Étiquette : PALM

  • Concours : SOS coin de pêche

    Concours : SOS coin de pêche

    Une soupente, un coin, un bout de garage, une penderie, même un cagibi ferait l’affaire : les malheureux pêcheurs que nous sommes doivent composer avec un environnement domestique rarement acquis à leur cause.
    C’est l’objet de cette nouvelle rubrique et du concours qui l’accompagne, de vous permettre de confronter idées et solutions d’aménagement. Pour que votre matériel de pêche, bien aussi sacré que leurs rayons cosmétiques à rallonge, trouve enfin sa place dans la maison.

    Envoyez-nous vos photos et commentaires sur [email protected]. Les photos les plus appréciées seront publiées dans le magazine et seront classées pour gagner un séjour de pêche à Goumois dans le Doubs.

  • Le Pays basque à l’ancienne !

    Le Pays basque à l’ancienne !

    A l’occasion des vingt ans du film de Robert Redford “Et au milieu coule une rivière”, Yvon Zill propose des sorties où vous devrez pêcher avec un matériel semblable à celui utilisé dans le film par Brad Pitt et les autres membres de la famille McLean. Vous utiliserez des cannes en bambou refendu d’époque de marque Godwin Granger ou Montague de 8,6 pieds, des moulinets Hardy « Perfect » ou « Ocean City Wanita », avec des soies naturelles, sans oublier le panier de pêche en osier renforcé par des bandes de cuir ! Moniteur, guide de pêche dans le pays Basque, Yvon Zill pratique les Nives et les autres cours d’eau de cette superbe région. Yvon a donc dû retrouver ce matériel, le restaurer et le tester… Pour les nostalgiques et les curieux. Cela permet aussi de retrouver d’anciennes sensations et de mesurer à quel point le matériel de pêche à évoluer…


    Renseignements :
    www.basquecountry-fishing-guide.com

    Par ailleurs, Yvon Zill est également membre de Tenkara Guides Pyrénées, un label qui regroupe des guides qui peuvent vous faire découvrir cette technique ancestrale japonaise, dont le matériel se résume à une longue canne sans moulinet, d’un bas de ligne en partie tissé et d’une mouche. Selon les adeptes du Tenkara, cela permet de pratiquer la pêche à la mouche dans un autre esprit, tout en étant utile à la compréhension de la pêche à la mouche conventionnelle (certaines étapes du lancer, de l’approche et de la présentation).

    Renseignements : www.tenkara.fr

  • Nouveau : Haart / TH6 Duo II

    Nouveau : Haart / TH6 Duo II

    Démultiplié, anti-retour, grand arbre et seulement 126 g, tels sont les caractérisitiques étonnantes du nouveau moulinet conçu par Thierry Haart. Comparé au TH6 existant, le bâti de ce modèle II est en en grande partie en carbone, une première dans la gamme des moulinets de l’artisan alsacien. Cette petite merveille de mécanique, qui a fait l’objet d’un brevet spécifique, à la particularité de contenir son mécanisme de fonctionnement dans le centre de la bobine. L’axe primaire, l’axe secondaire, l’axe de manivelle, l’axe de la poignée, l’anti retour, la manivelle, le guide soie ainsi que la visserie sont en titane. 

    Prix conseillé : TH6 Duo II 695 euros. Bobine supplémentaire : 235 euros.  Moulinet TH6 Duo II + une bobine de capacité différente avec mécanisme de frein complet : 890 euros.

    Notre avis : aux antipodes des produits faits à la chaine en Asie, les moulinets de Thierry Haart sont des pièces uniques, faites à la main par un pêcheur passionné. Pour amateurs de beaux objets et amoureux de mécanique de précision !

    Thierry Haart, 2, rue des 7 Clochers, 68440 Dietwiller.
    E-mail : [email protected]
    Web: http://thierry.haart.free.fr/ 
    Tél. : 09 53 77 68 65.

  • Le renouveau du Marais Poitevin

    Le renouveau du Marais Poitevin

    Dans l’esprit de beaucoup d’entre-nous, le Marais Poitevin se résume à des canaux criblés de lentilles d’eaux. Le Parc interrégional du Marais Poitevin a engagé un grand programme de restauration des milieux aquatiques en parallèle d’une démarche de développement de produits touristiques pêche. Le Marais Poitevin cache en réalité bien des trésors. D’une part, son emplacement en littoral inclus des possibilités étonnantes de pêche en lagune ou en mer (estuaire du Lay, Pointe d’Arcay, Plage de Chef de Baie, etc.) ou le bar, le bar moucheté et le maigre sont rois. Dans les terres, tous les carnassiers se pêchent dans les canaux et dans la Sèvre Niortaise. Brochet, sandre, perche, black-bass et silure, peuvent se pêcher aux méthodes traditionnelles ou aux leurres. Cette démarche passe par la création de frayères et par un programme poissons migrateurs. Ce dernier concerne l’anguille, la truite de mer, le saumon, l’alose feinte, la grande alose, la lamproie marine, la lamproie fluviatile, ainsi que le mulet.
    Le chantier est néanmoins de taille : améliorer la qualité des milieux, suivi des peuplements par pêches électriques, création de passes à poissons, restauration de continuités écologiques, reconstitution de substrats, sensibilisation à une gestion concertée et cohérente de la ressource et des niveaux d’eau…

    Des parcours “passion”, “famille”, “découverte” vont être créés par les fédérations de pêche, à partir des attentes identifiées des pêcheurs :
    • les fans de parcours carnassiers, en bateau ou float-tube, qui pourront profiter du côté sauvage et dépaysant de l’environnement de pêche,
    • les aficionados de la mouche, une pêche à vue en eau claire, pour sortir un brochet ou un black-bass en jouant d’une palette de leurres artificiels de plus en plus élaborés,
    • les familles ou groupes d’amis, désireux de partager de vrais moments de convivialité dans un environnement superbe et facilement accessible !,
    • les carpistes, adeptes de longs séjours pour le plaisir de la traque de nuit, dans l’espoir d’un trophée de 15 à 20 kg.

    Philippe Gauthier, chargé de mission du projet, est un homme d’expérience, habitué à développer des projets touristiques liés à la pêche. Le développement du tourisme pêche dans cette région, à une vaste échelle et dans des milieux naturels variés lui tient particulièrement à cœur. D’ores et déjà, des guides de pêche proposent leurs services. Certains d’entres eux travaillent dans cette région depuis plus de vingt ans. Ils sont à même de vous faire gagner un temps précieux et de vous aider à mieux comprendre les habitudes des poissons dans les canaux, plans d’eaux et lagunes.

    Renseignements :
    Parc interrégional du Marais poitevin
    2, rue de l’église, 79510 Coulon.
    Tél. : 05 49 35 15 20.
    E-mail : [email protected]

  • Les rivières de Rhône-Alpes avec Didier Chapel

    Les rivières de Rhône-Alpes avec Didier Chapel

    Didier Chapel, moniteur guide de pêche professionnel, vous propose de vous faire découvrir les meilleures rivières des départements de la Savoie et de l’Ain pour cette nouvelle saison 2013. Le Guiers dans le parc naturel régional du massif de la Chartreuse, le Chéran, perle du massif des Bauges, la basse rivière d’Ain et l’incontournable rivière l’Albarine.
    Les conditions hydrologiques de cette automne 2012 laisse présager une excellente saison. Didier reste également à votre disposition pour établir des séjours entre lacs et montagnes.

    Renseignements :
    www.savoiepechemouche.com
    Tél.: 06 25 06 47 71.

  • Championnat de France féminin de pêche à la mouche 2013 en réservoir

    Championnat de France féminin de pêche à la mouche 2013 en réservoir

    Très bonne initiative que la création de cette première
    édition du Championnat de France féminin de pêche à la mouche 2013 en
    réservoir, une compétition qui se déroulera en deux manches. Ouvert à toutes,
    peu importe le niveau, plusieurs techniques seront autorisées dans ce
    championnat.

    La première manche se déroulera le 4 mai 2013 en Haute Loire
    aux Moulins du Bouchat à 1 000
    mètres d’altitude, sur la commune de Mazet Saint Voy. Ce plan d’eau d’un
    hectare est peuplé de belles truites arcs-en-ciel, quelques grosses farios et
    même de jolie Gold. La deuxième manche est prévue le 21 septembre 2013 dans le
    Cantal à 1 260 mètres d’altitude sur le lac des Estives à Montgreleix, un
    réservoir de 3,5 ha, dont les eaux
    fraîches et cristallines abritent également de très beaux spécimens. No
    kill obligatoire, avec hameçon sans ardillon ou écrasé. Les inscriptions sont
    ouvertes jusqu’au 25 mars 2013.

    Renseignements :

    [email protected]

  • Picardie : un tout nouveau club de pêche à la mouche dans l’Aisne (02)

    Picardie : un tout nouveau club de pêche à la mouche dans l’Aisne (02)

    Basé entre les villes de
    Château-Thierry, Soissons et Villers-Cotterêts, le Groupement des pêcheurs
    sportifs à la mouche de l’Aisne (G.P.S.M.A.) est un tout nouveau club de pêche
    à la mouche. Créé en décembre 2012 par quelques passionnés, il propose des
    cours de lancer, du montage de mouches, des sorties réservoir et rivière, ainsi
    que des participations à des rencontres sportives amicales ou officielles. Il
    souhaite se donner une couleur particulière avec des actions de sensibilisation
    à la nécessaire préservation de l’équilibre fragile des écosystèmes aquatiques.
    Si vous habitez la région, si vous
    être mordus de pêche à la mouche, ou si tout simplement vous voulez essayer, ce
    club se fera un plaisir de vous accueillir.

    Pour plus d’informations, vous
    pouvez consulter le blog du club
    http://gpsmoucheaisne.blogspot.fr/
    ou écrire à l’adresse mail suivante : [email protected]

  • 1er Championnat de France de pêche à la mouche sous glace les 2 et 3 février à Châtel

    1er Championnat de France de pêche à la mouche sous glace les 2 et 3 février à Châtel

    Châtel,
    station française des Portes du soleil, située dans la Vallée d’Abondance,
    accueillera, au lac de Vonnes, le 1er Championnat de France de pêche à la
    mouche sous glace les 2 et 3 février prochains. La manifestation débutera à
    partir de 13h samedi par 4 ou 5 manches et se prolongera dimanche, en matinée à
    partir de 8h45. A 14h, aura lieu la proclamation des résultats et la remise des
    prix aux compétiteurs.

    Situé à une altitude de 1 250 m et affichant une profondeur allant de 6 à 10
    mètres, le lac de Vonnes a une population piscicole de truites de 5 à 80 cm
    (truites arc-en-ciel, saumons de fontaine, truites fario). Chaque trou, pour
    pêcher, aura la taille d’une feuille A3, soit environ 20 cm par 30 cm. La température extérieure, à cette
    période de l’année, peut aller jusqu’à -13°C et l’épaisseur de glace sur le lac
    peut être de 65 cm ! Alors si vous comptez participer à cet événement original,
    n’oubliez pas votre bonnet !

    Renseignements :

    http://events.chatel.com/

    Photo : © Châtel Events

  • La soie flottante à pointe intermédiaire selon Airflo

    La soie flottante à pointe intermédiaire selon Airflo

    La marque de soies Airflo continue de développer sa gamme Polyfuse avec  cette XT Ridge Impact. Il s’agit d’une soie flottante à pointe intermédiaire. Cette soie est bâtie sur une âme Power Core. Elle possède un corps flottant de technologie Ridge prolongé d’une pointe intermédiaire rapide ou lente. Cette soie est proposée avec une partie intermédiaire de 3, 6 ou 12 pieds, soit 91 cm, 1,83 m ou 3,66 m. Le raccord entre la pointe intermédiaire et le reste de la soie se fait par une transition douce de matière, sur la même âme. Cela évite le point fragile et les surépaisseurs disgracieuses et tordues qui caractérisaient ces changements de densité. Leur revêtement particulier “strié” assure une excellente glisse.
    Avec la soie Ridge Bass Musky, Airflo propose une soie flottante dédiée à la pêche du black-bass et du brochet. La marque a développé une soie au fuseau ramassée destinée à charger la canne rapidement et propulser correctement et précisément de grosses mouches peu aérodynamiques. Cette soie est proposée de la taille 6 à la taille 10.

    Renseignements :
    T.O.F Fly Fishing
    Chaussée de Wavre, 362
    B-139 Grez Doiceau
    Belgique
    Tel : 00 32 10 24 18 24.
    E-mail : [email protected]

  • Snaelda, la mouche qui fait tache

    Snaelda, la mouche qui fait tache

    Depuis que la pêche du saumon à la mouche existe, de merveilleuses histoires naissent entre les mouches et les rivières. Si généralement, une mouche à “sa” rivière, il y a aussi des exceptions. La Snaelda, mouche moderne dénuée d’élégance comparée à beaucoup d’autres, fait des cartons dans toutes les rivières puissantes et froides, au point de compter chaque saison, un peu plus d’adeptes.

    Par Vincent Lalu

    D’accord cette mouche ne ressemble à rien. Mais vous en connaissez-vous des mouches à saumon qui ressemblent à quelque chose. A part celles qui se prennent pour une crevette mal dégelée de Picard surgelés. La Snaelda, elle, est comme les autres : du poil, de la fourrure, des tinsels et de la couleur, beaucoup de couleur en camaieu d’orange, de jaune et du noir pour faire passer tout ça (ou alors les mêmes camaieux en remplaçant le rouge par du vert). Sauf que pour docteur Saumon (alias Pierre Affre), le “tout ça” ne passe pas.
    Pour lui la Snaelda ressemble bien à quelque chose : il hésite entre un balai de chiottes, et un écouvillon pour bouteilles récalcitrantes. Mais surement pas une mouche à saumon. Pourtant cet ingrate tube-fly qui a fait des débuts fracassants sur les pools de la salmo planète dans les années 80 est l’une des préférées des grands poissons d’argent. Pour peu que les eaux soient froides ou simplement tendues, la Snaelda surtout si on l’a chargée au montage va chercher les poissons là où ils sont, c’est-à-dire dans les étages inférieurs de la couche d’eau.
    Et les saumons aiment, ils en raffolent même. Il suffit de parcourir les cahiers de prises de n’importe quel lodge de l’Atlantique nord, que ce soit en Ecosse, en Norvège, en Russie ou en Islande et de pointer les mouches avec lesquelles les captures ont été réalisées. La réponse est partout la même : snaelda, snaelda, snaelda. Pas de doute, les saumons en pincent pour la snaelda et tant pis pour les grands prêtres de l’orthodoxie salaresque comme docteur Saumon qui préféreraient que leur poisson sacré, qu’ils traquent depuis des décennies, respecte les usages en continuant de croquer les nobles mouches que contiennent leurs mythiques boites, les silver doctor, munro killer, stoat’s tail, jock scott, lemon grey et autres general practitioner.
    Et d’abord c’était qui cette Snaelda ? Hairy Mary on connaît son histoire, Black Maria aussi, pareil pour Jeannie, mais Snaelda… Elle vient d’où cette Snaelda ? Elle ne serait pas un peu allemande sur les bords avec son gros ventre de crustacé buveur de bière et sa façon de faire des ploufs incongrus en entrant dans l’eau ? C’est vrai qu’elle n’est pas très belle. Mais les saumons, la beauté, ils s’en foutent. Elle doit leur rappeler une grosse crevette transgénique et bancale rencontrée quelque part entre le Groënland et l’embouchure du grand retour. Un moment de leur voyage où ils avaient vraiment les crocs et qu’ils se disaient : “une petite dernière pour la route”.
    En fait le vrai problème de docteur Saumon et des autres grands maîtres qui ont banni l’étrangère de leurs œuvres complètes c’est que la Snaelda est si efficace qu’elle laisse croire au premier couillon venu qu’il est passé expert en trois faux lancers et deux saumons capturés. Car salmo salar n’est pas vraiment regardant sur qui lui présente sa snaelda chérie. Son empathie est immense et sa bonne volonté va jusqu’à privilégier les débutants, les innocents, les femmes enceintes et les cocus. Et l’effet snaelda augmente considérablement le nombre de ceux qui sont prêts à écrire Le livre définitif sur la question du saumon dès lors qu’ils ont réussi à en prendre un.
    Or des vrais pros du salmo il n’y en a pas beaucoup. Surtout en France où les saumons ne sont plus légion. Finie l’époque des Bonnenfant ou des Pourrut, Laffargue, Vicento qui régnaient sur les pools de l’Allier ou les grands courants du gave d’Oloron. Leurs héritiers, les Affre, Montupet, Thonnenx ou Bezin ont dû s’expatrier. Docteur Salmo (vous avez remarqué le passage à l’anglais) est plus connu sur les rives et dans les lodges de la presqu’île de Kola, en Islande, en Norvège et sur la Matapedia que sur les bords de l’Allier où les spécialistes attendent chaque année le retour de la paire de saumons à quelques millions d’euros qui aura survécu à l’inutile production piscicole de Chanteuges, merveilleuse lessiveuse à argent public .
    Malheureusement aujourd’hui le saumon c’est surtout une affaire de Vikings et de Ruscofs. Ce n’est pas parce qu’il fréquente tous les grands saumoniers, qu’il confît le petit nom de tous les plus de 20 livres de l’hémisphère nord, qu’il pense saumon, qu’il rêve saumon qu’il mange comme un saumon, que docteur Salmo n’est pas une exception. Les stars du saumon sont en majorité de là-haut. Leurs palmarès se comptent en milliers de sujets et en millions d’heures de pêche. Surtout, eux savent très bien pourquoi ils ont inventé la snaelda. Mouche miracle pour rivières body buildées. Avatars logiques du nouveau salmo business. Explication par l’Islande : cette terre viking possède quelques-unes des plus belles rivières à saumons de la planète. La Stora Laxa, l’Hafralonza, la Midjfierdara, la Sela et pas mal d’autres sont des petites merveilles d’eaux cristallines, de gorges enchanteresses et de pools à se damner. Ce ne sont pourtant plus elles qui “produisent” le plus de sujets au royaume de salmo salar. En 2007 et 2008 ce sont deux rivières “chasse d’eau”, les Ranga est et ouest qui sont arrivées en tête du hit-parade des captures avec plus de 15 000 poissons recensés dans l’année. Pourtant il y a 20 ans à peine ces deux rivières d’origine glaciaires ne produisaient pas plus de 100 poissons par an. Tout l’alevinage naturel étant emporté par la débacle du printemps.
    C’est alors qu’entrent en jeu quelques petits malins , parmi lesquels Arni Baldurson, le docteur Salmon islandais, qui proposent aux fermiers riverains de ces deux rivières à moins de deux heures de Reyjkavik, de mettre des saumons là où il y en a peu. Arni, outre qu’il est surement l’un des plus grands pêcheurs de saumons actuels, est aussi une star du marketing hallieutique, discipline inconnue sur le plateau de Millevaches, qui lui a permis de devenir le roi du salmo business islandais, tout en continuant de faire pêcher les grands de ce monde d’Eric
    Clapton à Bush père (Poutine s’est décommandé au dernier moment mais ce n’est que partie remise). Et surtout Arni Baldurson est une sorte d’apprenti sourcier qui dès son jeune age s’est passionné pour l’élevage (à 12 ans il avait détourné une canalisation du lotissement où vivait sa famille pour alimenter sa première salmo nurserie.)
    Avec un ou deux complices ils ne mettent pas longtemps à convaincre les fermiers que leurs rivières qui ne valent pas un tacon sur le juteux marché de l’amodiation touristique peuvent voir leur valeur mulipliée par cent s’ils acceptent de participer à l’opération Ranga ranching.
    L’idée est de prendre en charge les premiers temps de la vie de saumons sauvages (prélevés sur la souche famélique des Ranga) puis de laisser le cycle normal s’accomplir dans des conditions telles qu’il ne soit pas possible d’établir une différence entre ces poissons et les autres. Concrètement l’opération se déroule en cinq phases :
    – on organise la fraie de saumons des Ranga dans une pisciculture située à moins de deux heures de camions citernes.
    – Chaque rivière est découpée en beats de plusieurs pools que se partagent les pêcheurs. Ce sont ces sections de quelques centaines de mètres que l’on va équiper. Chaque beat, se voit doté d’une “piscine” d’une centaine de mètres cubes et d’1,50 mètre de profondeur creusée à la pelleteuse et reliée à la rivière par un canal que l’on peut ouvrir ou fermer par le moyen d’un bouchon fabriqué à partir d’une grosse bobine de cable électrique vide.
    – Peu de temps avant le grand départ, à la nouvelle lune du mois de mai, le camion citerne vient déverser de 50 à 100 000 tacons dans chaque piscine (Il y en a une quarantaine pour les deux rivières) et l’on couvre chaque bassin d’un filet pour éviter que les oiseaux ne viennent casser la croute.
    – Les jours suivants les fermiers nourrissent les poissons en granulés. Cela dure à peu près une semaine. Et un matin on s’aperçoit que les poissons n’ont pas touché aux granulés et que leur robe a changé dans la nuit. Elle est passée de la couleur “truite” à l’argent du saumon : les tacons sont devenus des smolts.
    – Il suffit alors d’enlever les bouchons et de laisser partir ces un ou deux millions d’aspirants au grand voyage vers la mer. Les fermiers se postant dans les embouchures pour effrayer le plus d’oiseaux possibles à grands coups de fusil. Il n’y a plus qu’à attendre. Un an pour que remontent les grisles (de 1 à 3 kg), deux ans pour les saumons adultes (4 à 5 kg) et trois ans pour les sujets sérieux (6 à 10 kg).
    Et cela marche : dès les premiers retours de 4 à 8 000 grisles reviennent dans les Ranga. Et les statistiques montent très vite au point de classer nos deux chasses d’eau glaciaires en tête du hit-parade des rivières islandaises deux années de suite . Ce qui a pour conséquence de transformer des parcours qui n’étaient même pas commercialisables en eldorados à 1 800 euros la journée, en prime time.
    Le coup est magistral et les Cresus de la planète se bousculent pour pêcher les Ranga. Sauf qu’une chasse d’eau reste une chasse d’eau ce qui a pour conséquence d’imposer souvent des mouches qui pêchent “creux”, comme la… snaelda et de tuer tous les poissons ou presque puisque les ruisseaux d’alevinage naturel des Ranga sont en nombre insuffisant pour accueillir tous les saumons qui reviennent.
    Ainsi nous étions quelques uns que Arni avait “upgradé” sur les Ranga pour deux jours (un milliardaire autrichien spécialisé dans les robinets en or pour salles de bain d’émir nous ayant piqué- vive le sanitaire- notre sublime Stora laxa, nous avions réussi l’exploit de rentrer bredouille à deux cannes d’une matinée sur la east Ranga quand une voiture ordinaire, même pas un 4X4, est venue se garer devant nous.
    En sont sortis quatre gros mimiles dont je ne préciserai pas la nationalité (l’internationale des mimiles est au-dessus des nations). Deux d’entre eux ont ouvert le coffre d’où ils ont extirpé avec difficulté un sac poubelle de 150 litres très lourd. Ils ont déversé le contenu du sac, une vingtaine de poissons de toutes tailles, eux-mêmes déjà emballés dans des sacs en plastique sur le plan de bois où l’on compte, pèse et recense les saumons. C’est alors que j’ai vu les grandes cannes, leurs gros bouchons rouges et noirs et les grands hameçons sur lesquels subsistaient des bouts de vers, sur le toit de la bagnole. Et je me suis dit que n’en déplaise à docteur Salmon, la snaelda c’était quand même mieux pour la pêche au saumon, con !