    Renseignements :

    http://www.streetfishing.be/

  • Isère : 3e  édition de la compétition de pêche des carnassiers en float-tube

    Isère : 3e édition de la compétition de pêche des carnassiers en float-tube

    La 3e
    édition de la compétition de pêche des carnassiers en float-tube
    organisée par la Fédération de pêche de l’Isère se déroulera le 14 octobre dans
    un nouveau lieu, suite à une mésentente entre pêcheurs et la base de loisirs du
    plan d’eau des Roches-de-Condrieu. Le spot choisi est le plan d’eau du Grand
    Lône à Pontcharra (38530). Le concours est limité à 70 participants, donc si
    vous êtes intéressé, prenez rapidement contact avec Philippe Crouzet, l’organisateur. Si vous ne possédez pas
    votre propre float-tube, la Fédération de pêche de l’Isère possède quelques
    engins à prêter le temps de la compétition.


    Renseignements :

    http://www.peche-isere.com/page.php?page_name=competition-float-tube-2012

    Philippe Crouzet : 06 73 45 96 64

  • Swimbaits hooks : des hameçons texans qui ont du ressort !

    Swimbaits hooks : des hameçons texans qui ont du ressort !

    Généralisés depuis la mise sur le marché du leurre souple articulé Imakatsu Javalon, les gros hameçons texans n’ont cessé de s’améliorer pour finalement aboutir aux récents modèles dit swimbaits hooks (hameçons pour leurres nageurs).

    Par Jean-Marc Theusseret

    Les hameçons texans sont destinés aux leurres souples pour une utilisation dans les herbiers et les bois morts. Ils sont de ce fait l’une des composantes majeures de la pêche aux leurres modernes. Les modèles classiques, avec leur forme en S juste derrière l’oeillet, n’assurent pas dans bien des cas une bonne tenue du leurre et, de plus, contribuent à réduire la surface dégagée entre la pointe de l’hameçon et le S, ce qui entraîne de regrettables décrochés. Les hameçons swimbaits développés par les grandes marques d’hameçons japonaises ont réglé le problème en modifiant la forme et surtout en imaginant un astucieux système de fixation du leurre en forme de ressort. La pointe du leurre se visse sur le ressort. Il est ainsi fixé fortement, mais le ressort reste mobile. A la touche, il s’escamote et dégage ainsi toute la place disponible de l’ouverture.
    Loin d’être un simple gadget, ce système est très efficace. Vous avez d’ailleurs pu vous en rendre compte en regardant le DVD du n° 90 consacré au brochet. Il s’agissait du Owner 5132 Twist Lock et du Owner Beast lesté, associés à des shads. D’autres marques en proposent également comme Gamakatsu, Eagle Claw ou Mustad, tout comme certains fabricants de leurres comme Lake Fork. Certains sont lestés sur la courbure de sorte que le leurre puisse couler. Devant le succès du fameux petit ressort et face à la demande des pêcheurs, ce système est aujourd’hui appliqué à d’autres formes d’hameçons pour la pêche du black-bass dont profitent également les pêcheurs de brochet. Ce qui n’était au départ qu’un petit accessoire qui servait à mieux faire tenir les gros shads sur un hameçon texan est en traind’être décliné à tous les types d’hameçons de ce type. Et cela permet de pouvoir les utiliser avec des leurres aux formes diverses, car ces hameçons, aussi performants soient t-ils, doivent être rigoureusement choisis pour ne pas entraver la nage d’un leurre tout en permettant de bonnes chances de ferrer efficacement.
    Dans le cas d’un tandem réussi, les décrochages sont finalement peu nombreux, autant avec les black-bass qu’avec les brochets. De quoi réconcilier les pêcheurs avec les hameçons texans, car beaucoup craignent la perte de poissons au ferrage.

    Le rôle du lestage

    Les swimbaits hooks sont conçus pour faire nager un leurre souple à l’horizontale dans la couche superficielle. Les lests sont modérés, de 2 à 5 g environ et rarement d’avantage. En France ils servent surtout à faire évoluer un leurre souple dans les nénuphars et autres plantes aquatiques sur des zones peu profondes. La plupart des modèles lestés sont d’ailleurs très efficaces pour la pêche dans les herbiers et particulièrement dans les nénuphars, car le leurre nage autant en surface qu’un peu en dessous à la moindre trouée d’eau libre. Si la taille de l’hameçon est adaptée à celle du leurre, celui-ci doit nager parfaitement en ligne et doit même afficher une grande souplesse de nage, bien plus réaliste que derrière une classique tête lestée qui souvent le bride. Certains shads nagent mieux que d’autres avec les swimbaits hooks. Ceux qui ont une densité plus importante que l’eau ont clairement un avantage. C’est le cas notamment du Sawamura One Up Shad, des Gary Yamamoto Swimbait, et Swimming Senko. La plupart des autres shads sont en simple plastique, matériau qui manque de souplesse et qui ne s’immerge pas réellement sans l’aide d’un lest.
    Seule leur forme détermine leur équilibre dans l’eau et dans bien des cas ces shads sont assez mal équilibrés. Il est étonnant que l’élaboration de leurres souples plus denses que l’eau n’intéresse pas plus les fabricants. Les seuls modèles existants s’arrachent partout dans le monde tant ils donnent de bons résultats. Même les copies sont mauvaises, car seule la forme est généralement copiée.


    Le prix de l’innovation

    Seul défaut de ces modèles, leur prix élevé, d’environ 7,50 à 8,50 euros les trois hameçons en taille 6/0 ! En bateau ou en float-tube leur perte est toutefois rarissime.
    Le plus grand risque étant de se faire couper par les brochets dans le cas ou ils avalent le leurre. Un bas de ligne en titane très fin, qui ne boucle pas est alors préférable au fluorocarbonne, qui contrairement à ce que l’on croit, se coupe très facilement sous la dent d’esox, même en 70/100.

  • Éloge de la déconcentration par Philippe Boisson

    Éloge de la déconcentration par Philippe Boisson

    Comment expliquer que pour certaines techniques de pêche comme la pêche aux leurres ou la pêche à la mouche du saumon atlantique, plus de la moitié des touches ont lieu lorsque l’esprit du pêcheur est occupé par autre chose que le moment présent ? Pêche-t-on mieux lorsqu’on tripote son téléphone portable ? Ou quand le regard et l’esprit vagabondent ? Indéniablement oui.

    Par Philippe Boisson

    Vous pouvez lire l’intégrale de Duborgel, apprendre par coeur toutes les méthodes d’animations des leurres, vous pouvez aussi être concentré de la première à la dernière minute de vos parties de pêche aux carnassiers, une bonne part de vos prises le seront uniquement lorsque votre esprit est complètement accaparé par autre chose que la pêche. Dans notre avant dernier DVD, Maxime Ferron nous en fait une très belle démonstration avec une touche de silure en direct. Lui qui d’ordinaire y croit en permanence, anime sa cuiller constamment, se trouve le temps de quelques lancers complètement ailleurs. Il se contente de ramener son leurre mécaniquement, assez lentement. Les animations ont disparu. Maxime est là sans y être vraiment. Et bam, c’est la touche et la prise d’un silure pour qui cette “absence” du pêcheur semblait convenir.
    Toutes les pêches aux leurres sont concernées par l’efficacité inexpliquée de ces phases de déconcentration. Les pêcheurs de sandre en verticale sont parmi les premiers touchés par ce phénomène. Combien de fois, la touche se produit-elle alors que l’esprit vagabonde ? Combien de fois a t-elle lieu au moment où l’on cherche ses cigarettes, répond au téléphone, envoie un sms aux copains pour dire justement que la pêche n’est pas terrible en ce moment ? Dans ce cas, le leurre n’est plus animé de façon mécanique de haut en bas. La canne suit bêtement les mouvements du corps qui cherche le téléphone ou les cigarettes. Observez bien cela si vous pêchez à plusieurs dans un bateau. Au bout du fil, le leurre adopte alors un comportement qui est infiniment plus naturel que celui dicté par la méthode consciente d’animation. Même constat pour les pêches aux leurres en lancer/ramener du brochet, de la perche, du sandre, du silure, du saumon ou du bar. La part de touches qui surviennent au moment où on s’y attend le moins n’est pas du tout anodine. Si l’on fait les comptes sur une saison, elles doivent au moins représenter 40 ou 50 % du total, sinon plus.

    L’école des rêves

    Essayons d’analyser ce qu’il se passe dans ces moments-là. Le cerveau du pêcheur est en service minimum puisque l’esprit est très occupé à penser à autre chose. Du coup, le suivi du fond n’est plus garanti. Le leurre vit sa vie plus librement, explorant des zones de la couche d’eau que notre esprit conscient lui aurait interdites. Il est évident que les poissons pris lors de ces moments de déconnexion du cerveau ne sont pas des coups de chance, loin de là. Cela nous indique parfois la présence de poissons mordeurs à des profondeurs différentes de celles qui nous semblent les plus favorables. En observant les pêcheurs déconcentrés, on remarque deux choses essentielles : la vitesse de récupération décroît et les animations deviennent soit inexistantes, soit sont de moindre amplitude.
    Ajoutons à cela une “souplesse” générale dans la récupération, doublée parfois d’une hésitation qui ne doit pas être sans effets aguicheurs ! Notre esprit rationnel désinhibe plus souvent qu’on ne le croit l’agressivité des poissons. Il entrave la libre prospection des leurres dans une masse d’eau en leur imposant un schéma très artificiel. Selon l’hypothèse freudienne sur l’inconscient, l’essentiel de la vie psychique de l’homme est constitué et déterminé par l’inconscient. La théorie du pionnier de la psychanalyse fait en quelque sorte l’apologie de l’inconscient, mettant en évidence le fait qu’un être humain est loin de pouvoir contrôler tout ce qu’il fait. Pour certaines techniques de pêche, cet inconvénient se transforme alors en avantage. Peut-être apprend-t-on à pêcher dans nos rêves, méthode qui prend alors le relais lorsque l’esprit divague ? Mystère.


    Le cas de la pêche du saumon à la mouche noyée

    J’ai souvent assez mal vécu le succès rencontré par des novices lors de séjours de pêche au saumon de l’Atlantique. J’entends par novices, des pêcheurs qui pour certains avaient appris quelques jours plus tôt seulement à tenir une canne de 15 pieds et qui pour la plupart, n’avaient jamais pêché quoi que ce soit auparavant. Rien n’est plus dangereux pour un saumon qu’un débutant à la pêche en général. Tous les saumoniers ont connu des situations, où, quoi qu’on fasse, le grand poisson n’est intéressé que par les mouches lancées n’importe comment, qui parfois se trouvent à la remorque de la soie ou, au contraire, traversent le pool à la vitesse de la lumière en faisant du surf ! Le saumon, animal anadrome qui fréquente les rivières sans s’y nourrir dans le seul but d’assurer la pérennité de l’espèce, constitue le parfait exemple de l’efficacité pour sa pêche de la déconcentration. Je suis surtout un pêcheur de truites, et pas n’importe lesquelles. Des sauvages, des imprenables, des Bac + 10 qui décèlent le moindre micro dragage de la mouche immanquablement. La recherche quotidienne du posé parfait, de la dérive inerte, a profondément conditionné ma façon de poser une soie et un bas de ligne dans un courant. Inconsciemment, je me débrouille spontanément pour que l’ensemble échappe ensuite au dragage. J’ai mis vingt-cinq ans à être formaté ainsi. Lorsque s’est présenté l’occasion de pêcher le saumon à la mouche noyée, j’ai pratiqué – non sans un certain plaisir – le lancer avec des cannes à deux mains dans le but de faire mordre des saumons en Écosse, en Islande, au Québec ou en Norvège.
    Si j’ai eu quelques résultats, j’ai aussi connu des pêcheurs débutants qui à la fin de la semaine comptaient trois fois plus de prises que moi.
    Mon défaut inconscient consiste à toujours guider la mouche, à la ralentir, pensant qu’il n’est pas normal de ne pas “bien” pêcher. Mes dérives de pêcheur de truites “bloquent” les saumons même s’ils sont mordeurs, alors qu’une mouche qui passe vite sans tenir compte des veines de courant suffit à déclencher l’attaque. Albert Drachkovitch a sans doute connu des expériences du même genre. Elles l’ont poussé à écrire une phrase qui sent bon la frustration : “le saumon est un poisson idiot et sa pêche l’est au même titre”. Par son mode de vie, le saumon n’est pas un poisson comme les autres. Il demande une approche radicalement différente de celle qui fonctionne avec les autres poissons. Depuis que j’ai compris mes erreurs, je m’efforce de corriger le tir en faisant l’inverse de ce qui est naturel pour moi. Les périodes de déconcentration sont fréquentes lorsqu’on pêche le saumon. Sur la plupart des parcours, on peut espérer une touche par jour, parfois un peu plus, souvent un peu moins. Dans mon cas, toute déconcentration me fait pêcher naturellement, c’est-à-dire comme un pêcheur de truites sauvages. C’est donc l’inverse d’une déconcentration “normale” comme celle qui touche les pêcheurs de carnassiers aux leurres.


    Aux innocents les mains pleines

    N’y aurait-il pas un livre entier à écrire sur les succès insolents des débutants ? Avec le brochet, c’est en effet un classique. Et cela ne se constate pas uniquement avec les enfants. Un novice ne tient compte, ni du vent, ni du courant, ni du relief du fond, encore moins de la température de l’eau, ne se soucie pas de l’évolution de la Lune dans son calendrier céleste et pourtant, là aussi, les résultats parlent d’eux-mêmes ! Ce sujet particulier, traité sans doute pour la première fois, soulève de nombreuses questions et m’amène à m’interroger sur notre façon de pêcher, de plus en plus formatée et mécanique. Si certains pêcheurs sont semble-til gratifiés d’un don inexpliqué, c’est peut-être celui qui consiste à pêcher plus librement, sans vouloir en faire trop. Ou alors sont-ils tout simplement de grand rêveurs…