Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : PCB

France : 550 sites pollués aux PCB
L’association Robin des bois vient de publier la 7e
édition de son atlas des eaux polluées aux PCB en France. Résultat, l’ONG a
répertorié 550 sites pollués, soit 113 de plus qu’en juillet 2011. Les PCB sont
interdits en France depuis 1987 et pourtant, on retrouve régulièrement ces
contaminants environnementaux dans de nombreux bassins en France et ailleurs.
Il faut dire que certains de ces éléments peuvent laisser des traces pendant
2700 ans ! Pour découvrir l’Atlas et une multitude d’informations sur
les PCB, rendez-vous sur le site Internet de l’association.Renseignements :

PCB : une victoire pour les pêcheurs du Rhône
Le Tribunal administratif (TA) de Lyon vient de donner raison à trois associations de pêcheurs et à la quasi-totalité des détaillants et commerçants en articles de pêche de l’agglomération lyonnaise qui s’était montré solidaires de la démarche des pêcheurs de loisir. En effet, les magistrats ont annulé l’arrêté préfectoral pris en 2009 autorisant la consommation de certains poissons du Rhône dans le secteur Grand Large – canal de Jonage, alors que depuis 2005 la consommation des poissons du fleuve avait été interdite par le préfet du Rhône suite à une pollution importante au PCB. Le préfet a deux mois pour faire appel, mais cette décision constitue une victoire importante pour les pêcheurs locaux : les poissons sont de nouveaux interdits à la consommation dans le secteur Grand Large – canal de Jonage.

Pays de la Loire : la région se porte partie civile dans le dossier Aprochim
La commune de Grez-en-Bouère en Mayenne a connu une pollution au PCB entraînant un dépôt de plainte de la part d’associations de riverains. Le coupable ? Une usine de traitement des déchets dangereux gérée par Aprochim, une filiale du groupe Chimirec. Des traces de PCB ont été trouvées dans les exploitations des agriculteurs voisines de l’usine. Plusieurs plaintes ont été déposées auprès du parquet de Laval qui a depuis ouvert une information judiciaire. La région Pays de la Loire a annoncé dans un communiqué du 6 janvier qu’elle se porterait également partie civile afin d’avoir accès à la procédure et d’afficher sa solidarité. « Dans cette affaire, le préjudice le plus dramatique est d’abord matériel et moral, pour les riverains et les agriculteurs du secteur, mais il concerne également notre patrimoine naturel, dans la durée » explique Jean-Pierre Le Scornet, vice-président du Conseil régional, et président de la commission aménagement du territoire et environnement (en photo). Rappelons que les PCB sont interdits en France depuis 1987. Ces contaminants environnementaux sont présents dans de nombreux bassins versants en France et ailleurs.
Photo : © Région Pays de la Loire

France : le vrai état de nos rivières
L’association de défense de l’environnement WWF a publié en septembre une étude sur l’état réel de nos cours d’eau qui contredit les données officielles. Le but étant d’analyser les données officielles et de mettre en place une ébauche d’information indépendante. L’association a pointé plusieurs manquements de la part des pouvoirs publics. Premièrement, un certain nombre de produits chimiques toxiques ne sont pas recherchés dans les échantillons. Deuxièmement, l’ONG remet en question les protocoles de mesure, notamment des micropolluants. Et troisièmement, elle souligne la manipulation avantageuse des données officielles. Pour Hélène Roche, présidente du Comité Scientifique du WWF France, spécialiste au CNRS de l’évaluation des effets des substances chimiques dans les écosystèmes aquatiques, « on va ainsi pouvoir officiellement déclarer que certaines rivières sont « en bon état chimique » alors qu’elles sont contaminées par des substances dont les protocoles de mesures sont mal codifiés ou par des molécules qui ne sont tout simplement pas prises en compte – les PCB par exemple. Les rivières seraient donc officiellement en bon état alors qu’une contamination importante menace les espèces aquatiques et la biodiversité. Avec une telle sous-évaluation de la situation, on ne s’étonnera pas qu’un certain nombre d’espèces très sensibles aux polluants chimiques, comme les batraciens, figurent parmi les espèces aquatiques les plus menacées ». L’auteure de l’étude, Anne Spiteri, ingénieure du génie rural des eaux et forêts, a, à partir des données brutes fournies, tenter de dresser un état des lieux le plus objectif et le plus complet possible.Un site Internet a été ouvert afin de rendre public ces données brutes relatives à la qualité des eaux.
Rapport téléchargeable sur : http://wwf.fr/media/documents/l-etat-des-eaux-derriere-une-information-officielle-deficiente-des-evaluations-et-des-donnees-inquietantes
« L’état des eaux : derrière une information officielle déficiente, des évaluations et des données inquiétantes » : extraits d’une synthèse commanditée par le WWF France sur l’état réel des eaux et des données sur l’eau.
Site internet : http://eau-evolution.fr/

Pollution aux PCB dans la Garonne !
La préfecture de Tarn-et-Garonne a interdit la pêche (en
vue de la commercialisation ou de la consommation) de l’anguille et de l’alose
feinte dans la Garonne après avoir constaté que ses eaux concentrent des taux
trop élevés de PCB, un dérivé chimique bien connu des pêcheurs. La préfecture
précise ainsi dans un communiqué du 29 août : « En vertu du
principe de précaution, la pêche des anguilles de plus de 60 cm et des aloses
feintes en vue de la commercialisation et de la consommation est-elle interdite
sur la Garonne dans le département du Tarn-et-Garonne par un arrêté préfectoral
du 29 août 2011. Des mesures d’interdiction similaires sont également prises
dans les autres départements du bassin de la Garonne (Haute-Garonne,
Lot-et-Garonne, Gironde). L’interdiction concerne également les poissons pêchés
sur le canal latéral de la Garonne en amont de Castelsarrasin à partir de
l’écluse n°18 de Prades située 950 m en amont du Port de Castelsarrasin, et sur
le canal de Montech.»Les PCB
sont interdits en France depuis 1987 et pourtant, on retrouve régulièrement ces
contaminants environnementaux dans de nombreux bassins en France et ailleurs.
Il faut dire que certains de ces éléments peuvent laisser des traces pendant
2700 ans ! Selon l’association Robin des Bois, 416 sites sont contaminés
en France.