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Étiquette : Ocean

Les eaux antarctiques sont pleines de plastiques
Les eaux de l’océan Antarctique sont si éloignées des activités humaines, que nous pourrions les croire à l’abri de toute pollution. Malheureusement, il n’en est rien. Elles sont remplies de plastiques et de divers déchets charriés là par les courants océaniques. Algalita Marine Research Foundation, une association étasunienne créée en 1997, a réalisé une étude démontrant la forte présence de plastiques dans l’océan Antarctique, en collaboration avec Tara Expéditions, une expédition qui explore pendant deux ans et demi les océans de la planète afin de collecter des informations sur les divers dangers qui pèsent sur eux. Tous les échantillons collectés à cette occasion contenaient du plastique : de 956 à 42 826 morceaux de plastique par kilomètre carré autour des stations d’échantillonnage. Décidément, l’humanité a une capacité de nuisance sans limites…
Pour en savoir plus :
Tara expéditions :
http://oceans.taraexpeditions.org/?id_page=1
Algalita Marine Research Foundation :
http://www.algalita.org/index.php
Photo : ©V.Hilaire/Tara Expéditions

Greenpeace dispense ses conseils estivaux
L’organisation écologiste
Greenpeace a communiqué sur les bonnes pratiques à avoir afin de profiter des
joies de la mer tout en préservant ce milieu fragile. Voici donc ces quelques
conseils à faire circuler à tous les amoureux des plages et de l’océan :Huiles solaires
Préférez les crèmes ou
tout autre produit soluble dans l’eau plutôt que les huiles solaires. Les
huiles forment un écran à la surface de l’eau empêchant la photosynthèse
indispensable.Ballades
Observez la faune et la
flore mais ne les touchez pas. Si vous retournez un rocher pour découvrir ce
qu’il cache, remettez le délicatement dans sa position initiale. La flore et la
faune cachée à l’abri des rochers sont adaptées aux faibles lumières et ne
survivront pas au grand soleil.En mer
Respectez les vitesses de
navigation, réduisez votre nuisance sonore par respect de l’environnement
notamment à l’approche d’îles et de zones de nidification. Respectez les consignes
et les interdictions d’accostage. Privilégiez les moteurs sobres et bien
entretenus qui rejettent le minimum d’huile à la mer.Pêche
Respectez les tailles de
capture minimales, le matériel de pêche et les interdictions.Déchets
Ne rejetez aucun déchet
en mer ou sur la côte. Si vous êtes embarqué, prévoyez un lieu de stockage dans
un coin du bateau. Utilisez les containers à déchets et les emplacements prévus
pour vos déchets toxiques (batterie, huiles). Les durées de vie des
déchets sont de 1 à 5 ans pour un mégot ou un chewing-gum, de 10 à 100 ans pour
une canette en aluminium, de 100 à 1000 ans pour du plastique.Entretien
Préférez des produits de
nettoyage peu nocifs pour le milieu marin. Lavez à l’eau claire ou avec des
produits biodégradables. Il en existe désormais de compatibles avec l’eau de
mer. Pensez aux produits
d’entretien éco-labellisés. N’utilisez pas de produits détergents. Pour
récurer, gratter, une poignée de sable fait souvent très bien l’affaire.Ancre et mouillage
Quand c’est possible,
utilisez un poste de mouillage équipé avec une bouée. Si vous devez jeter
l’ancre, évitez les zones d’herbier et privilégiez le sable de couleur claire. Prévoyez une longueur de
chaîne suffisante. Relevez l’ancre à l’aplomb du bateau ou mieux, utilisez un
orin.Carénage
Pour le carénage de votre
embarcation, utilisez les peintures les moins nocives. Préférez les aires qui
sont équipées de systèmes de récupération des résidus.
Depuis le 13 juin, plus de poissons français consommés
Le concept est plutôt récent. Le Fish dependence day est le jour où un pays européen est obligé de recourir à l’importation de poissons, après avoir consommé ses propres ressources halieutiques. En France, cette journée fatidique a été arrêtée au 13 juin par une étude publiée le 9 juin par la New economics foundationet Ocean2012, une association européenne luttant contre la surpêche. Les ressources halieutiques pêchées dans les eaux européennes ont nourri les Français jusqu’au 20 juin l’an dernier contre le 25 juillet en 2000 et le 6 septembre en 1990. Même constat dans l’UE : si l’Union devait consommer les ressources provenant uniquement de ses propres eaux, elle manquerait de poisson dès le 2 juillet, contre le 9 juillet en 2010, soit une baisse des ressources européennes de près de 200 000 tonnes en un an !
Les causes sont connues : la surpêche, des quotas inappropriés, des méthodes de pêche favorisant le gaspillage et une consommation qui augmente (2 % tous les ans en Europe). « L’UE dispose des zones de pêche les plus vastes et parmi les plus riches au monde, mais nous ne sommes pas parvenus à les gérer de manière responsable. Afin de satisfaire notre appétit toujours plus insatiable pour les produits de la mer, la surpêche est désormais encouragée dans d’autres parties du monde » a indiqué Stéphan Beaucher, conseiller politique pour OCEAN2012. « Pour mettre un terme à cette tendance désastreuse, il faut de toute évidence rétablir le bon état des stocks halieutiques européens en les ramenant à des niveaux où ils peuvent être pêchés de manière durable, et consommer uniquement les produits que nous pouvons pêcher sans problème. » Si seulement les pouvoirs publics étaient sur la même longueur d’onde…