Étiquette : Mexique

  • Mexique, Pacific dream

    Mexique, Pacific dream

    Un voyage de 12 000 kilomètres, un autre océan et un retour vers le futur, dans un Mexique qui a choisi de faire interdire la pêche professionnelle au filet au profit de la pêche sportive. La petite ville de Zihuatanejo vit pour et par la pêche au rythme des migrations des grands poissons.

    Une baie paisible, les tangons des bateaux de traîne qui cliquètent au gré du clapot. Sur le quai, un portique où l’on imagine Hemingway, Zane Grey, Stu Apte ou Pierre Clostermann posant fièrement avec leurs prises. Au niveau de l’équateur, l’Océan Pacifique grouille de vie. Ce pays charnière entre deux Amériques et deux océans, se trouve au carrefour de cultures radicalement différentes. Aujourd’hui, en tout cas dans le nord du pays, l’influence américaine est partout. Ils viennent nombreux des états du sud et notamment de Californie toute proche. Un lien démographique lie les deux pays, puisqu’un million de citoyens américains vivent au Mexique et l’immigration mexicaine aux USA reste très importante malgré la tristement célèbre “barrière” qui sépare matériellement les deux pays. A Zihuatanejo, on est autant au Mexique qu’en Californie. Dans les restaurants, des écrans diffusent en permanence les matchs de baseball, de basket ou de football américain. La police est partout, armée jusqu’aux dents. La paisible petite ville côtière ressemble à un volcan qui peut se réveiller à tout moment.

    L’histoire de la pêche sportive sur le modèle américain au Mexique a donné lieu à une histoire drôle bien connue dans les deux pays et même bien au delà.

    Un Américain rencontre un Mexicain, ils sympathisent et échangent quelques mots sur leurs activités respectives. L’Américain demande alors au Mexicain de quelle façon il occupe ses journées. Le Mexicain lui répond : “je dors tard, pêche un peu, joue avec mes enfants, fait des siestes avec ma femme Maria, me promène dans le village le soir, joue de la guitare avec mes amis. Je mène une vie bien remplie…”. L’Américain se moque et lui dit “ je suis en MBA de Harvard et pourrais vous aider. Vous devez passer plus de temps à la pêche, acheter un plus gros bateau, et ensuite acheter plusieurs bateaux pour avoir une véritable flotte de bateaux de pêche, et faire la même chose tout au long de la côte et même venir aux Etats- Unis et reproduire ce modèle à Los Angeles ou à Key West”. Le Mexicain dit, “oui mais pour combien de temps ?”. “Disons 15 à 20 ans, mais vous aurez gagné des millions ! ”

  • Amérique : le mauvais feuilleton de l’oléoduc Keystone XL

    Amérique : le mauvais feuilleton de l’oléoduc Keystone XL

    TransCanada a annoncé le 27 février dans un communiqué qu’il allait démarrer la construction d’une partie de l’oléoduc controversé Keystone XL. Cette portion reliera le Texas à l’Oklahoma et ne nécessite pas l’approbation de Barak Obama (en janvier le président américain a refusé d’autoriser le lancement du projet dans son ensemble ndlr). Le groupe canadien estime son coût à 2,3 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros). L’oléoduc doit transporter les hydrocarbures tirés des sables bitumeux de l’Alberta au Canada jusqu’au Golfe du Mexique aux Etats-Unis.

    Le sable bitumeux a mis le Canada sur la carte des grands pays producteurs de pétrole.Ses réserves dans l’Alberta seraient le deuxième plus grand gisement du monde après l’Arabie Saoudite. Mais à quel prix ? Cette technique d’extraction est si décriée qu’on qualifie l’hydrocarbure qui en est issu de « sale », notamment car son mode d’extraction est nettement plus ernégivore que les autres. Le sable bitumeux est un mélange de bitume brut, de sable, d’argile minérale et d’eau. Le bitume brut étant une autre forme du pétrole brut. Le Canada possède en Alberta le plus grand gisement du monde connu de ce pétrole non conventionnel. Le problème ? Pour obtenir un seul baril, l’exploitant doit traiter deux tonnes de sables bitumeux.

    En Europe, végète un projet de directive européenne qui devait officialiser les sables bitumeux comme le pétrole le plus polluant et qui n’a jamais été appliqué devant l’hostilité de certains pays de l’Union.

    Après la décision du gouvernement conservateur de Harper de désengager le Canada des accords issus du protocole de Kyoto, l’effarement a touché de nombreux défenseurs de la nature au Canada ou ailleurs. Le Canada semble déterminer à sacrifier sa nature sur l’autel du pétrole. Au Etats-Unis c’est le projet d’oléoduc qui inquiète. Le 6 novembre 2011, 12 000 personnes ont manifesté devant la Maison blanche pour protester contre le pipeline, ce qui constitue un record pour les écologistes américains. Ils sont particulièrement inquiets pour la zone sensible de Sand Hills dans le Nebraska, une zone humide fragile et unique. Leur combat semble donc loin d’être achevé. Cette portion devrait entrer en service dans la deuxième moitié de 2013 selon Transcanada.

  • L’origine du no-kill et sa signification actuelle

    L’origine du no-kill et sa signification actuelle

    Dans notre société de plus en plus urbaine, l’écrasante majorité des gens mangent de la viande présentée sous film plastique, vendue en grandes surfaces, provenant d’animaux d’élevages dont très peu se soucient de la vie et de la mort de ces animaux. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face. Le no-kill des pêcheurs subit le même phénomène. Cette pratique permet d’éviter de se confronter à la mort, ce qui permet à l’activité pêche de coller à l’air du temps. Les extrémistes qui ont interdit le nokill en Allemagne et en Suisse ne semblent pas faire la différence entre la pêche, l’équitation ou l’élevage de chiens de race par exemple. Interdit-on l’équitation sous prétexte que les chevaux montés et dressés le sont toujours contre leur gré ? Paradoxe d’une société urbaine où la morale ne fait pas toujours bon ménage avec la bonne foi. La vision urbaine de l’écologie est un danger. C’est pourtant cette écologie-là qu’on nous propose. La vie dans les grandes villes coupe les jeunes d’un rapport à la ruralité où cette question de la mort était synonyme de respect des êtres vivants. Les hôpitaux et des maisons de retraite prennent en charge les derniers jours précédant la mort des humains. Il y a seulement quelques décennies, la mort se vivait à domicile, en famille, au prix d’une longue veillée des mourants. Ce n’est pas la pratique d’un peuple sous-développé au milieu de la jungle, mais ce qui se faisait dans la campagne française et européenne il y a peu de temps, et qui doit encore se pratiquer ici ou là. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face, que l’on confie à des gens dont c’est métier. Le merveilleux monde urbain que nous connaissons aujourd’hui fait abstraction de la mort.

    Au départ, le no-kill n’était pas une façon de fuir la mort, mais un acte sportif au sens où la façon de prendre était plus importante que la quantité prise. Le no-kill était alors présenté comme un acte de désintéressement de la proie. Une histoire de méthode, donc. Cet esprit sportif développé par Lee Wulff, Stu Apt, Lefty Kreh, Zane Grey ou Hemingway et d’autres précurseurs américains ont permis de créer l’International Game Fish Association (IGFA) en 1939. Si, à l’époque, l’IGFA concernait principalement la pêche à la traîne en mer et la pêche sur les flats de Floride et du golfe du Mexique, l’influence de cette nouvelle façon de pêcher a gagné rapidement la pêche en eau douce des salmonidés et des carnassiers. Tout ce qui régit la pêche sportive aujourd’hui dans le monde date de cette époque des pionniers, avec ses règles strictes. Si le no-kill s’est généralisé, chaque pays n’a pas adopté les mêmes règles, ou les mêmes dogmes, en matière d’éthique halieutique. Cela explique la façon dont le no-kill est pratiqué et considéré dans chaque pays. En France, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, la pratique du no-kill fait parfois figure d’alibi qui permet – entre autres – l’organisation de compétitions, sans quoi cela ne serait pas possible. Imaginez un street fishing avec 200 perches mortes sur les quais de Seine en plein Paris ! Les pollutions aux PCB servent la cause du no-kill. Les pêcheurs ne doivent cependant pas oublier que l’étape suivante, si on applique la réglementation suisse ou allemande, interdit tout simplement la pratique de la pêche dans les rivières polluées au PCB. Et c’est ce qui se passe dans ces deux pays limitrophes…

    Jean-Marc Theusseret

  • Le scandale des marées noires au Nigeria

    Le scandale des marées noires au Nigeria

    Erika en Bretagne, Exxon Valdez en Alaska ou plateforme BP dans le golfe du Mexique : lorsqu’une catastrophe pétrolière survient sur les côtes des pays occidentaux, une légitime colère s’empare du grand public, les journalistes s’indignent et les hommes politiques jouent le registre du « plus jamais ça ». Par contre, lorsqu’une de ces catastrophes touche un pays en voie de développement,le silence se fait alors assourdissant. C’est le cas du Nigeria qui voit depuis une cinquantaine d’années une marée noire quasi continue polluer ses eaux et des régions entières de son territoire.

    Le pays, huitième exportateur mondial de pétrole, possède des réserves importantes d’or noir au large de ses côtes, dans la région du delta du fleuve Niger. Champs devenus incultivables, puits pollués, le pétrole est partout. Les conséquences pour les populations, déjà fragiles, de la région sont terribles et alimentent la violence armée. Le MEND (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger) lutte aujourd’hui tout autant contre le gouvernement nigérian que contre les compagnies étrangères attirées par un pétrole de très bonne qualité, notamment la compagnie néerlandaise Shell, très présente dans la région et souvent montrée du doigt par les associations écologistes.

    Le gouvernement nigérian et les compagnies pétrolières ne communiquent que très peu d’informations sur le sujet. Mais les autorités locales ont recensé officiellement 7 000 marées noires entre 1970 et 2000. Un bilan bien éloigné de celui des ONG qui estiment à 300 le nombre de marées noires polluant la région tous les ans. Un rapport publié en 2006 par la section britannique du WWF, l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN) et la Nigerian Conservation Foundation (NCF) estime que durant les 50 dernières années, ce serait jusqu’à 1,5 million de tonnes de brut qui se sont déversées dans la nature. Ce qui représente près de 5 fois la catastrophe de l’Exxon Valdez en Alaska. Tous les ans, ce serait bien plus que l’équivalent de l’ensemble des rejets de la plate-forme de BP dans le golfe du Mexique qui souille le Nigeria et la région du delta du Niger. Effrayant, non ?

     

    Photo : © Greenpeace / Robert Visser

  • Meuse. Cast-again un magasin pas comme les autres !

    Meuse. Cast-again un magasin pas comme les autres !

    Sébastien Golly, à qui nous devons l’organisation de la vidéo du prochain Pêches sportives (N°89), nous a fait découvrir les rivières de sa région, dans les environs de Verdun. A une longueur de soie du fameux Domaine de Sommedieue, Sébastien tient la boutique Cast-again, un magasin tenu par un passionné loin des zones commerciales et du trafic autoroutier. Pêcheur à la mouche et aux leurres, il saura vous conseiller, autant pour pêcher à la mouche à Sommedieue, qu’en Meuse à la recherche des carnassiers, ou encore en vue d’une sortie sur le lac de Madine. Sébastien Golly dispose également d’une belle expérience de pêche à l’étranger, en mer comme en rivière. Distributeur Hardy et Greys, Maui Jim, Simms, Waterworks, Jmc, TOF… dans sa sélection de produits, Sébastien a donné la priorité à la recherche du meilleur rapport qualité prix et à la technicité du matériel. Le fly-tying n’a pas été oublié, avec une offre qui évolue en permanence. Côté leurre, Cast-again (distributeur des cartes du lac de Madine) offre une sélection de matériel adapté aux pêches de ce très grand lac, à la Meuse sauvage, ainsi qu’à la Moselle ou Sébastien à largement approfondi les techniques de pêches à l’aspe ou au silure. Du matériel mer léger pour la pêche du bar ou aux bijagos est également proposé. On y retrouve des marques, tels que Smith, Lucky Craft, Reins, Owner, Matikor, Hart, Maria, Damiki…

    L’autre intérêt de la boutique réside dans le fait que Sébastien, très présent au Domaine (il y est chargé des initiations) est toujours au fait du régime alimentaire et de l’activité des poissons au fil des saisons, ainsi il vous conseillera au mieux sur les mouches du moment et vous aidera à perfectionner les quelques détails techniques qui feront certainement la différence au bord de l’eau. Il propose également de vous faire tester cannes et moulinet en situation de pêche et vous aidera à choisir l’équipement qui sera le plus adapté à votre main. Ponctuellement Sébastien propose en partenariat avec des voyagistes, des séjours à l’étranger qu’il encadre. Le dernier en date était la Salza en Autriche, le prochain étant Punta Allen au Mexique. Une visite s’impose donc lors d’un prochain passage dans l’est de la France.

    On peut retrouver une partie du catalogue sur le site web www.cast-again.com
    Horaires : Mardi au samedi : 9h à 19h.
    Dimanche 9h à 12h. Tél. : 06 20 10 61 63.
    E-mail : [email protected]

     

  • Golfe du Mexique : un an après

    Golfe du Mexique : un an après

    Le 22 avril 2010, une plate-forme pétrolière de la compagnie British Petroleum (BP) explosait, tuant onze personnes et provoquant une des plus grandes marées noires de l’histoire, dans le milieu naturel fragile qu’est le golfe du Mexique. Afin de fêter ce triste anniversaire, des manifestants sont venus crier leur rage devant le siège londonien du groupe pétrolier BP, le 14 avril dernier, et ont tenté de perturber l’assemblée annuelle des actionnaires. Venus des Etats-Unis, petits actionnaires, pêcheurs, artistes ou encore activistes sont venus rappeler BP à sa responsabilité un an après la marée noire gigantesque que le groupe a provoqué dans le golfe du Mexique. Pour mémoire, 800 millions de litres de brut avaient créé la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis. Le groupe se veut rassurant sur sa gestion des conséquences de la pollution.

    Mais le pétrole en question, très léger, a posé de réelles difficultés à BP qui, contrairement à ce que ses services de communication prétendent, n’a pas été capable de contenir la marée noire et encore moins de l’extraire de l’océan. Alors que BP affirme que 74 % du pétrole a disparu du golfe, des experts indépendants estiment que près de la moitié de ces hydrocarbures serait toujours dispersée dans la nature. Selon le site Rue 89, dans certains coins de Louisiane, il suffit de creuser à 1 mètre de profondeur pour retrouver une tâche d’huile. En Alabama, une plage classée s’est désertifiée de quasiment toute vie sauvage et les passionnés d’ornithologie n’ont aujourd’hui plus que quelques mouettes à observer.

    Plus inquiétant encore : les échouages de centaines de carcasses de dauphins, notamment de nouveaux nés, sur les plages du Mississipi et d’Alabama. Aujourd’hui, la compagnie pétrolière britannique est critiquée pour sa gestion de la catastrophe. Son service de communication s’agite beaucoup pour rassurer l’opinion. Difficile quand des centaines de dauphins viennent s’échouer et prouver ainsi tous les jours que BP n’a pas réussi à juguler la catastrophe.

  • Sacré permit !

    Sacré permit !

    Pour Kathleen et Jean-Pierre Piccin, réussir à leurrer des permits (Trachinotus falcatus) semblait il y a peu encore une utopie, tant ce poisson les a, par le passé, fait tourner en bourrique. Mais, l’an dernier, la réussite a été au rendez-vous, et le bonheur fut immense !

    Par Kathleen et Jean-Pierre Piccin

    Ciel et mer se confondent et s’unissent pour effacer l’horizon uniformément gris. Suivant les conseils de Dick qui vient de vérifier les prévisions météo, nous nous équipons pour affronter l’orage tandis que les lanchas, qui jouent à saute-mouton au-dessus de la mer bien formée, nous emmènent vers les flats. Cela fait déjà trois jours que nous traînons dans la baie de l’Ascension et, bien que les conditions ne soient pas trop mauvaises nous n’avons pas eu la chance d’attaquer convenablement un seul permit.
    Bien sûr, nous nous sommes défoulés sur les bonefishs, mais un sentiment de frustration commence à nous envahir. Ce ne sont pas les conditions climatiques désastreuses de l’année dernière qui pourraient expliquer notre bredouille, cette année nous avons pu croiser du regard de nombreux permits, mais ils se sont rapidement fondus dans le bleu des Caraïbes. Nous en avons surpris en bateau, les avons poursuivis à grandes enjambées, à pas de loup, et parfois presque à la nage, mais à chaque fois sans succès.

    Hier, jour de mon anniversaire et jour de Pâques, dans une mer très agitée, nous avons péniblement passé deux caps et parcouru une soixantaine de kilomètres pour pêcher la zone très peu fréquentée de Sancti Spiritus.
    Autant de coïncidences durant la semaine sainte ne pouvaient être qu’un signe de destin, mais c’était sans compter sur Eole qui a voulu être de la fête et, tandis qu’on essayait de lancer, nous a appris pourquoi la vitesse du vent se mesure en noeuds ! Dans l’immense baie inchangée depuis sa découverte par Christophe Colomb, où l’air du large et les nuages s’engouffrent, tant bien que mal, pendant plusieurs heures nous avons couru derrière quelques palometa qui ont continué à nous snober ! A présent, sans trop d’entrain, recroquevillé et emmitouflé dans ma capuche, je pense à ce que me disait Carlos, un de mes guides de l’an dernier : “Le vent n’est pas gênant ! Même s’il y a de belles vagues sur le flat, on peut quand même repérer quelques tailings. En revanche, sans soleil c’est une tout autre histoire…” Sans hésitation, telle une flèche, notre bateau se dirige vers un cayo, qui abrite du vent, un magnifique miroir où comme par enchantement de timides rayons du soleil semblent faire un pied de nez aux météorologues.

    A peine le temps de nous ébrouer et de prendre nos cannes, prêtes de la veille, que déjà Jonathan murmure “agua nerviosa”, en montrant du doigt une cinquantaine de permits en train de déjeuner bruyamment dans quelques centimètres d’eau. Tandis que je sors le matériel vidéo tout en m’interrogeant si je ne rêve pas, j’entends comme une explosion et le doux chant d’un moulinet.
    Un permit vient d’être ferré et, prenant peur, tout le banc s’éloigne à vive allure vers des eaux plus profondes.

    Après avoir d’abord joué au bolide pour rejoindre ses compères et se sentant à la traîne, de toutes ses forces le poisson réussit… à tirer des sourires à Kathleen. Ce n’est qu’à une centaine de mètres qu’il semble contrarié par le frein bien serré du moulinet, mais il poursuit son bonhomme de chemin encore une quarantaine de mètres, vidant dangereusement le backing. En basculant la canne d’un côté puis de l’autre, Kathleen commence à le déséquilibrer et, comme elle sait si bien le faire, lui fait tourner la tête. Après avoir subi un tel manège durant une vingtaine de minutes, le permit se met à battre de l’aile mais ne paraît jamais tout à fait épuisé. Enfin, entre nos mains, lors de l’explosion de joie, incrédule, il semble écarquiller d’étonnement son oeil déjà énorme ! Il y avait si longtemps que nous avions projeté de pêcher ce poisson mythique et si longtemps attendu cet instant ! Combien de fois ils étaient venus voir nos imitations de crabes, parfois en les suivant presque jusqu’à nos pieds, et combien de fois ils les avaient refusées au dernier moment, en leur faisant parfois de petites bises du bout de leurs lèvres pulpeuses. Après quelques photos de cet élégant médaillon d’argent miroitant au soleil, nous le remettons dans son écrin turquoise et le laissons filer vers le large et vers nos meilleurs souvenirs.

    Tout en rejoignant le bateau afin d’essayer de retrouver le banc, Charly nous indique du doigt un bel aileron noir et pointu qui brise les vaguelettes. Aussitôt, je prends mon matériel et le suis dans la direction indiquée, d’abord rapidement puis avec discrétion au fur et à mesure que nous nous rapprochons du poisson.
    Il est à présent à une trentaine de mètres, grignotant tranquillement son petit déjeuner. On se rapproche de 5 ou 6 mètres. Il change de table pour déguster, plus loin, une autre friandise. Nous avançons encore, tandis qu’il refait la même chose… Cela fait une centaine de mètres qu’il nous promène sans que nous puissions lui prendre un centimètre. Son itinéraire étant parallèle au rivage, Jonathan a l’excellente idée de me proposer de rejoindre la plage et de courir pour le dépasser et couper sa trajectoire. Aussitôt dit, aussitôt fait, et la stratégie marche à merveille.
    Nous le voyons arriver dans 50 centimètres d’eau, tranquille. Je lance plusieurs mètres devant lui mon crabe qui, sur le fond sablonneux blanc, ne peut passer inaperçu. Il approche puis fait un crochet en s’éloignant du leurre. Je dois relancer. Je ramène doucement ma ligne et accroche un corail. Si près du but, vais-je encore gâcher cette opportunité ? J’incline la canne sur le côté, tire délicatement et, par chance, décroche ma mouche.

    Je dois me presser car dans quelques secondes le permit sera hors de portée. Sans difficulté, le vent m’étant pour une fois favorable, j’envoie mon crabe au-delà des 20 mètres, juste devant mon poisson, puis l’anime lentement. Léger toc, ferrage, gros bouillon à la surface de l’eau, démarrage foudroyant, tout se précipite à une telle vitesse que je me contente de lever la canne. Après de longues minutes à la limite de la rupture, envolés les départs à tire-d’aile, enfin je parviens à retrouver mes repères, à le fatiguer et le ramener près de Jonathan, qui s’en saisit. Tandis que nous crions de joie, levé vers le ciel tel un trophée, sa queue semble faire le “V” de la victoire en l’honneur de toute l’équipe. Enfin !

    Guide pratique

    Où dormir

    En arrivant à Cancun il est possible de dormir sur place, mais si on désire être plus tranquille et prendre un peu de repos avant la pêche nous conseillons d’aller jusqu’à Tulum et de louer, à des prix très raisonnables, une cabane sur la plage.

    www.ecotulum.com

    Séjour pêche

    Pour le séjour pêche à Punta Allen, il est possible une fois sur place de louer un appartement et de faire appel à un des nombreux guides de pêche. Dans ce cas, il est indispensable de parler un peu l’espagnol et d’avoir assez de temps.
    Pour ceux qui souhaitent un séjour organisé de grande qualité, le Palometa Club conviendra parfaitement. Situé au bord de la plage, au coeur du village Punta Allen, il est le seul qui permette d’apprécier, le soir, l’ambiance mexicaine.

    www.palometaclub.com

  • Stéphane Faudon, guide de pêche

    Stéphane Faudon, guide de pêche

    Nous ne présentons plus Stéphane Faudon, à notre avis, un des guides de pêche à la mouche les plus sympathique. Comme chaque année, Stéphane nous fait part de l’état des lieu des rivières de Lozère et nous tient également au courant de son programme pour cette année 2011.

    Les conditions Lozériennes et les cours d’eau de Lozère à l’ouverture:

    Après un automne très sec, nous sommes passés directement à la neige dés fin novembre. Les truites étaient occupés à frayer sur des eaux très basses et un redoux a donné quelques coups d’eau de fonte de fin novembre à mi décembre, ces montées ont été douces et elles ne semblent pas avoir été néfastes pour le frai,du moins sur les secteurs de plaine. Par la suite, le début d’année fut très sec en Lozère, tantôt très froid, tantôt très chaud, le thermomètre à fait le yo-yo avec des amplitudes quelquefois de plus de 20 degré. Il en résulte, en ce début mars un étiage bien marqué sur tous les cours d’eau du département excepté les Cévennes qui ont reçu dernièrement quelques précipitations méditerranéennes. 

    En cette veille d’ouverture, le déficit hydrique est important et il n’y a aucune réserve de neige, les loueurs de ski de fond et de raquettes pleurent !! Les rivières sont tapissées de diatomées (algues brunes ) sur les zones calmes, et leur température est digne d’un mois d’avril entre 6 et 10 °C. 
    Ce sont des conditions extrêmes pour un début de saison, on rêve à une fin d’hiver et un début du printemps très humide et pluvieux (comme depuis 7 ans ) pour nos copines les rivières et les truites !!
    Par chance, la météo semble annoncer des précipitations pour l’ouverture et la semaine qui suit ….de l’eau ….de l’eau !! Vite.
    Nouveautés Règlementation pêche Lozère 2011:
    La carte Lozère n’augmente pas cette année , elle reste à 43 Euros pour l’année (18 Euros pour les femmes ), 13 Euros à la journée .
    Par contre, la carte Vacances évolue, elle sera désormais valable pour 7 jours consécutifs de l’ouverture générale (le 12 mars) à la fermeture (le 18 septembre). Pour un tarif de 18 Euros. La carte jeune (13 à 18 ans ) reste à 14 Euros et pour les enfants de moins de 12 ans la carte découverte est à 5 Euros. 
    Une nouvelle règlementation pour protéger l’ombre commun a été mise en place cette année sur tout le département, la taille de capture a été augmenté à 38 cm et le quota de captures abaissé à 1 par jour et par pêcheur. La pêche en marchant dans l’eau sera interdite sur l’Allier et le Chaperoux du 12 mars au 20 mai 2011 (frayères à ombres), très bonne nouvelle !! À quand la même pour nos belles truites ??!!
    L’AAPPMA de Florac lance, cette année, une formule intelligente, si vous achetez votre carte Lozère chez eux, elle vous offre une pince écrase Ardillons (de bonne qualité, je précise pour l’avoir tester ). Très bonne initiative à souligner et à encourager !!
    Pas de nouveaux No kill sur le département, malheureusement la partie en no kill sur la Jonte, à Meyrueis, a été supprimée par le bureau de l’aappma locale.

    Nouvelle règlementation sur les lacs :

    CHARPAL: Le lac a été déclassé, la pêche ouvrira au 1er mai (bonne chose pour les brochets qui pourront frayer en paix !! ) et fermera au 31 décembre 2011 en No kill intégral. L’utilisation du moteur électrique est désormais autorisée.

    NAUSSAC: Ouverture du 05 février au 31 décembre 2011 (2 brochets max de plus de 60 cm ou 8 salmonidés de plus de 23 cm dont 1 de plus de 40 cm),Moteur électrique autorisé.
    VILLEFORT: Ouverture du 26 février au 31 octobre 2011 et fario du 12 mars au 18 sept (8 salmonidés de plus de 23 cm dont 2 de plus de 40 cm ; cristivomer maille à 40 cm).Moteur électrique et thermique autorisés.
    D’autre part, Stéphane Faudon vous propose également des voyages de pêche à la mouche à l’étranger et des stages particuliers.
    Programme Pêche 2011:

    -LOZERE Stages et séjours pêche à la mouche avec ou sans hébergement en Lozère

    Du 12 mars au 4 septembre : La Lozère en long ,en large et en travers !!!

    A partir de début mai :Sorties Mouche Carnassiers à Charpal

    Du 10 au 17 juillet et du 13 au 20 aout 2011 :Stage Ados Mouche


    -VOYAGES pêche à la mouche 2011

    En collaboration avec l’agence Planet Fly Fishing ,L’année 2010 à été pour moi l’occasion d’aller prospecter 3 nouvelles destinations pour pouvoir vous proposer de nouvelles évasions pêche .

    – La Suède : J’ai enfin découvert en Aout dernier , le paradis des Ombres communs , La rivière Kaitum , une pêche exclusive en sèche sur une densité de poissons sauvages exceptionnelle au bout du monde sous le soleil de minuit, je pars cette année fin juillet pour vous faire découvrir en petit groupe ce mythe halieutique de renommée mondiale ..

    – l’ Autriche : Je suis parti pêcher début septembre la rivière YBSS et ses Affluents , secteur idéal pour se faire plaisir en sèche et en nymphe à vue sur les truites et les Ombres , hôtel de qualité , parcours réservés à la journée avec nombre de cannes limités , poissons garanties..Je proposerais cette destination pour la saison 2012 .

    – Le Mexique : J’en rêvé depuis longtemps et j’ai fait une infidélité aux rivières pour aller lancer mes mouches dans l’ eau salée en janvier dernier sur la baie de ascension au Mexique ,J’ai découvert une autre dimension de pêche dans la traque des Bonefish, Tarpons , Permits et Snooks.Nouvelles sensations au pays du soleil et des dauphins entre lagune et Lagon.Avec un très bon rapport qualité / prix , c’est une destination idéale pour une première pêche à la mouche tropicale.Si vous voulez découvrir cette pêche « salée « à mes côtés , je vais proposer une semaine en décembre 2011,je serais à votre service pour le matériel et les montages et je serais appuyé sur place par des guides locaux expérimentés avec leurs bateaux . Si cela vous tente contactez moi ..

    stéphane Faudon
    Moniteur guide de pêche Mouche
    www.lozerepechemouche.com
    06 72 94 64 80