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Slovénie, paradis perdu : la réponse de l’institut de la pêche slovène
Dans notre dernier numéro, l’article de Philippe Boisson intitulé Slovénie, paradis perdu, a suscité de vives réactions chez nos lecteurs, ainsi qu’au sein même du gouvernement slovène, qui a souhaité, et c’est bien légitime, publier dans nos colonne un droit de réponse, que voici :
Permettez-moi de vous contacter au sujet de l’article paru dans votre revue Pêches Sportives, qui est une des revues les plus importantes et les plus lues en France comme en Europe. Dans votre dernier numéro, vous avez publié sur quelques pages un article consacré à la pêche à la mouche dans les rivières slovènes, plus particulièrement dans la Krka et la Sava Bohinjka. Lorsque j’ai lu cet article avec mes collègues, nous avons été surpris du point de vue exprimé par votre journaliste, M. Boisson, sur l’état des rivières en Slovénie.
En tant que connaisseur des rivières de pêche à la mouche et des parcours en Europe et dans le monde, vous savez que la Slovénie gère son patrimoine piscicole selon des objectifs précis et qu’elle prépare avec beaucoup de précision et de professionnalisme des plans de gestion pluriannuels de ses ressources piscicoles. Ces plans sont ensuite approuvés par le Ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire ainsi que le Ministre de l’agriculture, des forêts et de l’alimentation. Avec ces plans de gestion, nous essayons de garantir une biodiversité optimale ainsi qu’une bonne qualité des eaux même si, au cours des dix dernières années, les cours d’eau en Slovénie ont malheureusement beau- coup changé sous l’influence de divers facteurs et se sont dégradés.
Dans son article, M. Boisson cite un certain nombre de faits (par ex. le jet de nourriture aux poissons du haut d’un pont, la présence d’une cage contenant des poissons malades, le mauvais état des truites dans la Radovna, le nombre trop important de truites arc-en-ciel dans les rivières slovènes, le vendeur de cartes de pêche appelant le garde-pêche pour que ce dernier relâche des truites arc-en- ciel pour la pêche, etc. ), qui, je pense, ne tiennent pas debout ou n’ont été que le fruit hasardeux d’un concours de circonstances.
J’aimerais souligner que nous réprouvons l’acte de nourrir des poissons du haut d’un pont sans le porter à notre connaissance. Nous condamnons et pourchassons de telles activités. Je suis donc persuadé que ceci n’a été que le fruit du hasard ou bien l’action irréfléchie de personnes individuelles. Je suis également d’accord avec le fait que la cage, qui a été aperçue dans le cours supérieur de la Krka, ne devrait pas être là. A la suite d’une enquête menée auprès des habitants, nous avons constaté par après que la cage mentionnée dans l’article appartenait à l’un des habitants et que les poissons qu’elle contenait étaient destinés à des pique-niques et donc en aucun cas au déversement. Comme cet acte est interdit par la loi, nous avons transmis ce dossier à l’Inspection.
En ce qui concerne le lâcher de truites arc-en-ciel, auquel cet article accorde le plus d’importance, j’aimerais dire que nous ne lâchons que des truites arc-en-ciel stériles et que leur nombre a diminué de 30% au cours des quatre dernières années, comme le confirment les documents officiels. Il convient également de souligner que toutes les truites arc-en-ciel qui sont lâchées dans les cours d’eau pour les besoins de la pêche sont élevées dans des piscicultures spéciales possédant une licence, ce qui équivaut à dire qu’elles sont soumises à un contrôle rigoureux.
Ceci est une réponse très succincte aux allégations de M. Boisson sur l’état des rivières destinées à la pêche en Slovénie. J’espère ou bien je crois que M. Boisson a eu de la malchance quant au choix des dates et des lieux de pêche et que cet article ne décrit pas la situation réelle. Mais avant tout, je me pose la question de savoir si sa pêche a vraiment été une telle catastrophe pour que l’auteur lui ait consacré autant de place dans la revue ? Après avoir pris connaissance de cet article, nous avons aussitôt lancé une vaste enquête sur la pêche en Slovénie au sein des nombreux enthousiastes de la pêche et des guides locaux et étrangers. Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons reçu aucune opinion négative. Des pêcheurs à la mouche du monde entier viennent en Slovénie et sont pour la plus grande part ravis. Notamment, nous remarquons avec plaisir que le pourcentage de pêcheurs à la mouche français a presque doublé.
Je vous serais reconnaissant de nous permettre de publier dans le prochain numéro de votre revue un article dans lequel nous présenterions d’un point de vue professionnel le système de gestion des cours d’eau en République de Slovénie et montrerions que le point de vue exprimé par votre journaliste ne se base que sur une visite très rapide et qu’il ne correspond pas à la situation réelle.
Cher M. Samuel Delziani
Je me suis permis d’écrire cette lettre car j’ai été surpris de voir avec quelle légèreté des faits qui discréditent la pêche à la mouche en Slovénie sont mentionnés ; faits que nous ne pouvons pas et n’avons pas le droit de généraliser à la gestion de la pêche dans son entier. Comme M. Boisson, à la suite d’un concours de circonstances qui n’avait pas de lien avec la gestion des parcours de pêche, n’a pas pu goûter à tous les plaisirs de la pêche à la mouche en Slovénie, je l’invite, avec vous, à venir nous rendre visite une nouvelle fois.
J’espère pouvoir bientôt vous rencontrer et vous prie d’agréer mes meilleures salutations.Dejan Pehar
Directeur de l’Institut de la pêche en Slovénie – Zavod za ribistvo Slovenije
Voyage de pêche : rendez-vous en mer inconnue
Prologue.
Automne 2011. La saison de pêche dans l’hexagone se terminant, rien de mieux pour se remonter le moral que de prévoir les prochains projets de voyage de pêche. C’était de cela qu’on discutait lorsque notre ami Stéphane s’est étonné qu’on ne soit jamais allé au Honduras, car un de ses amis y faisait régulièrement de très belles pêches. Je savais que le coin était bon pour la pêche au gros, mais n’avais jamais entendu parler d’autre chose. Une dizaine de jours plus tard nous retrouvâmes et remerciâmes Stéphane pour son « tuyau » en lui disant que tout était déjà programmé pour aller pêcher sur l’île de Roatan. Surpris, il nous dit que ce n’était pas sur cette île que son ami allait pêcher… « ça commence bien par un « R » dit-il en réfléchissant « – mais c’est Los … Los … »
« – Los Roques ? » je lui réplique en rigolant.
« – Oui c’est ça ! C’est bien ça, il va à Los Roques, j’en suis sûr ! » poursuit-il.
D’accord on s’est juste trompé de quelques milliers de kilomètres, car Los Roques est au Venezuela mon cher Stéphane !Par Kathleen & Jean-Pierre PICCIN
C’est ainsi que quatre mois plus tard, nous voilà en train d’admirer le lever du soleil embrasant l’horizon des tropiques. Pluie ou vent en perspective se dit-on, mais le suspens ne dure pas : une avalanche d’eau nous tombe dessus. La mine grise nous rejoignons Michael, notre guide tout sourire : « C’est super aujourd’hui ! Vous allez voir, il n’y a rien de mieux pour aller pêcher le tarpon ; Et en plus vous avez beaucoup de chance car on va pouvoir pêcher la marée montante et descendante ! Great ! »
Je me souviens d’avoir eu des guides qui se lamentaient au moindre nuage, mais ici on ne peut avoir qu’une pêche d’enfer en voyant ce gamin si optimiste devant des éléments déchaînés ! Engoncés dans nos impers, capuche protégeant les yeux, trempés jusqu’aux os, têtes baissées, nous nous plongeons sans rien voir dans la tourmente. Quinze minutes de saute mouton et le bateau ralentit. Osant enfin relever nos visières nous entrevoyons un petit village lacustre qui se rapproche de nous : une dizaine de maisons, aux couleurs chatoyantes, les pieds dans l’eau et adossées à une colline à la végétation impénétrable. Nous arrivons à Helene en nous dirigeant dans ce que l’on pourrait appeler une cour intérieure entre deux habitations, sauf qu’ici elle est immergée et occupée par deux bateaux, les seuls moyens de transport des habitants. En effet, comme beaucoup de villages sur l’île, il n’y a pas de route et l’accès se fait uniquement par la mer .
A peine le moteur arrêté, nous repérons immédiatement des marsouinages de baby tarpons. Je ne m’attendais à voir les poissons devant les terrasses des maisons ! Durant une bonne demi heure, cette cour, pas plus grande qu’une piste de cirque, se transforme en terrain de jeu ou de petits mais vaillants tarpons nous offrent un spectacle d’acrobatie du plus haut niveau au-dessus de l’eau. Quelle merveilleuse mise en bouche pour débuter ce séjour !
Le temps à notre bateau de faire un saut de puce et nous accostons dans un flat qui, au soleil aurait pu être magnifique… Mais qui sous ce ciel plombé ressemble à une belle esquisse dessinée à la mine de crayon. Sans trop y croire, nous avançons à petits pas sur un tapis d’herbe à tortue, mais quand même prêts à dégainer. Quelques pas pour se mettre « en jambes » et voilà déjà Michael canne tendue vers la surface de l’eau, immobile, à l’arrêt comme le ferait un chien de chasse devant une bécasse, qui nous montre un premier banc de bonefishs !
Un lancer maladroit et ils s’évanouissent, comme effacés par un coup de gomme. Je pense alors que la pêche va être dure et qu’il ne faudrait pas trop gâcher de telles occasions. Mais, au moment où ces pensées me traversent l’esprit, Michael nous montre « à perpette » d’autres poissons impossibles même à deviner ! On passe ainsi durant une demi heure d’un banc à l’autre sans pour autant en pêcher un. A notre décharge il faut dire que nos yeux n’arrivant pas à pénétrer la surface opaque de l’eau, qu’il est impossible de voir le comportement des poissons et que nous devons absolument faire confiance aux directives de notre guide : « stripe doucement – accélère – stop – reprend – ferre ! » Plusieurs fois, ne sentant pas de « toc » je n’ai pas ferré pensant que si on peut admettre qu’il voie dans cette pénombre les poissons, il est impossible qu’il puisse suivre la mouche ! Après quelques lancers infructueux, je me décide à l’écouter et à la grande satisfaction de mon moulinet qui se met à chanter, mon premier bone me fait un sprint qui laisserait sur place des coureurs de 100 mètres. Si nous devions continuer ainsi, une canne blanche serait plus appropriée. Mais heureusement, le soleil vient à notre secours en pointant son nez et le flat reprend des couleurs. Tandis que je retrouve la vue et pars pêcher seul comme un grand, Katy qui s’escrime sur un banc finit par sortir le premier bonefish. Le moral est au beau fixe lorsque Michael me dit de me dépêcher de prendre la canne à permit car il en a vu deux à une centaine de mètres ! Sans nous presser, nous nous approchons de ces très beaux poissons qui se nourrissent bruyamment et frétillent de plaisir en tapant la surface de l’eau avec leur queue. C’est la situation parfaite pour essayer de les leurrer. Cela fait un bon quart d’heure que nous les poursuivons à petits pas. Ils sont enfin à portée de canne, mais sans rien dire, Michael me fait signe avec sa main d’attendre encore… Il veut que nous les contournions pour avoir le vent dans le dos et m’offrir ainsi un maximum de chance. Floc, floc, floc… Ils sont tout près, en train de faire du tailing et on pourrait presque entendre le bruits des carapaces des petits crustacés qui craquent sous leurs dents. Je peux enfin lancer !
D’abord maladroitement, car le crabe accroché au bout de la ligne paraît être un boulet après les petites mouches utilisées jusqu’à présent. Puis, avec plus de précision, je lance sans les inquiéter juste à l’endroit où ils sont attablés en les invitant à goutter à mon amuse gueule. Rarement j’ai eu l’occasion de tenter ma chance et d’insister aussi longtemps avec des permits et c’est peut-être après un douzaine de tentatives que j’en vois un se diriger vers ma mouche. « Ramène vite. Arrête. Reprend doucement – Ok », me dit Michael. Le poisson n’est plus qu’à 7 à 8 mètres de nous lorsque j’entends « Ferre ! Ferre ! » Et comme d’habitude, n’ayant rien ressenti, bêtement, je n’en fais rien et je vois trois nageoires me saluer en s’éloignant à toute vitesse ! « Je l’ai vu prendre ta mouche et la recracher ! Sûr qu’il était pour toi, celui-la ! Pas de problème, on en trouvera d’autres ! » me dit Michael. Un petit repas au lodge et nous revoilà sur un autre flat où nous passons l’après-midi à croiser encore et encore des bancs de bonefishs qui se révèlent très malins (ou nous pas assez !) et pas du tout facile à leurrer. Heureusement pour nous que dans le nombre il y en avait un par-ci par-là, un peu plus affamé que les autres et qui venait jouer avec nous…
La soirée qui suit permet de mieux connaître les propriétaires, de grand baroudeurs qui, loin des records de vitesse ont fait le tour du monde à la voile en six ans et regrettent de ne pas avoir assez traîné… Grands respectueux de la nature, ils ont équipé le lodge de panneaux solaires et sont quasiment autosuffisants. Par la même occasion, ils nous font connaître les lieux qui ont abrité à tour de rôle pirates et corsaires espagnols, français ou anglais, laissant derrière eux de nombreux galions que recherchent encore quelques aventuriers. Il y a juste deux semaines d’ailleurs, l’un d’eux a été découvert à quelques encablures du lodge . Y a-t-il un trésor à son bord ? Le secret sera à coup sûr bien gardé dans la mesure où le gouvernement du Honduras est propriétaire des épaves… D’autres secteurs tout proches, offrent de très nombreuses opportunités mais dans l’ensemble, la pêche reste plutôt difficile, c’est aussi ça, la pêche ! En tout cas, nous sommes vraiment loin des clichés habituels figurant un pêcheur au milieu d’une grande étendue d’eau et, en arrière-plan, un petit îlot couvert de cocotiers !Guide Pratique
Points
forts : C’est une
destination peu fréquentée et qui le restera car le propriétaire du lodge tient
à préserver la qualité de l’environnement et de la pêche en n’acceptant que 6
pêcheurs . Très poissonneux, ce coin abrite de très beaux bonefish et de très
nombreux permits qui vivent sur
les flats en grand nombre. On n’insistera jamais assez sur le professionnalisme
de notre guide et des autres qui travaillent à cet endroit. Leur spontanéité et
leur gentillesse sont exceptionnelles ! On est loin des phrases
stéréotypées qu’on entend dans d’autres lieux et qui manquent bien souvent de
sincérité. Et enfin ,
point à ne pas négliger les tarifs sont 50/100 inférieurs à des séjours
équivalents : Il faut compter pour 6 jours au lodge environs 1800 euros
pour un pêcheur et 750 euros pour un accompagnant .Points faibles : Il est de taille et concerne la pollution visuelle à proximité
des villages . Le ramassage de poubelles étant difficile beaucoup de choses finissent dans la mer et on
voit ainsi de nombreux bouteilles en plastique et détritus qui flottent .
Heureusement que la plupart des zones sont propres et sauvages. Dans la partie
nord de l’île, la plus touristique, le problème ne se pose plus et il est à
parier que dans le reste de l’île on agisse de même dans très peu de temps .Comment s’y rendre
Le Honduras étant un pays à haut risque il est préférable de se rendre
directement des USA à Roatan.Les compagnies Continental/United propose plusieurs
vols par semaine depuis Houston et un depuis New York, et la compagnie Delta
s’y rend une fois par semaine depuis Atlanta . Penser
enfin à faire mettre tous les vols
sur le même billet pour qu’en cas de problème de connections ce soit la
compagnie aérienne ou l’agence qui a vendu les billets qui prenne en charge
d’éventuels frais supplémentaires.Où dormir
Les villes
West End & West Bay offrent de nombreuses possibilités d’hébergement . C’est un endroit animé et sympa où on peut se reposer du voyage ou profiter des
vacances avant ou après la pêche .Une bonne adresse à West
EndPour plus d’informations
sur l’île de Roatan– tourismroatan.com
Séjour Pêche
Mango Creek Lodge
mangocreeklodge.com
E-mail :[email protected]
Pour les accompagnants non pêcheurs des séjours écotourisme
avec snorkelling ou plongée et découverte de l’île sont proposés .Saison de pêche
Ouvert toute
l’année on n’a que l’embarras du choix. Retrouver le soleil en plein hiver est
bien tentant surtout quand on sait que la pêche est fructueuse mais pour les
aficionados du permit avril pourrait être le mois le plus intéressant.Materiel
de pêchePour le
bonefish-canne 9’ pour
soie flottante #8 , bas de ligne 15 livres et moulinet avec 150 mètres de
backingBoite à
Mouche :Les mouches
classiques (crazy charlie …etc ) semblent pas être très adaptées. On préféra
les petites crevettes vertes, roses et oranges ou de bitters, toutes avec un
montage anti-herbe .Pour le
permit–
canne 9’
pour soie flottante #9, bas de ligne 20 livres et moulinet avec 200 mètres de
backing . Ne pas trop serrer le frein du moulinet : lors du premier rush
la puissance est telle que la casse serait assurée !–
Boite à
Mouche :Crabes merkins
verts foncé, bleus ou roses et crevettes vertes .Pour le
baby Tarpon-canne 9’ pour
soie # 9Boite à
mouche :Deceiver de différentes couleurs
On rajoutera
des bas de ligne avec un brin en acier bien utile car il y a d’énormes
barracuda très plaisants à pêcher . Bien vérifier
tout son matériel avant le départ car il n’y a pas sur place de boutique
permettant d’être dépanné.Et ne pas
oublierUn écran
solaire indice 40 ou 50 résistant à l’eauUn répulsif
type « insect ecran » très efficace. Il ne faut pas oublier que dans
presque toute la zone tropicale sévit la dengue, une maladie jamais anodine
transmise par les moustiques. De plus, comme dans toute l’Amérique
Centrale, en fonction de la saison
une chimioprophylaxie antipaludéenne est conseillée.Un chapeau ,
un masque et des gants de protection solaireDes lunettes
polarisantesUn sac étanche
pour protéger les appareil photos de la forte humidité ambiante .
Nouveauté 2012 : Hanàk / Bicolour Indicator
La marque tchèque Hanàk est spécialisée dans le matériel dédié à la pêche à la nymphe au fil. Ce fil indicateur bicolore d’un diamètre de 16 à 25/100, marqué tous les 50 cm permet d’éviter de faire un nœud entre deux fils de différentes couleurs.
Prix conseillé : 10,90 euros les 20 m.Notre avis : un fil qui doit être graissé pour une flottaison parfaite. Très bonne résistante, facile à nouer et très visible.
Disponible sur : www.moucheshop.com

Jura : Bienne, pas de fermeture de la pêche
Les mortalités importantes de truites survenues sur la Bienne (Jura) depuis plus d’un mois, continuent toujours. Contrairement à ce que nous avions relaté sur notre site, l’AAPPMA la Biennoise n’envisage pas de fermer la pêche sur les 24 km gérés par cette association. Les résultats des analyses de poissons prélevés par l’Onema ne sont toujours pas connus et il convient donc de rester très prudent. Il est fort probable en revanche que la consommation du poisson soit interdite, comme cela s’est passé sur la Loue.
Il est encore trop tôt pour affirmer que les causes des mortalités sur la Bienne sont similaires à celles de la Loue ou du Doubs. On peut toutefois observer plusieurs similitudes, comme le fait que les truites soient touchées au printemps, bien après la période de reproduction, ou encore que l’état général des poissons agonisants sont couverts de mycoses. Il faut en revanche bien comprendre que ces mycoses (saprolegnia) ne sont que des agents pathogènes opportunistes, qui au final tuent les poissons, mais ne sont pas responsables de leur affaiblissement au départ.
Si la thèse d’une similitude avec ce qui s’est passé sur le Doubs se confirme, le risque de voir la situation se dégrader sur la basse rivière d’Ain, dont la Bienne est un affluent, dans les années à venir est à craindre. Souvenons-nous que sur le Doubs, le parcours de Grand’Combe des Bois (aval du barrage du Châtelot) avait été le premier touché en 2009. En 2010, le “mal” avait traversé la retenue de Biaufond (200 ha), puis celui de la Goule (70 ha), pour toucher l’ensemble du parcours de Goumois et en 2011, c’était au tour des 35 km du Doubs suisse puis du Doubs français en aval jusque dans la région de Montbéliard. Soit plus de 60 km ! Trois ans après les premières mortalités massives sur la Loue, personne ne peut affirmer catégoriquement de quoi sont morts les poissons. La responsabilité des cyanobactéries tant pointée du doigt, ne seraient pas la seule en cause. Le rôle des molécules chimiques issues de la pollution dues aux activités humaines, encore très mal connu des scientifiques aujourd’hui pourrait contribuer à une cause générale multifactorielle complexe. Pour autant, sur la Bienne comme ailleurs en Franche-Comté, les causes de pollutions sont bien identifiées. Assainissement insuffisant des eaux usées (sur la Bienne cela saute aux yeux), agriculture en système karstique, traitement du bois, sont autant d’éléments composant le Chao que l’on vit actuellement.
Ceux qui attendent des réponses rapides à toutes les questions qui se posent risquent d’être déçus. C’est là toute la difficulté des dossiers de la Bienne, de la Loue, de l’Ain et du Doubs. Et cela permet aussi à l’administration de jouer la montre avant de s’attaquer aux causes, qui de toutes évidences se rattachent toutes à un mauvais état écologique de nos rivières.
Philippe Boisson

Cannes Devaux T 48 J. Boyko
Tissées selon une nouvelle technologie «corps hélicoïdale carbone», les cannes à mouche Devaux T 48 sont un modèle d’équilibre qui permettent une pratique de la pêche à la mouche moderne qui implique des performances au lancer mais aussi l’utilisation de fils très fins. Les héritières des T 47 sont donc très réussies et combleront les amateurs de cannes efficaces et performantes.
Par Philippe Boisson
Nous connaissions les cannes à mouche Devaux T 47, produits appréciés de nombreux pêcheurs. Cette année, Jacques Boyko, le directeur des Mouches Devaux, nous a présenté le nouveau modèle, baptisé logiquement T 48. Comme toujours avec cette marque dirigée par le capitaine de l’équipe de France de pêche à la mouche, pas de fioritures ni de clinquant, mais du discret et de l’efficace donc. Contrairement à une canne au verni brillant, le blank vert mat de la T 48 atténue les reflets lors du lancer. Les anneaux de corps sont des anneaux serpentiformes classiques, particulièrement fins et légers. Et quel bonheur de retrouver la poignée qui équipait les modèles précédents, d’un diamètre sensiblement supérieur à ce qui se fait un peu partout ! C’est un gage de précision et une bonne assurance contre la fatigue et les crispations. Même sobriété au niveau du porte-moulinet, que certains semblent trouver trop sommaire. Or, l’important n’est-il pas qu’il se fasse oublier justement ?
Le blank des T 48 ferait appel à une nouvelle technologie intitulée «corps hélicoïdale carbone», qui évite la déformation transversale du blank lors des lancers grâce à ce tissage particulier et à l’ajout de fibres non tissées.
Bien que le paramètre du poids soit parfois trompeur, il semblerait qu’en action de pêche, les T 48 soient plus légères que les T 47. Si cela semble être le cas avec les modèles en 9 pieds, cette sensation est encore plus nette avec les 10 pieds. L’action se veut très progressive, ce qui signifie que lors du lancer c’est surtout la pointe qui travaille, donnant ainsi la rapidité d’exécution nécessaire aux pêches “modernes”. Pour autant, c’est toute la canne qui se met au travail pour contrer le départ d’un joli poisson sur fil fin. Le bon équilibre de l’ensemble est incontestablement le point fort des T48.
En conclusion, si vous avez aimé les T 47, vous aimerez aussi les T 48 ! Si vous cherchez une canne efficace et polyvalente (sèche, nymphe, mouche noyée) cette nouvelle série se veut bien pensée, tant au niveau des composants que de l’action. C’est autant un outil idéal pour apprendre à lancer et à pêcher, qu’un outil efficace entre les mains d’un pêcheur chevronné. Le rapport qualité/performances/prix s’avère de même très favorable, d’autant que les T 48 bénéficient d’une garantie de trois ans contre tout défaut de fabrication et que la maison Devaux à la réputation de proposer des produits qui durent.
La gamme : 6 modèles en quatre brins sont disponibles. Ils couvrent l’essentiel des besoins pour les pêches à la mouche sèche, à la nymphe à vue ou au fil, la pêche en lac et en réservoir ainsi que la pêche à la mouche noyée.– 9 pieds pour soies 3/4 : modèle qui favorise l’usage de soies fines, naturelles ou artificielles.
– 9 pieds 4/5 : canne passe partout, dont l’action permet une mise en action rapide et la manipulation d’un long bas de ligne.
– 10 pieds 3/4 : une canne qui convient tout à fait pour la pêche à la mouche sèche en eaux rapides, mais aussi à la nymphe au fil.
– 10 pieds 4/5 : la plus polyvalente pour la rivière, qui permet autant de pêcher au fil que d’atteindre une distance honorable pour présenter une mouche à un poisson gobeur en grande rivière.
– 10 pieds 5/6 : modèle plus puissant que le précédent, plus adapté aux grandes rivières, mais qui peut aussi s’utiliser en lac pour la pêche aux chironomes par exemple.
– 10 pieds 6/7 : canne dédiée à la pêche au steamer en lac ou en rivière. Très bonnes performances lors des lancers.
Prix conseillé : De 410 à 430 euros selon le modèle.
Cannes livrées avec une housse de protection toile et dans un tube rigide.Renseignements :
Mouches Devaux : tél. : 04 50 48 68 08.
Avantages des cannes à deux mains par rapport à la canne à une main ?
Quels sont les avantages des cannes à deux mains par rapport à la conventionnelle canne à une main ?
– Des distances de dérives aval accrues (de 24 à 28 m). La gestuelle doit néanmoins être bien rodée avec un équilibre canne/soie optimal.
– Des surfaces de peignage par le train de mouche augmentées
– Des lancers travers, voire carrément à 90°, améliorés grâce à la plus grande réserve de puissance et donc de torsion.
– Un guidage des dérives beaucoup plus aisé avec des jeux de mending plus efficaces.
– Un amortissement des impacts du train de mouches au shoot très délicat.
– Des lancers roulés le long des hautes berges arrière, qui permettent une prospection inégalée.
– Une diminution notable de la longueur de soie sur l’eau, du fait d’une plus grande hauteur du point de retenue.
– Un meilleur accrochage du poisson grâce à la plus grande amplitude du ressort de la canne, et de même un meilleur repérage des touches sans suites.
– Une tenue du poisson piqué plus souple, tout en conservant une tension régulière, ce qui permet de diminuer le diamètre du fil employé.
– Et aussi la possibilité de pêcher convenablement tout en employant des modèles de mouches artificielles plus typée toc, sans couper les lignes de courants, en deux mots une pêche au fil, mais sans soie…L’inconvénient majeur réside, il faut le dire, dans la gestuelle du lancer à adopter, voire l’harmonie entre les efforts des deux mains conjugués. Certes, les pêcheurs de poissons migrateurs ont ici un réel avantage. Pour les novices, il suffit de s’astreindre sur quelques sorties à n’utiliser que ce type de canne et à commencer par des petits roulés à une main, jusqu’à atteindre le point nécessaire à la mise en œuvre de la deuxième main pour mobiliser plus de puissance.

Honduras : pêche à la mouche avec les Piccin
Voici un avant-goût du reportage de Kathleen et de Jean-Pierre Piccin à paraître dans le prochain numéro de Pêches sportives (N°91) réalisé sur l’ïle de Roatan, au large des
côtes du Honduras. Attention, ces images peuvent provoquer des envies
irrépressibles de voyages…
Cruncher une mouche à croquer !
Dans cet article, nous allons décrire quatre montages de mouches pour des pêches en réservoir. Celui de la Cruncher, et celui de deux chironomes et un booby pouvant lui être associés. Nous verrons également comment combiner ces imitations au bout de soies flottantes ou plongeantes, pour différents types de pêches. Si vous éprouvez des difficultés à lancer un train de plusieurs mouches, ne vous alarmez pas, toutes les mouches décrites ici peuvent aussi être efficaces seules ou au bout d’une soie flottante ou plongeante, et les différentes options proposées ne pourront que vous aider à améliorer votre technique de pêche en plan d’eau.
Par Philippe Collet
La pêche avec des trains de deux ou trois mouches ne s’improvise pas. L’expérience montre que telle ou telle combinaison est plus efficace que telle ou telle autre. Les modèles de mouches que vous allez découvrir au cours de cet article fonctionnent bien ensemble et voici plus précisément comment.
Avec une soie flottanteLa première technique, la plus classique, consiste à pêcher à l’aide d’une soie flottante, en plaçant la mouche la plus lourde en pointe et la Cruncher sur la potence, vers la soie. A deux mouches, une combinaison Cruncher, chironome lesté ou non, en pointe est possible. A trois mouches il faut combiner Cruncher, chironome non lesté puis chironome lesté. De cette façon votre bas de ligne descend progressivement de la soie vers la mouche de pointe en prospectant différentes profondeurs. La mouche lourde en pointe ancre le montage et permet de mieux tendre le bas de ligne lorsqu’on pêche dans le vent.
Avec une soie flottant en surface, vous devez le plus souvent animer doucement, voire pas du tout. Vous tricotez très doucement pour résorber les plis de la soie en évitant de lui tirer réellement dessus. Essayez de pêcher avec un vent de travers qui va prendre sur votre soie et la tendre en formant un ventre. Cette dérive arrondie, accompagnée, selon la force du vent, de la reprise de la soie détendue en tricotant doucement, permet une animation suffisante des mouches. Prenez votre temps, n’animez pas, laissez faire la dérive, mais restez bien en contact avec vos imitations. Gardez si possible votre canne dans l’axe de la soie pour éviter de former un angle avec cette dernière. Surveillez la pointe de votre soie et ferrez à la moindre tirée, à la moindre sensation anormale. Ne ferrez pas verticalement, en tirant la canne vers le haut, car, plus le ventre de la soie est prononcé, moins votre ferrage est efficace. Pour être opérant, le ferrage doit se faire, soit avec la main qui tricote la soie, du bout des doigts par une tirée sèche mais non appuyée, soit en mettant un coup de scion, avec la canne tenue horizontalement, à l’opposé de la boucle formée par la soie sur l’eau. Plus la boucle formée sur l’eau est large, plus le ferrage par une tirée sur la soie, canne basse, dans l’axe est efficace. La soie s’appuie sur l’eau et transmet la traction jusqu’aux mouches Le risque de casse est alors minimisé, car en cas de ferrage un peu trop appuyé la soie ripe sur l’eau. Ne relevez pas la canne tout de suite après le ferrage, car avec un ventre de soie important vous perdez le contact avec le poisson en la décollant de l’eau et vous risquez de le décrocher. Gardez le scion au ras de l’eau, voire sous l’eau, le temps de tendre correctement la soie.
Avec une soie intermédiaireLa technique décrite ci-dessus n’est plus praticable avec un vent trop soutenu. La dérive devient trop rapide et l’allure des mouches moins naturelle. Vous pouvez alors accrocher votre train de mouches sur une soie plongeante, plutôt une soie intermédiaire lente, qui reste à proximité de la surface et ne descend pas aussi vite que la mouche de pointe. De la même façon qu’en soie flottante, vous pêchez plusieurs niveaux. L’animation est par contre différente mais doit rester lente avec des pauses plus ou moins marquées. La surveillance des touches se fait sur le morceau de soie tendu entre le bout du scion et la surface de l’eau (de 30 à 50 cm). Le ferrage, en prise directe, puisque la soie est bien droite sous l’eau, doit être beaucoup plus prudent, en relevant la canne pour s’opposer à la traction du poisson et faire pénétrer l’hameçon dans sa gueule.
Avec un booby en pointe en soie flottante ou intermédiaire lenteCette technique appelée washing line outre-Manche, soit littéralement “corde à linge”, consiste à attacher un booby en pointe et à suspendre une ou deux nymphes entre lui et la soie. Ces mouches pendent alors sous la surface de façon très naturelle. Certains jours, cette façon de pêcher est redoutable et permet de déjouer la vigilance des poissons difficiles. Dans notre sélection de quatre mouches, nous choisissons le booby oreille de lièvre, assez imitatif, que nous plaçons en pointe et nous le combinons avec la Cruncher, seule ou complétée d’un chironome léger. La soie flottante ou intermédiaire lente permet de présenter les mouches dans un plan plutôt horizontal, à proximité de la surface. Dans cette technique, il convient d’étaler son bas de ligne le plus droit possible. On essaye de ne pas avoir à retendre ce dernier. Si nécessaire, on réalise quelques tractions rapides, dès le poser, pour mettre ses mouches bien en ligne. En soie flottante, les nymphes par leur propre poids font rapidement couler le fil, entre le booby et la soie, qui se soustrait à la vue des poissons. La truite en maraude, qui avait été attirée par l’impact des artificielles, arrive alors sur une ou deux mouches, stabilisées juste sous la surface, qui deviennent pour elle relativement irrésistibles. Elle peut aussi gober le booby, d’autant qu’elle ne détecte pas le fil passé sous la surface. En l’absence de touche, effectuer une longue tirée qui décalera le train de mouches d’environ 1 mètre et fera couler le booby, provoquant des turbulences attractives en surface. Attendez de nouveau. Le booby va remonter et le montage se stabiliser. Soyez vigilant, car les touches sont souvent violentes et peuvent vous arracher la soie des doigts.
Cette technique peut aussi se pratiquer avec beaucoup de succès avec une mouche sèche et une petite nymphe. Elle présente le double avantage de soutenir la nymphe et de couler le fil de la mouche sèche. La mouche sèche devra simplement être choisie avec une bonne flottabilité, car elle devra rester en surface après de nombreuses immersions et résister à la traction de la nymphe vers le fond.
Avec un booby en soie intermédiaire rapide à très plongeanteLa technique peut aussi être très efficace avec une soie plus plongeante, en utilisant le même train de mouches. A trois mouches, un chironome léger peut être intercalé entre la Cruncher et la soie. La Cruncher sera placée à proximité du booby pour rester proche de la surface. Des soies plus denses permettent, à l’inverse de la première technique présentée, de continuer à prospecter différentes couches d’eau, du bas vers le haut cette fois. Les mouches ne remontent plus vers la surface sous la traction du pêcheur mais sur celle, beaucoup plus douce, du booby. A l’arrêt, les nymphes restent suspendues entre deux eaux, à la manière des chironomes en phase lente d’émergence. L’animation est lente.
Les bas de ligneIls sont classiques. En soie flottante et intermédiaire lente, on peut placer un polyleader intermédiaire en bout de soie ou un bas de ligne à nœuds dégressif constitué, par exemple, de trois brins de 40 cm de 45, 35, 25 centièmes ou cinq brins de 30 cm de 45, 40, 35, 30, 25 centièmes. Ce porte-pointe est terminé d’une boucle. La longueur de la pointe varie selon le nombre de mouches. Avec une seule mouche, prévoir environ 1,50 m de fil ou un peu plus si vous pouvez le lancer, car les poissons peuvent se tenir assez profondément. Avec deux mouches, placer une première mouche sur une potence d’environ 20 cm entre 90 cm et 1,20 m de la boucle du porte-pointe, et une seconde entre 1,20 m et 2 m. A trois mouches, la distance entre les deux mouches de potence s’élève à environ 90 cm à 1,20 m. La mouche de pointe est placée entre 1,20 et 1,50 m de la seconde mouche de potence. Ces longueurs sont une base de départ. En pêche en soie flottante, avec une mouche lourde en pointe, vous pouvez être amené à allonger le brin entre la boucle du porte-pointe et la première mouche pour prospecter en profondeur. En washing line, vous pouvez, par exemple, avoir intérêt à réduire l’ensemble pour mieux étaler votre train de mouches avec un léger vent de face. En soie plongeante ou intermédiaire rapide, vous pouvez raccorder votre pointe directement à la boucle de la soie, et l’allonger ou la raccourcir selon que l’eau est sale ou claire, ou selon les difficultés du lancer. En tout cas, retenez que, si vous avez des difficultés pour lancer, vous devez réduire le nombre de mouches, puis réduire la longueur entre la première mouche et la soie ou la longueur entre les deux mouches. Quelques dizaines de centimètres en trop compliquent parfois énormément le lancer. Par eau claire, préférez supprimer une mouche que trop rapprocher deux mouches, dont la proximité alerterait les poissons. Même en maîtrisant bien le lancer, on ne pêche à trois mouches correctement qu’avec le vent dans le dos ou de travers (si possible de gauche à droite si l’on est droitier), avec un recul arrière assez dégagé. Si le vent est fort, l’exercice se complique. Il vaut bien mieux réduire le nombre de mouches et pêcher que de démêler continuellement son bas de ligne ou, pire, pêcher avec un bas de ligne emmêlé. N’essayez pas non plus de pêcher trop loin. Souvent, vous pourrez étaler très correctement votre bas de ligne à 15 ou 20 m et vous le poserez en paquet et l’emmêlerez en essayant d’atteindre une plus grande distance. Pensez aussi à ouvrir la boucle de votre soie lorsque vous pêchez à plusieurs mouches. Ce type de lancer est nettement plus efficace en bateau avec le vent dans le dos.
Pour la pêche sous la surface en washing line ou plus profondément avec le booby, vous pouvez monter votre bas de ligne en nylon. Pour le washing line, il tirera moins les mouches vers le fond qu’un fil en fluorocarbone. Pour les pêches où les mouches doivent couler, le fluorocarbone est préférable. En pêche avec des soies plongeantes, le bas de ligne doit être plus solide qu’avec une soie flottante. Vous pêcherez en 18 à 20 centièmes, alors qu’avec une soie flottante vous pourrez descendre en 16 centièmes, voire moins, à condition de ne pas avoir la main lourde au ferrage.
Pari réussi pour la seconde édition du Rise Festival
Après un passage à Caen et Pau, la dernière étape du Rise festival s’est déroulée au Puy-en-Velay le 3 mars dernier. 650 spectateurs se sont réunis se sont réunis pour faire le plein d’images de pêche à la mouche sur grand écran. Le Club Mouche de la Haute Vallée de la Loire (http://cmhvl.over-blog.com/) porte l’évènement depuis l’année dernière et en collaboration avec la société de production Gin-Clear a permis la diffusion du festival en France. Grâce au travail de quelques bénévoles passionnés, les films ont été traduits et sous-titrés, ces mêmes passionnés ont même doublé le film phare de la soirée : « Eclosions ».
L’une des ambitions du festival est de porter une vision de la pêche respectueuse de l’environnement et du poisson. La synergie trouvée entre les différents partenaires constitue ainsi un espoir dans l’évolution du loisir pêche et dans la prise de conscience de la protection de nos milieux aquatiques.
