Étiquette : mouche

  • Pêches Sportives n° 69 : montage, le poil de ragondin

    Pêches Sportives n° 69 : montage, le poil de ragondin

    Dans ce numéro printanier, 8’6 vous fait partager le blues d’un président d’AAPPMA qui le jour de l’ouverture reçoit les doléances des grincheux et des mécontents. Avec les sécheresses, l’alevinage refait surface et avant de passer à l’acte, nous vous expliquons ce qu’il faut savoir entre idées reçues, risques pour les populations sauvages et efficacité de cette pratique très controversée. Nous irons prendre l’air en Irlande à la découverte des meilleurs spots de l’île et nous nous intéresserons aux causes qui nous font rater les poissons plus souvent qu’à notre tour. Nous plaiderons pour l’utilisation de nymphes discrètes afin qu’elles ne se dévoilent pas trop tôt devant le poisson et vivrons un combat homérique avec une truite de mer de plus d’un mètre.

  • JMC gilet Vertige

    JMC gilet Vertige

    Technique et fonctionnel, le gilet Jmc Vertige bénéficie d’un niveau de finition hors pair. Fabrication en microfibre imperméable respirante, doublé en “mesh” de haute qualité, il dispose de treize poches techniques et de nombreux accessoires. Ce gilet a la particularité d’être à la fois léger et très complet. Afin d’offrir un confort maximum, il est muni de renforts au niveau du col et des épaules pour une bonne répartition des charges, d’une fermeture centrale par clip réglable, et d’une patte de serrage intérieure basse qui permet un bon maintien du gilet pendant la pêche. Trois poches distributrices de fil, deuxgrandes poches verticales munies d’accroche- accessoires, deux poches moyennes verticales munies d’accroche-accessoires, un porte flacon Jmc, un Patch velcro accroche-mouche, un rétractor avec mousqueton, deux accroche-accessoires, un anneau épuisette, une poche bouteille dorsale, une grande poche dorsale, quatre poches intérieures.

    Notre avis : nous sommes nombreux à apprécier les poches verticales, qui ne gênent pas les mouvements et sécurisent parfaitement les objets à l’intérieur.

  • Brochets à la mouche

    Brochets à la mouche

    Certaines firmes internationales ont la fâcheuse tendance à nous donner envie d’aller à la pêche en réalisant de très courtes vidéos. Elles sont très souvent bien faites et donne envie d’aller tenter les spots où elles sont tournées.
    C’est le cas ici de la firme LOOP, dont la réputation des moulinets n’est plus à faire, qui filme quelques uns de ses « représentants » en pleine traque du brochet… a quand le même investissement médiatique en France?http://vimeo.com/67992212

  • Chasses de thons

    Chasses de thons

    De bien belles images de thons en chasse sur des bancs d’alevins !

     

  • Danse avec les poissons

    Danse avec les poissons

    Pêche à la mouche à Alphonse Island Seychelles avec Kathleen et Jean-Pierre Piccin.

  • Salons : le rôle des bénévoles

    Salons : le rôle des bénévoles

    Qui sont ces bénévoles qui depuis près de trente ans réunissent des milliers de pêcheurs à la mouche durant un week-end ? Au-delà du rendez-vous éclair où, exposants et visiteurs disparaissent comme une volée de moineaux, nous avons choisi de raconter l’histoire d’un club organisateur de salons, et de donner la parole à ces hommes de l’ombre, qui travaillent beaucoup, durant des mois, pour que se perpétue la fête. Le Salon international de la mouche artificielle de Saint-Etienne fêtera début 2013 sa 18e édition.

    A l’heure où le bénévolat ne fait plus recette, à une époque où renaissent, plus que jamais, les attitudes individualistes, le monde de la pêche à la mouche nous donne une belle leçon d’esprit d’équipe et de solidarité. Nous tenions à rendre hommage à ces hommes de l’ombre qui, à chaque édition, ne ménagent pas leurs efforts pour que les salons de pêche à la mouche puissent se dérouler dans les meilleures conditions. Vu de l’extérieur, un salon ressemble à une place de marché. On arrive, on s’installe, on fait ses petites affaires et on repart. C’est un peu ça, sauf que pour que tout cela existe, il faut que certains mouillent la chemise pour tout prévoir : les obligations administratives, les parkings, trouver des exposants, tout installer dans le hall, prévoir la restauration, le service de sécurité, la billetterie, la décoration, faire la promotion de l’évènement, etc. Vu comme ça, c’est plus le même sport, non ? Voici l’histoire d’un club de pêcheurs à la mouche, organisateur du plus grand salon dédié à cette activité actuellement. Son histoire est étroitement liée à celle de la pêche à la mouche française.
    L’histoire du Club de pêche sportive Forez-Velay a commencé en 1973. A l’époque, les buts recherchés par ce club basé à Saint-Etienne étaient d’une part la formation aux techniques de pêche amateur dans un esprit sportif, en rivière et en mer, et d’autre part la connaissance et la protection des espèces piscicoles dans le cadre de la sauvegarde des cours d’eau et du milieu naturel en général. Depuis 1979, le club stéphanois est affilié à « l’Union des Clubs Français des Pêcheurs à la Mouche – Tradition ». C’est à l’occasion d’une des éditions du fameux Trophée d’Argent de l’Ance, organisé chaque année par le Club de Pêche Sportive Forez-Velay, que M. Bourru a fortement incité Edmond Ardaille et Alain De Bompuis, alors co-présidents, à créer dans la Loire une section CFPM au sein du Club de Pêche Sportive Forez-Velay. Cette dernière a été elle-même l’incitatrice de la création de deux autres sections, celle du Puy-de-Dôme, sous la responsabilité de M. Touly, et celle d’Aix-les-Bains, sous la responsabilité de M. Verguet. La première promotion du CFPM de la Loire a eu lieu le 23 mars 1979. A noter que le Club Français des pêcheurs à la mouche de la Loire comporte actuellement quatre sections : une à Saint-Etienne, une à Andrézieux, une à Riorges et une à Monistrol-sur-Loire. L’année 1979 fut une année charnière pour le CPSFV, qui s’est vu confier en toute propriété le legs des collections de mouches artificielles Gérard de Chamberet. Madame veuve Germaine de Chamberet a, en toute connaissance de cause, choisi de léguer cette collection à ce club respectueux de la tradition de la pêche à la mouche française. Les jeunes pêcheurs ne savent peut-être pas ce que représentait la collection Gallica dans les années 1930 et jusqu’aux années 1960. L’histoire professionnelle du couple de Chamberet commence en 1928 sur les rives du Doubs, dans un petit village du nom de Charette (les mouches de Charette, ça ne vous dit rien ?), où ils installèrent un petit atelier de confection de mouches artificielles. La rencontre entre le Dr Massias, biologiste passionné de pêche à la mouche, Léonce Valette, alias Léonce de Boisset, auteur bien connu et Gérard de Chamberet donna naissance à trente-quatre modèles de mouches dont la renommée fut vite mondiale. Gérard de Chamberet disparut brutalement le 8 juin 1941, laissant sa femme et ses « filles » (les monteuses) gérer une entreprise qui, en quarante années, a vu naître pas moins de 15 000 modèles de mouches ! Pour le CPSFV, très touché d’avoir été désigné comme héritier de cette histoire de la mouche artificielle française, la question du devenir des collections se posa très vite. Si l’idée de la création d’un musée fut étudiée à l’époque, elle laissa bien vite sa place à celle d’un salon, qui, en plus d’offrir aux visiteurs la possibilité d’admirer les collections en présence des membres du club, proposerait aux pêcheurs une merveilleuse façon de ne pas oublier le passé tout en gardant un œil sur le présent. La recette s’avéra bonne, puisque ce salon, qui devait avoir lieu à l’origine tous les deux ans, ouvrira ses portes en février pour la 18e fois !

    Pour en savoir plus : l’édition 2013 du Salon international de la mouche artificielle se déroulera les 23 et 24 février à Saint-Etienne, salle omnisports, Parc François Mitterrand (anciennement Plaine Achille).

    www.cpsfv.org
    www.sanama.fr

  • Un moucheur dans la brume

    Un moucheur dans la brume

    Comment pêcher à la mouche lorsqu’on est malvoyant ? Cela peut paraître en effet impossible de manipuler de fins nylons, d’accrocher sa mouche, de percevoir les gobages et de réussir à tromper la méfiance des truites. Ludovic Delacour est un homme de défi, toujours motivé lorsqu’il s’agit de dépasser ses limites. Portrait d’un pêcheur dont le talent ne se mesure pas qu’à la longueur des truites qu’il prend.

    Par Philippe Boisson

    Ludovic Delacour est atteint d’une maladie congénitale qui a touché sa vue, réduite à 2/10ème sans vision binoculaire. Âgé de 37 ans aujourd’hui, Ludovic a construit sa vie autour de son handicap. Sa vie professionnelle bien sûr, mais aussi familiale et même celle de ses loisirs. Lorsqu’il était enfant, l’Éducation Nationale avait prévu des classes communes pour les malvoyants et les déficients mentaux et il lui fallut attendre d’être en CM1 pour suivre enfin le cycle normal. Bac avec mention en poche, il est aujourd’hui cadre B de l’Etat Major des Armées. Son rêve aurait été de devenir ingénieur motoriste, car il a toujours été passionné de sport automobile, mais sa déficience visuelle lui interdit de conduire ou même d’être co-pilote. Son goût pour la pêche remonte à l’enfance, dans les environs de Grenoble, sur les bords de la Romanche où il pratiquait la pêche au toc avec son père. Ludovic tient la ténacité qui l’anime dans tout ce qu’il fait, de l’attitude de son père qui l’a toujours poussé à s’adapter à son handicap et à trouver des solutions à chacun des problèmes qu’il rencontrait.
    Ludovic m’a donné rendez-vous au bord d’une de ses rivières favorites. Son « Paradis » comme il dit. Les truites montent volontiers en surface au printemps sur ce petit cours d’eau peu large qui favorise la pêche à courte distance, mais qui en revanche demande une bonne perception de l’environnement lors des lancers car les arbres sont partout. Il faut un peu de temps pour comprendre comment la pêche à la mouche peut être pratiquée par un malvoyant. Chaque lancer, chaque geste, demandent en effet beaucoup de concentration, d’effort et d’abnégation. “Dans 90 % des situations, je ne vois pas ma mouche sur l’eau. Je me sers de la soie comme repère et ensuite j’observe une zone assez large sur laquelle j’espère déceler un gobage dans le périmètre présumé où dérive ma mouche” explique Ludovic. Tout est complexe pour lui et surtout la manipulation des fins nylons lorsqu’il faut refaire son bas de ligne. “J’utilise surtout les contrastes pour m’aider à faire les noeuds et une soie claire qui, posée sur l’eau, se détache des autres couleurs. En théorie, ma vue ne compte que 2/10ème, mais depuis ma naissance, mon cerveau cherche en permanence à interpréter les choses sous forme de repère/mémoire,comme par exemple les associations forme/silhouette. C’est surtout durant les toutes premières années de son développement que le cerveau s’adapte petit à petit en compensant”.
    Tout comme les autres sens de perception des choses qui chez lui sont décuplées. “Tu as entendu le gobage en aval de nous ? ” me dit-t-il. “Non, mais je te crois sur parole ! ”. Nous marchons sur un sentier improbable jonché de rochers et de racines lisses. Je glisse à deux reprise, lève les yeux, Ludo à pris trente mètres d’avance sur moi en une ou deux minutes… Au début des années 2000, Ludovic pêchait exclusivement la basse rivière d’Ain dans les environs de Priay. Pour un pêcheur à la mouche sèche, cette rivière est assez aléatoire et présente globalement peu d’opportunités.
    Depuis quelques saisons, les cours d’eau de montagne ont sa faveur car les gobages sont infiniment plus nombreux, même si les truites y sont beaucoup plus petites. “Je me fiche de la taille des truites que je prends. Si l’endroit est sympathique et qu’il y a de l’activité en surface, cela suffit grandement à mon bonheur. J’ai du mal à comprendre les pêcheurs qui font la gueule parce qu’ils n’ont pas vu une truite de 60 cm de la journée. Ils ne sont pas conscients de la chance qu’ils ont d’être en pleine possession de leurs moyens, au point qu’ils n’apprécient plus le simple fait d’être dans un bel endroit avec des amis.” Au cours de cette journée passée ensemble, Ludovic prendra quatre truites, de tailles modestes, mais très honorables pour cette rivière. Je lui ai donné quelques “combines” qui lui simplifieront les choses, tout comme Marcel Formica (l’acteur du DVD de ce magazine) qui l’a incité à utiliser des mouches parachute au toupet blanc et au hackle roux. Ludovic distingue en effet bien mieux les choses contrastées que celles aux couleurs unies, et avec son aile en queue de veau blanche, cette mouche est par conséquent bien plus visible pour lui.
    La pêche à la mouche a changé sa vie. Après plusieurs dépressions, Ludo a trouvé l’activité qui lui convient. Comme à son habitude il n’a pas choisi quelque chose de facile et, depuis peu, il s’est mis au montage des mouches, aidé par ses amis pêcheurs. Autre défi, son blog, “Un moucheur dans la brume”, vise à donner l’espoir à d’autres personnes qui souffrent d’un handicap, de pouvoir se passionner pour une activité d’ordinaire réservée aux “valides”. Ludovic en profite aussi pour faire partager sa passion pour la pêche à son fils Thomas, âgé de 6 ans et qui a n’en pas douter est à très bonne école de la pêche et de la vie.


    Le blog de Ludovic Delacour :
    www.unmoucheurdanslabrume.com

  • Avantages des cannes à deux mains par rapport à la canne à une main ?

    Avantages des cannes à deux mains par rapport à la canne à une main ?

    Quels sont les avantages des cannes à deux mains par rapport à la conventionnelle canne à une main ?

    – Des distances de dérives aval accrues (de 24 à 28 m). La gestuelle doit néanmoins être bien rodée avec un équilibre canne/soie optimal.
    – Des surfaces de peignage par le train de mouche augmentées
    – Des lancers travers, voire carrément à 90°, améliorés grâce à la plus grande réserve de puissance et donc de torsion.
    – Un guidage des dérives beaucoup plus aisé avec des jeux de mending plus efficaces.
    – Un amortissement des impacts du train de mouches au shoot très délicat.
    – Des lancers roulés le long des hautes berges arrière, qui permettent une prospection inégalée.
    – Une diminution notable de la longueur de soie sur l’eau, du fait d’une plus grande hauteur du point de retenue.
    – Un meilleur accrochage du poisson grâce à la plus grande amplitude du ressort de la canne, et de même un meilleur repérage des touches sans suites.
    – Une tenue du poisson piqué plus souple, tout en conservant une tension régulière, ce qui permet de diminuer le diamètre du fil employé.
    – Et aussi la possibilité de pêcher convenablement tout en employant des modèles de mouches artificielles plus typée toc, sans couper les lignes de courants, en deux mots une pêche au fil, mais sans soie…

    L’inconvénient majeur réside, il faut le dire, dans la gestuelle du lancer à adopter, voire l’harmonie entre les efforts des deux mains conjugués. Certes, les pêcheurs de poissons migrateurs ont ici un réel avantage. Pour les novices, il suffit de s’astreindre sur quelques sorties à n’utiliser que ce type de canne et à commencer par des petits roulés à une main, jusqu’à atteindre le point nécessaire à la mise en œuvre de la deuxième main pour mobiliser plus de puissance.

    En savoir plus…

  • Pari réussi pour la seconde édition du Rise Festival

    Pari réussi pour la seconde édition du Rise Festival

    Après un passage à Caen et Pau, la dernière étape du Rise festival s’est déroulée au Puy-en-Velay le 3 mars dernier. 650 spectateurs se sont réunis se sont réunis pour faire le plein d’images de pêche à la mouche sur grand écran. Le Club Mouche de la Haute Vallée de la Loire (http://cmhvl.over-blog.com/) porte l’évènement depuis l’année dernière et en collaboration avec la société de production Gin-Clear a permis la diffusion du festival en France. Grâce au travail de quelques bénévoles passionnés, les films ont été traduits et sous-titrés, ces mêmes passionnés ont même doublé le film phare de la soirée : « Eclosions ».

    L’une des ambitions du festival est de porter une vision de la pêche respectueuse de l’environnement et du poisson. La synergie trouvée entre les différents partenaires constitue ainsi un espoir dans l’évolution du loisir pêche et dans la prise de conscience de la protection de nos milieux aquatiques.

  • Chevesne for ever…

    Chevesne for ever…

    Garbeau, Cabot, cabède, cheu-cheu, lèche-à-tout…les pêcheurs ne sont pas avares lorsqu’il s’agit de trouver des noms d’oiseaux pour désigner ce bon Leuciscus céphalus, j’ai nommé notre « Chevesne National ». Éternel poisson de deuxième classe, il n’en demeure pas moins un vrai animal sauvage dont la pêche est tout sauf artificielle et peut se pratiquer en première comme en deuxième catégorie. La truite est fermée ? Cet hiver, pêchez sauvage, pêchez chevesne !

    OK, passés les trois premiers coups de tête, il se défend souvent comme une pantoufle, et lorsqu’on lui rend la liberté, le dit chevesne vous laisse dans la main gauche une grosse envie de savonnette, mais à la guerre comme à la guerre, un pêcheur ne s’arrête pas à ça ! En se frottant énergiquement avec du sable et des algues, cela pue tout de suite un peu moins. Bien sûr, personne ne se vante de sa capture…lors des pêches en aveugle, une exclamation désobligeante accompagne toujours le moment où il paraît au regard :
    – zut (euphémisme), un chevesne !

    Son abondance explique que sa capture ne fasse jamais la une des magazines. Mais c’est un tort. Dans certaines conditions, le chevesne peut être bien plus méfiant qu’une truite. Et sa vilaine bobine ne doit pas nous faire oublier que ce sont les vrais poissons qui font les vrais pêcheurs. A l’ère du simulacre généralisé, et de l’invention de la pêche hors sol, il n’est pas inutile de le rappeler. Son comportement alimentaire et ses moeurs sont proches de ceux de la truite. Il lui manque seulement les points noirs, le goût pour les courants plus frais et plus vifs, aussi, et surtout, un instinct moins grégaire. Car le chevesne est un être presque sociable. De ses souvenirs d’alevin, il garde les joies saines de la vie en groupe. Suspicion, opportunisme… par certains aspects, le chevesne a quelque chose d’humain. Une partie de la difficulté de sa pêche en eau claire vient de cet instinct grégaire.