Étiquette : Jean-Michel Radix

  • Comment bien monter les mouches de légende. 5. Le subsedge

    Comment bien monter les mouches de légende. 5. Le subsedge

    Cette rubrique se destine au montage des mouches célèbres, aux indémodables modèles qui, aujourd’hui comme hier, font partie des incontournables que tout un chacun doit savoir monter convenablement. Ces mouches de légende font souvent appel à un tour de main très particulier, sans quoi il est impossible d’obtenir un résultat correct.

    Bien que relativement confidentielle, cette mouche très atypique n’en demeure pas moins bien connue des pêcheurs à la mouche français. La plupart connaissent son nom sans en avoir jamais vu le moindre exemplaire. On doit cette création étrange au pêcheur franc-comtois Jean- Michel Radix. Plus étrange encore est la façon dont cette mouche est utilisée. Car peu de pêcheurs ont compris l’intérêt de pêcher juste sous la surface au coup du soir, entre chien et loup. Dans la majorité des cas et excepté dans les rares cas où les truites prennent des sedges en surface toutes les cinq secondes, une mouche prise en surface correspond à plusieurs autres prises sous l’eau. Les trichoptères ne dérivent pas à la surface comme les éphémères. Certaines espèces s’envolent dès qu’elles traversent la couche de surface, d’autres semblent courir sur l’eau pour rejoindre la rive (toujours la plus proche).

    Le subsedge permet alors de proposer autre chose qu’un sedge flottant. La technique peut être tout bonnement de la pêche à la mouche noyée en dérive aval, ou une variante de cette dernière qui consiste à pêcher “à draguer” comme avec un sedge flottant. Les deux fonctionnent et les résultats sont certains soirs sans commune mesure avec la pêche de surface. A savoir que plus les truites gobent, plus il y a d’insectes et donc d’activité sur et sous l’eau. Sans éclosion, le subsedge ne fait pas de miracle et c’est bien dommage de l’utiliser uniquement comme sauve-bredouille les jours où rien ne se passe.

  • Signé Radix

    Signé Radix

    Cela fait 40 ans que Jean-Michel Radix vit au rythme du Haut-Doubs. Sa rivière nourricière pour laquelle il se bat, avec l’énergie du désespoir et la ténacité d’un bâtisseur. Histoire d’une passion.

    De lui, dans un siècle on dira : Radix, bien sûr qu’il a existé. J’ai même un grand père dont le père l’a rencontré quand il semait des pierres dans la rivière pour faire des maisons aux poissons.

    Jean-Michel Radix, 53 ans retraité de l’armée de l’air est bien une manière de petit Poucet. Seulement les petits cailloux qu’il sème dans le Doubs pèsent entre 50 et 200 kg. Ce sont plutôt des rochers du genre de celui que le pauvre Sisyphe remontait sur sa colline. La puissance métaphorique de leurs exploits respectifs est la même : chacun s’emploie à infléchir le cours de l’Histoire, avec cette même obstination désespérée qui fonde les grands mythes. A l’inverse de Sisyphe, la pente est l’alliée de Radix. Mais c’est la seule, tout le reste ou presque est contre lui, et pas seulement le relief mais aussi la pollution, la sécheresse et les mauvaises manières des hommes. La pente est dans le bon sens, mais pas l’Histoire.Pourtant Radix insiste. Avec une barre à mine et un diable, il fait rouler ses cailloux dans le lit du Doubs. D’abord une grosse pierre plate pour les fondations puis les autres disposées de telles façons que les truites y élisent domicile. S’il a été correctement aménagé le HLM à truites sera habité en moins de deux jours. Rien qu’en 2009 Radix en a construit une bonne centaine, à cinq rochers par maison le calcul est vite fait. Pourtant Radix n’est pas le genre à la ramener. Seuls ses amis de la Franco- Suisse, Christian Triboulet le président et Patrice Malavaux le garde pêche sont au courant.