Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : Méditerranée

Antilles françaises : 4 sites ont reçu le label d’Aires spécialement protégées
Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de
l’Energie a annoncé le 27 octobre quatre sites des Antilles françaises ont reçu
le label d’Aires spécialement protégées à l’occasion de la réunion de la
convention internationale de mer régionale de Carthagène, organisée en
République Dominicaine du 23 au 25 octobre 2012. Il s’agit de la Réserve
naturelle nationale de Saint-Martin, des Etangs lagunaires de Saint Martin, de
la Réserve naturelle nationale de « Petite-Terre » en Guadeloupe et du
Sanctuaire de mammifères marins Agoa. Créé en 2010 sur l’ensemble de la zone
économique exclusive des Antilles françaises, le sanctuaire Agoa est le second
sanctuaire de mammifères marins après le sanctuaire Pelagos, créé en
Méditerranée.Crédits photo : Jérôme Couroucé/MDD

Le Centre Ifremer Méditerranée s’ouvre au public
L’Ifremer organise des journées portes
ouvertes au Centre Ifremer Méditerranée les samedi 21 et dimanche 22 mai à La
Seyne-sur-mer, dans la zone portuaire de Brégaillon. Expos, conférences et
ateliers animés par des scientifiques attendent tous les amoureux de la mer,
curieux de percer les mystères de la grande bleue. Lors de sa première édition
en 2007, cet événement a attiré plus de 5000 visiteurs.Renseignements :
wwz.ifremer.fr/mediterranee/jpo_2011
Pêcher toute l’année en Méditerranée
Conséquence inattendue du réchauffement climatique, la Méditerranée voit sa population changer. On y observe depuis quelques années toutes sortes de poissons tropicaux que les pêcheurs sont bien contents de trouver à portée de TGV quand il fallait des heures d’avion et toutes sortes de certificats de vaccination pour espérer en capturer.
Par Vincent Lalu
Vincent Palun est un guide de pêche heureux. La climatologie lui permet de concilier deux rêves : pêcher la mer de son enfance et y attraper des poissons tout droit sortis de ses rêves caraïbes. Vincent pêche la baie du Lavandou depuis l’âge de 7 ans. Il en connaît tous les cailloux, les plateaux, les cassants, il sait où passe le poisson et quand il passe. La seule différence est que les poissons de son enfance ont grandi avec lui. Et la baie a accueilli pas mal d’immigrés : des barracudas, des maquereaux espagnols, des daurades coryphènes qui, en rejoignant les effectifs du bétail local (pagres, dentis, loups, sérioles, pélamides, bonitous, daurades royales et grisets, sabres et pageots), ont fait de cette destination de pêche une alternative de plus en plus crédible aux Bijagos et autres Nouadhibou. La zone de pêche entre et autour des îles d’Or et le Lavandou est à peu près aussi accidentée que le sont ces fameuses Préalpes du Sud dont elles sont la prolongation immergée. Ainsi les différences de niveau entre le cap Nègre et la pointe est du Levant dépassent parfois les 400 mètres, avec des dénivelés correspondant exactement à ceux que propose l’arrière-pays de la montagne des Maures.
Bien les explorer n’est pas donné au premier venu, avec ou sans sondeur. Les courants, les mouvements de la mer font que le poisson y a ses habitudes qu’il faut connaître pour éviter de chercher une aiguille dans une botte de foin, ce qui peut au bout d’un moment devenir lassant, surtout si l’on pêche au jig. D’où le recours à un guide de pêche, activité que Vincent Palun a commencé d’exercer il y a quelques mois seulement (après avoir travaillé dans une voilerie et avoir été responsable de magasin chez un détaillant d’articles de pêche). Il opère avec un Cap Camarat de 6,95 m équipé d’un 150 cv Yamaha quatre temps, bateau efficace pour pêcher en traîne lente (à moins de deux noeuds à l’heure), et une centrale de navigation (sondeur, GPS, carte) qui lui permet de retrouver facilement circuits et tenues du poisson. L’autre avantage de cet équipement étant qu’il permet de pêcher presque toute l’année. “Il n’y a en fait que février et mars qui sont des mois off, explique Vincent, j’en profite pour les réparations et l’entretien du bateau. Pour le reste de l’année, chaque mois a sa pêche et c’est bien agréable de varier les techniques, et donc les plaisirs…” Alors, pour les lecteurs de Pêches sportives, voici un petit échéancier des rendez-vous annuels avec les poissons du Lavandou.

Grenelle ?
Quand les « Attila » du chalut montent au filet.
Les jours du thon en Méditerranée sont comptés. Selon le président du comité des pêches de Marseille, c’est la faute des pêcheurs sportifs. Ça sonne comme une blague, et pourtant ce monsieur semble sérieux…Dans le quotidien La Provence daté du 8 février dernier M. Mourad Kahoul, président du comité local des pêches de Marseille, s’indigne de la décision autorisant les pêcheurs sportifs à pêcher le thon.
“On accorde à des nantis, à des personnes qui exercent déjà une profession bien rémunérée ou qui vivent aisément de rentes ou de bonnes pensions de retraite et qui sont, ou ont été, les décisionnaires ou à l’initiative des contraintes qui frappent notre profession, le droit de pouvoir s’amuser avec une espèce en grand danger d’extinction.“ C’est bien la première fois à notre connaissance que M. Mourad Kahoul considère le thon rouge (Thunnus thynnus) comme une espèce en “grand danger d’extinction”.
Le BGFCF, l’IGFA, mais également le WWF, Greenpeace et quelques scientifiques de l’Ifremer, qui depuis des années tirent la sonnette d’alarme quant au risque de disparition prochaine de cette espèce emblématique, sont ravis de l’apprendre. Jusqu’au 8 février dernier, M. Kahoul tenait plutôt un discours inverse.