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  • Leurres à brochet : les 50 indispensables

    Leurres à brochet : les 50 indispensables

    Parmi la multitude de leurres qui peuvent faire prendre des brochets, seules quelques dizaines se détachent nettement du lot. Ce dossier, dont le but est de permettre aux pêcheurs de ne pas se tromper lors des achats, met en évidence des leurres dont la plupart commencent à dater un peu. Ils demeurent des valeurs sûres que, souvent, les créations nouvelles n’égalent pas.

    La pêche aux leurres connaît un engouement certain de la part des pêcheurs depuis une dizaine d’années en France et un peu partout en Europe. Basée sur un modèle américano-japonais, cette technique consiste à créer des nages de leurres non répétitives qui sont censées surprendre le carnassier. Le brochet réagit très bien à ce principe. Les leurres japonais modernes sont donc quasiment tous conçus sur ce modèle, à l’exception des cranckbaits, des lipless et de certains swimbaits, pour des raisons techniques. C’est l’évolution des premiers poissons nageurs, dotés alors d’une nage régulière et d’une vitesse de nage invariable. Dans les années 1990, les concepteurs japonais ont décuplé la possibilité de nage des leurres. Seiji Kato, le plus doué d’entre eux, avait alors mis au point la plus fabuleuse des gammes de leurres jamais inventée pour le compte de Lucky-Craft. Plus de quinze ans plus tard, les B’Freeze, Sammy, Flash Minnow ou encore le lipless D-15 restent parmi ce qui se fait de mieux. Les brochets ne font pas partie des poissons qui s’adaptent très rapidement à la nage des leurres au point de s’en méfier (le silure est autrement plus doué pour refuser en moins d’une saison ce qu’il voit passer un peu trop souvent).

    Les brochets réagissent de façon positive à certains leurres qui leur plaisent dans la mesure où ils sont actifs. Car le plus denté des carnassiers reste très lunatique, alternant de grandes périodes de faible activité et quelques moments de folie au cours de la saison. Dans tous les cas, autant pêcher avec les bons leurres pour mettre toutes les chances de son côté. Ce dossier fait également apparaître que les produits qui traversent les années sans souffrir de la concurrence sont toujours ceux dont les créateurs ne se sont pas contentés de copier l’existant, mais qui ont imaginé un concept nouveau et fait l’effort de le développer.

    De la bonne utilisation de chaque modèle :

    Un très bon leurre ne l’est que s’il est utilisé à bon escient. Pêcher avec un leurre de surface dans dix mètres d’eau n’est pas très logique. Dans la pratique, les erreurs sont nombreuses et elles nous indiquent à quel point la pêche aux leurres demande de la précision dans l’utilisation des différents modèles. Prenons, par exemple, le cas des chatterbaits, ces jigs ultra-vibrants, si efficaces pour débusquer des brochets qui se tiennent dans des herbiers très denses. En eaux libres, ils font souvent figure d’épouvantail.

  • Pêche en mer :  techniques d’automne

    Pêche en mer : techniques d’automne

    Avant l’arrivée des premiers grands froids, les carnassiers marins comme le bar, les thonidés, la liche, le tassergal ou les maquereaux se nourrissent abondamment. Il est encore temps de réaliser de très belles pêches pour peu que l’on connaisse les habitudes des poissons et les techniques appropriées pour les pêcher.

    Par Georges Rambaldi

    La pêche automnale signe la fin de saison pour de nombreuses espèces. La raison est simple. Avec l’arrivée de l’hiver, la température de l’eau descend et les poissons fourrages vont réagir à cette baisse de température en recherchant des zones plus chaudes. Suite aux premiers “coups de froid”, la couche de surface va être la première à se refroidir. Les poissons vont immédiatement fuir cette couche d’eau pour se réfugier plus en profondeur. Les couches profondes bénéficient encore de la chaleur accumulée durant l’été. La pêche entre 5 et 25 mètres de profondeur permet de retrouver toutes les espèces que l’on pêchait souvent en surface quelques semaines plus tôt. C’est là que l’on trouvera les prédateurs que sont les bars, lieux, liches, sérioles, tassergals, maquereaux communs et espagnols, les bonites, pélamides, etc.

    LA TRAÎNE CÔTIÈRE

    La petite traîne, encore appelée traîne côtière fait de plus en plus d’adeptes, notamment en Méditerranée. Premièrement, c’est une reconversion naturelle pour tous les pêcheurs de thons au large qui malheureusement depuis plusieurs années, connaissent des bredouilles à répétition. Cette année encore, les thons se sont fait rares dans les eaux de la grande bleue. Les prises sont de plus en plus petites, à tel point qu’un poisson de 200 livres est considéré aujourd’hui comme une prise très respectable. Deuxièmement, la traîne côtière permet de prendre de fabuleux poissons de sport, au premier rang desquels se trouve la sériole (le fameux amberjack aux Etats-Unis). Les sérioles de Méditerranée atteignent couramment des poids de 50 à 80 livres, ce qui, sur du matériel de traîne léger, procure une sensation forte qui s’apparente à ce que connaissent les pêcheurs de thons aujourd’hui. La sériole est, de l’avis des plus grands spécialistes, un poisson au moins aussi puissant qu’un thon du même poids. La liche amie, superbe carangue migratrice, fréquente la côte nord de la Méditerranée jusqu’au début de l’automne, puis migre, via le détroit de Gilbraltar le long des côtes du Maroc et jusqu’au Sénégal pour y passer l’hiver. Le tassergal se pêche également très bien à la traîne aux poissons- nageurs de grande taille ou au poisson mort (mulet, maquereau, orphie, barracuda). Pour tous ces poissons, l’utilisation d’un down rigger, lest muni d’une pince pour tenir le fil, puis le libérer à la touche, est indispensable pour maintenir un leurre ou un appât à la profondeur souhaitée. Une connaissance approfondie des fonds marins est toujours garante de succès. Un bon sondeur, un GPS et une carte sédimentaire de la Direction du service hydrogéographique et océanique de la marine (Shom) constituent des atouts précieux pour connaître la nature des fonds marins (vase, sable, roche), ainsi que la carte des épaves éditées par le même organisme(1).

    AUX LEURRES, N’INSISTEZ PAS EN SURFACE SI LES ATTAQUES SE FONT RARES

    Il est possible cependant, si le temps reste clément, d’enregistrer encores des attaques sur les leurres de surface, qu’ils soient traînés derrière un bateau ou ramenés à l’aide d’une canne à lancer. Mais si les résultats tardent à venir, inutile de perdre son temps à changer de leurre en se disant qu’une fois qu’on aura trouvé le bon… C’est en dessous que cela se passe. Généralement, l’essai de leurres plongeants procure beaucoup plus de touches. Là encore, un écho-sondeur facilite grandement la localisation des poissons.

    LE JIG EN SECOURS

    On entend par jigs les leurres destinés aux animations verticales. Cette technique est généralement pratiquée entre 3 et 20 mètres de profondeur. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux conditions de pêche automnale quand il faut aller chercher les poissons là où ils se trouvent. Les épaves, si vous en connaissez, comptent parmi les meilleurs postes pour pêcher aux jigs. Les gros prédateurs ont élu domicile dans ces vieux bateaux qui font office de récifs artificiels. Parmi les jigs les plus efficaces, on trouve le Swimming jig de Spro, un leurre dense qui s’anime de façon très réaliste tant à l’ascension qu’à la descente où il plane en feuille morte. Les leurres souples comme le Mega Shad de Flashmer font également merveille. Toutes les grandes marques de leurres (Smith, Illex, Lucky Craft… proposent plusieurs modèles de jigs). Inutile de préciser que l’utilisation d’un sondeur est ici d’un grand recours.

    EN MÉDITERRANÉE, PROFITEZ DES DERNIERS RAYONS DU SOLEIL

    C’est en Méditerranée que l’on pourra bénéficier le plus longtemps d’une température clémente. Le mois de novembre offre encore de bonnes possibilités, notamment dans sa partie ouest et sur les côtes espagnoles. Au fur et à mesure que l’eau se refroidit le long de la côte nord, les poissons prennent la route du sud, et pour certaines espèces comme les liches, c’est le déclenchement de la migration hivernale. On peut encore les intercepter, mais cet événement ne dure guère plus de deux ou trois semaines.

    DEPUIS LE BORD, FAITES LES ESTUAIRES

    Grand classique de la pêche en Méditerranée, les estuaires sont des postes privilégiés pour la pêche en surf casting et aux leurres. Si de plus une grosse crue vient troubler les eaux de la rivière, c’est le moment d’en profiter. Les sédiments arrachés aux bassins versant de la vallée font transiter un millier de tonnes d’organismes vivants tant animaux (insectes) que végétaux. Le poisson fourrage foisonne dans la zone d’eau trouble arrivée en mer. Et comme toujours, cette concentration attire les prédateurs. Citons le delta du Rhône, l’embouchure du Vidourle, de l’Aube ou de l’Hérault.

    (1) Direction du service hydrogéographique et océanique de la marine (SHOM) 3, avenue O. Gréard, BP5, 75007 Paris.
    Tél. : 01 44 38 41 16.

  • Illex Bonnie 128 NF

    Illex Bonnie 128 NF

    Le Bonnie 128 NF est un leurre de surface de type stickbait parmi les plus efficaces. Concurrent direct du Lucky Craft Sammy 128 et du Excalibur Super Spook, il fait merveille autant sur les bars que sur d’autres espèces marines. À l’étranger, et dans une moindre mesure en France, c’est également un très bon leurre à brochet. Nous avons eu la chance de pouvoir l’utiliser en Suède dans la mer Baltique (Archipelago). Il faisait monter des brochets fous de rage dans trois mètres d’eau ! Attention à ne pas oublier d’enlever l’hameçon central si vous pêchez en eau douce en France avec ce leurre, la réglementation n’en autorise que deux. Ces billes en tungstène font vraiment beaucoup de bruit et contribuent tout autant à son équilibre. Le Bonnie 128 NF s’expédie à grande distance sans forcer, restant parfaitement dans l’axe lors du lancer.

    Conseils d’animation
    Le Bonnie 128 NF s’anime par petits coups de scion brefs entrecoupés systèmatiquement d’arrêts. Ainsi, il se déporte une fois à gauche, une fois à droite. cette nage en zig-zag caractéristique des stick-baits s’obtient facilement avec ce leurre. De ce fait, il convient très bien aux pêcheurs n’ayant pas l’habitude d’animer un leurre de ce type. Par mer formée, il reste facilement manoeuvrable, car il bénéficie d’un niveau de flottaison assez haut sur l’eau. On veillera à bien relâcher la bannière après chaque impulsion afin de ne pas le brider et le laisser se désaxer librement. Nous conseillons de l’utiliser avec une tresse de 15 à 20/100 et avec un bas de ligne en fluorocarbone d’environ 50 cm de 60/100.


    Fiche technique

    Longueur : 128 mm. Poids : 25 gr.

    Prix conseillé : 17,60 euros.

    Existe en 10 coloris et en versions 90 et 110 mm.



    Renseignements :

    Site Internet : www.illex.fr

  • Lucky Craft Real California Premium 130 Swimbait

    Lucky Craft Real California Premium 130 Swimbait

    La mode est aux hards swims baits (leurres durs nageants) de grandes tailles. Lucky Craft n’est pas en reste avec un leurre hyperréaliste de 130 mm, le Real California Premium, dont l’aspect bel objet, cache une qualité de nage surprenante, fruit d’un parfait équilibre des masses et des volumes. Imitant des salmonidés (plusieurs espèces de truites selon les coloris), ce leurre imposant nage à quelques centimètres sous la surface et l’on croirait vraiment une truite à toutes les allures de récupérations. Sur ce point, il est important de souligner que le Real California Premium nage parfaitement à très faible vitesse de récupération, ce qui n’est pas le cas de tous les hards swims baits.

    Conseils d’animation
    Les leurres de cette famille se récupèrent principalement de façon linéaire, mais en faisant varier constamment la vitesse de récupération. Ainsi, l’effet louvoyant parait vraiment très naturel. Ce leurre est parfait pour rechercher des poissons actifs sur de grandes surfaces d’eau. Sa taille le destine en priorité au brochet, mais les black-bass de grandes tailles n’en font qu’une bouchée !


    Fiche technique

    Longueur : 130
    mm.

    Poids : 35,5 gr.

    Prix conseillé :
    42 euros.

    Renseignements :
    site Internet : www.luckycraft.fr

  • La fantastique aventure de la pêche aux leurres

    La fantastique aventure de la pêche aux leurres

    L’équipe de Pêches sportives a pris un “virage” important il y a quelques années en prenant la décision d’ouvrir ses pages à la pêche aux leurres. On ne s’y était pas trompé, car cette pêche est aujourd’hui en plein essor. Pour vous permettre de mieux la comprendre, nous avons réalisé un dossier retraçant l’historique de cette pêche, présentant sa situation actuelle, ses orientations et son évolution.

    Dossier réalisé par la rédaction

    A Pêches sportives, nous avons toujours eu plaisir à pratiquer différentes techniques de pêche, de la pêche au coup, à la pêche en mer, en passant par la mouche et la recherche des carnassiers d’où le nom initial du journal créé en 1996. Si la pêche à la mouche occupe toujours une place de choix dans notre magazine, il nous semblait évident qu’une technique aussi proche dans l’esprit que la pêche aux leurres devait également y figurer. La pêche aux leurres a le vent en poupe pour diverses raisons. Premièrement, elle est facile à mettre en oeuvre. Une boîte à leurres dans un petit sac à dos, une bobine de fluorocarbone pour les bas de lignes, quelques petits accessoires, une canne, un moulinet et c’est parti ! Grâce à elle, certains pêcheurs ont redécouvert une pêche citadine, pratiquée durant une paire d’heures, autant pour “prendre l’air” que pour prendre de magnifiques poissons. Deuxièmement, la dégradation des cours d’eau à truites dans nombres de régions françaises, a naturellement poussé les pêcheurs à la mouche à se tourner vers une autre technique. C’est le cas par exemple de bien des pêcheurs bretons, qui ont su profiter du développement de la pêche du bar aux leurres. Idem en Alsace, suite à l’expansion récente des populations d’aspes.

    Le leurre dans l’histoire

    Si depuis une dizaine d’années, il existe dans notre pays comme un peu partout en Europe d’ailleurs, un formidable engouement pour la pêche aux leurres, l’utilisation d’appâts artificiels pour capturer des poissons remonte à l’aube de l’humanité. Des leurres en ivoire de morse vieux de plus de 4000 ans (datation au carbone 14) étaient utilisés par les ancêtres des inuits de la Baie d’Hudson pour prendre sous la glace saumon et ombles arctiques. Depuis bien avant la découverte des civilisations polynésiennes par le capitaine Cook, celles-ci utilisaient des leurres en nacre ou en os de baleine pour capturer à la traîne thons, thazards, coryphènes et autres grands prédateurs marins… Et si nos ancêtres préhistoriques dont la survie du clan dépendait bien souvent du succès de la pêche, vouaient aux leurres de pêche en os, nacre ou ivoire, un véritable culte de l’objet qui ne devait pas seulement être efficace mais beau, de nombreux pêcheurs modernes fétichisent sur le leurre en tant qu’objet à collectionner. Il faut attendre le début du XIXe siècle pour voir apparaître les premiers leurres de pêche sportive ou récréative. Leurre universel s’il en est, la cuiller métallique, ou du moins son utilisation pour la pêche, nous viendrait d’Angleterre. L’histoire raconte que l’épouse d’un lord qui accompagnait son époux sur la barque alors qu’il pêchait dans un des lacs de son domaine, laissa tomber par inadvertance, une cuiller de pique-nique en argent par dessus bord, et la voyant tournoyer en coulant vers le fond, un brochet s’en saisit… En France, ce mode de pêche est mentionné pour la première fois par Charles de Massas dans son célèbre ouvrage “le pêcheur à la mouche artificielle et à toutes lignes » paru en 1859 à Paris. « Nous venions de déjeuner et le gloria normand flambait dans nos tasses. Vous voyez cette petite cuillère me dit mon ami en me présentant celle dont il venait de se servir pour remuer son café. Hé bien, avec elle je vous ferai prendre des perches et des brochets. Seulement il faudra lui enlever son manche et percer deux trous, l’un en haut, l’autre en bas, à ses deux extrémités. Je n’avais jamais entendu parler d’un semblable instrument, et l’incrédulité plus encore sur l’étonnement se peignait sur ma figure. Je ne plaisante pas, reprit mon ami, et pour vous en convaincre voici une cuillère toute disposée et qui m’a été envoyée d’Angleterre, pays où ce genre de pêche est pratiqué partout. Mon ami monta sa ligne à moulinet et y adapta le bas de ligne qui portait la cuillère. Grâce à sa forme et à la résistance qu’elle opposait à l’eau, la petite cuillère tournait avec une vitesse extrême, même en eau morte. Après quelques coups lancés surtout pour mouiller la ligne, il continua et prit onze perches, plus un brocheton de trois livres”.
    En France, la société Mepps, premier fabricant mondial de cuillers a été créée en 1937 et malgré un nom à consonance anglo-saxonne, était tout ce qu’il y a de plus française, même si elle a été récemment, compte tenu du succès de ses productions, rachetée par des capitaux américains. Mepps signifie en effet Manufacture d’Engins de Précision pour la Pêche Sportive. Mais les leurres les plus connus dans le monde sont certainement les Rapalas, fabriqués à l’origine en Finlande et dont le nom de marque tout comme frigidaire est passé dans le langage courant comme synonyme de leurre. Aux Etats-Unis, on estime à plus de 30 millions le nombre de pêcheurs aux leurres, et les chiffres d’affaires générés par cette industrie à plus de 50 milliards de dollars… En eau douce, le poisson le plus recherché dans le monde par les pêcheurs aux leurres est de loin le black-bass. En France, la truite vient certainement en tête suivie par le brochet, la perche et le sandre. En eau salée, sur nos côtes c’est le bar ou loup méditerranéen qui est l’espèce la plus recherchée par les pêcheurs plaisanciers. Les plus grands poissons marins comme les thons ou les marlins peuvent se pêcher aux leurres. Pour les Inuits, les poissons comme tous les êtres vivants ont une âme et cette «inua» apprécie d’être tuée à condition que ce soit par un bel objet, d’où la beauté des leurres eskimo.


    La belle histoire de Lauri Rapala

    Un des événements les plus marquants de l’histoire de la pêche aux leurres concerne le créateur d’un leurre devenu une véritable légende. Il s’agit du Finlandais Lauri Rapala, né en 1905 dans le centre de la Finlande. Cette région plate très boisée regorge de centaines de lacs, à la limite du cercle arctique. Les lacs sont ici très froids et les poissons comme les brochets, truites, perches et corégones ont une croissance lente. A l’âge de sept ans, Lauri et sa mère Mari se sont installés dans la paroisse de Asikkala à soixante kilomètres de Helsinki. En s’inscrivant dans le registre de la paroisse le prêtre oublia le nom (Saarinen) de Mari et y inscrit à la place le nom de leur village d’origine Rapala. En finlandais Rapala signifie « boue ». Au début des années 20, Lauri rencontra Elma Leppanen qui travaillait aussi comme bonne pour la maison Tommola. Le couple se maria en 1928 et emménagea chez les parents de Elma dans le village voisin de Riihilahti. Ils y restèrent jusqu’en 1933. Dans ces années de pénurie et de crise économique, Lauri travailla comme bûcheron l’hiver et comme pêcheur professionnel ou ouvrier agricole l’été. A la pêche, Lauri posait des filets pour le corégone et des lignes de fond pour le brochet et la perche, les captures étant vendues au marché local. Lauri pêchait aussi la truite à la traîne avec un appât, trois truites pour plus de 4 kg rapportait au marché l’équivalent de deux semaines de travail à l’usine. Le travail de pêcheur était rude et solitaire, cela éprouvait constamment Lauri, mais comme il le dit plus tard à ses enfants, au moins il était “libre”. Lauri utilisait une ligne de traîne équipée d’un millier d’hameçons, celle-ci était destinée aux perches et brochets. La ligne était traînée derrière une barque à rames appelée Soutuvene. Les hameçons étaient eschés de vairons que Lauri capturait dans un lac de la forêt avoisinante. Après de nombreuses années, Lauri constata que quelque chose distinguait le vairon se faisant attaquer parmi un banc entier. Cette observation d’une nage ondulée légèrement décentrée d’un poisson blessé ou malade allait changer la vie de Lauri. « Notre père comprenait vraiment la pêche », dit Risto. Il reconnaissait les relations entre la topographie des fonds et la localisation des poissons. Il apprit comment les poissons se nourrissaient et comment ils se déplaçaient d’une zone à une autre. Il pensait qu’un leurre pourrait l’aider à capturer plus de poissons et gagner plus d’argent. Un leurre bien fait éviterait aussi de constamment escher les lignes avec des vairons. Les vairons meurent, un leurre ne meurt pas. Alors Lauri tailla, coupa et forma du bois jusqu’à ce qu’éventuellement un leurre commence à prendre forme. Lauri travailla dur, mais son désir initial de simuler un poisson malade échoua. Il observa que son leurre n’avait pas la nage désirée d’un poisson blessé. Il continua d’expérimenter avec divers montages d’hameçons et de bavettes en tôle de gouttière. Finalement, en 1936 avec un couteau de cordonnier, une lime et du papier de verre, il forma dans du bouchon son premier leurre adéquat. L’extérieur du leurre était recouvert de papier aluminium de barre chocolatée et de fromage emprunté chez le voisin. Le vernis n’étant pas disponible Lauri fondit du film négatif photographique afin de protéger la surface du leurre. Ce premier leurre existe encore de nos jours, il est noir de dos, doré sur les flancs et blanc dessous, tout comme les vairons du Lac Paijanne. Une fois terminé le leurre fût traîné avec une ligne attachée au bout de son pouce afin d’éviter la perte du leurre. Il imitait si bien un vairon que les truites et brochets ne tardèrent pas à se jeter dessus. La petite entreprise familiale qui fabriquait à la main environ 1000 leurres par an connu le succès que l’on sait et devint dès les années 1970 le premier fabricant de poissons nageurs au monde.


    Des leurres à récupération irrégulière

    Les leurres Rapala comptent des modèles légendaires comme le Countdown (une référence pour la pêche de la truite), le Magnum qui a permis de prendre des milliers de poissons dans les eaux tropicales ou le Shad Rap avec sa longue bavette qui offrait à l’époque de sa sortie la possibilité de pêcher plus en profondeur. Les leurres Rapala ont connu le succès sur tous les tableaux, de la pêche de la truite en ruisseau jusqu’à la pêche à la traîne en mer. Mais les leurres Rapala sont conçus sur un principe qui n’autorise pas une récupération très variée. On peut agrémenter leur récupération d’arrêt (stop and go) mais dans l’ensemble, leur nage est bien rectiligne.  Parallèlement la marque américaine Creek Chub s’était spécialisé depuis longtemps dans la mise au point et la fabrication de leurres en bois à hélices (plugs) ou du genre popper, avec également un grand succès. En Europe, Hardy occupait également le secteur des leurres en bois dès le début du XXe siècle. Tous ces leurres fonctionnaient sur le principe quasi identique d’une nage rectiligne. C’est ce qui a poussé les pêcheurs américains et japonais, grands amateurs de pêche au black-bass à développer des gammes de poissons nageurs pouvant être animés par le pêcheur. Cela c’est fait naturellement, face à des populations de black-bass de plus en plus difficiles à leurrer au pays du no-kill et des grands tournois médiatisés. Ainsi sont apparus des poissons nageurs de toutes sortes, aux qualités vraiment nouvelles. L’élaboration des premiers modèles a pris des mois, voire des années. Les formes, les densités, les matières utilisées ont fait l’effet d’une bombe dans le monde de la pêche aux leurres. En France, il aura fallu attendre le début des années 1990 pour commencer vraiment à profiter des premiers modèles importés du Japon ou d’Amérique du Nord. Le leurre de surface Lucky Craft Sammy 100 ainsi que le Heddon Super Spook se sont arrachés dès leur arrivé sur l’ensemble du littoral français. Leur nage en zig-zag, leurs corps équipés de billes sonores ont surpris les bars, qui ne s’attendaient sans doute pas à un tel effet ! Les importateurs se sont vite retrouvés débordés par ces deux leurres qui se sont vendus comme des petits pains. Avec le développement d’Internet, le marché de l’occasion s’emballe entre les périodes d’approvisionnement pour ces deux modèles et les prix atteignent cinq à huit fois celui du neuf ! Vers le milieu des années 1990, les choses s’accélèrent et l’on voit apparaître en France comme dans tous les pays où la pêche sportive est développée, de larges collections de poissons nageurs nouvelle génération. Certains pêcheurs français se sont intéressés de près à cette évolution bien avant le développement que l’on connaît désormais.
    C’est le cas de Franck Rosmann, président de l’association Black Bass France (BBF), ou de Hiroshi Takahashi, venu du pays du leurre s’installer en France au départ pour ces études et qui aujourd’hui développe le département leurre chez Illex (Sensas). Tous deux ont largement contribué à travers leurs articles, leurs rencontres et leurs animations la faire connaître cette technique auprès des pêcheurs français.
    Après les leurres de surface, ce sont les modèles à bavettes, (jerk bait, que l’on peut traduire par “appât à faire danser ”) qui font leur apparition dans l’Hexagone. Et là non plus, nous ne serons pas déçus ! Toujours pour la pêche du bar Lucky Craft, propose un leurre best seller, qui ne laisse personne indifférent, le Flash Minnow. Vincent Debris, le célèbre détaillant parisien (Des Poissons Si Grands), nous confiait il y a peu : “sur dix leurres pour la pêche du bar nous vendons six ou sept Flash Minnow…”. Si ce leurre est devenu un classique dans de nombreux pays, son succès en France s’explique par le fait qu’il n’avait à l’époque quasiment aucun concurrent. Le principe du Flash Minnow, surtout avec la version suspending (qui reste à la même profondeur lorsqu’on arrête sa récupération) est le fruit d’une longue recherche. S’il peut être utilisé en traîne lente, le Flash Minnow prend une tout autre allure lorsqu’on l’anime. C’est purement un leurre pour la pêche au lancer. Scion au ras de l’eau, les mouvements imprimés à la canne animent le leurre. Le rôle du moulinet étant réduit à avaler le “mou”.
    Selon la variété des animations (twitching ou jerking), le leurre se décale tantôt à droite, tantôt à gauche, plonge brusquement, ou au contraire remonte pour marsouiner en surface ! Le succès du Flash Minnow tient en un équilibre subtil, dont dépend la répartition des différents lests qui le composent. On y trouve, un lest fixe en cuivre au centre (en bas), deux billes métalliques dont une qui circule dans le canal et qui a deux fonctions. Premièrement pouvoir se placer à l’arrière du leurre afin de le stabiliser lors du lancer et deuxièmement revenir à l’avant lors de la récupération pour donner la bonne inclinaison au leurre tout en battant le rappel en tapant contre les parois. Dans la tête du Flash Minnow sont logées deux billes en verre et une bille métallique, les trois de petites tailles. Le son produit et cette fois très clair. Dans l’eau, on parle de sons à hautes fréquences pour les sons aigus, et de basses fréquences pour les sons graves. Le mélange des fréquences qui s’échappent du Flash Minnow contribue sans doute beaucoup à son efficacité.
    Toutes les marques japonaises proposent des jerk baits souvent très performants. Citons chez Illex le Jason S, le Squad Minnow 95 SP, la série des Arnaud (flottant, coulants et suspending), ou encore la série des Squirrell, tous excellents dans leurs domaines. Le Vision de Megabass est un incontournable tant en eau douce qu’en mer. Chez Smith, le Saruna, flottant ou suspending est un concurrent du Flash Minnow, tout comme le Smith Wavy. Les jerk baits donnants de bons résultats sur le bar sont aussi très efficaces sur les brochets, même si les fabricants ont développé des modèles spécifiques pour cette espèce, comme l’incontournable Lucky Craft (encore eux nous direz-vous…) B’Freeze, un jerk bait plus haut en section que les modèles pour le bar, ce qui génère des déhanchements plus lents et plus marqués, ainsi qu’un effet de rolling, révolutionaire à l’époque. Les modèles à longues bavettes (longbill minnows et crankbaits) ont permis d’explorer des couches d’eau plus profondes, jusqu’à 4 mètres environ et là encore le choix est large, avec parfois des produits qui sortent de l’ordinaire par leur conception (Zenith Bullet, Staysee Lucky Craft, DUO Cranck Minnow, Megabass Deep X 200 T, Hi-Dep Crank River2Sea, Deep Little N et DD22 de Bill Norman) sur lesquels on peut compter. L’ancêtre des crankbaits est le Helin Flatfish, tout droit sorti de l’imagination de l’Américain Charles Helin dans les années 30. Les poissons nageurs à bavettes étant toutefois limités en profondeur, il fallait bien trouver un moyen de continuer “l’exploration”.
    La solution fut trouvée avec les lipless, des leurres sans bavettes, coulants, et qui peuvent s’utiliser jusqu’à environ 10 mètres. Les lipless sont déclinés en différentes tailles pour la pêche de la perche, du brochet ou du bar. Ces leurres étant particulièrement dense, leur taille est limitée à environ 90 mm pour une trentaine de grammes. Ils sont dans la plupart des cas généreusement équipés de billes sonores qui font merveille notamment sur les brochets. Ici s’arrête (pour le moment car les recherches sont permanentes) le domaine des poissons nageurs. Il est possible de pêcher beaucoup plus en profondeur avec des leurres durs, mais cette fois avec des jigs, dont l’ancêtre n’est autre que le poisson d’étain. Encore peu exploitée par les français, et pour finir en beauté, il est bon de promouvoir la pêche aux crankbaits très peu plongeants (dont les fameux Fat Rap et autres Plucky et Floppy furent parmi les premiers à nager dans nos eaux) et aux plugs de sub-surface (Lucky13 de Heddon) Cette pêche, riche en émotions, se distingue un peu de la pêche au topwater purs car ces leurres remuants aux formes farfelues (comme aimait à les créer Fred Arbogast dès les années 30 outre Atlantique mais apparus dès la fin des années 1800 sous les marques Pflueger, Oreno, Shakespeare qui perdurent encore aujourd’hui) se récupèrent au moulinet, sans trop d’animations. Sur un leurre en mouvement, les attaques sont d’autant plus violentes que celui-ci perturbe, par son action, le territoire d’un prédateur ! Décharges d’adrénaline garanties. (Illex Bunny, Kazzla Imakatsu, Cicada Pop et Kranky S43 River2Sea).


    L’avenir de la pêche aux leurres souples

    La pêche aux leurres souples est historiquement moins ancienne que la pêche aux poissons nageurs, mais pour les pêcheurs français, elle s’est pratiquée intensivement avec le développement du sandre dans les années 1980. Les produits Mister Twister, développés par la société Mepps, sont donc bien connus, tout comme les leurres souples de la société française Delalande. Mais là encore, les Japonais et les Américains ont développé intensivement le monde des leurres souples en variant les formes, les matériaux et surtout en incorporant des attractants dans les leurres. Aujourd’hui, plus aucune marque ne propose de leurres souples sans variantes avec attractant (sel, extraits de crustacés…), qu’il s’agisse de Gary Yamamoto, Berkley, AMS, Storm, Mann’s, Illex, River2Sea, ou Megabass. Les attractants ont pour but de rendre les leurres souples moins artificiels lorsque les poissons s’en emparent, et évitent ainsi des ratés à la touche, mais aussi d’en modifier la densité (sel). Avec le sandre toujours tatillon, c’est un plus indéniable, surtout s’il s’agit de montages à plombée coulissante. Le montage texan est sur ce point parfait, le plomb en forme de balle coulisse librement devant le leurre, et son hameçon simple spécial reste des plus discret car sa pointe immerge à peine du corps du leurre. Ce montage transposé à la pêche du sandre a été imaginé pour permettre de pêcher les black-bass sur des postes très encombrés d’obstacles. Cela démontre une fois de plus que le développement et la conception des leurres souples ou durs est étroitement lié à la pêche du blackbass.
    Depuis une vingtaine d’années, les principales évolutions techniques apportées aux leurres proviennent de cette pêche en raison d’une part de l’extraordinaire faculté d’adaptation du black-bass à se méfier des leurres qu’il connaît et d’autre part en raison des enjeux que représente la pêche sportive de ce poisson aux Etats-Unis et au japon. Certains tournois sont dotés de primes colossales qui peuvent atteindre un million de dollars ! Cela incite à bien pêcher ! La pêche aux leurres souples c’est la liberté. La liberté des formes, des montages, des profondeurs de pêches, etc. Tout est donc possible aussi bien en mer qu’en eaux douces. A tout cela vient s’ajouter des prix moins élevés que ceux des poissons nageurs. Cela explique que la pêche aux leurres souples se développe fortement en France et ailleurs. Que ce soit pour le brochet, le sandre, la perche, le blackbass ou le bar, jamais nous n’avons disposé d’un tel choix de modèles et d’une aussi grande variété de montages. Et comme en matière de matériel de pêche, tout n’est qu’un éternel recommencement, nous voyons arriver sur le marché des leurres “hybrides” mi poissons nageurs, mi leurre souple. Illex, Storm ou Megabait ont développé ce marché relativement nouveau pour les pêcheurs français et qui a l’air de mieux percer sous la forme de big baits que sous celle des crankbaits et des minnows.


    Le cas de la pêche du bar

    L’époque faste de la pêche du bar aux poissons nageurs citée ci-dessus fut de courte durée. Devant l’engouement qu’a suscité l’arrivée des premiers leurres de surface nouvelle génération (Sammy, Super Spook, Z-Claw, Bonnie…) il y a une quinzaine d’années, nos bars ont très vite appris à se méfier de ces drôles de proies sonores, comme ils l’avait fait auparavant avec les poissons à hélices (le fameux Big-Big ou les MirrOlure par exemple). Il faut savoir qu’un bar grandit très lentement. Un poisson de cinq kilos peut avoir plus de vingt ans. Autrement dit, les juvéniles d’il y a quinze ans ont par fougue, agressivité ou nécessité alimentaire, pour la plupart connu la désagréable surprise de se retrouver clavé sur les deux, voire trois hameçons triples que comportent ces leurres. Ils ont eu le temps d’apprendre (pour ceux qui ont échappé aux pêcheurs professionnels ou de loisirs). Depuis trois ou quatre ans, le constat est général sur les zones les plus pêchées, les poissons nageurs engendrent de nombreux refus, et les poissons qui suivaient les leurres jusqu’au bateau font désormais demi-tour beaucoup plus tôt ! Premier enseignement, les billes sonores qui attiraient tant les bars par le passé sont un inconvénient par mer calme. Les pêcheurs en sont venus pour certains à percer leurs Sammy ou leur Super Spook pour coller les billes à l’intérieur de façon à ce qu’elles ne bougent plus ! Un leurre de surface non bruiteur comme le Smith Zip Sea Pen a trouvé d’un coup de nombreux preneurs. Nous avons vécu cette expérience avec le guide de pêche Thierry Patin-de-Saulcourt dans la région de Morlaix, par une mer d’huile. La différence était flagrante entre les leurres bruiteurs et les autres. Second enseignement, après les leurres de surface, les jerkbaits, long-bills, et autres lipless, les bars ont été très (trop ?) sollicités avec des poissons nageurs dans toutes les couches d’eau jusqu’à environ 8 ou 10 mètres. Certes, les poissons nageurs continuent de prendre des bars, mais l’époque des pêches faciles semble révolu surtout par “petit temps”. Lorsque la mer est formée et que la houle vient se briser sur les rochers, un poisson nageur sera pris plus facilement s’il évolue dans l’écume qu’au milieu d’une eau cristalline non agitée. Alors, la nouvelle tendance est de les pêcher aux leurres souples, surtout en dessous de cette profondeur, c’est-à-dire là où ils sont plus tranquilles, jusqu’à une profondeur qui peut dépasser les trente mètres… La qualité du sport y perd beaucoup, fini les belles attaques en surfaces, car c’est avant tout une recherche à l’écho sondeur. En revanche la pêche du bar aux leurres souples reste très agréable à pratiquer dans peu d’eau. Moins “artificiels” que les poissons nageurs, silencieux, les leurres souples sont des armes redoutables pour prendre des bars méfiants. Les modèles qui conviennent pour la pêche du bar sont fort nombreux. Ils imitent des petits poissons ou des civelles, avec plus ou moins de réalisme au niveau des formes et des couleurs. Associés à des têtes plombées de différentes formes, leur nage est des plus excitantes.


    Un nouveau venu, l’aspe !

    Peut-être ne connaissez-vous pas ce cyprinidé très particulier originaire du bassin du Danube et de l’Elbe. L’aspe (Aspius aspius), est donc un cyprinidé principalement carnassier. Sa présence dans le Rhin est signalée depuis au moins vingt à trente ans, mais jusqu’à la fin des années 1990, elle était plutôt anecdotique. L’aspe est arrivé dans les eaux du Rhin par les canaux et son développement soudain est sans doute imputable aux plusieurs années de canicule qui ont marqué les premières années 2000. Toujours est-il qu’en quelques années, les populations d’aspes ont véritablement explosé sur le Rhin et ses affluents, notamment sur l’Ill. Comme tous les cyprinidés, l’aspe se satisfait d’exigences biologiques faibles. C’est pourtant un cyprinidé d’eaux courantes, mais on le trouve aussi dans les ports ou les canaux. Au niveau de Strasbourg, on le trouve sur le cours originel du Rhin (Vieux Rhin), sur le cours navigable, sur l’Ill, ou dans les eaux mortes du Port autonome. Sa pêche aux leurres fut expérimentée par de jeunes pêcheurs strasbourgeois, qui très vite se sont rendu compte des possibilités intéressantes que représentait ce poisson pour la pêche aux leurres. Leur expérience est relatée dans un superbe documentaire intitulé, L’Aspe, le seigneur du Rhin, signé Nicolas Dupuis, diffusé actuellement sur Seasons. Tout d’abord, l’aspe, qui chasse volontiers dans les bancs d’ablettes, prend très bien les poissons nageurs d’une taille de 80 à 100 mm, notamment en surface ! La surprise fut de taille d’autant que l’aspe atteint couramment une taille de 60 à 70 cm. Les plus gros sujets peuvent atteindre le mètre et peser jusqu’à 8 ou 9 kilos. Toujours par les canaux, et par le Rhin, l’aspe continue son expansion. Il est présent sur la basse Moselle, l’Yonne et sans doute a t-il déjà passé la ligne de partage des eaux pour gagner le bassin du Rhône via le canal du Rhône au Rhin qui relie Montbéliard à Mulhouse. Il va falloir songer à aller promener un stick bait dans les eaux du Doubs du coté de Montbéliard dès les prochains beaux jours… L’aspe est réellement un poisson de sport, d’une part parce qu’il attaque volontiers les leurres de surface avec fougue durant la belle saison et d’autre part en raison du faible intérêt de sa chair pour la consommation. Contrairement au sandre, l’aspe n’intéressera ni les pêcheurs professionnels, ni les pêcheurs amateurs voulant tiré profit de leur pêche. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle !

  • Lucky Craft Bevy Vibration 50 SP

    Lucky Craft Bevy Vibration 50 SP

    Les leurres “lipless” sont quasiment tous coulants. Tous, sauf le Bevy Vibration 50 SP mis au point par Lucky Craft ! On comprend dès le premier lancer que quelque chose d’inhabituel se passe. Et pour cause ! Au lieu de couler comme une enclume, notre leurre s’arrête en pleine eau dès qu’on arrête de le ramener. Etonnant certes, mais très utile pour les hauts fonds où, d’ordinaire, on ne risque pas trop un lipless. Par sa petite taille le Bevy Vibration se destine en priorité à la pêche de la perche. De belles pêches de sandre en rivière sur les radiers ont également été réalisées avec ce leurre. Des petites billes de verre émettent un son très clair mais relativement discret. C’est le genre de leurre très atypique qui apporte souvent une solution sur certains postes où peu d’autres leurres conviennent.


    Conseils d’animation

    Avec ses 4,3 g, le Bevy Vibration 50 SP fait partie des petits leurres destinés à la pêche de la perche et accessoirement d’espèces plus imposantes. Comme tous les lipless, il vibre très rapidement sur lui-même lorsqu’il est en traction. Il s’agit d’un leurre “suspending”, les arrêts que l’on peut donc lui imposer contrastent avec les vibrations agressives du leurre, permettant ainsi de tenter les carnassiers à attaquer.

    Fiche technique

    Longueur : 50 mm.

    Poids : 4,3 g environ.

    Prix conseillé : 12 euros.

    Renseignements et liste des points de vente : www.luckycraft.fr

  • L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…

    L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…

    Dix ans après son développement spectaculaire dans le Rhin, puis dans la Moselle, l’aspe continue discrètement son évolution sur le territoire français. Le temps est donc venu de faire le point sur sa situation géographique, sa pêche et ses moeurs. Le plus chasseur de tous les cyprins n’a pas fini de faire rêver les pêcheurs aux leurres, tant son activité en surface est spectaculaire.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Signalé pour la première fois en 1972 dans le département du Bas-Rhin, l’aspe (Aspius aspius, Linné 1758) se conduisit en arlésienne jusqu’au début des années 2000, comme avant lui le sandre et le silure.Voyageurs clandestins, ces trois espèces ont migré discrètement, via les canaux, depuis le bassin du Danube pour rejoindre le Rhin franco-alémanique. A la fin des années 1990, le Conseil supérieur de la pêche (CSP) le recense sur six des sept stations (essentiellement des passes à poissons) des rivières Lauter, Sauer, Hot, Modern Rossmoerder, l’Ill et bien sûr celle du Rhin canalisé (grand canal d’Alsace). Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi une espèce nouvelle dans un milieu peut rester en “sommeil” durant plusieurs décennies avant de se développer de façon spectaculaire, il semblerait que les années de fortes chaleurs soient favorables au développement de l’aspe. Selon les pêcheurs alsaciens, l’été caniculaire de 2003 fut le déclencheur de son développement massif dans l’Ill à Strasbourg. Comme tous les cyprinidés, l’aspe se nourrit et se déplace lorsque les eaux se réchauffent. Les trois derniers étés que nous venons de vivre, particulièrement secs et chauds dans l’Est de la France, pourraient donc parfaitement donner lieu à une nouvelle phase d’expansion.

    Développement de l’espèce

    Depuis qu’il a colonisé le Rhin sur la quasi-totalité de son cours canalisé, mais également son lit originel (vieux Rhin), l’aspe peut compter sur les canaux pour conquérir de nouveaux territoires : celui de la Marne au Rhin où il est de plus en plus signalé par les pêcheurs au coup qui prennent des individus juvéniles et celui du Rhône au Rhin, où il semble en revanche bloqué depuis presque dix ans dans la banlieue est de Mulhouse.

  • Pêche aux leurres, les solutions anti-herbes

    Pêche aux leurres, les solutions anti-herbes

    Pour beaucoup d’entre-nous, les herbiers qui envahissent les rivières et les lacs durant la belle saison constituent un véritable cauchemar. Il existe pourtant de nombreuses solutions efficaces pour continuer de pêcher sans souci sur et dans ces jardins aquatiques si riches en carnassiers où de bien belles surprises attendent les pêcheurs qui auront fait l’effort de s’y intéresser.

    Par Philippe Boisson

    Comme chacun le sait, le début de l’automne correspond à une période favorable pour la pêche des carnassiers.
    On trouve à cette période des conditions qui restent beaucoup plus calquées sur celles que l’on rencontre durant l’été, plutôt que sur celles qui nous attendent plus tard en saison. Les herbiers sont encore très présents partout où la photosynthèse permet leur développement, autant en rivières que sur les bordures des lacs. L’avantage de la pêche aux leurres est de pouvoir pêcher dans ces zones qui servent d’abris aux carnassiers alors que la quasi-totalité des autres techniques (pêche au poisson manié, vif…) ne le permettent pas autant. De nombreux lecteurs ont apprécié la démonstration faite par Alban Choinier dans notre DVD. Elle était consacrée au lancer en skipping avec un leurre souple dont l’hameçon est dissimulé dans le leurre. On a pu voir lors de cette séquence que le leurre reste pêchant dans des herbiers très denses. Mais encore faut-il savoir quels types de leurres et quels armements employer pour chaque type de d’herbiers. Les solutions sont nombreuses et souvent encore mal connues des pêcheurs français. On trouve aujourd’hui chez les détaillants spécialisés, tout le matériel nécessaire pour réaliser des montages les plus efficaces pour pêcher dans les herbiers sans s’y accrocher. Dès que ces massifs se développent de façon généralisée, l’emploi des poissons nageurs se limite à la pleine eau où à la pêche en surface. Les leurres souples deviennent alors incontournables car ils permettent, soit de disposer d’un hameçon simple dissimulé dans le leurre, soit d’un système anti-herbe. Ces leurres qui font encore sourire certains pêcheurs français sont pourtant incontournables pour pêcher au beau milieu des herbiers les plus denses.


    Passer là où personne ne passe !

    Vous l’aurez compris, le but de la manoeuvre est de passer son leurre là où personne ne penserait pouvoir le faire, dans ces zones qui font peur aux pêcheurs mais dans lesquelles les carnassiers tels que brochets, perches et black-bass ont élu domicile pour toute la saison estivale et pour une partie de l’automne.
    Un ami qui a découvert récemment la pêche aux leurres “moderne” me confiait récemment “je redécouvre ma rivière, je la vois différemment maintenant ! ”. La rivière en question est à l’image de beaucoup d’autres, envahie par des herbiers de toutes sortes durant toute la saison chaude. Seul le chenal central, trop profond pour permettre la photosynthèse en est dépourvu. Tant qu’il s’agit d’herbiers “nobles” tels que les élodées, myriophylles, nénuphars ou potamots, tout est permis ou presque, mais en revanche les choses se gâtent lorsque les algues filamenteuses, signe d’une eutrophisation galopante sont de la partie. Ces algues très fines, longues et denses se logent dans tous les systèmes d’articulations des leurres : fixations des palettes de cuillers des spinnerbaits et des buzzbaits, noeuds de raccords de tresse et fluorocarbone, agrafes, etc. Après chaque lancer, il faut éliminer ces algues qui se logent partout. Les algues filamenteuses marquent donc une limite à l’utilisation des systèmes anti-herbes. Heureusement, il reste des zones qui en sont dépourvues, comme par exemple tous les secteurs où l’eau court. En effet, elles se développent principalement dans les eaux stagnantes et apparaissent à la suite d’une forte élévation de la température de l’eau.


    Les spinnerbaits

    Ces drôles de leurres qui marient des palettes de cuillers une jupe en élastiques et un leurre souple sont redoutables pour le brochet et le black-bass. Grâce à leur tige métallique qui protège l’hameçon, ils permettent de pêcher dans des zones encombrées d’herbiers tant que ceux-ci ne sont pas trop denses. Les spinnerbaits sont en quelque sorte des leurres de base pour se jouer d’eux. Ils sont parfaitement utilisables sur des zones où les herbiers laissent encore des espaces d’eau libre. C’est surtout “pilotés” à vue, à l’aide de lunettes polarisantes, qu’ils deviennent très efficaces, car le pêcheur peut anticiper les trajectoires, frôler les herbiers, éviter les pièges, insister là où il faut. Sur le plan du fonctionnement, les spinnerbaits vibrent, papillonnent à souhait tout en avançant de façon continue mais lente. Cette lenteur de récupération est imposée par le volume global du leurre qui, même fortement lesté, remonte très vite vers la surface en cas d’accélération. Plus les palettes sont nombreuses plus les spinnerbaits ont du mal à couler et donc se récupèrent lentement. On trouve des spinnerbaits équipés généralement de deux palettes, ce qui constituent des modèles très polyvalents. Certains modèles en comptent quatre. C’est le cas d’un très bon modèle de la gamme Booyah (distribution Flashmer) qui est parfait pour pêcher les hauts fonds et à l’inverse, Lucky Craft propose un modèle à corps tungstène muni d’une seule palette pour pêcher jusqu’à environ trois mètres de profondeur. Les spinnerbaits rendent fous les brochets, y compris dans des eaux où ils sont très sollicités à toutes techniques, vif compris. Ces leurres qui ressemblent à des appareils dentaires ne font pas du tout partie de notre culture et nous sommes encore très nombreux à ne pas y croire. Pour une fois, il s’agit d’un leurre qui prend plus facilement les poissons que les pêcheurs !

    Les buzzbaits

    A ne pas confondre avec les spinnerbaits, les buzzbaits (de buzz, bourdonnement) sont conçus pour évoluer en surface sur des massifs d’herbiers. Leurs palettes triangulaires tournantes sont chargées à la fois de brasser l’eau, d’émettre un son métallique et d’écarter les herbes afin de laisser passer l’hameçon placé derrière. Les buzzbaits permettent de passer sur des herbiers très développés en surface tels que les nénuphars. En revanche, ils coulent si l’on arrête la récupération. Ce sont donc des leurres à récupération relativement rapide qui ne permettent pas de marquer des arrêts, hormis sur les feuilles de nénuphars lorsqu’elles sont suffisamment proches les unes des autres pour offrir un “matelas” suffisant. Conçus pour la pêche du black-bass il peuvent aussi surprendre des brochets actifs surpris par autant de vacarme.

    Les softs jerkbaits

    Ce sont des leurres souples en forme de poissons dont la nage très chaloupée est très inspirée des jerkbaits durs (poissons nageurs). La différence vient de l’armement, qui n’est plus composé de deux hameçons triples mais d’un hameçon simple de grande taille dissimulé dans le leurre (de 1/0 à 5/0 selon la taille du leurre). Il peut ainsi passer absolument partout et rester pêchant tout le temps. A la touche, le carnassier comprime facilement le corps du leurre d’où se dégage la pointe de l’hameçon qui se situe juste sous le dos du leurre dans une gorge prévue à cet effet. Ce système également peu répandu en France ouvre de nouveaux horizons aux pêcheurs en leur donnant accès à une multitude de postes qui leur étaient jusqu’alors interdits. Ces leurres sont équilibrés pour couler très lentement, par un ajout de sel au niveau du ventre ce qui leur permet de toujours rester dans la bonne position. On peut aussi ajouter des inserts en plomb ou en tungstène (sortes de “clous”) pour obtenir plus de densité et pêcher plus profond. Le choix de l’armement est très important. Il faut notamment faire attention à choisir une forme d’hameçon qui ne cintre pas le leurre. Les hameçons simples à hampe courbée (wide gape) sont les plus adaptés car ils épousent la forme des leurres sans les entraver s’ils sont correctement placés.


    Les grenouilles flottantes

    Bien qu’elles fassent sourire avec leur allure de jouet, les grenouilles flottantes en plastique n’en sont pas moins efficaces pour déclencher des attaques spectaculaires de brochets et de black-bass en surface sur un tapis d’herbiers. Ces leurres constituent une classe à part pour plusieurs raisons. Premièrement, on peut les promener sur les zones les plus encombrées en toute liberté. Deuxièmement, la vitesse de récupération n’est pas imposée comme avec les buzzbaits. On peut donc marquer des arrêts à volonté, car ils sont indispensables pour déclancher des attaques. On savait que les black-bass avaient toujours un oeil voire les deux orientés vers la surface, mais il ne faut pas oublier que les brochets aussi sont des consommateurs de batraciens. Avec ces derniers, si les attaques sont très spectaculaires, elles sont aussi très hasardeuses. Les grenouilles sont très souvent ratées par les brochets dont on peut voir le coup de gueule dans le vide à côté du leurre. Peu importe, c’est un spectacle rare dont il ne faut pas se priver et heureusement le piège fonctionne quelquefois !

    Les systèmes anti-herbe sur les têtes lestées

    Quelles soient en plomb, en alliage ou en tungstène, les têtes lestées sont proposées avec ou sans antiherbes.
    On trouve principalement deux systèmes anti-herbes qui équipent les têtes lestées. Un dispositif en corde à piano en forme d’élytre qui fait office de ressort, mais qui est de plus en plus remplacé par un petit balai en fibres de nylon rigide. Les deux ont la même fonction : protéger la pointe de l’hameçon des herbiers rencontrés lors de la récupération tout en étant assez souples pour fléchir sous la pression d’un coup de gueule. Ce n’est pas la panacée, mais cela évite quelques accrochages sur des herbiers fins.


    Les montages texans et leurs dérivés

    Souvent décrits en détail dans nos colonnes, les montages dits ”texan” autorisent eux aussi de longues ballades au milieu des herbiers. Il s’utilise avec une multitude de leurres souples. Le principe de montage de l’hameçon simple est similaire à celui requis pour le montage du soft jerkbait présenté dans cet article. Selon la forme du corps du leurre, on optera pour un hameçon à hampe droite (pour les leurres de section cylindrique) ou à hampe courbée pour ceux dont la forme est plus haute. La pointe de l’hameçon vient se positionner le long du corps du leurre souple. On peut pêcher en la laissant ainsi, mais si les herbiers occasionnent quelques accrochages, la pointe peut être logée juste sous la “peau” du leurre, ce qui suffit pour que la végétation aquatique y glisse librement.

    Des solutions simples et efficaces

    Avec quelques leurres bien adaptés, on s’aperçoit qu’il devient facile de pêcher les zones d’herbiers et surtout que ces drôles de leurres ne sont pas systématiquement perdus à chaque lancer comme on pourrait le penser, mais qu’au contraire ont est surpris de pouvoir pénétrer librement dans l’intimité de nos rivières et de nos lacs. Toutefois, pour ce qui concerne les leurres souples, vous devrez apporter une certaine attention au choix des tailles et des formes d’hameçons, afin qu’ils correspondent au mieux à celles de vos leurres. Les fabricants et importateurs de matériel de pêche aux leurres feraient bien de proposer des modèles prêts à l’emploi à destinations des novices en la matière. Cela permettrait à un large public de découvrir et de se familiariser avec des montages bien étudiés et d’éviter ainsi des erreurs, qui occasionnent une mauvaise nage des leurres, des pertes de poissons ou des accrochages inopinés. Le problème vient toujours des hameçons, pas toujours disponibles dans les bonnes tailles et les bonnes formes chez nos détaillants, même si de gros efforts ont été fait durant ces trois dernières années. Alors, pêcher au milieu des herbiers n’est plus un problème insurmontable, mais cela implique un minimum de rigueur dans le choix de son matériel. Ensuite tout est permis ! C’est une pêche très ludique, précise, qui réserve de très belles surprises.

  • Gary Yamamoto Flapping Hog

    Gary Yamamoto Flapping Hog

    Ce leurre étrange appartient à la famille des “créatures”, puisque, contrairement aux apparences, il n’imite pas spécifiquement une écrevisse (on fait beaucoup mieux dans ce domaine !). Polyvalent, le Flipping Hog proposé par Gary Yamamoto peut s’utiliser en montage texan ou carolina, mais aussi sur une tête jig avec ou sans pattes en caoutchouc (rubber legs). Le montage sans leste à un hameçon texan à hampe courbe (wide gape) est également possible puisque comme tous les leurres Gary Yamamoto, le Flapping Hog est salé à 45 %, ce qui lui permet de couler lentement mais sûrement. Bien entendu, ce leurre très utilisé aux Etats-Unis a été imaginé pour pêcher le black-bass. Il fait savoir qu’il donne également de très bons résultats sur les perches en utilisation jig.

    Conseils d’animation

    Gary Yamamoto est l’auteur de plusieurs best-sellers et non
    des moindres comme le Senko ou le Ika. Sa gamme compte peu de modèles, mais
    ceux qui y figurent ne sont pas là par hasard. Le Flapping Hog est un leurre qui
    doit vivre autant lorsqu’il est presque arrêté que lorsqu’il se déplace par
    à-coups. Pour cela, il est muni de multiples appendices qui jouent – par paires – dans
    tous les registres de mobilité. La meilleure façon de le découvrir est de
    l’utiliser non lesté, ce qui permet de comprendre sa façon si particulière de se mouvoir,
    notamment lorsqu’il est

    presque à l’arrêt.


    Fiche technique

    Longueur : 10 cm.
    Prix conseillé : 8,50 euros les 7 leurres.
    En vente en magasins spécialisés. Cinq coloris. Renseignements et liste des points de vente : www.luckycraft.fr

  • Illex Squad Minnow 95 SP

    Illex Squad Minnow 95 SP

    Créé en 2007, le Squad Minnow est l’une des créations du génial Seiji Kato. Ce jerkbait parfaitement équilibré est présenté ici dans sa version suspending, plus polyvalente que le modèle flottant. Hormis les billes de verre chargées d’émettre un son clair, les lests qui l’équipent sont fixes afin obtenir des arrêts francs entre les animations. La nage offre de net désaxements latéraux qui séduisent autant les brochets que les bars. Pour tout dire, cette allure n’est pas sans rappeler celle du B’Freeze, best-seller du concurrent Lucky Craft (également mis au point par Seiji Kato…) et on ne va pas sans plaindre tant ce leurre fait l’unanimité. Le squad Minnow est donc bien né. Dès sa sortie en début d’année, les utilisateurs ont enregistré de très bons résultats avec ce leurre, notamment sur les brochets. La qualité de fabrication est au rendez-vous et les coloris proposés sont très bien adaptés aux besoins des pêcheurs français.

    Conseils d’animation
    S’il peut être utilisé en récupération continue à la traîne pour le bar ou le brochet, le Squad Minnow est un redoutable jerkbait. Il est donc conçu pour être animé de tirées sèches d’amplitudes variables qui le feront s’écarter franchement sur la gauche ou la droite. La forme haute de son corps et sa forme légèrement cintrée ajoutent un désaxement vertical très attractif à sa nage. Dans son registre, nous avons pu vérifier qu’il savait tout faire. A vous d’être assez imaginatif pour le faire vivre en variant les animations.


    Fiche technique

    Longueur : 6, 8 et 10,5 cm.
    Prix conseillé : 8,20 euros la pochette de 5 (sans têtes lestées).
     Longueur : 95mm.
    Poids : 14g.
    Prix conseillé : 18 euros.

    Renseignements : www.illex.com