Étiquette : Minnow

  • Fish Arrow,  Flash J Huddle et Flash J Split

    Fish Arrow, Flash J Huddle et Flash J Split

    Chez Pêches sportives, on avait un gros faible pour le Flash J et le Flash J Shad, qui donnent tous deux de très bons résultats avec les sandres comme avec les perches dans les tailles 3 et 4 pouces. Les brochets préfèrent souvent la version shad en 5 pouces. La famille s’agrandit avec deux nouvelles versions. Tout d’abord le Huddle à caudale en forme de queue de poisson de section ovale. Cela procure une action très rapide à la façon des leurres Stanley. Trois longueurs pour le moment : 4,6, 7,6 et 8,8 cm. La version Split est plus classique, dédiée essentiellement au drop shot. Existe en 3 et 4 pouces.

    Notre avis : la petite feuille métallique à l’intérieur y est sans doute pour beaucoup dans le succès des Flash J. Un des rares leurres souples à envoyer des éclats brillants à la façon d’une cuiller. De plus, si vous agitez ce leurre vous entendrez un bruit émis par la feuille d’aluminium ! Encore un autre petit plus !

  • Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Truite, des poissons nageurs pour débuter la saison !

    Généralement, quand on parle de pêche à la truite aux leurres, la cuiller tournante s’impose comme la technique reine dans l’esprit des pêcheurs. Mais ce serait une erreur que de s’en satisfaire, tant la polyvalence et l’efficacité des poissons nageurs permettent des explorations qu’aucune cuiller ne saurait vous offrir.

    Par Achille Gan

    Plutôt habitué aux carnassiers des eaux de deuxième catégorie, comme le black-bass et le brochet, j’aime appliquer, à la truite, certaines techniques qui leur sont habituellement destinées. Dès que je retourne quelques jours dans les monts du Forez, en Auvergne, ou plus rarement à l’occasion d’une escapade pyrénéenne, sur les gaves, avec l’ami Fabien, je ne résiste pas au plaisir de pêcher la truite à l’aide de poissons nageurs.
    Au fil des années passées dans la région d’Ambert, j’ai appris qu’il n’était pas nécessaire de se précipiter pour commencer, dès l’ouverture, à utiliser les poissons nageurs à la recherche des farios autochtones. Mis à part d’exceptionnelles conditions durant lesquelles il est toujours possible de mettre à l’eau ces petits plugs avec succès, mars est un mois où la température de l’eau des rivières de moyenne montagne, parfois très froide à cause des précipitations et de la fonte des neiges, n’incite pas encore les truites à s’aventurer hors de leurs caves profondes. Elles sont, en effet, assez difficilement atteignables avec ce type de leurres. Ces poissons peu actifs ne se déplacent pas, ou peu, pour s’alimenter, et des techniques de présentation plus verticale surpassent nettement les prospections en lancer-ramener que l’on pourrait nommer, une fois n’est pas coutume, le power fishing salmonicole ! Je me suis fait une raison, car, comme pour le bass, l’utilisation des leurres doit avant tout rester ludique, ce qui peut me priver parfois de pêche, mais c’est un choix ! Le milieu du mois d’avril est généralement meilleur car il annonce le réveil de la nature et voit les cours d’eau s’animer sous l’effet de l’ensoleillement et de la température qui augmente. La chaîne alimentaire s’étoffe et c’est le bon moment pour commencer à utiliser les poissons nageurs, d’autant que les truites se postent de manière plus marquée dans les veines d’eau, les amortis, les chutes d’eau et les remous créés par des blocs rocheux ou les embâcles. La lisière des sous-berges, à proximité de leurs abris, est aussi un poste de premier choix. Le métabolisme des truites est à la hausse et justifie une alimentation riche et nourrissante. Elles apprécient volontiers des proies conséquentes et s’orientent, dès qu’elles le peuvent, vers les vairons et autres petits cyprins d’eaux vives, les chabots, mais aussi leurs propres alevins ou ceux des ombres communs qui peupleront, eux aussi un peu plus tard, les radiers de ces cours d’eau. Afin d’optimiser mes sorties, j’évite absolument les moments de fortes eaux et attends la baisse de niveau et l’éclaircissement avant de recommencer à pêcher au poisson nageur. Surtout en début de saison, il faut favoriser les périodes stables où l’eau reste claire et pendant lesquelles la température progresse régulièrement.
    Si les gelées nocturnes sont encore fortes, je sais qu’il faudra attendre le début d’aprèsmidi pour renouer avec les touches. L’observation des conditions et l’adaptation rapide sont importantes en ce début de printemps. Plus tard, une fois l’été installé, il m’est arrivé de toucher de jolis poissons sur les bordures, sitôt après un orage, mais toujours avant que l’eau ne soit trop mâchée ou dès le début de son éclaircissement. Très souvent, les poissons nageurs donnent leur maximum en eaux claires à légèrement troublées.


    Bien s’équiper

    Si la pêche en grande rivière demande un matériel adapté et robuste qui se rapproche parfois, dans les longueurs et les puissances, à celui utilisé pour les brochets ou les sandres, je me restreindrai à vous décrire celui que j’utilise plus souvent dans ces cours d’eau petits et moyens comme la Faye, l’Anse, les Couzes ou la Dore qui serpentent dans le puy de Dôme. Vous pourrez facilement l’adapter à vos rivières moyennes et ruisseaux favoris car, vous le verrez, je ne me complique pas la vie ! Commençons par détailler les cannes que j’ai choisies pour lancer des leurres de 3 à 6,5 cm. J’ai opté pour une Trinis 6 pieds ultra-light (TRS 602 UL), prévue pour lancer de 0,9 à 5 g, qui est très maniable dans les petits cours d’eau et dont l’action semi-parabolique convient très bien à ce type de pêche. Précise au lancer, elle ploie progressivement lors des combats en protégeant la ligne fine de la casse et en évitant les décrochages des captures. La seconde canne est aussi une canne Sakura, puisqu’il s’agit de la Trinis 7 pieds medium-light (TRS702 ML), dont la puissance est légèrement supérieure – elle lance jusqu’à 10,5 g – et l’action plus rapide mais sans excès de raideur. Ses caractéristiques et sa longueur permettent de s’attaquer aux rivières plus larges, où il faut plus de levier pour lancer confortablement et conserver un bon contrôle du leurre dans les larges veines d’eau, le tout sans craindre le combat avec une truite de taille plus qu’honorable.
    En ce qui concerne le moulinet, il est nécessaire d’avoir une récupération de ligne assez élevée pour pouvoir pêcher vers l’amont de manière confortable. Le Morphéo 2500 récupère 0,75 m par tour de manivelle et reste assez léger pour ne pasdéséquilibrer ces cannes. Bon marché et de qualité très correcte, avec ses sept roulements à billes, je l’utilise plus tranquillement qu’un moulinet très haut de gamme qui subirait inévitablement les mêmes outrages, notamment en wading et dans les phases de crapahut : immersions répétées, chocs sur les rochers… Je le garnis de nylon Aya en 0,178 mm et j’utilise de petites agrafes 00 ou 0, sécurisées par un solide noeud palomar. Quand je dis que mon moulinet est garni de nylon, en réalité, je n’utilise que 50 m pour les pêches en ruisseau et 75 m pour les cours d’eau plus larges. En revanche, je remplace le nylon avant chaque cession et remplis ma bobine à ras bord. Comme je le disais plus haut, les poissons nageurs sélectionnés ne dépassent pas les six centimètres et demi et se situent même plutôt entre trois et cinq. Pour prospecter les fosses, j’ai opté pour des petits crankbaits de 4 cm provenant des séries Imatetra Di et Tri. Récemment distribuée en France, la marque IMA offre de nouvelles possibilités avec ces mini crankbaits suspending qui parviennent à approcher le mètre de profondeur en plongée, ce qui est bien suffisant pour ce type de gabarit de rivière. Armés d’hameçons Owner d’origine, ils garantissent un ferrage sûr et une tenue des poissons vraiment exceptionnelle. S’il faut aller plus profond, j’opte sans hésiter pour un modèle coulant comme le Rapala Original Countdown ou des lipless crankbaits. Pour insister près d’un poste marqué, comme il faut souvent le faire en début de saison, la densité neutre des Imatetra est aussi très intéressante et j’ai aussi retenu les Target Minnow 65SU de River2sea pour ce type d’utilisation. La silhouette de ce dernier est plus élancée et sa réactivité aux petits jerks lui donne vraiment l’aspect d’un petit vairon paniqué qui ne manque pas d’exciter l’agressivité des truites lassées par son manège agaçant. Il est bien sûr indispensable d’avoir quelques poissons nageurs flottants pour prospecter le dessous des frondaisons ou ratisser les radiers peu profonds. Rapidement devenus référents auprès des traqueurs de perches, les Baby Crank 30F et le Baby Minnow 50F sont de vrais aimants à truites. Leur nage respective et leur efficacité ne tarderont pas à convaincre les amateurs de poissons nageurs miniatures. L’équipement est complété par une bonne paire de cuissardes ou de waders ainsi que par un gilet multi-poches ou un chest-pack, type Koa-Bag, pour transporter leurres et accessoires de façon compacte. Il faut rester léger, mobile et précis dans cette pêche, souvent très sportive.

    Sélection et stratégies

    Loin de mes boîtes pour le bass, souvent surchargées de leurres, je suis beaucoup plus concis sur ma sélection. Vous l’avez vu, six ou sept modèles suffisent pour faire face aux principaux types de postes, et je me suis cantonné à trois teintes pour m’adapter à la couleur et à la température de l’eau. Lorsque l’eau est claire, les coloris naturels l’emportent : les “ayu”, “bronze back”, “aurora black” ainsi que les robes “vairon” et “truitelle” figurent parmi mes incontournables. Quand l’eau se réchauffe, j’aime bien utiliser des crankbaits noirs qui rappellent la couleur et le comportement des têtards dont les truites aiment bien se nourrir. Lorsque les eaux se troublent ou si les conditions d’ensoleillement sont faibles, j’affectionne les teintes plus vives, voire fluo, qui semblent énerver au possible les truites en poste. Le “mat tiger”, l’orange, le rose et le violet font partie de ces coloris vraiment agressifs qui donnent de très bons résultats, et plus particulièrement avec des crankbaits.
    L’action de pêche proprement dite est généralement orientée vers l’aval ou le trois quarts aval, pour bien faire travailler votre poisson nageur, qui s’appuiera correctement sur le courant. On peigne ainsi de larges zones en passant au crible les postes potentiels qui s’y trouvent. En présence d’obstacles volumineux dans le lit du cours d’eau, positionnez-vous de manière à pouvoir quadriller au plus près toutes ses bordures en trois ou quatre passages. Parfois, on est amené à prospecter vers l’amont,d’où la nécessité d’avoir un moulinet à ratio élevé pour garder le contact avec le leurre dès son amerrissage et durant l’animation vers l’aval en dépassant la vitesse du courant. J’aime varier la vitesse de récupération mais aussi sa cadence. Profitant de diverses densités de mes leurres, j’effectue des pauses, dans le courant, avant de réaccélérer brusquement. Comme avec les gros black-bass, l’attaque survient à souvent à ce moment-là. La truite répond très bien aux leurres conçus pour déclencher les attaques réflexes, comme les cuillers et les crankbaits. Ces derniers peuvent être récupérés en linéaire de façon très soutenue avec le maximum d’efficacité. C’est bête et méchant, mais ça marche, surtout lorsque les truites sont sorties se poster en pleine rivière. Servez-vous de ce principe pour surprendre une belle fario repérée sans lui laisser le temps de la réflexion.
    Quand vous utiliserez des crankbaits, tirez profit de leur aptitude tout terrain, qui leur permet de se faufiler à travers les obstacles en y rebondissant, sans s’accrocher. C’est surprenant et, sur des parcours très fréquentés par des pêcheurs à la cuiller et au vairon manié, j’ai souvent pu faire la différence en allant débusquer des truites sur des postes sûrement trop scabreux pour mes confrères. Mis à part lors des récupérations de l’amont vers l’aval, où les touches peuvent être plus difficiles à gérer, il n’est pas vraiment nécessaire de ferrer lorsque vous percevez l’attaque, souvent violente. Le leurre est en action sur une ligne tendue et, si vos hameçons sont bien affûtés ou choisis parmi les plus piquants du marché (Gamakatsu, Owner, Daiichi, etc.), la truite se piquera toute seule à l’impact. Amusezvous bien !

  • Les Hard Swimbaits

    Les Hard Swimbaits

    A gros leurres, gros poissons ! C’est un adage souvent employé parmi les pêcheurs et, s’il n’est pas toujours vérifié, il s’applique bien aux swimbaits rigides qui sont rarement utilisés pour faire du nombre…. mais plutôt des poissons de qualité, voire des records !

    Par Achille Gan

    Nous avions passé en revue les swimbaits souples dans un précédent article, en espérant que vous aurez pu vérifier sur le terrain, la validité des explications qui y étaient données. Passons cette fois-ci aux leurres rigides catégorisés sous les termes “big baits” (gros leurres) ou “hard swimbaits” (poissons nageurs) mais en se limitant aux modèles destinés au black bass, laissant les “jerkbaits” et autres “plugs” géants, vraiment spécifiques à la pêche du brochet et du musky, à des spécialistes en la matière. D’origine nord-américaine, les big baits rigides font partie des ancêtres des leurres, créés au tout début du XXe siècle par des firmes aussi célèbres que Creek Chub (dont le célèbre Wigglefish détient l’actuel record mondial du bass depuis 1932) ou Heddon. Les bass men de l’époque ne se doutaient pas qu’au début des années 80, le fameux AC Plug allait relancer ces gros poissons nageurs en bois dont l’efficacité, notamment durant l’automne et le printemps, n’était plus à démontrer. Si leur construction est littéralement différente des soft swimbaits, leur vocation première et leur raison d’être, sont tout à fait identiques. On ne reviendra donc pas sur ces basiques qui s’appliquent généralement à la plupart des swimbaits rigides qui vont nous intéresser. Avec une allure de jerkbaits articulés, ces leurres s’en distinguent, non seulement par leur taille qui peut être parfois imposante (de 95 mm et jusqu’à 30 cm pour 230 g), mais aussi par leur mode d’utilisation qui est assez primaire, puisque souvent basé sur une récupération linéaire dont on fera varier la vitesse. Le principe du swimbait est on ne peut plus clair : c’est la nage propre à chaque type de leurre qui le fait vivre et se suffit à elle-même pour déclencher l’attaque des prédateurs.


    Des densités spécifiques

    Flottants ou coulants les swimbaits rigides possèdent, des densités très variables d’un modèle à l’autre de par la nature des matériaux qui les composent. On distingue les swim’ sculptés dans du bois et ceux moulés en ABS ou en polycarbonate. Les fabricants des premiers sont rares, car produire en nombre des pièces, quasi uniques, pourrait relever d’un des douze travaux d’Hercule et ceux d’entre eux possèdent l’appareillage numérique consacré spécifiquement à cette production, somme toute limitée, se comptent sur les doigts d’une « main de patron de scierie » ! Les essences utilisées sont généralement exotiques comme le cèdre, le balsa et le jelutong. Ce dernier s’avère être le plus avantageux aux yeux des spécialistes américains et des créateurs japonais, qui en apprécient le grain et la texture, ainsi que son comportement lorsqu’il est devenu un leurre (densité, solidité, etc.).
    Leur fabrication et leur finition est une véritable création artistique,de nombreuses opérations sont réalisées à la main, et on peut dire que chaque leurre à sa propre identité, sa propre action. Les swimbaits en bois ont un comportement moins calé, plus irrégulier et donc plus attractif. Ce manque d’uniformité qui pourrait choquer certains pêcheurs, les a toujours placés au premier rang, devant leurs homologues, en matière plastique, sortis des chaînes de production automatisées. Ces derniers ont pourtant une finition plus détaillée, des transparences et des irisations naturelles de toute beauté, et il faut admettre que de gros progrès ont été réalisés pour leur faire approcher la nage et la conduite des swimbaits en bois. En jouant sur le matériau des lestages internes, et leur positionnement, ou en ajoutant aux leurres des appendices « perturbants » (queue souple, quille, hélice, palette de cuiller, etc.), certains fabricants ont vraiment réussi à créer de véritables petits bijoux conceptuels. Les signaux émis (vibrations, éclats, sons, bulles et turbulences,…) sont différents à chaque fois, ce qui ne manque pas d’intriguer les prédateurs postés dans les parages, qu’ils soient actifs ou pas ! Et vous le savez, dans la nature, tout ce qui a un comportement bizarre et qui peut se manger, est rapidement sanctionné d’un coup de dent ! L’ami Philippe Duchesne a pu s’en rendre compte, et en tirer profit, lors de cette partie de pêche mémorable, au lac de Vassivière au début de l’automne, alors qu’il pêchait le brochet au DD V-Joint Minnow River2Sea. Les pêcheurs qui l’accompagnaient n’en sont toujours pas revenus !


    Des nages à couper le souffle !

    Les swimbaits rigides, à bavette, doivent leur belle nage ondulante à l’articulation qui partage leur corps en deux ou trois segments (parfois plus), reliés entre-eux par des « charnières » à un ou deux points de fixation. Ces dernières offrent une nage moins désaxée mais supportent mieux les récupérations rapides, si on les compare au système à attache unique. Celui-ci, en revanche, voit sa partie caudale frétiller et se tortiller d’une manière très libre, même à petite vitesse. Les leurres ainsi montés seront très meurtriers en « do-nothing » – vous vous rappelez, c’est la non-animation de leurres arrêtés – sur des zones ou des postes précis. Quoiqu’il en soit, les swimbaits à bavette ont une nage réaliste faite de wobbling et de rolling (frétillement et roulis) qui sont les éléments essentiels d’un bon poisson nageur. A vous de tester et choisir différents modèles, afin de vous équiper de manière satisfaisante, pour proposer à vos carnassiers favoris, le déhanchement qu’ils préfèreront à un moment précis. La véritable nouveauté, dans la grande famille des poissons nageurs, est l’arrivée relativement récente de swimbaits sans bavette, dont la faculté à évoluer en décrivant de larges « S » est vraiment étonnante. Souvent dotés d’une quille jugulaire ou caudale pour les aider à virer de bord tout seuls, ces leurres sont particulièrement adaptés à la prospection de vastes zones. Travaillant en surface, ou à quelques décimètres en dessous, ils trouvent une place de choix pour louvoyer entre les herbiers naissants et la surface, ou ratisser une pointe ou un hautfond rocheux. Une simple récupération au moulinet, souvent modérée, suffit pour les faire entrer en action et prendre du poisson. Leur ressemblance avec des stickbaits leur a souvent valu de se voir infliger d’intempestifs et inutiles «twitches » et « jerks », de la part de pêcheurs mal renseignés ! Soft ou hard, les swimbaits sont réellement complémentaires. Grâce aux premiers, vous aurez la possibilité d’explorer les postes très encombrés, en montage texan, et de proposer une approche discrète. Les seconds, plus adaptés aux postes plus dégagés, délivreront des vibrations puissantes, parfois nécessaires pour déclencher l’attaques des brochets ou des gros bass. Dans tous les cas, rappelez-vous que rien n’est jamais trop gros pour un prédateur qui défend son territoire ou qui cherche à combler sa faim sans dépenser trop d’énergie.

  • Canne Sakura Shinjin Spinning et Baby Minnow 50 F River 2 Sea

    Canne Sakura Shinjin Spinning et Baby Minnow 50 F River 2 Sea

    Les cannes pour la pêche aux petits poissons nageurs doivent permettre le lancer à distance respectable des leurres dont le poids est compris entre deux et cinq grammes. Sakura propose un modèle léger, maniable et dont l’action aide beaucoup à l’utilisation de micro leurres.

    Par Philippe Collet

    J’ai eu l’occasion de pêcher quelques lacs d’altitude du Queyras cet été avec mon fils Maxime. Afin de pouvoir les aborder dans les conditions les plus diverses, je n’étais préalablement équipé d’une petite canne à lancer peu encombrante et de quelques poissons nageurs pour compléter notre équipement mouche. L’objectif était d’avoir la canne la plus adaptée possible à la pêche des salmonidés de lac dont les tailles sont le plus souvent assez limitées, tout en gardant la possibilité de maîtriser un éventuel beau poisson. Cette canne devait permettre d’expédier des leurres légers avec facilité et confort. J’ai opté pour la canne Sakura Shinjin Spinning light en deux brins égaux. Longue de 1,83 m, cette canne mesure 95 cm repliée. Elle possède 7 anneaux Fuji et une poignée agréable où le pas de vis du porte-moulinet s’efface sous la mousse.
    Cette canne légère et rapide nous a permis de lancer de tous petits leurres et notamment le Baby Minnow River 2 sea avec lequel nous avons particulièrement bien réussi. Equipée d’un petit moulinet Twin Power 1000 garni de nylon 16/100ème, elle était très agréable à utiliser pour Maxime. Cette canne peut aussi envoyer des leurres plus lourds, mais à condition de rester en dessous de 7 grammes. Elle possède une bonne réserve de puissance dans le talon ce qui permet aussi de la destiner à la traque des carnassiers tout en finesse avec de petits poissons nageurs ou de petits leurres souples.

    Poisson nageur Baby Minnow 50 F River 2 Sea

    Ce petit Jerkbait de 50 mm et 2,5 g, flottant, qui évolue à environ 50 cm sous la surface, nous a permis de faire réagir et de prendre de nombreux poissons. Animé de petits twitchs secs qui le faisaient décrocher, ce leurre provoquait la montée, depuis les profondeurs de l’eau bleue, de poissons invisibles depuis la surface. Pour décider ces derniers à mordre, il suffisait d’accélérer l’animation, sans jamais l’arrêter, en espérant que les truites se décident à prendre avant d’arriver aux pieds du pêcheur.

  • La pêche dans les herbiers avec de gros soft baits

    La pêche dans les herbiers avec de gros soft baits

    Dans les plans d’eau parsemés de végétation aquatique, la pêche peut devenir difficile dès le printemps avec des leurres traditionnels munis d’hameçons triples ou même simples, s’ils dépassent du leurre. En début ou en fin de saison, on peut encore passer rapidement au-dessus des herbiers naissants ou régressant, mais au plus fort des mois chauds et lumineux la masse végétale ne permet plus que l’exploration de trouées, avec la difficulté d’en sortir sans ramasser trop de matière végétale et caler les poissons alentour. La pêche des carnassiers avec de gros leurres souples montés sur les hameçons texans est alors une solution intéressante.

    Par Philippe Collet

    La pêche dans les plans d’eau enherbés, déjà difficile en bateau ou en float-tube, devient quasiment impossible du bord où, naturellement, les faibles profondeurs favorisent l’implantation des herbiers. Lorsque les fonds sont irréguliers, selon la clarté de l’eau, la végétation peut, à quelques dizaines de centimètres de profondeur près, exister ou non, sans qu’on arrive à la distinguer depuis la surface. Ce phénomène est lié à la limite de pénétration de la lumière, induite par le développement du plancton végétal et/ou la présence de matières en suspension, qui va bloquer le développement des végétaux supérieurs. Les postes de transition entre les fonds colonisés par les herbiers et les fonds nus sont très intéressants, mais on passera son temps à s’y accrocher et à ramener des écheveaux d’herbiers si on ne peut les distinguer depuis la surface, calant régulièrement les poissons recherchés.
    La situation est d’autant plus difficile lorsqu’on a affaire à des poissons peu actifs et (ou) éduqués, insensibles ou réfractaires à des animations trop rapides ou décollées du fond. De la même façon, des poissons embusqués au coeur des herbiers peuvent attendre que le leurre passe à leur portée immédiate sans aller le chercher dans les couches de surface.
    Ces leurres vont descendre nonchalamment et permettre une animation lente près du fond, sans risquer de récupérer un paquet de végétation. Ils peuvent glisser sur les divers obstacles : herbiers, mais aussi bois noyés, blocs rocheux… et risquent peu de s’accrocher ou d’accrocher des saletés. Restant pêchants et discrets, ils vont plus facilement séduire les poissons difficiles. Outre leur consistance molle et leur aromatisation ou salage à coeur, ces leurres sont très discrets et ne cliquettent pas de partout, billes internes, anneaux brisés et hameçons… Je pense que cela peut représenter un autre atout majeur pour tromper des poissons éduqués.

    Le matériel

    Les cannes et les moulinets réservés à cette pêche avec de gros soft baits et hameçons texans sont assez robustes pour lancer des leurres parfois assez lourds mais surtout pour assurer des ferrages appuyés.
    En effet, un des inconvénients majeurs de cette technique est le risque de rater de nombreux poissons sur des ferrages trop timides, réalisés avec une canne trop faible. Une canne heavy doit être privilégiée pour les gros leurres (nous avions décrit ce type de canne dans l’article sur la pêche aux gros jerkbaits dans le n° 71 de Pêches sportives), une medium heavy pourra être utilisée pour les leurres plus petits ou dont l’hameçon se dégage bien à la touche. Plus le leurre est gros et massif, plus le ferrage devra être appuyé. Un beau brochet qui se saisit du leurre peut l’avoir pincé et le souffler sans se faire piquer si le ferrage n’est pas assez appuyé. Le ferrage doit littéralement arracher l’hameçon du leurre. Ce celui-ci doit rester sur place alors que l’hameçon glisse jusqu’à se ficher fermement dans la gueule du poisson. Selon les jours et le degré d’éducation des poissons, il pourra être plus rentable de rendre un peu la main avant de ferrer pour les laisser bien recentrer le leurre. Les leurres salés ou aromatisés auront à ce moment-là un avantage certain sur les leurres en pur plastique, étant gardés un peu plus longtemps en bouche par les carnassiers.
    Les moulinets doivent être, de la même façon, identiques à ceux préconisés dans l’article sur la pêche aux gros jerkbaits durs, ils devront être solides. Pour ce type de pêche, un ensemble casting est préférable car, outre sa puissance, il permet d’amortir l’impact du leurre lors du lancer en freinant la sortie du fil avec le pouce. On pourra ainsi alterner de gros leurres durs et lourdement armés avec de gros leurres souples; selon les parties du plan d’eau pêchées. On gagnera à garnir la bobine d’un fort nylon ou d’une tresse solide, bien visible (de couleur jaune, par exemple). La visibilité est importante car elle conditionne la détection des touches discrètes lors des animations lentes près du fond. Elle permet aussi de visualiser l’impact du leurre sur le fond (détente nette du fil). Contrairement à une animation plus rapide et sèche, qui permet d’être en contact quasi permanent avec son leurre et oblige le poisson à une attaque plutôt rapide, une animation lente nécessite de bien surveiller son fil car les touches peuvent être difficiles à sentir dans la canne. L’usage d’une tresse permettra une perception tactile beaucoup plus fine des touches et un ferrage plus appuyé. Celle-ci devra toutefois avoir un
    diamètre suffisant pour ne pas claquer net sur un solide ferrage ou un
    lancer appuyé raté. Un diamètre de 20 ou 25 centièmes est approprié.


    Le bas de ligne

    Si on recherche le brochet, la connexion du leurre à la tresse se fait
    au bout d’un morceau de fort fluorocarbone ou nylon hard mono de 60 à 70
    centièmes, qui a toujours ma faveur pour sa discrétion, malgré des
    risques de se faire couper, de temps en temps, si le poisson engame le
    leurre profondément. Il est bien sûr possible de raccorder le leurre à
    une empile d’acier.
    Le leurre peut être connecté avec une agrafe
    (bien pratique pour un changement rapide) si les herbiers traversés ne
    sont pas trop fins et souples (nénuphars par exemple), mais cette
    dernière ainsi que les divers noeuds de raccord peuvent accrocher des
    saletés. Si l’accrochage de morceaux de végétaux est occasionnel, de
    petits coups de scion secs suffisent souvent à débarrasser le leurre en
    cours de route et à lui permettre de continuer à pêcher. S’il est
    systématique, il peut être nécessaire de pêcher avec un moulinet garni
    de nylon et d’y connecter directement le leurre avec un noeud parfaitement coupé, ou de faire précéder le leurre d’une bonne longueur de nylon ou fluorocarbone pour éviter l’accumulation d’impuretés trop près de celuici, au niveau du raccord tresse bas de ligne, qui de toute façon devra être soigné. Le leurre pourra ainsi passer d’un espace d’eau libre à un autre, à travers la végétation, sans emporter une masse d’herbiers avec lui ou simplement en accrocher quelques brins, préjudiciables à son attractivité. Une bonne astuce pour traverser les masses compactes d’herbiers consiste à imprimer de petites secousses au leurre, en faisant trembloter le scion, fil à moitié détendu, au fur et à mesure de son passage à travers l’obstacle. Malgré tout, il demeure quasi impossible de passer à travers des algues filamenteuses ou des herbiers qui en sont enrobés sans en garnir le leurre.


    Les leurres

    Les leurres sélectionnés pour cet article me paraissent particulièrement adaptés à la traque des brochets dans nos eaux, et certainement à celle des gros black-bass, pour lesquels ils ont été le plus souvent conçus. Leur taille conséquente permet de pousser beaucoup d’eau et d’intéresser de beaux poissons.
    De nombreux leurres sont adaptés à cette pêche. On peut distinguer les formes cigares avec le Senko de la marque Gary Yamamoto, le Quiver 150 River 2 Sea, le Tiki- Bamboo Stick Wave Worms… ; les formes shad et leurs caudales plus ou moins prononcées avec le One up Shad Sawamura, le Nitro Soft Jerk Illex… ; les formes pintail (« queue pointue ») au corps trapu et à la queue longue et effilée avec le Tiki-Shadick Wave Worms, le Jerk Minnow de la marque Savagear Lures Prologic, le Sagat de chez Pafex… ; les formes slug avec le Slug Go Lunker City en taille 9’’ (23 cm) ou le Slug AMS Fishing de 10’’ (25 cm) ; les formes swim bait avec le Javallon (16 et 20 cm) d’Imakatsu ou le Live Magic Shad (13 et 20 cm) de Lake Fork… Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. La plupart des leurres adaptés à cette pêche sont fendus pour permettre à l’hameçon de bien ressortir au ferrage ; si ce n’est pas le cas, sur des leurres assez durs, il est possible d’inciser le leurre côté ventre avec un cutter pour réaliser un logement favorisant le coulissement de l’hameçon au ferrage.

    Les hameçons

    Ces gros leurres doivent être montés sur des hameçons conséquents, atteignant si possible au moins leur premier tiers pour limiter au maximum les loupés de poissons se saisissant de leur partie arrière. Il s’agit d’hameçons texans wide gape (“large ouverture”) qui, s’ils sont faciles à trouver dans de nombreuses marques jusqu’au 5 ou 6/0, sont beaucoup plus difficiles à dénicher en 7, 8, 10 ou 11/0.
    On arrive toutefois à en trouver dans les marques suivantes (liste non exhaustive) : Oversize Worm 7/0 et 11/0 chez Owner (Pafex), Hooking Master Monster Class en 6/0 et 10/0 chez Nogales (Marryat France), Super Line Ewg en 6/0 et Worm 323 Monster en 7/0 chez Gamakatsu (Sakura). La marque Lake Fork propose un hameçon de 7 et 10/0 spécialement conçu pour l’armement de ses soft swim baits.
    Celui-ci est doté d’une tige crantée qui pénètre dans le nez du leurre et d’un lestage moulé sur sa hampe qui permet de stabiliser le leurre et de le faire couler lentement pour une nage plus profonde. Il est aussi possible de lester tous ces hameçons en ajoutant sur leur hampe quelques tours de fil de plomb de fusible de gros diamètre fixés à la colle cyanoacrylate. Il faut alors simplement les monter en les enfilant du menton vers le nez du leurre, par l’oeillet. Le lestage des leurres s’effectue également à l’aide d’inserts de plomb ou de tungstène. En forme de petits clous, ceux-ci sont piqués soit dans la gorge du leurre, soit en plein travers. Leur position permet d’équilibrer la nage en fonction de l’animation pratiquée. Leur taille ou leur nombre sont aussi fonction de la profondeur de pêche et de la vitesse d’animation.

    Le lancer

    Pour limiter l’impact de la chute du leurre, on veillera à le lancer au ras de l’eau en fouettant fermement, comme pour atteindre un point beaucoup plus éloigné que l’objectif visé. On relèvera la canne progressivement vers le ciel, en appliquant une pression progressive avec le pouce sur la bobine pour faire ralentir le leurre, jusqu’à le stopper et ainsi le déposer délicatement.
    Avec un peu d’entraînement, on réussit régulièrement ces lancers au poser discret, qui n’alertent pas les poissons très pêchés. Ces lancers sont beaucoup plus faciles à exécuter avec un ensemble de casting.
    Les gros leurres souples décrits ici permettent très souvent de pratiquer facilement le skipping (lancer en ricochet), ainsi que le montre le DVD La leçon de pêche volume 4 de Pêches sportives, avec Alban Choinier. Leur taille et leur forme sont adaptées à cette action. Ce type de lancer est utilisé pour atteindre des postes situés sous les branches basses.


    L’animation

    Même si ce type de pêche peut se pratiquer avec diverses tailles de leurre, nous avons privilégié ici des leurres de grande taille, appropriés à la pêche du brochet. L’animation des leurres dépend de leur forme. Globalement, les soft swim baits (Javallon, Lake fork) seront ramenés de façon linéaire, ce qui leur permettra d’onduler régulièrement à la façon d’un vrai poisson. Ils pourront être “twitchés” (tirée sèche) occasionnellement, ce qui aura pour effet de les faire décrocher. Les leurres à queue pointue de type pintail ou slugs seront animés en walking the dog (“nage de droite à gauche”) plus ou moins rapide et saccadé. Les leurres possédant une caudale seront ramenés linéairement de façon plus ou moins régulière, mais pourront tout autant être “twitchés” pour les faire se décaler de droite à gauche. L’animation devra être adaptée à chaque leurre et les leurres seront alternés de façon à trouver ce qui fonctionne le mieux à un moment donné.


    Les inconvénients de la technique

    Ces leurres ne sont pas armés en queue. Si le poisson les attrape sur la partie arrière, qui plus est par le dessous, au niveau de l’anus, on trouvera de belles entailles après ferrage, mais la prise n’aura pas été assurée. Bien qu’ils permettent de leurrer des poissons inaccessibles, ces leurres génèrent beaucoup de ratés. Ils doivent donc être réservés aux conditions particulières décrites précédemment et maniés avec un matériel adapté pour garantir un ferrage puissant et efficace.

    La réparation des leurres

    Plus le leurre est mou et fragile, plus il “s’efface” au ferrage, rendant ce dernier plus efficace. Il se dégrade alors très vite, ne permettant parfois qu’une seule prise. Le compromis à rechercher sera fonction du nombre de touches. Les jours fastes, des leurres solides pourront être utilisés (si vous ne souhaitez pas vider rapidement vos sachets de leurres tendres), les jours difficiles, des leurres très souples et tendres devront être privilégiés.
    Lorsqu’un leurre est abîmé, si le poisson ne vous en a pas déjà dérobé un morceau, je vous suggère de le démonter et de le garder avant qu’il ne soit définitivement détruit. Une fois de retour chez vous, vous pourrez le recoller en fusionnant la matière avec une lame de couteau chaude ou, mieux, avec une panne plate de fer à souder (voir l’article sur la pêche du bar au leurre souple dans le n° 70 de Pêches sportives). Des catalogues américains proposent même des mini fers stylos, à pile, avec une panne très fine pour ressouder les leurres en cours de pêche. Vous pouvez aussi recoller les parties endommagées à la colle cyanoacrylate, mais le résultat sera moins bon car les zones réparées perdront leur souplesse. Au prix de ces gros leurres souples, ce petit bricolage permet de faire quelques économies.

    A utiliser en mer

    Un usage très intéressant de ce type de montage peut se faire en mer, dans les secteurs encombrés de laminaires ou de sargasses, ou dans des zones rocheuses très peu profondes. Il présente toutefois un intérêt encore supérieur, pour les pêches du bord, lorsque la marée charrie de trop nombreuses algues.
    Certains jours, il est impossible de faire nager un leurre de surface armé de ses deux hameçons triples sur plus d’un mètre. Pourtant, les poissons sont là, actifs, tout près, sous cette manne nourricière qui attire de nombreuses proies potentielles. Un soft bait bien monté, dont le noeud de connexion ne présente pas de partie saillante et dont la pointe de l’hameçon est bien rentrée dans la matière plastique, passera partout et n’accrochera même pas la fine salade verte que l’on trouve souvent sur les côtes trop richement fertilisées par les apports des cours d’eau (liés au lessivage de l’excès d’azote et de phosphore des terres agricoles de leurs bassins versants).
    L’usage de ce montage en mer est toutefois limité aux secteurs de faibles courants et aux pêches dans des profondeurs modestes. L’animation du leurre s’effectue canne haute pour limiter le contact du fil avec l’eau, en commençant à pêcher près de soi avant de s’éloigner progressivement. En cas d’accrochage d’algues, quelques secousses sèches, qui peuvent contribuer à l’animation du leurre, permettent de le nettoyer et de le rendre de nouveau pêchant. Avec cette technique, il faut être patient car le leurre peu lesté doit couler un peu pour moins accrocher de saletés. Si le vent est de la partie et qu’il est de travers, il peut gêner l’animation canne haute en faisant surfer le leurre trop léger en surface. On cherchera alors, si possible, à se placer de façon à l’avoir dans le dos. Le poids des leurres utilisés permet en revanche d’atteindre des distances de lancer tout à fait respectables.
    J’espère que cet article vous aura convaincu, si ce n’est déjà fait, d’acheter quelques sachets de leurres, de gros hameçons et quelques inserts pour pouvoir, lorsque c’est nécessaire, leurrer des poissons dans des endroits jusqu’alors impossibles.