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Étiquette : Loire

NKM annonce l’arasement du barrage de Poutès
Après une décennie de lutte, les associations écologistes viennent d’obtenir une victoire très importante avec l’arasement programmé du barrage de Poutès. En effet, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, a annoncé le 6 octobre cette bonne nouvelle à l’occasion du 27ème Congrès de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM). Le barrage de Poutès a été construit sur l’Allier lors de Seconde Guerre mondiale, sans autorisation en ce qui concerne la production d’électricité. Le barrage, dans sa version actuelle, affiche une longueur de 70 m et une hauteur de 17 m. Il crée une retenue de 2,4 Mm3. Sa puissance est de 28,5 MW pour une production de 85 GWh. Il se situe à près de 860 km de l’estuaire de la Loire.
Ce barrage, qui a contribué à provoquer la quasi-disparition du grand saumon de Loire, demeure un des obstacles majeurs au programme de sauvegarde de l’espèce. Depuis plus de vingt ans, il oppose l’Etat aux associations de défense de l’environnement. Bien plus qu’un simple obstacle à la migration des saumons, Poutès est devenu le symbole d’une énergie hydroélectrique dommageable pour l’environnement. Depuis son édification, en 1941, le barrage serait responsable à 90 % de la perte des grands saumons de la Loire et de l’Allier. “A partir de 1950, les captures totales n’étaient plus en moyenne que le cinquième de ce qu’elles étaient avant 1941” (Cohendet, 1993). Depuis, seuls 8 % des 2 200 hectares de frayères fréquentées au début du XIXe siècle sont accessibles. En 1986, un ascenseur couplé à une passe à poissons classique a été mis en service pour permettre la remontée des adultes avant reproduction. Une glissière pour la dévalaison des jeunes saumons (ou smolts) a également été prévue. Ces aménagements restent, à l’heure actuelle, très peu efficaces et les solutions techniques ont trouvé leurs limites.
EDF en acceptant de construire un « nouveau » Poutès qui ne mesurera plus que 4 mètres de hauteur, permettant ainsi aux saumons de franchir l’obstacle, a fait un grand pas vers une hydroélectricité durable. Ce nouveau barrage permettra de conserver entre 85 % et 95 % de la production hydroélectrique du site. Les collectivités locales préservant ainsi une source de revenue essentielle à leur développement.
Dans un communiqué, la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) prend acte de la décision, mais reste vigilante : « Non signataire de la Convention pour une hydroélectricité durable, la FNPF et son réseau associatif affilié entendent conserver leur rôle d’alerte environnementale dans ce dossier emblématique en matière de préservation de la biodiversité. En effet, la FNPF n’a pas manqué de faire part des très nombreuses réserves quant à l’efficacité environnementale de la solution alternative proposée. » Effectivement, il sera important d’étudier l’efficacité de ce nouveau système. Mais cette première remise en question chez EDF constitue une vraie bonne nouvelle. Maintenant, il reste encore beaucoup à accomplir pour sauver le saumon de la Loire. La qualité des eaux reste un problème de fond, ainsi que le franchissement du bouchon vaseux de l’estuaire de la Loire qui aurait doublé de volume depuis 1982. Bref, la route est encore longue, mais c’est tout de même une première victoire qu’il est bon de saluer.
Le barrage de Poutès-Monistrol en quelques dates :
1941 : construction du barrage de Poutès sur l’Allier, sans autorisation.
1956 : exploitation concédée à EDF pour une durée de cinquante ans.
1986 : installation d’un système de franchissement (ascenseur à saumons).
1996 : EDF prévient le ministère de l’Industrie de son intention de poursuivre l’exploitation.
2000 : accord de principe de l’administration sur le renouvellement de la concession.
2011 : NKM annonce l’arasement du barrage.
Pour en savoir plus :
SOS Loire vivante – ERN France
WWF France

La Fédération de pêche créée deux nouveaux réservoirs dans le département de la Loire
En 2010 la Fédération de Pêche de la Loire a réalisé une étude stratégique sur le développement du tourisme pêche dans son département. En 2011, elle entame la phase opérationnelle en mettant en place un certain nombre de produits pêche. Ainsi, deux réservoirs destinés à la pêche des salmonidés à la mouche vont être créés au nord et au sud du département. Le premier ouvre cet automne à Usson-en-Forez, dans la pointe sud-ouest du département, à 50 km à l’ouest de St-Etienne, sur un petit plan d’eau communal alimenté par un ruisseau de première catégorie. Le plan d’eau, d’un peu plus de deux hectares, était autrefois traversé par le ru. Il a subi des aménagements importants et le ruisseau le contourne désormais, ce qui minimise l’impact qu’il subissait. Il a obtenu en outre le statut de pisciculture à but de valorisation touristique, ce qui permet d’allonger sa période d’ouverture.
Après une gestion expérimentale de type réservoir sur les derniers mois des années 2008, 2009 et 2010, il a été décidé d’allonger de façon conséquente la période réservée à la pêche à la mouche et d’empoissonner de façon beaucoup plus régulière le plan d’eau. Une convention a été récemment signée entre la Fédération de Pêche de la Loire, l’AAPPMA « La Truite du Haut-Forez » et la commune d’Usson-en-Forez pour sa gestion. Ses berges sont parfaitement entretenues et propices à la pratique de la pêche à la mouche. Le site comporte un parking et des sanitaires publics, et il est possible de se restaurer à proximité immédiate, sans replier ses cannes, dans un restaurant qui jouxte le plan d’eau ou de monter dans le village pour trouver d’autres restaurants.
Le plan d’eau ouvrira dorénavant pour la pêche à la mouche du 4e samedi de septembre au 3e vendredi de mai inclus, moyennant l’acquisition d’un « ticket journalier mouche », en plus de la carte de pêche (la Fédération de pêche de la Loire adhère au Club halieutique interdépartemental).
Le ticket journalier à 20 euros pour les adultes permet de garder deux truites par journée de pêche. Un tarif préférentiel à 5 euros est proposé aux enfants de 10 à 16 ans accompagnés d’un adulte pêcheur. Ils ne peuvent pour leur part garder qu’un seul poisson.Renseignements :
Pour plus d’information sur les tarifs, le règlement intérieur, la localisation, etc. et sur l’ouverture d’un second réservoir qui devrait suivre sur la commune de Noirétable, n’hésitez pas à consulter le site Internet de la Fédération de pêche de la Loire www.federationpeche42.fr ou à téléphoner au 04 77 02 20 00.
Auvergne : pour une gestion patrimoniale de l’Alagnon ?
L’association Vive l’Alagnon s’inquiète des déversements massifs de jeunes saumon (tacons) en provenance de l’ex-pisciculture de Chanteuges, devenue Conservatoire national du saumon sauvage (CNSS). C’est bien sur cette terminologie que le bât blesse. Rivière permettant la reproduction naturelle, l’Alagnon fonctionne depuis plusieurs années en gestion patrimoniale en ce qui concerne la truite. L’association s’inquiète, d’une part, de la cohabitation entre tacons sauvages, d’élevages et des truites (notamment en ce qui concerne la prédation) et, d’autre part, d’un manque de clarté concernant la remise en cause d’une gestion patrimoniale qui pourtant semblait acquise.
Pourquoi ne pas laisser la reproduction naturelle agir là où elle fonctionne, s’interroge Hervé Brun, le président de Vive l’Alagnon ? Sert-on l’intérêt du saumon ou la survie d’un conservatoire qui n’a de sauvage que le nom et dont les déversements sont soumis à conditions par le Plan de gestion des poissons migrateurs Plagepomi, le CNSS et l’établissement public Loire ? Selon Vive l’Alagnon, ces conditions ne sont pas respectées. Vous pouvez suivre ce dossier sur le site de l’association : http://alagnon.fr

Une initiative originale pour la protection du saumon
Le Conservatoire national du saumon sauvage (CNSS) a décidé,
à l’occasion de son dixième anniversaire, de lancer une initiative originale
afin de sensibiliser le grand public autour du saumon du bassin de la Loire et
de fédérer tous les acteurs locaux qui s’investissent dans sa protection.
L’idée n’est pas dénuée d’un petit brin de folie : un marathon annuel en
canoë de 825 km entre Langeac et Nantes ! Cet événement sportif
symbolisant le défi que représente la migration des jeunes saumons vers
l’océan. Afin de figurer dans le calendrier des compétitions nationales et
édifier le projet, l’association se donne jusqu’en 2013 pour lancer la première
édition de son défi sportif. Mais dès l’été prochain, elle organise une épreuve
de Langeac à Counon d’Auvergne les 20 et 21 août prochains. Voilà une idée
ludique, pédagogique et originale pour alerter l’opinion sur les dangers qui
pèsent sur cette espèce emblématique.Renseignements :
www.saumon-sauvage.orgPhoto :
G.Segura- Conservatoire du saumon sauvage
Trophée d’Argent de l’Ance
Créé en 1973 par le Club de pêche sportive Forez-Velay, le
Trophée d’Argent de l’Ance permet d’assurer la promotion de l’Ance du Nord et
de souligner les possibilités halieutiques de la région de Saint-Etienne. Il
aura lieu cette année le samedi 18 juin.Ici seule la passion compte, pas l’esprit de compétition.
L’évènement se veut une rencontre amicale de pêche à la mouche, au fouet.
Pendant neuf heures, les participants exerceront leurs talents le long des
soixante kilomètres du cours de la rivière, au sein de trois départements : le
Puy de Dôme, la Loire
et la Haute-Loire.Ce véritable «marathon» du pêcheur à la mouche est
l’occasion de pêcher dans un cadre magnifique, celui du Val d’Ance en début
d’été. Et pour ne rien gâcher l’Ance du Nord est riche en truites et en ombres
communs de souche. A vos cannes !Renseignements :
www.cpsfv.org