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  • Lew’s BB1 : il fait le maximum !

    Lew’s BB1 : il fait le maximum !

     

    Rares sont les moulinets de « bait casting » destinés à lancer des gros leurres qui ne ressemblent pas à un mini moulinet de pêche au thon. La marque américaine Lew’s a réussi l’exploit de conserver un bâti à profil bas pour son moulinet “big bait”. Le BB1 surprend par son ergonomie très agréable et sa grande efficacité en action de pêche.

    Par Jean-Marc Theusseret

    On reproche souvent aux moulinets de « bait casting » construits pour pêcher avec des gros leurres (big baits) un embonpoint qui devient vite gênant. Cela va de pair aussi avec un poids généralement élevé. Depuis l’automne, j’ai beaucoup pêché avec le Lew’s BB1, dont la marque n’a pas (pas encore ?) la réputation de certaines grandes enseignes japonaises, mais qui, je dois le dire, m’a particulièrement satisfait. Importé par Florida Fields, la marque Lew’s est également le nom d’un très bon pêcheur américain qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de fabrication de moulinets casting. Car ses premiers modèles remontent à… 1973 ; date à laquelle Lew Childre invente le premier moulinet casting à profil bas (low profil), copié depuis par tous les fabricants. Le moulinet Lew’s BB1 permet de lancer des leurres jusqu’à 80 g, ce qui le rend un peu juste pour les très gros leurres, mais permet de lancer sans problème la plupart des big baits utilisés en France (Buster Jerk, Divinator, Real Eel, Alien Eel, etc.). Dans un volume réduit et une ergonomie très naturelle, le BB1 dispose d’un excellent système de frein centrifuge, différent de la plupart de ceux que l’on trouve sur les autres moulinets de ce type. Quatre des six masselottes sont gérées chacune par des ressorts qui se rétractent au début du lancer, sous l’impulsion donnée au mouvement par le pêcheur, puis se remettent en place progressivement jusqu’à ce que le leurre touche l’eau. Ce principe simple, mais efficace, fonctionne parfaitement. Bien réglé, le BB1 génère très peu de perruques, y compris avec des leurres de 60 ou 70 g, qu’il est possible de lancer à une distance très honorable. Le fonctionnement s’avère particulièrement doux, aidé par une manivelle de grande taille et des poignées en matière souple, très agréables au touché. Côté frein, pas de souci, à condition de le serrer à fond si l’on pêche avec des gros leurres. A ce propos, et cela reste valable pour tous les moulinets, ne jamais oublier de le desserrer complètement lorsque la partie de pêche est terminée. Le modèle que j’ai choisi dispose d’un ratio de 7 : 1 (sept tours de bobine pour un tour de manivelle). Il existe aussi en version plus lente d’un rapport de 6:4. Il est vrai que les gros leurres s’animent en général lentement, mais il est bon en revanche de pouvoir récupérer rapidement le mou au ferrage. Car même avec un rapport de 7:1, un moulinet casting ne récupére pas aussi rapidement qu’un moulinet à tambour fixe.
    Le manque de réactivité fait souvent défaut lorsqu’en quelques secondes, le pêcheur doit récupérer plusieurs mètres de mou (cas de vent latéral ou de pêche en profondeur à grande distance) et faire en sorte que les gros hameçons qui équipent les big baits trouvent une place dans la gueule du carnassier.
    A environ 200 euros (199 pour être précis !), le BB1 est une affaire à plus d’un titre. C’est un moulinet dont le faible poids, l’encombrement réduit et la fluidité de fonctionnement, permettent tout autant l’utilisation de gros leurres que celle d’un spinnerbait de 25 ou 30 g. En dessous de ce poids, ce n’est plus son domaine, mais au sein de la gamme Lew’s, d’autres produits conviennent très bien pour cela.

     

  • Swimbaits hooks : des hameçons texans qui ont du ressort !

    Swimbaits hooks : des hameçons texans qui ont du ressort !

    Généralisés depuis la mise sur le marché du leurre souple articulé Imakatsu Javalon, les gros hameçons texans n’ont cessé de s’améliorer pour finalement aboutir aux récents modèles dit swimbaits hooks (hameçons pour leurres nageurs).

    Par Jean-Marc Theusseret

    Les hameçons texans sont destinés aux leurres souples pour une utilisation dans les herbiers et les bois morts. Ils sont de ce fait l’une des composantes majeures de la pêche aux leurres modernes. Les modèles classiques, avec leur forme en S juste derrière l’oeillet, n’assurent pas dans bien des cas une bonne tenue du leurre et, de plus, contribuent à réduire la surface dégagée entre la pointe de l’hameçon et le S, ce qui entraîne de regrettables décrochés. Les hameçons swimbaits développés par les grandes marques d’hameçons japonaises ont réglé le problème en modifiant la forme et surtout en imaginant un astucieux système de fixation du leurre en forme de ressort. La pointe du leurre se visse sur le ressort. Il est ainsi fixé fortement, mais le ressort reste mobile. A la touche, il s’escamote et dégage ainsi toute la place disponible de l’ouverture.
    Loin d’être un simple gadget, ce système est très efficace. Vous avez d’ailleurs pu vous en rendre compte en regardant le DVD du n° 90 consacré au brochet. Il s’agissait du Owner 5132 Twist Lock et du Owner Beast lesté, associés à des shads. D’autres marques en proposent également comme Gamakatsu, Eagle Claw ou Mustad, tout comme certains fabricants de leurres comme Lake Fork. Certains sont lestés sur la courbure de sorte que le leurre puisse couler. Devant le succès du fameux petit ressort et face à la demande des pêcheurs, ce système est aujourd’hui appliqué à d’autres formes d’hameçons pour la pêche du black-bass dont profitent également les pêcheurs de brochet. Ce qui n’était au départ qu’un petit accessoire qui servait à mieux faire tenir les gros shads sur un hameçon texan est en traind’être décliné à tous les types d’hameçons de ce type. Et cela permet de pouvoir les utiliser avec des leurres aux formes diverses, car ces hameçons, aussi performants soient t-ils, doivent être rigoureusement choisis pour ne pas entraver la nage d’un leurre tout en permettant de bonnes chances de ferrer efficacement.
    Dans le cas d’un tandem réussi, les décrochages sont finalement peu nombreux, autant avec les black-bass qu’avec les brochets. De quoi réconcilier les pêcheurs avec les hameçons texans, car beaucoup craignent la perte de poissons au ferrage.

    Le rôle du lestage

    Les swimbaits hooks sont conçus pour faire nager un leurre souple à l’horizontale dans la couche superficielle. Les lests sont modérés, de 2 à 5 g environ et rarement d’avantage. En France ils servent surtout à faire évoluer un leurre souple dans les nénuphars et autres plantes aquatiques sur des zones peu profondes. La plupart des modèles lestés sont d’ailleurs très efficaces pour la pêche dans les herbiers et particulièrement dans les nénuphars, car le leurre nage autant en surface qu’un peu en dessous à la moindre trouée d’eau libre. Si la taille de l’hameçon est adaptée à celle du leurre, celui-ci doit nager parfaitement en ligne et doit même afficher une grande souplesse de nage, bien plus réaliste que derrière une classique tête lestée qui souvent le bride. Certains shads nagent mieux que d’autres avec les swimbaits hooks. Ceux qui ont une densité plus importante que l’eau ont clairement un avantage. C’est le cas notamment du Sawamura One Up Shad, des Gary Yamamoto Swimbait, et Swimming Senko. La plupart des autres shads sont en simple plastique, matériau qui manque de souplesse et qui ne s’immerge pas réellement sans l’aide d’un lest.
    Seule leur forme détermine leur équilibre dans l’eau et dans bien des cas ces shads sont assez mal équilibrés. Il est étonnant que l’élaboration de leurres souples plus denses que l’eau n’intéresse pas plus les fabricants. Les seuls modèles existants s’arrachent partout dans le monde tant ils donnent de bons résultats. Même les copies sont mauvaises, car seule la forme est généralement copiée.


    Le prix de l’innovation

    Seul défaut de ces modèles, leur prix élevé, d’environ 7,50 à 8,50 euros les trois hameçons en taille 6/0 ! En bateau ou en float-tube leur perte est toutefois rarissime.
    Le plus grand risque étant de se faire couper par les brochets dans le cas ou ils avalent le leurre. Un bas de ligne en titane très fin, qui ne boucle pas est alors préférable au fluorocarbonne, qui contrairement à ce que l’on croit, se coupe très facilement sous la dent d’esox, même en 70/100.

  • Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’

    Fish Arrow Flash J Shad 4 et 5 ’’

    Difficile de ne pas être tenté par ce leurre souple hyper réaliste qui fait dans l’imitatif. Par les éclats qu’il envoie lors de sa nage, le Flash J Shad joue clairement sur le terrain des cuillers ondulantes ou du poisson manié.

    Par Jean-Marc Theusseret

    Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un shad aussi bien fini. Le réalisme est donc bien le cheval de bataille de la très confidentielle marque japonaise Fish Arrow, dirigée par Takeshi Matsumoto. La gamme des Flash J se décompose en deux versions : shad et “finesse”, le tout disponible en 3, 4 et 5 pouces. Nous avons choisi de tester le modèle 5 pouces en version shad, car il s’agit du plus polyvalent dans nos eaux. Grâce à lui nous avons pu aussi bien rechercher le brochet ou le sandre, que le silure, le black-bass ou bien le bar. Si la gamme propose plus de dix coloris, nous pensons que les teintes naturelles sont celles qui s’accordent le mieux avec le réalisme de ce leurre. Les teintes watermelon (vert foncé tirant sur le brun) ou “neon flick” (un bleu clair très naturel ) sont celles qui semblent les plus à même de simuler un petit poisson. Les Flash J sont tous pourvus d’une lamelle métallique argentée, dorée ou rouge, dont l’effet est très naturel. C’est ainsi que dans l’eau, lorsqu’il nage, le leurre envoie des éclats latéraux très significatifs. C’est ce qui fait du Flash J un leurre souple très particulier, qui évoque autant une cuiller ondulante qu’un poisson mort animé. Très efficace pour la pêche du brochet, il l’est aussi pour celle du sandre. Nous avons pu le tester cet hiver en Hollande, notamment à Goimeer, lac réputé difficile car très pêché aux leurres souples, et il s’en est très bien sorti. Techniquement, le Flash J Shad est un leurre souple relativement simple. Ça sent le plastique et rien d’autre ! Les amateurs de leurres aromatisés seront donc déçus. En revanche, la lamelle argentée émet un bruit nettement perceptible dès que le leurre est en mouvement. Est-ce un plus ? Toujours est-il que le Flash J Shad a déjà été adopté par quasiment tous ceux qui l’ont essayé. La finesse de sa caudale lui permet en outre de bien nager avec seulement 3g de lest, ce qui est un très bon point pour les pêches légères du brochet au-dessus des herbiers.

    Prix conseillé : 9 euros le sachet de trois leurres (taille 5’’)

    Renseignement et liste des points de vente sur le site Internet de l’importateur pour la France : www.smith-pro.com

  • Les pontoons boudés

    Les pontoons boudés

    Autre embarcation légère qui a ses partisans outre-Atlantique, le pontoon ne semble pas séduire les pêcheurs français. Certes, le produit est presque inexistant des catalogues français. A notre connaissance, seul Florida Fields propose sur le marché français des pontoons américains de la marque réputée Outcast. Les pontoons sont des catamarans gonflables mus à la rame ou à l’aide d’un moteur électrique. Léger, d’un prix abordable, ils sont aussi très stables et d’une discrétion totale en action de pêche. En revanche, leur transport nécessite le recours à une remorque si on ne veut pas passer une heure à monter l’engin au bord de l’eau avec la notice dans la main pour réaliser un véritable puzzle de pièces en tout genre. C’est là le point noir des pontoons. Vu la contrainte de la remorque, beaucoup lui préfèrent une barque en aluminium, au prix finalement presque équivalent.

  • Bic Sport, le kayak devient semi-rigide et pliable

    Bic Sport, le kayak devient semi-rigide et pliable

    Apparu il y a cinq ans, le Yakka 120 fut le premier kayak semi-rigide pliable commercialisé. Ce concept très innovant permet un transport à l’intérieur d’un véhicule. Fini les remorques ou les galeries de toit, à condition de ne pas rouler en coupé de sport. Le montage de la base semi-rigide se fait réellement en quelques secondes. Reste alors à gonfler la partie supérieure, moyennant une pompe à main, mais cela prend très peu de temps. Le Yakka 120 est unique en son genre. C’est là encore l’un des très rares concurrents du float-tube. En ordre de marche, il mesure 2,80 m pour 76 cm de largeur et pèse 22 kg. Plié, sa taille est ramenée à1,45 m pour 0,76 m d’épaisseur. Il rentre ainsi dans un break et se loge facilement dans une cave ou un coin de garage. Il existe aussi en version Explorer dite “pêche”, mais seule la couleur de la toile et du fond tente de nous le faire croire. Il reste qu’à un peu moins de 600 euros le Yakka 120 reste un moyen de naviguer pour un prix qui se situe entre celui d’un float-tube et celui d’un kayak de pêche rigide. Bic Sport commercialise également le Yakkair, qui est un engin entièrement gonflable plus imposant que le Yakka 120, d’une longueur de 3,30 m, mais qui ne pèse que 11 kg. Prix conseillé : 799 euros. Ces deux engins, qui craignent avant tout la prise au vent vu leur faible poids, permettent surtout de pêcher en rivière, en étang et en petits plans d’eau.

  • Rotomod, une large gamme pour la pêche

    Rotomod, une large gamme pour la pêche

    Grâce au guide de pêche Yannick Rivière, nous avons pu découvrir les kayaks mer de la gamme pêche Rotomod lors de la réalisation du DVD sur la pêche du loup à Gruissan. Cette société française ne s’est pas contentée de modifier quelques détails pour faire de leurs modèles classiques des engins de pêche, mais au contraire a su s’entourer de professionnels de la pêche, parmi lesquels Yannick et Patrick Lebreton, pour créer des modèles originaux permettant un maximum de détails pratiques pour le pêcheur dans un espace forcément restreint. La gamme comprend six modèles.

    Nous avons pu tester le K Largo et l’Abaco. Ce dernier propose des volumes de rangement plus nombreux et plus vastes que le K Largo. Si son prix est plus élevé (1 169 euros contre 859 euros, prix conseillés), l’Abaco se place comme le plus abouti des kayaks de pêche de la marque. D’une longueur de 4,20 m pour 72 cm de largeur et 30 kg à vide, ils permettent une charge de 200 kg. Sur l’eau, leur coque permet une franche poussée à chaque coup de pagaie et reste stable dans la houle, même en dérive lorsque l’engin se tient parallèle aux vagues. Leur motricité à la pagaie permet de traverser les herbiers, très souvent présents en estuaires avec une grande facilité.

    Renseignement et liste des points de vente :
    www.rotomod.com

  • Hobie Kayak, la tête et les jambes

    Hobie Kayak, la tête et les jambes

    Si tout le monde connaît Hobie Cat, les petits voiliers de sport, vous ignorez peut-être que la marque a révolutionné récemment la façon de faire du kayak. Ces engins pourvus du système de pédalier Mirage Drive permettent d’avancer tout en gardant les deux mains libres pour pêcher. Le Pro Angler, modèle phare de la marque, nous a permis d’atteindre la vitesse de 10 km/h en forçant un peu sur les cuisses. La vitesse de croisière étant de 5 ou 6 km/h, soit l’équivalent de celle d’un bass boat équipé d’un moteur électrique de 55 lbs de poussée. La direction, en revanche, demande de libérer une main pour faire pivoter une manette et ainsi actionner le gouvernail.
    Seul bémol, ces engins sont dépourvus de marche arrière, ce qui n’est pas pratique pour pêcher les postes en rivière, par exemple. En revanche, les amateurs de pêche du bar en estuaire sont nombreux à avoir fait l’acquisition de ce type d’engin. En pêche, la discrétion est totale. Il est possible d’équiper ces kayaks d’un échosondeur et même d’un moteur électrique Torqeedo, fruit d’une collaboration avec Hobie. Les kayaks Hobie à pédaliers existent également en version gonflable de 9 et 12 pieds. Une bonne alternative au float-tube qui séduira les pêcheurs hésitant à l’achat d’un modèle rigide en raison de l’encombrement et du transport.

    Renseignements :
    Savagers, ZA du Chenot
    56 200
    Les Fougerets
    Tél. : 02 99 93 34 82
    www.savagers.fr

  • Float-tube, l’échappée discrète

    Float-tube, l’échappée discrète

    Depuis quatre ou cinq ans, le float-tube occupe la première place des embarcations vendues en France pour la pêche sportive. C’est l’engin flottant préféré des jeunes pêcheurs aux leurres et, d’une manière générale, des citadins. Une fois dégonflé, l’objet tient dans un sac qui trouve sa place. Au bord de l’eau, il se gonfle en un quart d’heure et ne nécessite que la force des jambes pour avancer. Pêcher en float-tube est devenu un véritable état d’esprit. Pas de vague, pas de bruit, on est au plus près des poissons, côtoyant leur intimité. Aucun bateau ne peut offrir une telle approche et une telle efficacité. Sa popularité a poussé les fabricants d’accessoires à développer une série d’objets spécifiques au float-tube. Des porte-cannes, des porte-échosondeurs, des “patchs” accroche-mouches, et certains pêcheurs bricoleurs ont même tenté (parfois avec succès) d’installer un moteur électrique.
    La principale évolution des float-tubes concerne leur forme. Initialement, ils étaient de forme ronde et le pêcheur était assis très bas. Cette position en action de pêche s’est révélée très fatigante, obligeant à pêcher constamment bras levés. Pour la petite histoire, sachez que les premiers float-tubes sont apparus aux Etats-Unis dès les années 1950. Il s’agissait à l’époque de chambres à air de roues de tracteurs adaptés. Désormais, leur forme a évolué vers une sorte de V, donc présentant une partie ouverte devant le pêcheur, ce qui facilite d’une part la montée à bord et d’autre part l’action de pêche. Autre évolution, la hauteur de l’assise se veut plus haute que sur les premiers modèles. La marque Outcast fut à l’origine de ces évolutions. La qualité de fabrication est irréprochable, le siège gonflable permet une assise très haute qui évite d’avoir le postérieur constamment dans l’eau. Un siège en mousse finit toujours par s’affaisser. Le Fish Cat Outcast reste le plus copié de tous les float-tubes jamais conçus. En France, cette marque est distribuée par Florida Fields (www.floridafishing.fr).

  • Allez sur l’eau !

    Allez sur l’eau !

    En quelques années, diverses embarcations ont renvoyé à l’état de relique les traditionnelles barques en bois, qui étaient amarrées durant toute la saison de pêche au bord de l’eau. Les habitudes changent et, aujourd’hui, le pêcheur aux leurres aime changer régulièrement de lieux de pêche. Les pêcheurs citadins souffrent souvent d’un problème de place de stockage d’un bateau de pêche, ce qui fait le jeu des engins légers, dégonflables, voire pliables. Ayant testé récemment nombre de ces kayaks, float-tubes et petits bateaux, nous vous livrons ici un tour d’horizon des nouvelles tendances qui vous aideront à bien vous jeter à l’eau.

    Pour la pêche sportive telle qu’on la pratique en France, la navigation n’est qu’une histoire de compromis. Inutile de chercher la solution miracle, elle n’existe pas. Chaque pêcheur devra faire des choix en fonction du type de pêche qu’il pratique, des lieux de pêche, de son budget, de son véhicule et du type de rangement dont il dispose pour stocker l’engin… ailleurs que dans le salon. Pour le confort et la convivialité, rien ne vaut le bateau. Alors que pour la simplicité, la tranquillité et la discrétion, le float-tube ou le kayak n’ont pas d’équivalent. Depuis le développement relativement récent de la pêche en float-tube en France, tous les moyens sont bons pour pêcher depuis diverses embarcations. Depuis peu, la mode est au kayak de pêche. La célèbre marque américaine Hobie, dont le premier catamaran de sport Hobie Cat fit la Une de Life en 1975, ouvre de nouveaux horizons aux pêcheurs par le développement d’un système de pédalier ingénieux qui rend les mains libres pour pêcher. Avec ou sans pédales, les kayaks dédiés à la pratique de la pêche se multiplient depuis un ou deux ans. Leurs atouts résident dans leur faible encombrement, leur mobilité et surtout dans leur grande discrétion en action de pêche. Une mobilité qui fait défaut avec les float-tubes. Pour autant, ces drôles de bouées représentent toujours le moyen le plus simple et le moins cher pour s’affranchir du rivage. Côté barques et bateaux, les choses évoluent également avec l’arrivée de véritables bateaux de pêche sportive ramenés à des tailles qui correspondent mieux aux besoins des pêcheurs français. La marque Xtrem-Boats propose en effet de véritables petits bass boats de 4 mètres de longueur qui peuvent affronter une belle houle, qui se transportent facilement (130 kg pour la coque nue) et dont le prix est des plus attractifs.

  • Nouveautés 2012 : Série de cannes JMC Compétition et moulinet Gamma

    Nouveautés 2012 : Série de cannes JMC Compétition et moulinet Gamma

    Parmi les nouveautés proposées par JMC – Mouches de Charette, on compte quatre gammes de cannes, dont la série Compétition, qui s’adressent aux amateurs de pêche à la nymphe au fil. C’est l’occasion de regarder de plus près un des nouveaux moulinets qui s’associe très bien à cette canne, le Gamma.

    Si la gamme des cannes Compétition propose une 7’6 pour soie n° 3 et une 9 pieds pour soie n°4, c’est à n’en pas douter vers les modèles de grande, voire de très grande longueur que vont se tourner les regards et les choix. Pas de 9’6 dans cette gamme. Les enchères commencent à 10 pieds. Une pour soie 4, dont l’usage convient à la pêche à la mouche sèche et à la nymphe au fil et l’autre pour soie 7, destinée aux pêches en lac ou pour le streamer en rivière. Ensuite, la gamme va se percher dans les très grandes longueurs, toujours pour soie 4 :
    10’6, 11 et 11’6 ! Très rares sont les cannes de 11’6 pour soie n°4. Historiquement, très peu d’artisans ou de fabricants se sont lancés dans la réalisation de cannes d’une telle longueur pour ce numéro de soie.
    Techniquement, cela n’est possible que depuis l’avènement des fibres de carbone de très haut module et après définition d’un cône de blank qui puisse rendre l’outil utilisable, sans quoi on obtient une lourde “queue de vache” sans réactivité. L’implication de JMC dans la compétition (sponsor des équipes de France) ne fait aucun doute. Ces cannes de plus de 10 pieds sont destinées à la pêche au fil sous la canne, technique pratiquée également par un grand nombre de pêcheurs à la nymphe là où la pêche à vue est impossible. Dotée d’une d’action progressive plutôt réussie, la gamme permet des posers précis et offre la possibilité de travailler des poissons sur fils fins. Evidemment, plus on monte dans les longueurs plus la fatigue se fait sentir. C’est un point qu’il ne faut pas négliger. Aussi conseillons nous deux cannes dans la gamme : la 10 pieds soie 4, car c’est la plus polyvalente (sèche et nymphe) et la 10’6 soie 4, qui donne déjà une allonge confortable pour la pêche au fil. Les 11 et 11’6 étant des outils qui s’adressent avant tout aux compétiteurs, qui ont besoin de se démarquer de la concurrence.
    La finition est sobre pour cette gamme destinée avant tout aux performances et sans mauvaises surprises. La poignée “cigare” est d’un diamètre sensiblement plus important que sur la plupart des cannes concurrentes. La préhension s’avère en outre excellente. Le liège “pleine fleur” laisse présager un très bon vieillissement.
    Quant au porte-moulinet, il se veut avant tout fonctionnel et sûr.

    Prix conseillé : 369 à 399 euros selon le modèle.


    Le moulinet Gamma

    Ce n’est pas le moulinet le moins cher de la gamme, mais sans nul doute celui qui aura la préférence des pêcheurs initiés qui recherchent un produit léger, performant et bien conçu. Nouveauté 2012, le Gamma se place en remplacement du Rafal et du Exel. Certains défauts des modèles précédents ont enfin disparu. Ainsi le Gamma comporte une cage de bâti fermée et non un simple guide fil. Fini les soies qui se font éventrer entre la bobine et le guide fil, fini les longs bas de ligne qui se retrouvent de l’autre côté du guide fil. Autre atout, une bobine de grand diamètre (100 mm) mais très étroite (20 mm). On le sait, plus la bobine est large, plus la soie s’enroule mal. Les spires se chevauchent et c’est la galère, voir la perte de la truite de votre vie ! Dans la gamme des moulinets JMC, le Gamma semble avoir atteint l’âge de raison.

    Disponible en deux modèles :
    Gamma 35. Poids 143 g. Soies 3 à 5. Capacité : WF4 + 100m de 20lbs.
    Gamma 68. Poids 149 g. Soies 6/8. Capacité : WF 7 + 150 m de 20 lbs.
    Prix conseillé : 199 euros.


    Renseignements et liste des points de vente :

    JMC – Mouches de Charette
    E-mail : [email protected]
    www.mouchesdecharette.com
    Tél. : 04 74 24 22 73.