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  • C’est le pêcheur qui fait le leurre

    C’est le pêcheur qui fait le leurre

    Pourquoi aimons-nous la pêche sinon pour vivre une intime histoire avec ce que l’eau à de plus secret ? Dans cet élément qui n’est pas le nôtre, il arrive parfois que la ligne, seul lien entre les deux mondes, ait rendez-vous avec la vie à chaque fois que l’on reproduit un subtil équilibre entre tension, distance et angle entre la canne et la ligne. Dans ces cas-là, on se sent invité à partager un peu du mystère des eaux pour un court moment. Pour connaître à nouveau ce véritable plaisir, essayons de comprendre comment cette rencontre a été rendue possible.

    Il m’arrive parfois de me laisser prendre par ce qui paraît être un article intéressant dans un des autres journaux consacré à notre passion, la pêche. Dix minutes après avoir commencé (et fini) la lecture, je n’ai rien appris, sinon que l’auteur est sponsorisé jusqu’aux dents et qu’il trouve là un moyen de montrer des produits qu’il faut vendre à tout prix, qu’ils soient bons ou mauvais. A ce sujet, le leurre au sens du modèle, devient le sujet central sur qui repose tous les espoirs. Nous avons connu l’époque du shad (avec quelques très bons, des bons et des pas terribles), celle du plomb palette, celle de la lame vibrante ou, celle récente, des bigs baits pour la pêche des gros brochets. Mais rarement, les supports pédagogiques comme les journaux ou les vidéos, vous invitent à comprendre pourquoi, avec les mêmes leurres, certains réussissent régulièrement de très belles pêches alors que d’autres se contentent de maigres résultats. Par le passé, au temps révolu de la réclame, les amorces miracles des pêcheurs au coup étaient présentées comme des potions magiques (comme les leurres actuellement). Pour connaître quelques pêcheurs au coup parmi les meilleurs au monde, je peux vous affirmer que leur amorce est la même que celle de monsieur tout le monde. Leurs résultats sont notamment obtenus par une bonne analyse du poste au départ.

    Les paramètres sont nombreux : turbidité, courant, espèce recherchée, saison, nature du fond, etc. Et l’amorce est élaborée en fonction des observations de départ : granulométrie, boules compactes ou pas, pouvoir plus ou moins diffusant, etc. Avec un leurre, tout n’est d’abord qu’une question de feeling, car c’est uniquement à lui de séduire les poissons. Si on trouve le bon poste et le bon leurre (souvent choisi un peu au hasard) reste encore à bien ressentir les choses. Et le ressenti, diront quelques experts soucieux de garder leurs distances avec la “masse” ne s’explique pas dans les livres ! C’est vrai qu’il n’est pas évident d’expliquer ce qui, justement échappe à la grande majorité des pêcheurs. Pourtant, quand on est “dedans”, on peut quasiment annoncer les touches à l’instant T. Mais après plusieurs prises avec ce même lancer, on est tenté d’explorer en périphérie, mais souvent le “truc” est perdu, les touches sont manquées ou absentes, surtout si on reste les deux pieds dans le même sabot. En se décalant un peu, pour garder le même angle, le fameux truc peut à nouveau marcher.

    Dans un tout autre registre, le fait de poser la canne au cul de la barque pour changer de poste en ramant en laissant sa monture Drachkovitch livrée à elle même, a permis de sauver des journées de bredouilles par des beaux brochets séduits par cette nage très particulière. Bon d’accord, c’est interdit, mais on l’a tous fait… J’ai retrouvé ces sensations oubliées en pêchant le saumon à la mouche en Russie. Sur les très grands pools, les guides amènent leurs pêcheurs en canots pneumatiques sur les meilleures zones, inaccessibles depuis la rive. En laissant traîner ma “red Françis” derrière le canot, j’ai ainsi pris des saumons. Quelque chose d’indéfinissable plaît à ce poisson fantasque, tout comme au brochet, lorsque la mouche ou le leurre ralentit et accélère d’une certaine façon sous l’effet des coups de rames… La ligne se détend suite à l’impulsion. Il s’en suit un moment de “flottement” avant que le coup de rame suivant ne redonne à nouveau de l’élan. Cette récupération mérite d’être observée et reproduite en tenant sa canne à la main. De leurs côtés, les pêcheurs de sandres à la verticale savent bien à quel point les touches ont parfois lieu lorsque l’esprit est occupé par quelque chose d’étranger à la pêche. A ce sujet, j’ai remarqué que le téléphone portable était un bon moyen pour avoir des touches !

     

  • Nouveauté Daïwa : moulinets Exist et cannes Branzino

    Nouveauté Daïwa : moulinets Exist et cannes Branzino

    Développé au Japon, le nouveau moulinet à tambour fixe Daïwa Exist est équipé des dernières évolutions techniques dont dispose la marque. La série Exist comprend le système d’étanchéité Mag Sealed, d’un carbone haute densité Zaion et d’un pick-up Air Rotor qui, par sa forme et sa disposition, permet de réduire le poids de 15 %

    Prix conseillé : 699 €.

    Leader mondial dans la fabrication des cannes, Daïwa présente dans sa gamme 2013 une nouvelle gamme de cannes à lancer “spinning” (le reste suivra en cours d’année). Daïwa annonce ces nouveautés comme étant révolutionnaires, grâce notamment à des anneaux intégralement fabriqués en carbone AGS, pour ne rien perdre du suivi du leurre. Selon Daïwa, “la mise au point de ces anneaux a radicalement changé notre façon de concevoir des cannes”.


    Notre avis :
    deux produits haut de gamme destinés à des pêcheurs très exigeants et signés d’un géant du matériel de pêche. Il faudra sans doute un peu de temps pour retrouver ces évolutions sur les gammes inférieures. Patience…

  • Leurres à brochet : les 50 indispensables

    Leurres à brochet : les 50 indispensables

    Parmi la multitude de leurres qui peuvent faire prendre des brochets, seules quelques dizaines se détachent nettement du lot. Ce dossier, dont le but est de permettre aux pêcheurs de ne pas se tromper lors des achats, met en évidence des leurres dont la plupart commencent à dater un peu. Ils demeurent des valeurs sûres que, souvent, les créations nouvelles n’égalent pas.

    La pêche aux leurres connaît un engouement certain de la part des pêcheurs depuis une dizaine d’années en France et un peu partout en Europe. Basée sur un modèle américano-japonais, cette technique consiste à créer des nages de leurres non répétitives qui sont censées surprendre le carnassier. Le brochet réagit très bien à ce principe. Les leurres japonais modernes sont donc quasiment tous conçus sur ce modèle, à l’exception des cranckbaits, des lipless et de certains swimbaits, pour des raisons techniques. C’est l’évolution des premiers poissons nageurs, dotés alors d’une nage régulière et d’une vitesse de nage invariable. Dans les années 1990, les concepteurs japonais ont décuplé la possibilité de nage des leurres. Seiji Kato, le plus doué d’entre eux, avait alors mis au point la plus fabuleuse des gammes de leurres jamais inventée pour le compte de Lucky-Craft. Plus de quinze ans plus tard, les B’Freeze, Sammy, Flash Minnow ou encore le lipless D-15 restent parmi ce qui se fait de mieux. Les brochets ne font pas partie des poissons qui s’adaptent très rapidement à la nage des leurres au point de s’en méfier (le silure est autrement plus doué pour refuser en moins d’une saison ce qu’il voit passer un peu trop souvent).

    Les brochets réagissent de façon positive à certains leurres qui leur plaisent dans la mesure où ils sont actifs. Car le plus denté des carnassiers reste très lunatique, alternant de grandes périodes de faible activité et quelques moments de folie au cours de la saison. Dans tous les cas, autant pêcher avec les bons leurres pour mettre toutes les chances de son côté. Ce dossier fait également apparaître que les produits qui traversent les années sans souffrir de la concurrence sont toujours ceux dont les créateurs ne se sont pas contentés de copier l’existant, mais qui ont imaginé un concept nouveau et fait l’effort de le développer.

    De la bonne utilisation de chaque modèle :

    Un très bon leurre ne l’est que s’il est utilisé à bon escient. Pêcher avec un leurre de surface dans dix mètres d’eau n’est pas très logique. Dans la pratique, les erreurs sont nombreuses et elles nous indiquent à quel point la pêche aux leurres demande de la précision dans l’utilisation des différents modèles. Prenons, par exemple, le cas des chatterbaits, ces jigs ultra-vibrants, si efficaces pour débusquer des brochets qui se tiennent dans des herbiers très denses. En eaux libres, ils font souvent figure d’épouvantail.

  • Pro Am : une compétition d’un genre nouveau

    Pro Am : une compétition d’un genre nouveau

    Déjà fort populaire aux Etats-Unis, où ce type de compétition rencontre un fort succès, un circuit « Pro Am » vient d’être créé en France. La Bassboat Pro-Am Cup est une compétition de pêche des carnassiers (Brochet, Sandre, Perche) au leurre artificiel exclusivement. Le principe est simple. Un plateau de pêcheurs « Pro » possédant un bateau et un plateau de pêcheur « Co-Angler » qui n’en possède pas. Après tirage au sort, deux pêcheurs issus de plateaux différents feront équipe, le « Pro » à l’avant de l’embarcation, le « Co-Angler » à l’arrière. En cas de victoire au classement général, les deux sont récompensés : le « Pro » par une somme d’argent importante, le « Co-Angler » par un bass-boat Tracker complet (ensemble bateau + moteur + remorque). Le droit d’engagement est de 600 euros par personne.

     

    Renseignements :

    http://www.proamfishingcup.com/index.html

  • Castaic / Rock Hard

    Castaic / Rock Hard

    Belle histoire que celle de cette marque qui reprend le nom d’un lac californien empoissonné en truite arc-en-ciel que les énormes black-bass du lac ont appris à chasser. Il n’en reste pas moins que les leurres Castaic sont particulièrement bien adaptés à la pêche du brochet. Importés en France par Florida Fields, ils ont séduits rapidement les pêcheurs utilisant des gros poissons nageurs articulés. Le modèle Rock Hard est comme son nom l’indique un leurre dur, mais la marque propose aussi d’énormes leurres souples, tous en forme de poissons.
    Attention à bien enlever un triple car la réglementation française n’en autorise que deux.

    Longueur : 20 cm, 112 g.

    Conseils d’utilisation
    Voir nager un Rock Hard pocure toujours une certaine surprise, tant la nage de ce leurre est ultra réaliste. A ceci près qu’il reste tout à fait possible de la rendre aléatoire, hésitante en variant les vitesses de récupération. Comme la plupart des big bait, le Rock Hard se récupère canne basse et le leurre nage quasiment tout seul. L’emploi d’un leurre aussi lourd nécessite une canne “extra heavy” et un moulinet à tambour tournant conçu pour ça. Un leurre pour spécialiste, hors norme, comme l’est aussi son prix.


    Prix conseillé : 52 euros.
    Renseignements
    : www.floridafishing.fr

  • Cuillères ondulantes Kuusamo

    Cuillères ondulantes Kuusamo

    Leurres incontournables de la pêche du brochet en lac, les cuillères ondulantes sont pourtant un peu oubliées par les pêcheurs sportifs. François Longepierre importe des modèles finlandais étonnants qui font merveille dans les eaux du lac de Serre-Ponçon.

    François Longepierre est détaillant à Embrun dans les Hautes-Alpes. Ancien compétiteur en première division nationale de pêche à la mouche, il est passionné de pêche aux leurres. Son magasin étant tout proche du lac de Serre-Ponçon, il offre notamment des produits adaptés à la pêche des poissons trophées de ce lac, que ce soit pour le lancer ou pour la traîne. En plus des marques traditionnelles que nous connaissons tous, François commercialise des marques plus confidentielles comme la gamme des cuillères Kuusamo qu’il importe pour la France. Kuusamo est une marque finlandaise qui produit une gamme impressionnante de cuillères ondulantes tant en formes, tailles, grammages, que coloris. Si vous en avez l’occasion, passez au magasin d’Embrun « La Pêche Soleil » pour visualiser l’essentiel de la collection qui occupe un pan de mur, sinon allez jeter un coup d’oeil au site Internet du magasin où vous pourrez choisir tranquillement le modèle et le coloris convenant le mieux à vos besoins. N’hésitez pas non plus à contacter François pour vous aider dans le choix des modèles en fonction de vos lieux de pêche et poissons visés. Il vous réservera le meilleur accueil et sera toujours de très bon conseil.
    Les cuillères ondulantes sont des leurres bon marché, solides et redoutablement efficaces pour leurrer les brochets sous toutes les latitudes, mais aussi, en fonction de la taille et des modèles choisis, les truites, les perches, les sandres et les silures. En posséder quelques-unes dans ses boîtes n’est jamais superflu. C’est là un leurre peu utilisé car peut être trop simple, auquel les poissons ne sont en fait pas accoutumés. Cela explique certainement qu’ils y répondent si bien. Les cuillères de la marque Kuusamo sont donc une valeur sûre pour essayer de ou pour se remettre à pêcher à « l’ondulante ».

    Renseignements :
    La Pêche Soleil – Europêche
    59, rue de la Liberté
    05200 Embrun
    Tel – fax : 04 92 43 66 04
    [email protected]
    www.peche-soleil.com

  • L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…

    L’Aspe ou les frasques d’un cyprin pas comme les autres…

    Dix ans après son développement spectaculaire dans le Rhin, puis dans la Moselle, l’aspe continue discrètement son évolution sur le territoire français. Le temps est donc venu de faire le point sur sa situation géographique, sa pêche et ses moeurs. Le plus chasseur de tous les cyprins n’a pas fini de faire rêver les pêcheurs aux leurres, tant son activité en surface est spectaculaire.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Signalé pour la première fois en 1972 dans le département du Bas-Rhin, l’aspe (Aspius aspius, Linné 1758) se conduisit en arlésienne jusqu’au début des années 2000, comme avant lui le sandre et le silure.Voyageurs clandestins, ces trois espèces ont migré discrètement, via les canaux, depuis le bassin du Danube pour rejoindre le Rhin franco-alémanique. A la fin des années 1990, le Conseil supérieur de la pêche (CSP) le recense sur six des sept stations (essentiellement des passes à poissons) des rivières Lauter, Sauer, Hot, Modern Rossmoerder, l’Ill et bien sûr celle du Rhin canalisé (grand canal d’Alsace). Bien qu’il soit difficile d’expliquer pourquoi une espèce nouvelle dans un milieu peut rester en “sommeil” durant plusieurs décennies avant de se développer de façon spectaculaire, il semblerait que les années de fortes chaleurs soient favorables au développement de l’aspe. Selon les pêcheurs alsaciens, l’été caniculaire de 2003 fut le déclencheur de son développement massif dans l’Ill à Strasbourg. Comme tous les cyprinidés, l’aspe se nourrit et se déplace lorsque les eaux se réchauffent. Les trois derniers étés que nous venons de vivre, particulièrement secs et chauds dans l’Est de la France, pourraient donc parfaitement donner lieu à une nouvelle phase d’expansion.

    Développement de l’espèce

    Depuis qu’il a colonisé le Rhin sur la quasi-totalité de son cours canalisé, mais également son lit originel (vieux Rhin), l’aspe peut compter sur les canaux pour conquérir de nouveaux territoires : celui de la Marne au Rhin où il est de plus en plus signalé par les pêcheurs au coup qui prennent des individus juvéniles et celui du Rhône au Rhin, où il semble en revanche bloqué depuis presque dix ans dans la banlieue est de Mulhouse.

  • Têtes lestées : leçon de brasses coulées

    Têtes lestées : leçon de brasses coulées

    En quelques années, la forme des têtes lestées s’est considérablement diversifiée afin de permettre d’autres nages que celle, rectiligne, d’un leurre souple. L’offre est aujourd’hui large et certains modèles obtiennent sans problème leur certificat de nage libre. Nous les avons testées cet été sur les bars bretons, les perches et les brochets.

    Rappelons-nous qu’il y a quelques années seulement, on avait le choix entre les têtes sphériques et le plomb sabot, généralement moulés sur des hameçons de piètre qualité. La nage des leurres souples permettait alors une animation verticale, mais pas moyen de quitter la trajectoire sur le plan horizontal. En désaxant l’oeillet des têtes plombées vers l’arrière et en allongeant la forme de la tête, la nage devient aléatoire, prête à décrocher à la moindre tirée brève sur la ligne. Certaines sont même incapables d’aller tout droit ! Animées sèchement canne basse, elles simulent parfaitement la panique d’une proie qui cherche à sauver sa peau. Du coup, le champ d’application des leurres souples se trouve considérablement élargi. Le bar, la perche et le brochet (en été) sont particulièrement séduits par ces leurres à la nage rapide imprévisible. Rappelons-nous également que les poissons nageurs ont subi la même métamorphose avec l’arrivée des premiers leurres japonais comme le Lucky Craft Flash Minnow il y a une quinzaine d’années.

    A prendre ou à laisser

    Le principe des têtes lestées nageuses est basé sur la rapidité d’une nage qui change constamment d’orientation.

  • Illex / Cosmo Craw

    Illex / Cosmo Craw

    Le Cosmo Craw est un leurre souple extrêmement mobile de type trailer à associer aux têtes jigs. Son corps est épais pour éviter d’être déchiré trop vite et chacun de ses appendices vibratoires est muni d’une cavité d’air, présentant à 45° le Cosmo Craw, tout en recréant ainsi à la perfection une écrevisse. Les annelures de sa partie ventrale permettent d’appliquer la crème attractante Nitro Booster de la marque ; elles maintiennent et libèrent ainsi lentement les effluves attractives.

    Longeur : 76 mm.

    Conseils d’utilisation

    Les trailers comme le Cosmo Craw s’enfilent sur l’hameçon lesté des jigs. Ces derniers sont le plus souvent généreusement garnis de “pattes en cahoutchouc, recouvrant partiellement le trailer. L’action de pêche avec les jigs se résume à l’exploration des bois morts, des trouées dans les herbiers, ou des enrochements de façon très précise à courte distance, si possible avec un ensemble de pêche dit casting (moulinet à tambour tournant). Le Cosmo Craw, qui imite clairement une écrevisse, vise le black-bass, la grosse perche et le brochet. Ce leurre peut également être associé aux chatterbaits, qui sont des jigs munis d’une palette qui sert à créer des vibrations.

    Prix conseillés : 5,90 euros le sachet de 8 leurres de couleur identique.

    Renseignements et liste des points de vente : www.illex.fr

  • Spike-It, le SAV de vos leurres souples !

    Spike-It, le SAV de vos leurres souples !

    Comme il est rageant de devoir jeter un leurre souple simplement parce qu’il est un peu déchiré par la courbure de l’hameçon suite à quelques accrochages dans les herbiers ! Spike-It propose une colle très efficace qui réalise une sorte de “soudure”.

    La colle Fix-A-Glue de la marque Spike-It est un produit conçu spécifiquement pour réparer les leurres souples. Elle permet de coller la matière plastique déchirée ou entaillée en la fusionnant. Les collages ainsi réalisés restent souples contrairement par exemples à une réparation à la colle cyanoacrylate. Cette colle permet donc de réelles économies en donnant une seconde vie à de nombreux leurres souples. On est bien content de la trouver certaines fois, quand on voit son stock fondre au gré des prises. Même s’il est possible de réparer sommairement des leurres en action de pêche en les séchant avec un chiffon, Il est préférable de biens les rincer (surtout si l’on pêche en mer) et de les laisser sécher avant réparation. Il convient ensuite d’écarter la partie endommagée et d’appliquer généreusement la colle au coeur de la matière. En relâchant la matière, celle-ci revient à sa position initiale et expulse l’excès de colle. Il suffit de laisser la colle agir pendant quelques minutes.

    Le leurre retrouve sa consistance et sa forme d’origine. Ce moyen de réparer les leurres souples est beaucoup plus rapide et efficace que la réparation à chaud à l‘aide d’un fer à souder ou d’une lame de couteau chauffée qui a, en plus, souvent tendance à déformer le leurre et à lui faire perdre ses qualités pêchantes. Ce produit ne colle pas les doigts. Attention cependant, il ne permet pas le collage du leurre souple sur les têtes plombées. Vendu en flacons de 14 ml.

    Feutres Spike It pour leurres souples

    La marque Spike-It propose également une série de feutres destinés à décorer les leurres souples. Ces derniers sont aromatisés soit à l’ail, soit à la crevette. Contrairement au produit Spike-It Dip-NGlo (descrit dans le numéro 84 de Pêches Sportives) qui permet de teinter des leurres sur de grosses surfaces en les trempant dans un flacon de colorant, les feutres permettent d’appliquer des touches ou des rayures de couleur sur les leurres.

    La couleur ainsi appliquée pénètre la matière et tient parfaitement dans la durée. Selon les types de leurres, la couleur diffuse plus ou moins profondément dans le plastique. Ces feutres permettent, à partir d’une base de leurres assez neutres et clairs, d’adapter leur couleur aux conditions de pêche sans avoir besoin de multiples pochettes de différents coloris. L’adjonction d’un point de couleur pour figurer la gorge d’un leurre est une utilisation particulièrement intéressante des feutres Spike-It. Jean-Luc Macheboeuf (voir notre article dans le n° 87 de Pêches Sportives) et son collègue de pêche Alfredo utilisent régulièrement ce feutre pour rajouter une gorge orange à leurs shads et décider les sandres difficiles du lac de Villerest (Loire) à mordre.

    Renseignements :
    www.floridafishing.fr