Étiquette : mouche

  • La pêche à la mouche est une blague ?

    La pêche à la mouche est une blague ?

    Nous ne vous proposons pas souvent des films en anglais car nous estimons que, souvent, la langue est une barrière pour comprendre intégralement la « dimension » d’un film. Aujourd’hui, il nous a semblé difficile de faire autrement tellement les images sont belles. Notre rôle est aussi de vous faire rêver (ce qui occupe une très grande partie de la vie du pêcheur…), aussi nous avons essayé, au mieux de résumer le texte de ce film magnifique réalisé par Henry Harrison de l’Université du Montana.

    The Weekly Fly 3 from msu school of film & photography on Vimeo.

    « J’ai passé une bonne partie de mon temps, pendant les deux dernières années, à filmer les autres pêcher à la mouche. Je les ai filmé de la Terre de Feu au Montana et dans pas mal d’autres endroits. Le fait de filmer les autres qui sortent d’énormes poissons, même si ça sonne excitant, et bien vous « filmez » mais ne « pêchez » pas… Vous ne pouvez pas faire les deux en même temps. Et si vous essayez…vous risquez de faire tomber votre caméra dans l’eau…ça a failli m’arriver plusieurs fois… Alors vous passez votre temps à faire en sorte que les gens lancent, lancent, lancent et relancent, pour que ça devienne intéressant…Alors quand vous n’avez plus d’idées pour arriver à montrer ça, que votre œil vous fait mal tellement il est resté collé à votre caméra, et que l lumière devient pâle, finalement, vous vous asseyez et regardez. Et vous regardez comme un réalisateur, et vous  commencez à réfléchir, à remarquer comment les gens pêchent de manières différentes. Comment ils les attaquent différemment. Les différentes raisons pour lesquelles les gens pêchent. Et après mure réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion que la pêche à la mouche, c’est une blague ! Vous voyez, quand vous écoutez une bonne blague et que vous y pensez, vous retrouvez le chemin de l’histoire, ce qui vous a fait rire, pourquoi elle est drôle, tout d’un coup,ça perd de sa magie, ce n’est plus drôle, et quand vous écoutez une histoire drôle ou une blague, vous ne pensez pas à tout ça, à savoir comment elle fonctionne, si c’est vrai, comment elle est articulée…au lieu de ça, vous souriez et vous riez surement. Vous vous soustrayez à votre quotidien et vous profitez du moment présent. Une fois de plus, le sens de l’humour de chacun est différent, blagues potaches, idiotes, salaces, même de l’humour noir. Chacun a son sens de l’humour et il existe une blague ou une histoire drôle pour chacun d’entre nous. Un fois de plus ce n’est pas comment l’histoire et racontée mais comment on la reçoit et comment elle nous extirpe du temps et nous fait profiter de l’instant présent. C’est la réalité et pas la théorie. J’ai repensé à ça encore et encore, et je suis arrivé à la conclusion que la pêche à la mouche est une blague !

    Pour comprendre ce que j’avance, il faut connaitre un peu la pêche à la mouche et ceux qui la pratiquent. Au fil des ans la pêche à la mouche a souffert du stéréotype qu’elle était pratiqué par des vieux, plutôt blancs, riches, qui appartenaient à des clubs élitistes et qui sacralisaient la pureté de pêcher en sèche. C’était vrai, mais maintenant, il y a de plus en plus de femmes au bord de l’eau, la pêche s’ouvre aux nouvelles générations, et attire des jeunes passionnés moins à l’aise financièrement, c’est super ! Mais ce n’en n’est pas moins élitiste… Les pêcheurs à la mouche sont aussi rapide à émettre des jugements, même plus rapide pour  nous expliquer en quoi consiste la pêche à la mouche… A travers ma caméra j’ai vu des pêcheurs lancers des mouches sèches montées par leurs soins, utiliser de cannes en bambous, des soies naturelles, avec des moulinets faits à la main, sur le même bateau qu’un autre pêcheur avec la canne la plus moderne, utilisant des mouches colorées avec les matériaux les plus flashies et pesant parfois le même poids que les truites qu’il attrapaient ! J’ai aussi entendu des vieilles mains dire qu’à utiliser des nymphes lestées, autant pêcher à l’ultra-léger… Et puis j’ai vu des types monter des streamers géants dans des ruisseaux minuscules, j’ai vu des types mesurer tout ce qu’ils utilisent au millimètre près et d’autres mesurer leurs journées de pêche par la beauté des paysages et du temps passé a être heureux. J’ai aussi entendu parlé de la rivière Test ou l’on ne peut pêcher qu’en sèche, amont, sur des gobages et pas de wading. J’ai aussi lu au sujet de la pêche à la traine avec une canne à mouche pour le saumon dans les lacs… de la même manière que j’en ai filmé faisant la même chose pour le marlin.

    J’ai rencontré des types qui lançaient des mouches sur tout ce qu’ils pouvaient, même des alligators ou des rats… Le plus j’en voyais et plus je me demandais « mais qu’est ce que la pêche à la mouche ? ». Quel est le but ? Pourquoi une fois qu’on a attrapé cette magnifique fario en Terre de Feu, pourquoi aller pêcher la Madison ? Pourquoi après avoir attrapé une petite truite dans un ruisseau, aller pêcher la rivière Chubuck ? Ou à l’inverse, pourquoi quand on a pêcher jusqu’à 20 poissons par jour sur la Lamare, passer des jours à essayer d’attraper une fario dans un ruisseau ? Et d’ailleurs, qu’est-ce que la pêche à la mouche exactement ? Requiert-elle la pureté d’une canne en bambou uniquement avec une mouche que vous avez monté vous-même ou alors toutes cannes et toutes les mouches entrent-elles dans la catégorie ? Où trouve-t-on le bonheur, exactement ? En tant que réalisateur, je sais que l’observation est aussi importante que l’expérience, et que d’arriver à montrer ça aux spectateurs et une part de l’art du documentaire. Je sais que je ne peux pas littéralement transmettre cela de l’écran au spectateur; chaque expérience et différente pour chacun. Et les films que je fais sont vus de manières différentes par chacun. Je peux choisir de montrer ce que je vois ou bien de créer une vision totalement nouvelle pour le spectateur. Mais de la même manière que ça ne sert à rien d’expliquer une blague, il y va de même pour la pêche, je peux montrer des montages différents, faire des gros plans et expliquer de manière technique, mais ça retranscrira pas la joie de la pêche à la mouche. Alors, alors que je recommençait à faire un autre film de pêche avec d’autres pêcheurs, je me suis assis sur la berge et je me suis dit que la pêche à la mouche est une blague. Alors j’ai ramassé une canne et je me suis mis à pêcher, encore et encore. J’ai essayé de lire l’eau, j’ai essayé de faire en sorte que mon lancé soit aussi parfait que je puisse le faire. J’ai essayé que ma mouche aille exactement où je voulais. J’ai pêcher en sèches, et avec des gros streamers. Je me suis concentré. La tension s’est relâchée, la prison de la modernité à lâché prise, et j’ai oublié mes prises de tête, mes analyses à la noix et à la place, j’ai pêcher. J’ai retiré la barrière mécanique de la caméra et de l’objectif et je suis devenu le sujet, je suis devenu celui en connexion avec son environnement, avec la rivière, et en pêchant j’ai redécouvert la joie de se perdre dans l’instant présent. Et puis…j’ai souri. »

  • Un parcours mouche sur la Sienne

    Un parcours mouche sur la Sienne

    Situé sur la Sienne à Hambye, à
    1.2 kilomètre en amont et en aval du pont de l’abbaye d’Hambye, ce parcours de
    première catégorie spécialisé dans la pêche à la mouche est géré par l’AAPPMA
    « Le Bassin de la Sienne ». On y pêche de belles truites fario,
    quelques saumons atlantiques, ainsi que des chevesnes. Le calme et la beauté du
    lieu en font un parcours bien sympathique. A découvrir…

  • L’Alberta, c’est Bow !

    L’Alberta, c’est Bow !

    Retour en Alberta sur la Bow River, à travers un séjour bien rempli sur cette rivière si prometteuse, parmi les meilleures d’Amérique du Nord. Les parcours sont nombreux et offrent des conditions de pêche différentes. Ce second voyage pour nos deux voyageurs fut l’occasion de découvrir d’autres facettes de la Bow.

    Par Kathleen & Jean-Pierre Piccin

    Tandis que la radio diffuse à tue-tête un morceau de Led Zeppelin, Mark, notre guide, tout en conduisant son truck, balance discrètement sa tête et se laisse aller à lâcher le volant pour mimer quelques accords de guitare ou faire des mouvements d’ondulation avec la main à la façon des chanteurs des années 60. Introverti, n’ayant pas échangé plus de trois phrases dans la journée, son comportement est tout à fait surprenant.
    Serait-il si content de rentrer chez lui ? Pour nous, cela ne fait aucun doute : il n’est que 17h30, mais nous sommes ravis de nous blottir dans un endroit presque chaud après avoir affronté des températures qui ne dépassaient pas les 3° et avec un vent du nord qui nous glaçait les os. Nous avions depuis longtemps envie de retourner pêcher la Bow River, cette perle de l’Alberta qui nous avait épatés il y a une quinzaine d’années. D’après des amis que nous avions récemment envoyés faire sa connaissance, elle était toujours au top des rivières nord-américaines.
    Nous avions assez d’informations pour la revisiter, mais afin de mieux la connaître nous avons décidé de prendre un guide de pêche. Lorsque nous avons présenté à Mark notre projet de venir taquiner ses truites à la mouche sèche, sa première réponse ne fut pas très encourageante, expliquant qu’il n’y avait qu’au début juillet que la pêche à la mouche sèche pouvait être intéressante.

    Mais nous y étions déjà allés la première semaine de septembre et il y avait eu des éclosions magnifiques. De plus, la météo avait annoncé un front froid qui devait faire baisser la température de l’eau, ce qui est propice aux éclosions. Dès notre arrivée, nous avons contacté Mark pour organiser, dès le lendemain, notre première sortie. Première surprise : rendezvous à 4h30 du matin, Mark argumentant qu’il fallait être les premiers sur l’eau ! Avec huit heures de décalage horaire, un lever aussi matinal est chose aisée, même pour moi ! C’est ainsi qu’avant le lever du jour nous nous sommes glissés dans nos waders glacés et, les doigts gourds, nous avons préparé notre matériel de pêche. En montant sur le bateau, Mark nous proposa de ranger nos cannes et de prendre celles qu’il avait déjà montées : sur un bas de ligne 18/100, une pheasant tail qui, avec son casque d’or et ses guirlandes, ressemblait en miniature à un sapin de Noël, une autre moins lestée aux reflets verdâtres et, juste au-dessous d’un bouchon de 1,5 cm de diamètre, une San Juan, imitation classique d’un ver de terre qui porte le nom de la célèbre rivière du Colorado ! Kathleen avait le même montage avec une assiette anglaise guère différente.

    Devant rester quatre jours ensemble dans le même lit – de la rivière bien sûr ! –, nous n’allions pas déjà faire chambre à part et nous avons accepté sans broncher ses conseils.
    Dès les premiers coups de rame, nous avons pêché sans trop de motivation quelques poissons dont la taille modeste n’incitait pas vraiment à nous concentrer sur le bouchon qui, régulièrement, plongeait à toute vitesse à la poursuite d’une truite. Petit à petit nos yeux s’égarèrent dans le merveilleux paysage qui comme un puzzle se reconstituait au fur et à mesure que la brume se dissipait en légères volutes, tandis que l’eau d’abord couleur de plomb se transmutait en cuivre et or en fusion. A l’horizon, le soleil qui embrasait le ciel s’étirait et commençait sa lente ascension en se faufilant entre les arbres de la berge. En restant immobiles sur le bateau, les quatre couches de vêtements ne suffisaient pas pour maintenir un semblant de chaleur, et nous enviions Mark qui devait certainement se réchauffer en ramant. Les touches et les prises se succédaient à un rythme incroyable, mais, à bout de force – nous avions quitté la veille la France en pleine canicule –, nous avons demandé à Mark d’accoster pour aller se réchauffer un peu. Un mini-jogging et quelques pompes nous offrirent un semblant de chaleur et, en revenant sur le bateau, Mark nous proposa pour nous réchauffer quelque chose à grignoter et des boissons qu’il sortit de la glacière ! Il est vrai que nous sommes encore en été… Un moment plus tard, je profitai du déjeuner pour observer la rivière et très vite repérai un magnifique petit museau qui venait faire des bises à la surface de l’eau. J’abrégeai mon repas et par la même occasion celui de l’arc-enciel qui vint en toute confiance goûter à ma peute.

    Plus tard, tandis que nous accostions pour épuiser un “beau morceau”, je vis un autre gobage et m’empressai de changer de canne pour faire sa connaissance. Le travail fut rude, car l’arc se déplaçait parfois d’une dizaine de mètres. Je la perdis de vue durant trois ou quatre minutes et, au moment où j’allais abandonner la traque, je vis un mouvement d’eau trahissant sa présence. Un instant plus tard, j’avais au bout de la ligne une belle arc argentée très combative qui fit de belles chandelles, puis fit la belle. Quand on aime, on ne compte pas, et je ne saurais dire combien de truites passèrent entre nos mains, mais ce dont je suis sûr, c’est que nous arrivâmes à bon port contents d’en finir ! Tandis que le GMC s’arrête devant l’hôtel pour nous déposer, avant de se quitter et de “remercier” Mark, nous lui suggérons de nous donner rendezvous le lendemain un peu  plus tard, ce qu’il accepte en nous proposant d’être au bord de l’eau à 6h ! Ce deuxième jour de pêche se présente peu passionnant comme le premier et, à l’exception d’un parcours différent, plus en aval, et d’un temps plus exécrable, la pêche au bouchon est toujours aussi bonne et aussi monotone. Les gobages sont rares, discrets, et ne sont repérés que lors des rares arrêts, et c’est donc encore sans regrets, tôt dans l’après-midi, que nous nous quittons pour aller traîner pendant quelques jours le long d’autres rivières d’Alberta qui, elles au moins, ne nous ont jamais déçus. Un saut sur la Red Deer avec notre ami Garry, un guide extraordinaire, puis cap au sud vers la Crowsnest, la Oldman et la Waterton. Après avoir fait durant une semaine le plein d’émotions, nous recontactons Mark pour organiser nos deux derniers jours sur la Bow. Plus confiants et certains que les éclosions ont lieu au milieu de la journée et en soirée comme sur les rivières que nous venons de pêcher, nous lui donnons rendezvous à 9h30. Ce qu’il accepte, non sans mal, en nous disant que nous allons peut-être lui apprendre des choses sur sa rivière… Le départ se fait à l’heure prévue et, comme il nous l’avait dit, la pêche au bouchon n’est pas aussi fructueuse qu’à l’ordinaire. Mais il est vrai aussi que c’était après le week-end férié Labour day, et des flottilles de pêcheurs avaient dû matraquer la rivière.

    Vers midi, alors que l’air commence à se réchauffer, de petits sedges de couleur chamois font leur apparition. Nous proposons à Mark de nous arrêter pour manger, mais en fait c’est pour pouvoir subrepticement observer une immense plage qui fait face à une falaise au pied de laquelle ont roulé de gros rochers. Immédiatement nous repérons de beaux gobages dans de petites veines d’eau qui se faufilent entre des herbiers. A cet endroit, durant une heure Kathleen écume sans relâche ce bout de rivière, d’abord avec sa peute puis avec son cul de canard. Au vu des résultats, Mark, qui nous a à peine adressé la parole, semble se réveiller comme le ferait un ours après un long hivernage. Un rapide grignotage et nous reprenons la descente de la rivière à très petit pas, car les éclosions de BWO ont tellement mis les truites en appétit qu’il est bien difficile de revenir sur le bateau. Enfin, la Bow se révèle, comme nous l’avions espéré, poissonneuse à souhait, avec des truites qui se nourrissent en surface et incomparablement combatives. En cette fin d’après-midi, satisfaits, nous excusons Mark de terminer le parcours en ramant un peu trop vite…
    Le lendemain, la veille de notre départ, changement de guide et de programme. Nous avons pris rendezvous à… 11h avec Sam, un aficianado de la mouche sèche. Sans nous presser, après avoir préparé nos cannes et discuté avec un chercheur d’or qui prospectait dans le coin et qui, vu l’allure de son 4 x 4, ne devait pas rouler sur l’or, nous nous laissons entraîner par la Bow à l’allure d’un pas de sénateur et découvrons, comme des clins d’oeil furtifs, de petits gobages qui ponctuent de petits rubans d’eau frôlant les berges ou les rochers immergés. Malgré le soleil et l’eau de neige, aujourd’hui encore, retombées de sedge et éclosions de BWO mettent en appétit ces dames qui, goulûment, n’ayant que faire de leur ligne, gobent tout ce qu’il y a sur la table, nos CDC compris. Au rythme de notre progression ponctuée par de nombreuses prises, c’est à la nuit tombée que nous arrivons presque à bon port. Mais, quelques mètres avant, Sam fait un crochet sur la rive opposée et nous montre une zone limitée en aval par un gros rocher où, nous dit-il, il y a parfois à cette heure tardive une grosse mémère noctambule.

    Le temps de monter un joli sedge sur du 18 centième, nous la repérons à des endroits distants de plusieurs mètres. Je tente ma chance à plusieurs reprises en lançant en bordure de son territoire et lui cloue le bec. J’attends quelques minutes sans qu’elle veuille se manifester et, prêt à déclarer forfait, m’apprêtant à plier bagages, Sam m’encourage à réessayer juste deux ou trois lancers. Au premier passage, en fin de course, lorsque le sedge accélère sa course et se met à draguer une extraordinaire attaque suivie d’un départ à la Usain Bolt, je me trouve sans avoir levé le petit doigt avec mon bas de ligne amputé du dernier brin pendouillant au bout de ma canne. Sam m’avait pourtant prévenu que cette truite tirait dans la catégorie poids lourds ! Dernières heures à Calgary.
    Le temps est gris et pluvieux. Il nous reste quelques heures avant d’embarquer, juste assez pour aller au centre- ville, à Fish Creek Park plus précisément, et voir si comme ça se dit il y a à cet endroit un super terrain de jeu pour les moucheurs.

    La Bow, en cette fin de matinée, fait elle aussi grise mine, avec des eaux de fonte de neige mélangées à des sédiments entraînés par la pluie. Par hasard, à quelques mètres d’un abri où nous nous changeons, nous accédons à un long bras de rivière aux eaux claires, le courant lent ayant eu le temps de laisser décanter les sédiments. Plus en aval, à la jonction avec le bras principal, nous découvrons un lieu de rendez-vous où les truites font la queue, comme devant un drive, en attendant leur pitance. Une, deux, trois truites sont piquées, puis, après avoir fait assez de tumulte pour couper l’appétit à celles qui restent, nous cassons la croûte, histoire de calmer le jeu. Le temps qu’elles se mettent en place, de faire quelques lancers, et c’est l’heure de s’arracher, non sans mal, de la Bow et d’aller à peine les waders retirés enregistrer nos bagages. Commencer la pêche, les premiers jours, à 5h du matin et finir deux heures avant l’arrivée à l’aéroport, je me demande s’il n’y a pas dans tout cela un brin de folie ! Epuisés par ce rythme endiablé, nous nous faisons la promesse que notre prochain voyage de pêche (sportive) sera plus cool !

  • Mouche traditionnelle bretonne

    Il n’y a pas plus traditionnelle que cette mouche ! L’hameçon proposé sur l’exemple n’est là que pour le fun.
    Je vous conseille plutôt un hameçon traditionnel pour le saumon avec un ardillon moins agressif que celui du Mustad de l’exemple. Par contre, les autres matériaux employés restent tout à fait adaptés aux eaux cuivrées et aux courants lents de Bretagne.

    Matériaux de montage •Hameçon saumon en tailles 12 à 6.
    •Queue en huppe de faisan doré.
    •Tag en laine rouge.
    •Corps en laine jaune (produits Yann Le Fèvre).
    •Tinsel en fil d’or moyen de VMC.
    •Sous-aile en collerette de faisan doré.
    •Gorge en hackle gris clair du limousin.
    •Aile en fibres de queue de paonne.
    •Fil de montage 8/0 noir.

    1. Réaliser un tag avec la laine rouge.

    2. Fixer la plume de huppe de faisan doré en positionnant la courbure vers le bas comme veut la tradition. Puis fixer le brin de tinsel.

    3. Réaliser avec la laine jaune un corps conique en stoppant à 4 mm de l’oeillet.
    4. Cercler le corps avec le tinsel argent.
    5. Fixer une petite pincée de fibres de hackle de coq gris pour former une gorge. Dans le cas d’une mouche montée sur hameçon simple, cet attribut n’est pas inutile car il évite à la

    mouche de tourner pendant sa nage.

    6. A 2 mm derrière l’oeillet, fixer quelques fibres de collerette de faisan doré.

    7. Fixer par-dessus le faisan une petite touffe de poils de martre ou, à défaut, d’écureuil roux.

    8. Prélever les fibres sur la partie médiane d’une plume de queue de paonne. Fixer et répartir les fibres.

    9. Réaliser une tête avec le fil de montage et vernir plusieurs fois. En utilisant un hameçon
    saumon actuel, on évite d’obtenir, comme dans mon exemple, une tête trop grosse.

  • Trophée d’Argent de l’Ance

    Trophée d’Argent de l’Ance

    Créé en 1973 par le Club de pêche sportive Forez-Velay, le
    Trophée d’Argent de l’Ance permet d’assurer la promotion de l’Ance du Nord et
    de souligner les possibilités halieutiques de la région de Saint-Etienne. Il
    aura lieu cette année le samedi 18 juin.

    Ici seule la passion compte, pas l’esprit de compétition.
    L’évènement se veut une rencontre amicale de pêche à la mouche, au fouet.
    Pendant neuf heures, les participants exerceront leurs talents le long des
    soixante kilomètres du cours de la rivière, au sein de trois départements : le
    Puy de Dôme, la Loire
    et la Haute-Loire.

    Ce véritable «marathon» du pêcheur à la mouche est
    l’occasion de pêcher dans un cadre magnifique, celui du Val d’Ance en début
    d’été. Et pour ne rien gâcher l’Ance du Nord est riche en truites et en ombres
    communs de souche. A vos cannes !

    Renseignements :

    www.cpsfv.org

  • Bilan positif pour le salon mouche de Saint-Etienne

    Bilan positif pour le salon mouche de Saint-Etienne

    Le 17ème Salon international de la mouche artificielle
    (SA.NA.M.A.) s’est déroulé à Saint-Etienne les 26 et 27 février 2011 dernier.
    Créé en 1982 par le Club de Pêche Sportive Forez-Velay de Saint-Etienne (www.cpsfv.org), cet évènement conçu pour
    réunir le petit monde de la mouche a su garder sa spécificité : il est le
    seul salon en France spécialisé dans la mouche artificielle.

    65 exposants ont
    fait le déplacement. Ils sont venus de toute la France, mais aussi de Suisse,
    de Belgique, des Etats-Unis, de Mongolie, de Slovénie, des Pays-Bas, de
    Grande-Bretagne et de Slovénie. Cette édition a rencontré un tel succès que malheureusement,
    et pour la première fois, toutes les candidatures d’exposants n’ont pu être
    retenues. Le public était également au rendez-vous puisque le salon a
    enregistré une affluence record avec plus de 3 000 visiteurs. La Slovénie était l’invité
    d’honneur.

  • 17ème Salon International de la Mouche Artificielle de Saint-Etienne

    17ème Salon International de la Mouche Artificielle de Saint-Etienne

    Après ceux de Clermont-Ferrand, Charleroi ou Paris, réservez votre week-end du 21 et 22 Février pour vous rendre au 17ème  Salon International de la Mouche Artificielle ! Organisée par le Club de Pêche Sportive Forez-Velay, cette réunion à lieu tous les deux ans et est exclusivement réservée à la pêche à la mouche ! Rendez-vous donc à Saint Etienne à la salle Omnisports de la Plaine Achille où vous retrouverez les grandes marques de matériel, mais également les artisans et autres facteurs de cannes, les guides, les agences de voyage etc.

  • Les Petites rivières de Roumanie

    Quand on parle de Roumanie, on a en tête des ours des Carpates et des tziganes au volant de Dacia qui sillonnent ce pays qui nous effrayait il n’y a pas si longtemps. Mais c’était sans compter sur les centaines de torrents et de rivières peuplées de truites… Un dépaysement totale à quelques heures de voiture.