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Étiquette : Japon

Leurres souples, si on vérifiait leur densité ?
Le sujet peut sembler farfelu, voire inutile. Pourtant rien n’indique au consommateur sur les sachets si les leurres souples flottent ou au contraire coulent. Pour toutes les techniques de pêche, ce détail à une grande importance, car il détermine l’équilibre des leurres dans l’eau.
Étrangement, les pêcheurs se soucient systématiquement de la densité des poissons nageurs, mais jamais de celle des leurres souples. De leur coté, les fabricants ne mentionnent pas ce paramètre physique sur les sachets, laissant le pêcheur découvrir si le leurre flotte comme un bouchon ou au contraire coule purement et simplement. Deux leurres de taille équivalente peuvent montrer une densité très différente une fois dans l’eau. En action de pêche, cette différence saute aux yeux. La densité d’un leurre souple influe directement sur sa position dans l’eau, donc sur sa présentation au poisson. En ce qui concerne les montages “weight less” (sans lestage), la densité des leurres est capitale afin d’obtenir l’effet souhaité.
De la densité découle l’équilibre du leurre. Les leurres lourds, qui coulent lentement mais sûrement, sont généralement très bien équilibrés. Ils piquent généralement du nez (pour ce qui est des shads, dont la forme favorise cette tendance). Leur position bien à l’horizontal, lorsqu’ils sont ramenés en surface ou juste sous celle-ci, rend la progression du leurre régulière et précise. Le Sawamura One Up Shad, dont la réputation dépasse largement le Japon, est un shad idéal pour ce type de pêche. Ramené rapidement, il se tient dans la pellicule de surface, mais devient capable de descendre de quelques décimètres pour explorer une trouée dans les herbiers si l’on ralentit la cadence. Les leurres flottants ne peuvent autoriser une telle polyvalence.Le cas du drop shot
Voici une autre technique où la densité des leurres est capitale dans la présentation du faux appât au poisson.

De la mouche au leurre, quelques trucs en poils
De la mouche au leurre, il n’y a qu’un pas, que Philippe Collet n’hésite pas à franchir ! Les poils de toutes sortes font merveille sur des têtes lestées. Pour le sandre, la perche et le black-bass, osez les trucs en poils !
Par Philippe Collet
En dehors de quelques bricoleurs talentueux qui sculptent leurs propres leurres durs ou moulent leurs leurres souples, les pêcheurs de carnassiers aux leurres sont en général des utilisateurs de produits finis. A contrario, les moucheurs qui ont appris à monter leurs propres mouches sont souvent plus créatifs. Au début, ils réalisent des montages le plus souvent extravagants et inutiles, qui viendront encombrer leurs boîtes, jusqu’à ce qu’ils se décident à faire un grand ménage pour ne garder que l’essentiel. Avec le temps, les moucheurs ne se mettent plus finalement à l’étau que pour monter des modèles éprouvés et compléter leurs stocks. Ces pêcheurs qui s’étaient équipés pour le montage de mouches pour le réservoir, le carnassier ou la mer disposent souvent d’une réserve inépuisable de matériaux. Comme ils sont de plus en plus nombreux à se mettre à la pêche des carnassiers, l’idée de créer ou d’améliorer ses propres leurres avec les matériaux disponibles a dû en effleurer plus d’un.
Voici quelques idées pour allier montage mouche et pêche aux leurres. J’espère qu’elles redonneront aux moucheurs un peu blasés l’envie de revenir à l’étau, et aussi aux pêcheurs de carnassiers l’envie de s’y mettre. Et puis ces leurres-là, vous serez les seuls à en posséder, même au Japon, ils ne les font pas ! Cela fait déjà pas mal de temps que Patrick, un de mes collègues de pêche, utilise des leurres en lapin de sa fabrication. Il a commencé à les monter à la fin de sa période réservoir avec les matériaux achetés pour leurrer les truites. Les premiers essais sur les sandres du canal ont été des plus concluants. Depuis, il en a toujours dans ses boîtes et prend régulièrement du poisson avec. Un autre collègue, Georget, que les clients du domaine de la Vallée (Aisne) connaissent bien, s’amuse depuis quelque temps déjà à fabriquer des mouches à carnassiers légèrement lestées pour les lancer avec un ensemble spinning. Il monte aussi des hameçons streamers qu’il accroche à l’arrière de petites cuillères tournantes, les rendant beaucoup plus attractives pour les perches ou les chevesnes qu’il convoite en rivière. J’avais moi-même monté des petits toupets de marabout de couleur chair sur les triples de certaines de mes montures à poisson mort manié, il y a déjà bien longtemps, pour leur ajouter de la vie. De nombreux autres moucheurs ont probablement déjà dérivé des montages mouche à destination du lancer.La technique du lapin blanc
Avec un autre ami, Christian, nous évoquons régulièrement avec le sourire la technique du lapin blanc. Il l’avait trouvée, à nos débuts en réservoir, sur le lac de Virton en Belgique. Ce jour-là, les truites très éduquées ne s’intéressaient pas à nos mouches. Nous avions tout essayé et n’arrivions à rien. Nos piètres compétences dans la discipline nous condamnaient à un échec cuisant. C’était sans compter avec le sens de l’observation de Christian. Après avoir abandonné quelque temps (par lassitude !) sa mouche sur le fond, ce dernier remarqua que les truites s’intéressaient d’un seul coup à son leurre réalisé avec une lanière de lapin blanc. Plus ça allait, plus ces poissons capables de refuser l’imitation la mieux présentée s’énervaient sur ce streamer. Leur curiosité les avait incités à venir voir ce leurre, immobile depuis déjà un moment. En s’en approchant, elles avaient créé des turbulences, faisant vibrer les poils extrêmement souples de lapin. Ce mouvement, des plus naturels, les avait incitées à s’enhardir. A force de passages et de coups de nageoires, elles réussirent à faire bouger puis décoller la mouche. Finalement plusieurs poissons se prirent au jeu et, la concurrence jouant, un poisson plus téméraire que les autres aspira la mouche. S’ensuivit une série de prises. Si nous bougions nos mouches, les poissons intéressés désertaient immédiatement le secteur. Avec cette méthode peu orthodoxe, nous avions pu sauver notre honneur de débutants en réservoir. Cette technique fonctionne régulièrement en réservoir, même si, plus souvent pratiquée maintenant, elle devient moins efficace. Au-delà de l’anecdote, cette expérience m’a permis de comprendre l’intérêt de matériaux ultra-souples, comme le lapin et le marabout, pour la vie qu’ils peuvent apporter à un leurre, même immobile.Des modèles éprouvés de mouches en lapin
Les pêcheurs à la mouche connaissent bien les vertus de certains modèles de streamer. Le pouic, cette mouche de grande taille (6 à 7 cm) constituée d’un corps en lapin, tourné sur un hameçon à tige longue, prolongé d’une queue en lapin, fonctionne très bien sur les truites en réservoir. Le même modèle en plus gros, tourné sur un hameçon de 6/0 avec des bandelettes plus larges, m’a permis la capture de nombreux brochets au fouet. Je délaisse maintenant un peu ces leurres, compte tenu de leur poids important, une fois gorgés d’eau, qui les rend difficiles à lancer. Je préfère les mouches en bucktail un peu plus légères. Pêcher des carnassiers au lancer avec des montages en poils ou en plumes ou avec des leurres associés à de tels matériaux n’est donc pas farfelu. Ces matériaux peuvent être un gage d’attractivité supplémentaire et un déclencheur d’attaques, surtout sur une phase d’arrêt ou d’animation lente. Un leurre en plastique dur ou souple ou en métal ne vit plus à l’arrêt. Lui ajouter une touche de poil ou de plume peut tout changer.Les fabricants s’y mettent doucement
Si l’on connaît les cuillères mouches dont le triple est garni d’un palmer, les cuillères à brochet dont le triple est orné d’un gros toupet de bucktail ou les poissons nageurs de surface et autres poppers dont l’hameçon de queue est agrémenté de 3 ou 4 pointes de hackle ou de brill, l’offre des fabricants est assez restreinte. Des fabricants de leurres souples ont intégré des bandelettes de lapin à leurs leurres pour leur ajouter de la vie. La collection “rabbits serie”, importée par AMS en France, propose des genres de worms, grubs et autres créatures dotés d’appendices en bandelettes de lapin. Ces bandelettes sont ancrées dans la masse du leurre souple au moment de son coulage, ce qui permet de les souder au leurre. D’après les tests du fabricant, l’adjonction de poils augmenterait de façon importante l’attractivité des leurres.De premiers essais très concluants
En observant dans l’eau claire, depuis un pont, des perches en train de s’énerver sur un plomb palette que j’animais sous leur nez et en les voyant taper furtivement sur la gaine rouge à l’arrêt du plomb, je me suis dit que dorénavant je garnirai mes hameçons triples de lapin ou de marabout pour que, même à l’arrêt, mon leurre ait encore de la vie. Mes essais ont aussi porté sur des montages de jigs en lapin avec ou sans lanières élastiques, d’hameçons de cuillères à jiguer.
J’ai encore opté pour des collerettes en lapin ou en renard arctique montées sur des têtes plombées devant mes leurres souples. Un jig en peau de lapin travaille de façon beaucoup plus efficace lors des pauses et réagit au moindre courant provoqué par le passage d’un poisson curieux. Avec un montage en lapin, le jig coule plus vite qu’avec une jupe en silicone volumineuse. Il faut donc réaliser des jigs légers si l’on veut pouvoir les utiliser en lancer ramené.
La perche aux leurres de surface par Alban Choinier
Dans toutes les techniques de pêches, on peut avoir deux types d’approche : soit on cherche les gros poissons et on accepte d’avoir peu de touches, soit on cherche à s’amuser et on en prendra alors de toutes les tailles. Dans ces pêches dites “ludiques’’, il en existe une qui est sans aucun doute la plus amusante qui soit, celle de la perche aux leurres de surface.
Par Alban Choinier
La perche est l’un des carnassiers français les mieux représentés dans l’hexagone. Quel que soit l’endroit où vous habitez, que ce soit en plaine ou en montagne, à Rouen ou à Toulouse, les rivières et les lacs sont la plupart du temps correctement peuplés en Perca fluviatilis. Même si leur taille n’atteint pas des sommets, elles sont nombreuses et surtout très réceptives aux leurres en tout genres. Alors, autant en profiter ! Bien sûr, il existe une centaine de manières différentes de capturer une perche. Nous nous intéresserons ici qu’à la pêche en surface, car même si ce n’est pas la meilleure façon d’en prendre beaucoup, c’est assurément la technique la plus amusante ! La perche est, avec le black-bass et la truite, le carnassier qui a le plus l’habitude de venir chasser sa proie en surface. Quand on se promène le soir le long des rivières pendant l’été, on entend souvent le bruit caractéristique des perches en chasse. Ce sont des bruits d’aspiration, sortes de “tchoc, tchoc, tchoc’’, produits par des perches qui poursuivent des alevins en surface. Elles attaquent le leurre en surface comme elle le ferait avec un alevin tentant de fuir. Avant qu’elles ne prennent le leurre en gueule, vous les voyez souvent suivre en petit groupe. Entre-elles la compétition alimentaire est en jeu et pour vous, c’est le petit coup de scion pile au bon moment qui déclenchera l’attaque.
Qu’y a-t-il de meilleur, halieutiquement parlant, que de voir un poisson attaquer ? La pêche de la perche au poisson nageur est un peu ce que la nymphe au fil est à la pêche à la mouche. C’est bien, mais rien ne vaut un beau gobage ! Prenez une petite canne, glissez une boîte à leurres, une paire de ciseaux et une bobine de fil dans vos poches, mettez vos lunettes polarisantes sur votre nez et allez tentez deux ou trois perches en surface. Ça devrait vous plaire…Quels leurres utiliser ?
Deux types de leurres font fureurs sur les perches : les stick bait et les poppers. Les sticks baits : ces leurres flottants sans bavette nagent en zigzag à la surface en imitant un poisson moribond. De tous les leurres de surface, les sticks baits sont les plus polyvalents, suivant leur taille, ils intéresseront tout aussi bien les truites que les perches, les brochets, ou les bars, et même les liches. Les sticks baits dont les tailles sont comprises entre 3 et 8 centimètres seront des cibles de choix pour les perches. Les tailles plus grosses peuvent déclencher des attaques mais provoquent souvent de trop nombreux décrochés.
Les poppers : c’est typiquement le leurre qui fait rire tout le monde : « mais comment veux-tu que ton machin prennent un poisson ? ». J’ai bien dû entendre cette phrase cent fois. Si je n’avais qu’un leurre de surface à prendre pour la perche, ce serait un popper. Déjà parce que leur animation est un régal et ensuite parce que les perches les attaquent avec une violence inouïe. Leur taille doit être comprise entre 3 et 6 centimètres. Nous avons pu remarquer avec mes collègues de pêche que la plume située sur l’hameçon triple à l’arrière du leurre a une importance en matière de nombre de touche sur les poppers alors que cela semble passer inaperçu sur les stick bait.
Comment animer ces leurres ?
Les stick baits : les stick baits s’animent scion à ras de l’eau en ramenant lentement et régulièrement tout en donnant des petits coups de scions eux aussi réguliers. Vous pouvez varier la vitesse de récupération et l’ampleur des “virages’’ du leurre en variant l’intensité des coups de scion. Quand le leurre nage correctement, il va créer à la surface de l’eau un V qui attirera les poissons de loin. Les perches préféreront certains jours des animations rapides et d’autres jours des animations lentes. Il n’existe aucune vérité dans ce domaine. Si elles manquent le leurre mais continuent à attaquer, comme c’est souvent le cas, n’hésitez pas à faire des courtes pauses (1 ou 2 secondes) pendant l’animation pour laisser le temps au poisson de cibler son attaque.
Les poppers : les perches ne sont pas des carangues et il ne faut pas s’acharner à faire le plus gros “pop’’ possible, bien au contraire. Nous avons tous entendu des perches chasser et il faut essayer de reproduire ce bruit avec un popper. Il est toujours délicat de comprendre pourquoi un poisson attaque un leurre, mais dans le cas du popper il semblerait que les perches se déplacent de loin car elles confondraient le bruit du popper avec le bruit d’une congénère en train de se nourrir. C’est pourquoi la fréquence et l’amplitude des “pops’’ ont beaucoup d’importance. Les meilleurs résultats sont obtenus avec des petites séries de quatre ou cinq “pops” suivi d’une pause d’une seconde puis d’un ou deux “pops” suivis d’une pause, puis de nouveau quatre ou cinq. Un peu comme une perche qui chercherait à attraper un alevin. Pendant le “pop’’, le leurre ne doit avancer que de quelques centimètres, pas plus. La pêche au popper est une pêche plutôt lente, du moins plus lente que la pêche au stick bait.
Comment attacher ces leurres ?
Avec des leurres de petite taille, il est difficile d’utiliser des agrafes sans contraindre leurs capacités de nage. L’idéal est de nouer directement le bas de ligne. En revanche, étant donné la relative rigidité de celui ci, le noeud doit être lâche afin de ne pas brider le leurre. Le noeud Rapala, qui forme une petite boucle quand il est terminé, est parfaitement adapté.
Quelle canne choisir ?Il existe deux manières d’estimer la puissance d’une canne. Soit on parle de poids de lancer (exprimé en grammes) soit on parle de force de ligne à utiliser. Nous sommes plus habitués en France à parler de poids de lancer alors qu’aux Etats Unis ou au Japon, se sont les classes de lignes qui sont mentionnées sur les cannes. Par exemple, une canne d’une puissance de 5 à 20 grammes a une puissance de ligne conseillée entre 5 à 12 livres. Pour simplifier les choses, les Américains ont donné des noms à ces puissances : une canne de 5 à 12 livres (ou 5/20 gr) est une Médium (moyenne). Si la canne est un peu plus souple (4 à 10 livres ou 3/10 gr) elle sera une Medium Light (moyenne légère) et si elle un peu plus puissante elle sera une Medium Heavy (moyenne lourde). Quand on en prends l’habitude, ce classement simplifie les choses. Les leurres de surface couramment utilisées pour les perches pèsent entre 3 et 10 grammes, une canne d’une puissance Médium light (3/10 gr) est donc idéale. Si vouspêchez la truite en petite rivière, vous pourrez aussi utiliser votre canne à perche pour cet usage. Mais si vous pêcher aussi le blackbass, le sandre ou la truite en grande rivière, je vous conseille de prendre une canne Médium (5/20gr), car même si cela peut être un peu fort pour les plus petits leurres, vous pourrez l’utiliser sans problème pour extraire des blackbass des bois morts ou pêcher le sandre en vertical.
Pour projeter et surtout animer correctement ces petits leurres, les cannes ne doivent pas dépasser 2,10 mètres de longueur. Plus longues, l’animation et le contrôle d’un leurre de quelques centimètres devient hasardeux. On trouve chez de nombreux fabricants des cannes en deux brins de 2,10 mètres pour des puissances données souvent comprises entre 5 et 20, voir 30 grammes. Ce sont des cannes dites M (Médium) qui seront parfaites pour l’usage que l’on veut en faire. Mais le marché des cannes leurres a évolué et le choix de cannes monobrins s’est considérablement étoffé. Autant les cannes en deux brins sont faciles à transporter, autant les cannes monobrins sont performantes (c’est mécaniquement compréhensible). Généralement plus courtes (heureusement pour le transport !) les monobrins de 6.3 pieds (1,9m) ou 6.6 pieds (2m) seront parfaites en puissance ML ou M.
Les tailles de moulinet les plus couramment utilisées sont les tailles que l’on retrouve dans les séries 2000. Ce sont des moulinets qui pèsent entre 200 et 300 grammes. Tous les moulinets récents ont une double vitesse d’oscillation de la bobine autorisant l’utilisation de corps de ligne tressés.
Comment garnir son moulinet ?La réponse est simple et sans ambiguïté : de la tresse ! L’animation de ces petits leurres nécessite de la précision que seule l’absence d’élasticité de la tresse peut donner. De plus, la tresse permet de lancer des poids légers à grande distance. Un autre aspect auquel on pense moins est le poids du nylon. Si vous lancez un leurre de 5 grammes à 15 mètres avec un nylon de 22/100, celui-ci va couler sur au moins 10 mètres. Votre petit leurre sera tiré vers le bas par le poids du nylon et sa nage en pâtira. A l’inverse, la tresse flotte et ce type de problème ne se pose pas. Les diamètres de tresse donnés par les fabricants sont complètements farfelus et souvent sous évalués, mais en règle générale, une tresse de 10 ou 13/100 conviendra à l’animation des petits poppers et stick bait.
Quel bas de ligne ?
Du fait de l’opacité des tresses, il n’est pas possible d’y attacher directement le leurre. Il faut toujours faire un petit bas de ligne noué, dont la longueur sera comprise entre 50 cm et 1 mètre, avec un matériau transparent comme du nylon ou du fluorocarbone. Ma préférence va à ce dernier, du fait de son absence de mémoire et sa très bonne résistance à l’abrasion. Le choix du diamètre est délicat. L’idéal en matière de nage est un 20/100. Mais étant donné l’absence d’élasticité de la tresse, au ferrage, les forces s’accumulent dans le bas de ligne. Il est donc nécessaire de le sur-dimensionner : un 25/100 s’avère parfait. Il m’arrive même de mettre un bas de ligne en 28/100 quand la zone est très encombrée pour pouvoir sortir un joli poisson des branches… ou avoir une chance de récupérer un leurre dans un obstacle ! Et les brochets ? Ils montent rarement sur les poppers mais adorent les stick baits. Généralement, ils préfèrent les grosses bouchés mais il arrive quelques fois qu’ils prennent un apéro… auquel cas si vous avez de la chance il sera piqué au bord de la gueule et sinon vous direz adieu à votre leurre ! Il n’existe aucune parade, les petits leurres ne nagent plus si le bas de ligne est en acier, en tresse ou en gros fluorocarbone.
Où pêcher les perches en surface ?
C’est de loin la question la plus délicate. J’aurais tendance à dire : là où elles sont ! A partir du moment ou les alevins sont nageants, les perches les suivent invariablement. Trouvez la nourriture et vous trouverez les perches ! Les bordures, les amas de branches, les blocs rocheux sont aussi d’excellentes zones. Il faut essayer de pêcher tous les postes qui vous sembles favorables. Si vous n’avez pas eu de perche derrière votre leurre au deuxième ou au troisième lancer, n’insistez pas et changez d’endroit. Quand elle sont-là, l’attaque est quasi immédiate. Ne cherchez pas obligatoirement les zones peu profondes.
A l’inverse du brochet, la perche n’hésite pas à monter des profondeurs pour saisir un leurre en surface. Des profondeurs comprises entre 1 et 3 mètres d’eau seront valables. Cela dépend aussi de la clarté de l’eau. Plus l’eau est turbide et moins les perches se déplaceront pour chasser. J’ai déjà vu – dans des lacs alpins à l’eau cristalline – monter des perches de plus de 5 mètres de profondeur pour saisir un leurre en surface. Que ce soit en lac ou en rivière, les perches adoptent souvent les mêmes comportements. Ne restez pas statique, bougez, parcourez du terrain et cherchez-les. Les perches bougent beaucoup.
Quand les pêcher ?En règle générale, les meilleurs moments correspondent aux mois les plus chauds. C’est-à-dire 11 mois de l’année à Toulouse et deux semaines à Lille ! Blague à part, il faut que l’eau soit chaude pour que les poissons, toutes espèces confondues, occupent la couche superficielle de nos rivières et plans d’eau. La pêche des perches en surface démarre réellement à partir du moment ou les alevins de cyprinidés sont éclos et nageant. Cela correspond souvent au mois de juin. Les perches montent alors sur les bordures et chassent dans peu d’eau jusqu’aux premiers froids un peu sérieux, souvent fin septembre pour la partie nord de la France et fin octobre pour la partie sud. Mais le climat étant farceur ces dernières années, on ne sait jamais jusqu’à quand les conditions peuvent rester favorables.

Interview de Masahiro Igarashi, président-directeur général de IMA-AMS JAPAN
Particulièrement réputés pour la pêche du sea-bass japonais, les leurres IMA fêtent ont fêté leurs dix ans d’existence en 2008, nous avions, à cette occasion, publié un interview de Masahiro Igarashi, Pdg de la marque nippone. Ces leurres très conceptuels sont certes magnifiques, mais aussi et surtout très efficaces !
Par Achile Gan
A l’occasion de sa venue récente en Europe, j’ai eu la chance de rencontrer Masahiro Igarashi, l’emblématique président-directeur général de la société japonaise IMA-AMS Design. Leader des ventes de poissons nageurs pour le bar japonais, IMA offre aussi à ses inconditionnels de magnifiques leurres pour la pêche des carnassiers d’eau douce et des salmonidés.
Achille Gan : Pouvez-vous nous décrire rapidement votre société et résumer son historique ?
MASAHIRO IGARASHI : Ingénieur en mécanique et designer chez Honda pendant une dizaine d’années, j’ai décidé de fonder ma propre société de design industriel, AMS Design Company Ltd., afin de voler de mes propres ailes, selon mon inspiration. Passionné de surf et entouré de pêcheurs en mer, je fus rapidement sollicité par mes amis de l’époque pour mettre à profit mon expérience et mon savoir-faire technologique dans la création d’un leurre à bar. C’est ce que je fis avec une série limitée dont les résultats ne se firent pas attendre. Quelques dizaines d’exemplaires plus tard, mon imagination fit naître, cette fois-ci, un drôle de leurre flottant à bavette intégrée, connu sous le nom de Komomo SF-125. Capable de travailler dans de très faibles profondeurs et réalisant de belles performances au lancer, ce modèle connut un véritable succès dès les premiers essais. En ce mois d’avril 1998, je décidai alors de fonder une filiale de AMS Design spécialisée dans la conception et la fabrication de poissons nageurs. Les trois premières lettres du mot “imagination” s’imposèrent naturellement comme emblème : IMA venait de naître !
A. G. : Où est située votre compagnie et quelle place occupe-t-elle au Japon ?
M. I. : IMA est basée dans la baie de Tokyo, nous sommes à une heure à peine de la grande plage de Kujukuri. Cette plage est réputée pour le surf mais aussi pour la pêche et elle est, comme la baie de Tokyo, un excellent terrain de tests pour nos leurres ! IMA est aujourd’hui un des leaders japonais en matière de poissons nageurs. Avec plus de trois millions de leurres vendus, nous nous sommes solidement positionnés sur un marché nippon qui, on le sait, est particulièrement malmené depuis une dizaine d’années. Nous sommes fiers d’avoir atteint ce niveau de notoriété en matière d’innovation pour la conception de leurres. Les designers de IMA sont diplômés des meilleures universités soit en génie maritime, soit en ingénierie CAD (design assisté par ordinateur). Ce duo de compétences rassemble de véritables fous de pêche qui ont entre leurs mains des outils de pointe : les machines CNC, à commandes numériques. Elles travaillent des formes solides à partir de dessins 3D. Ce concept permet, à partir d’une idée, de fabriquer en un temps record un prototype puis un produit parfaitement fini. Ainsi, d’une simple idée percutante il est possible de concevoir rapidement et de manière soignée un prototype qui sera longuement éprouvé par le staff IMA aux quatre coins du globe. Vous aurez aussi bien sûr noté la qualité des finitions haut de gamme et la robustesse des produits finis, qui sont tous armés d’hameçons Owner. IMA emploie une quinzaine de personnes et s’est entourée de testeurs de terrain et de biologistes piscicoles. Outre les nombreux pêcheurs professionnels japonais figurant au Team IMA Japan, elle sponsorise des bassmen professionnels des circuits américains B.A.S.S. Elite et FLW : Michael Murphy, Bill Smith et le fameux Fred Roumbanis, très en vue actuellement. Leur collaboration a permis de créer cinq nouveaux leurres, dont les premiers ont été présentés avec succès en 2007 lors du plus grand salon mondial de pêche : l’ICAST Show de Las Vegas.A. G. : Vos leurres possèdent une particularité inédite imprimée sur leur descriptif : c’est leur date de naissance !
M. I. : Exact ! J’ai voulu cela car j’ai considéré, dès le lancement de la marque IMA, que les leurres que nous concevions allaient vivre leur vie un peu comme notre progéniture, comme nos “enfants” en quelque sorte ! Cette information est surtout très utile à tous les niveaux de la chaîne commerciale pour situer dans le temps les dates de sortie des modèles de leurres et leurs évolutions ou séries limitées. Nous pensons aussi aux collectionneurs de leurres, qui raffolent de ce genre de singularité.A. G. : Pourriez-vous détailler les modèles phares de la marque IMA qui intéresseront plus particulièrement nos pêcheurs de carnassiers d’eau douce ?
M. I. : IMA est très spécialisée dans la conception des leurres pour le bar et les poissons marins, mais nous possédons une panoplie de modèles très performants pour les prédateurs d’eau douce. Si je fais abstraction des séries limitées, notre gamme complète regroupe une quarantaine de modèles de leurres et, parmi ceux qui seront distribués en France très prochainement, les pêcheurs français trouveront sans aucun problème les leurres qui leur permettront de tromper la méfiance des brochets, des black-bass, des perches, et même des truites et autres salmonidés qui peuplent vos magnifiques cours d’eau de montagne. Pour ces derniers, je pense aux petits crankbaits Tetra, qui forment une famille de quatre membres à l’apparence et aux actions de nage très complémentaires. Vos tests sur les truites des gaves et rivières auvergnates les ont révélés très performants, de même qu’auprès des perches des lacs girondins, n’est-ce pas ?A. G. : En effet, j’ai vraiment apprécié leurs caractéristiques qui leur permettent d’être très efficaces aussi bien en eau calme qu’en torrent. Dans la gamme française, quels sont les cinq leurres qui, d’après vous, feront parler d’eux rapidement ?
M. I. : Si l’on considère uniquement le côté eau douce de la question, je vous répondrai en distinguant les leurres conçus par IMA Japon, qui ont été pensés prioritairement pour les prédateurs marins, et les leurres développés par notre équipe américaine, qui ont tous été, vous vous en doutez, réalisés pour pêcher le black-bass. Ces derniers correspondront naturellement aux attentes des pêcheurs français qui pratiquent en eau douce. Le Roumba 75F et le Flit 120SP sont les figures de proue des ces leurres d’outre-Atlantique, grâce aux résultats qu’ils ont permis d’obtenir lors de compétitions B.A.S.S. Le Roumba plaira beaucoup aux passionnés des pêches de surface et de sub-surface. Ce wake bait est un crankbait peu plongeant qui réveillera l’agressivité des prédateurs, attirés par son déhanchement provocateur. Son créateur, Fred Roumbanis, l’a voulu très polyvalent, si bien qu’il peut être utilisé tout au long de l’année en variant simplement la récupération et la profondeur de nage. Essayez-le près des herbiers, des nénuphars et des roselières, il devrait vous surprendre par son efficacité face aux brochets et aux bass (ndrl : une astuce qu’utilise Fred consiste à remplacer le triple caudal d’origine par un modèle agrémenté de plumes, comme le triple 13 FT Gamakatsu, par exemple).Le Flit vous paraîtra plus classique, identique à de nombreux jerkbaits fuselés, mais il n’en est rien ! En pratiquant une autopsie de ce leurre, il apparaît avec évidence que notre staff et Michael Murphy (FLW Tour pro angler) sont allés au-delà des concepts habituels pour donner vie à cette merveille d’efficacité. Par exemple, la section triangulaire inversée du corps, le design de la bavette et la construction interne du Flit découlent des fonctions que Michael a voulu obtenir pour imiter au mieux le poisson fourrage le plus convoité par les carnassiers. Outre l’apparence, ses caractéristiques sont le comportement de nage, la densité, l’hydrodynamisme, l’émission de vibrations et le renvoi d’éclats lumineux. De même, le travail sur l’implantation et le remplissage des chambres à billes sonores est basé sur les sons réels émis par ces mêmes proies. Un must qui vous sauvera des bredouilles dans bien des cas, notamment en eaux froides, lorsque les poissons sont peu actifs.
En ce qui concerne nos leurres de conception purement japonaise, et pour ne retenir que quelques modèles parmi la sélection Sakura, je pense que le Popkey 120F devrait se positionner comme un très bon leurre de surface. Hybride de stickbait, de splasher et de popper, le Popkey zigzague facilement en émettant des bulles et des éclaboussures très attractives. Le B-ta Moge 66S et son profil de shad a toutes les aptitudes pour séduire les prédateurs qui seraient focalisés sur des proies de petite taille. Ce poisson nageur coulant peut se ramener en linéaire comme un crankbait ou avec de petits coups de scion. Utilisé pour la pêche dans les baies et les ports, en mer, les bassmen japonais l’apprécient énormément quand il s’agit de pêcher en finesse entre 0,80 et 1,50 m. Enfin, le Gyodo, qui permet de prospecter facilement les couches d’eau entre 1 m et 1,60 m et dont le profil naturel produit une nage au rolling accentué pour le modèle 130MD tandis que le 110MD présente un wobbling et rolling équilibré. Le Gyodo, les Gyodo, devrais-je dire, devraient se placer comme d’excellents minnows à brochet dès la fin de saison, j’en suis sûr.
A. G. : Au nom de Pêches sportives je vous remercie de nous avoir accordé un peu de votre temps et souhaite la bienvenue en France aux leurres IMA.
M. I. : Merci à vous et soyez assurés que les pêcheurs français bénéficieront du meilleur qu’une marque comme IMA peut leur apporter, en développant des leurres dans le but de concrétiser leurs rêves de pêche.
Renseignements :
Les leurres IMA sont distribués en exclusivité par Sakura
www.imalures.fr
www.sakura-fishing.com
Les cinquante ans du Moulin du Plain
En un demi-siècle, il est passé pas mal d’eau devant l’hôtel culte de la famille Choulet, sur le Haut-Doubs à Goumois, au bord de la frontière avec le Jura suisse. Petite et grande histoires d’une saga franc-comtoise.
C’est d’abord l’histoire d’une famille de paysans comme on les aime dans le Haut-Doubs, travailleurs, bons chrétiens, bons voisins. Les Choulet habitent Le Plain depuis plusieurs générations, ils élèvent des vaches et descendent parfois jusqu’à la rivière où ils ont une pâture et cette ruine d’un moulin à l’ancienne qui depuis toujours fascine Pierre, l’un des fils.
Pierre n’est pas pêcheur et ne le sera jamais mais le Doubs sous les pierres duquel il a parfois mis les mains, est sa deuxième maison, celle où il veut faire sa vie. Un beau jour avec Odile, la bonne élève (première du département au certificat d’études), ils décident de redonner vie au vieux Moulin. Commence alors, en février 59, le chantier de tous les dangers, avec reconstruction des murs et pose hasardeuse d’une charpente.
Le Moulin du Plain est né : « Nous avons emménagé le 26 juillet 61, raconte Pierre, avec quelques vaches descendues du Plain. Très vite, devant le succès on a viré les vaches et à la place on a construit des chambres pour les pêcheurs. »
Dès ce moment-là, le Moulin devient une adresse incontournable de la pêche à la mouche française et européenne. La bonne idée de Pierre est de s’associer à TOS pour créer un parcours mouche et mettre fin à la razzia des semi-professionels qui vendaient du poisson aux restaurants du coin. « Cela n’a pas été toujours bien accueilli, notamment par un douanier qui, du jour où le parcours fût créé, refusa de me serrer la main. » Les locaux n’aimaient pas trop non plus, et ils n’avaient pas tort, que ces touristes pêcheurs barbotent en waders dans le Doubs. « Tiens v’là les canards à Choulet.» Il fallut aussi s’employer à convaincre les Suisses que le parcours était bon pour tout le monde. Pierre se transforma en diplomate pour que soit réaménagée l’historique convention qui régit les rapports des deux Etats à propos du Doubs frontière. Enfin, il obtint grâce à la complicité d’un sous-préfet et des douaniers suisses, que soit enlevée la chaîne qui empêchait le passage sur le pont de Clairbief, au grand dam de l’hotelier suisse, voisin du pont, qui pensait à tort que la fin de ce cul-de-sac lui serait néfaste . (« Un an plus tard, il venait me remercier. ») En fait le succès du Moulin du Plain fut assez fulgurant. Il eut droit à des reportages dans les journaux du monde entier. Et jusqu’au Japon où un magazine choisit de faire un gros plan sur les vaches (des Pie rouge de l’Est) pour présenter le Moulin et ses propriétaires.

DAÏWA / CERTATE
Cette évolution du Certate, un des modèles phares de la marque, est fabriquée au Japon, ce qui est un gage indéniable de qualité. Comparée aux précédentes versions, cette nouvelle mouture dispose d’un rotor 15 % plus léger, possédant des arches ajourées qui descendent plus bas sur le corps de bobine. L’avantage permet d’abaisser le centre de gravité, donc procure un meilleur équilibre au moulinet par une compacité accrue.
Autre amélioration : une nouvelle huile équipant les rondelles de feutre du frein. Cette huile rend le frein plus régulier et empêche les saccades, donnant un meilleur confort au pêcheur lors d’un combat avec un beau poisson. Disposant de 9 +1 roulements de qualité, il est vendu en cinq tailles. Les modèles de petite taille 1003 et 2506 disposent de bobines Match spéciales pour les tresses fines.
71 cm au tour de manivelle, poids 245 g pour une capacité de bobine de 155 m de 28 centièmes, en ce qui concerne le modèle 2500. Prix conseillé : 480 euros.
Notre avis : Un modèle de référence qui se trouve encore amélioré. Son prix peut paraître élevé, mais la longévité d’un Certate doit être prise en compte, comparée à un modèle moins onéreux (origine de Chine, Corée ou Malaisie) mais beaucoup plus fragile. Nous conseillons le Certate aux pêcheurs pratiquant de façon très régulière, qui recherchent un produit qui dure.
Fukushima : la pollution maritime se précise
Nous en avons déjà parlé ici il y a peu : la contamination de l’océan Pacifique par le rejet d’eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire endommagée se précise. Le sujet est au Japon extrêmement sensible tant les produits de la mer sont à la base du régime nippon. Le gouvernement japonais a autorisé fin mars le rejet dans l’océan de 11 500 tonnes d’eau radioactive sur les 60 000 tonnes d’eau utilisé pour refroidir le réacteur. L’eau s’est accumulée dans les cuves et les coursives de la centrale, annexes aux deux seuls réacteurs n’ayant pas encore explosé, les numéros 5 et 6. Par contre, les ingénieurs de TEPCO sont parvenus à colmater la fuite de 20 cm par laquelle se déversait en continu une eau extrêmement radioactive. L’eau contaminée provient également des pluies et du ruissellement qu’elles provoquent. Parmi les différentes particules radioactives relâchées dans l’océan, certaines se dispersent aisément, mais certaines d’entres elles se fixent. La Chine, pays voisin, s’inquiète et a officiellement demandé au gouvernement japonais de prendre des « mesures efficaces pour protéger l’environnement marin ».
Le Japon vient de subir une nouvelle réplique affichant plus de 7 sur l’échelle de Richter, provoquant des fuites dans une autre centrale nucléaire, celle d’Oganawa. Bref du côté de l’archipel nippon l’heure n’est pas à l’optimisme… De plus en plus de Japonais doutent des informations fournies par TEPCO et les autorités japonaises. Greenpeace Japon a d’ailleurs envoyé sa propre équipe dans le courant du mois d’avril pour mesurer les taux de radioactivité dans la zone de Fukushima. Les autorités japonaises ont porté la zone d’évacuation de 20 km à 30 km de la centrale. Certains pays, comme les Etats-Unis, conseillent à leurs ressortissants de ne pas s’approcher à moins de 80 km de la centrale. Le 21 avril, le Rainbow Warrior, le bateau de l’association écologiste, est parti de Taïwan pour effectuer des mesures dans les eaux à proximité de la centrale. L’embarcation devrait arriver dans la zone le 28 avril prochain, nous devrions donc en savoir plus dans les jours qui viennent. Ce triste feuilleton continue donc…

Catastrophe au Japon : quelles conséquences pour les ressources halieutiques ?
L’océan Pacifique est victime de la catastrophe
nucléaire qui touche actuellement le Japon. Les vents poussent les éléments
radioactifs qui s’échappent de plusieurs réacteurs vers l’océan Pacifique,
contaminant ainsi le milieu marin et, par ricochet, la chaîne alimentaire. Les autorités du pays ont annoncé le 22 mars
que les contrôles sur les produits de la mer allaient être renforcés après que
Tepco, la compagnie qui gère la centrale de Fukushima, ait annoncé des taux
anormalement élevés de substances radioactives dans l’eau de mer à proximité du
lieu de la catastrophe.Des tests en mer devraient être conduits prochainement dans
huit endroits différents, dans un rayon de 30 km de la centrale, par le
ministère japonais de la Santé. L’enjeu est important : cette pollution
augmenterait le risque de pénurie alimentaire dans le pays et de contamination
des exportations en provenance du Japon. L’industrie de la pêche dans le
Nord-Ouest du Japon ne s’est toujours pas relevée du terrible tsunami qui a
touché le pays. Mais lorsque ces pêcheurs reprendront la mer, les autorités
japonaises affirment que les prises seront testées afin de déterminer leur
niveau de radioactivité.

