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Étiquette : jigging

Shimano Yasei AX Speed Jigging 7-28 g – La canne d’un géant… aux pieds d’argile
La gamme de cannes Shimano Yasei a été imaginée pour répondre aux besoins des pêcheurs européens. Ce modèle Speed Jigging s’avère très intéressant sur le papier, mais en pratique, il en va tout autrement. Explications…
A sa sortie il y a deux ans, la gamme Yasei (il y a les rouges et les blanches) a été plutôt bien accueillie par les pêcheurs français, notamment avec les modèles pour la pêche à la verticale. Sur cet élan, j’ai fait l’acquisition d’un autre modèle de la gamme, un peu plus long (2,15 m au lieu de 1,85 m), plus polyvalent pour la pêche au plomb palette, au jig métallique, ou en linéaire aux leurres souples. Le nom de cette Speed Jigging ne laisse aucun doute au sujet de son utilisation. La fibre de cette canne n’est pas nouvelle (HPC 100 et Biofibre Shimano) car elle nous rappelle immanquablement la série Speed Master sortie il y a une dizaine d’années. Pour les pêches aux animations virulentes comme le plomb palette, une fibre peu raisonnante (cas des Yasei) est un avantage, car les carnassiers ressentent les vibrations du carbone via la tresse. En pratique donc, la fibre et l’action typée de pointe sont efficaces.
Mais on ne peut pas en dire autant de “l’accastillage” qui équipe cette canne. Avec son arceau de renfort supérieur, l’anneau de tête favorise les bouclages de la tresse avec la formation d’une demi-clef bien pénible à enlever. La pêche en jigging rapide canne haute favorise grandement ce genre de problème. Premier petit détail raté. Autre erreur, le choix d’un anneau de départ de petit diamètre, situé à seulement 53 cm du moulinet. Cette pêche ne se pratique pas qu’à l’aplomb d’une embarcation, bien au contraire. Le lancer n’est donc pas le point fort de cette canne qui peine vraiment à envoyer un leurre de 15 g à une distance moyenne. Dommage. Je passe sur l’enjoliveur de bague de serrage du moulinet, qui était décollé à la réception de la canne. Le porte-moulinet n’est pas d’un grand confort et le liège d’une qualité bien banale. Autre détail agaçant, Shimano indique qu’il est possible d’équilibrer la canne en plaçant dans le talon une masselotte prévue à cet effet. Très bonne idée, surtout avec les moulinets actuels, légers comme des plumes, mais bon courage pour trouver la masselotte en question, que je n’ai pu voir qu’en photo… Certes, cette Yasei est proposée à un prix public constaté aux alentours de 130 euros, ce qui n’est pas excessif, mais d’autant plus dommage qu’il ne coûtait pas plus cher de l’équiper avec des éléments plus adaptés… Shimano reste un géant du vélo, du moulinet, mais avec cette canne, le géant nippon déçoit.

Micros Jigs : Maria Mucho Lucir
Dans la série des micros jigs, le Maria Mucho Lucir est l’un des plus appréciés. Il existe en deux tailles, 5,5 et 6,8 cm pour des poids de 25 ou 45 g selon le modèle. Adopté par les pêcheurs de bars, il peut tout autant séduire les percidés. En effet, il a la taille d’un classique poisson d’étain mais à la différence que sa nage est beaucoup plus variée. A la descente, il papillonne rapidement ce qui pousse les perches, et encore plus les sandres à s’en saisir à ce moment précis. A vous de garder un oeil sur la tresse pour voir les touches.
Il s’avère, même s’il n’a pas été conçu pour cela, être un redoutable preneur d’aspes, à condition de le ramener le plus vite possible pour qu’il surfe en surface. Pas très logique pour un leurre destiné à explorer les grands fonds, mais bougrement efficace ! Tout bon pêcheur de carnassiers se doit d’avoir quelques jigs dans ses boîtes car certains jours, ils supplantent les leurres souples et les meilleurs poissons nageurs, ne serait-ce que parce qu’ils se lancent beaucoup plus loin.
Conseils d’utilisation :
En jigging sous le bateau, tirées plus ou moins rapides et relâchés contrôlés en ayant toujours en vue la bannière. Certains pêcheurs remplacent le triple par un petit “assit hook” (hameçon simple monté sur tresse).Prix conseillés : 9,50 et 11 euros selon la taille, trois coloris disponibles.

Mann’s Shad Supersoft
Apremière vue, rien ne différencie ce shad d’un autre shad. Sa forme est classique, on la retrouve dans toutes les marques ou presque. C’est dans la matière qui le compose que ce modèle se démarque nettement de ses concurrents. Sa souplesse est totale, telle de la guimauve. La marque américaine a ainsi atteint son objectif avec cette matière dénommée Supersoft. Ce shad trouve son intérêt dans les pêches verticales où le leurre doit vibrer quasiment à l’arrêt. Pour cette pêche, c’est tout simplement le modèle le plus souple que nous connaissons (et de loin !). Monté sur une tête jig sabot il pêche vraiment tout seul. Ses qualités pêchantes en font un leurre idéal pour le sandre. De plus les coloris pailletés ou bicolores de la gamme s’y prêtent bien. Un très bon produit.
Conseils d’animation
Lorsque l’on pêche à la verticale (la technique est dénommée ainsi, à ne pas confondre avec le jigging, plus dynamique), l’animation du leurre est réduite à sa plus simple expression. Monté sur une tête plombée, le leurre est déplacé verticalement mais lentement. D’où l’intérêt de pêcher avec un leurre souple…extra souple, comme le Mann’s Shad Supersoft dont l’appendice caudal est systématiquement en mouvement de par sa forme et sa finesse. La queue du leurre ne peut jamais se tenir dans son axe. Elle donc systématiquement en mouvement. Cette astuce produit souvent des leurres fragiles mais avec ce Mann’s, la solidité est plutôt préservée pour un leurre de ce de niveau de souplesse.Fiche technique
Longueur : 6, 8 et 10,5 cm.
Prix conseillé : 8,20 euros la pochette de 5 (sans têtes lestées).
