Étiquette : Illex

  • Illex / B’Eye 8 et 5 g

    Illex / B’Eye 8 et 5 g

    Le B’Eye est leurre métallique inspiré des «Inchiku Jigs» dont l’utilisation est réservée spécifiquement à la pêche du bord et à la prospection des zones de rochers. Son corps, en forme de sabot, articule un petit «assist Hook» muni d’un teaser pour leurrer toutes les espèces marines selon la technique du “rock fishing” en vogue pour prendre de petits poissons côtiers. On pourra toutefois l’utiliser pour pêcher la perche en animation canne haute de type jig. Illex à conçu deux modèles identiques mais dont le poids est différent : 8 et 5 g, ainsi que quatre coloris.

    Conseils d’utilisation
    Les leurres métalliques de type de la famille des jigs font partie des catégories de leurres les plus ouvertes en terme de créativité. Pour preuve ce micro leurre très intéressant à mi-chemin entre un jig et une cuiller ondulante. Sa forme et son point d’attache sur le haut de la tête en font un leurre à l’évolution versatile dans l’eau, aussi à l’aise à l’aplomb de la canne en bateau qu’en lancer ramené où une animation par courtes et franches saccades latérales lui font faire des écarts aléatoires qui plaisent tant aux carnassiers.

    Prix conseillé : une nouveauté qui sera disponible très bientôt.
    Liste des points de ventes : www.illex.fr

  • La Labrax Cup 2011 pour Richard et Yvan Crenn

    La Labrax Cup 2011 pour Richard et Yvan Crenn

    Organisé par l’association « Pêche plaisir en mer d’Iroise » (PPMI), le dernier open de la Labrax Cup 2011, qui s’est déroulé les 15 et 16 octobre dernier, a tenu ses promesses, bouleversant le classement général provisoire au terme d’un suspens intense. Les frères Crenn ont remporté l’open et dominent ainsi le classement général de la Labrax Cup 2011. « Nous étions extrêmement stressés lors de cette dernière compétition. En effet il nous fallait absolument un podium pour signer la victoire finale, en tout cas être devant Yoann Houssais et Nicolas Jeanne. Quand la houle s’est levée dimanche matin, nous avons repris espoir car nous savions qu’il y aurait du poisson au large du Four et que cette houle allait le ramener dans les basses. Nous réalisons notre quota de suite. En cours de la manche, nous ramenons des bars de 71, 61 et 58 cm. Nous sommes très fiers d’avoir pu battre Yoann et Nicolas car ce sont des « pointures » dans le monde de la pêche.»

    Au terme de cette saison, les frères Crenn sont donc parvenus à dominer l’équipe couronnée à trois reprise et composée de Yoann Houssais et Nicolas Jeanne. Avec trois victoires dans la saison (opens des Glenan, de Cherbourg et celui de ce week-end sur l’Iroise), le team Navicom/Rnb’Y de Richard et Yvan Crenn arrache finalement la victoire dans ce challenge national de pêche du bar aux leurres Labrax Cup. Bravo !

    Classement Open Iroise Cup :

    1. Team Navicom/RNB’Y :
    Richard Crenn/Yvan Crenn

    2. Team AR Milou :
    Erwann Tual/Erwan L’Hostis

    3. Team LS Passion :
    Marc Gojon/David Perros

    Classement général LABRAX CUP 2011 :

    1. Team Navicom/RNB’Y :
    Richard Crenn/Yvan Crenn : 452,54

    2. Team Illex/Navicom :
    Yoann Houssais/Nicolas Jeanne : 433,87

    3. Team Les Barbillons
    : Pierre-Yves Le Rouzo/Frédéric Bernard : 364,83

    4. Team Wan’s Up : Erwann Troadec/Erwann Lemesle : 362,92

    5. Team Berkley/Gulp
    alive/Humminbird : Cedric Mouchel/Nicolas Dumond/Gael Even : 352,96

    6. Team Fiiish, Mathieu
    Guennal/Jérémy Sergent/Cédric Paint : 348,95

    7. Team
    Lowrance/Berkley/Powerbait : Denis Christien /Lionel Varin/Arnault Varin :
    346,24

    8. Team Breizh –Iles :
    Benoit Pin/Laurent Henri/Raoul Malcoste : 340,82

    9. Team Barbouzes :
    Manu Loric/Pierre Guillard/Frédéric Gauer : 321,07

    10. Team Powerline:
    Olivier Pinedo/Gaetan Pinedo/Romain Leroux : 317,60

    Renseignements :

    www.labrax-cup.com

     

    Photo : © Labrax Cup

  • Illex / Gambit Golgoth

    Illex / Gambit Golgoth

    Le Golgoth est un leurre souple de type créature spécialement adapté pour la pêche des carnassiers les plus méfiants, notamment le black-bass, poisson pour lequel le Golgoth a été conçu. Son corps fin est plat et annelé sur sa partie ventrale, des appendices vibratoires de formes différentes ont été volontairement disposés sur les côtés, ainsi que des mèches de poils de cervidés placés en son milieu pour reproduire l’allure d’un petit crustacé. Sa tête et certains de ses appendices sont munis d’une cavité d’air permettant le redressement du Golgoth pour une meilleure présentation. Ce modèle est particulièrement adapté aux montages de type “light texas”, “light carolina”, “split shot” ou sur une tête Illex Gambit Texas Jig Head. Le Gambit Golgoth est disponible en deux tailles. Deux modèles de 7,6 et 10 cm.

    Conseils d’utilisation
    Dans la désormais grande famille des leurres Illex Gambit, le Golgoth est spécifiquement dédié au black-bass, même si ce type de leurre plaît bien au brochet. Le montage de base pour notre leurre est le texan, avec sa balle percée et son hameçon simple dissimulé. Ce montage permet au Golgoth de passer partout et d’aller provoquer les black-bass dans leur refuge. Un conseil : pêchez ainsi à très courte distance, afin d’être plus précis et de ne pas rater les touches !
    Prix conseillé : 6,50 euros le sachet de 8.

    Vente en magasins spécialisés www.illex.fr

  • Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    La pêche en traction a été mise au point par les compétiteurs du Labrax tour pour rechercher de façon plus spécifique les gros poissons. Ces poissons se méfient depuis longtemps des leurres durs et des leurres de surface. Ils répondent mal, la plupart du temps, à des techniques rapides ou dandinées de pêche aux leurres souples. La pêche en traction permet alors de leur présenter, de la façon la plus naturelle possible, un leurre évoluant relativement lentement au ras du fond. Cette technique, très polyvalente, est praticable quelle que soit la profondeur des postes et la force du courant. Elle nécessite toutefois une bonne habitude pour être pratiquée avec succès. Suivons Yann Lenormand pour une partie de pêche dont il va nous expliquer les subtilités.

    La technique de la pêche en traction consiste à faire passer et maintenir un leurre souple à caudale au ras du fond, en balayant les courants de travers, un peu à la façon d’un pêcheur en mouche noyée ou à la cuillère. Selon la dérive du bateau générée par le vent, on lance entre le plein travers et l’aval du courant. On évite de lancer vers l’amont, car cette façon de pêcher nécessite des grammages plus forts et engendre des accrochages irrécupérables puisque le bateau continue alors à s’éloigner, couchant la tresse sur le fond. On lance souvent plein travers pour finir plein aval. L’objectif est de traverser au maximum les zones de courant, de longer les remontées de plateaux rocheux. Plus le courant est fort, plus on est amené à pêcher vers l’aval. On s’accroche beaucoup moins de cette façon et on se décroche beaucoup plus facilement puisqu’on revient vers son leurre et qu’on augmente l’angle de fil avec le fond. Si l’on souhaite attaquer un poste précis, comme une tête de roche immergée par exemple, on peut se placer en amont, à bonne distance, et lancer à côté du poste, pour ensuite faire évoluer son leurre devant ou sur le côté de ce dernier.

    Cette technique peut aussi permettre de laisser le leurre reculer vers un poste très précis, en même temps que le bateau s’en rapproche, pour une prospection très fine. La pêche en traction est très polyvalente, elle peut se pratiquer à n’importe quelle profondeur alors que la pêche à la volée n’est plus praticable dans 30 mètres d’eau et que la pêche verticale n’est pas très efficace dans moins de 10 mètres d’eau.

    Passer dans la couche d’eau la moins rapide

    En traction, l’objectif est de passer le leurre dans la couche d’eau la moins rapide, située juste au-dessus du fond en le touchant le moins possible. C’est une forme de pêche linéaire, s’apparentant à celle qu’on pratique pour le sandre. Cette technique est plus douce que la pêche dite « à taper »,

  • L’Open Labrax d’Oléron pour Benoit Pain et Raoul Malcoste

    L’Open Labrax d’Oléron pour Benoit Pain et Raoul Malcoste

    Les 8 et 9 octobre, une étape
    de la Labrax Cup s’est tenue à Saint-Denis d’Oléron. Organisé pour la cinquième
    année par l’Association des pêcheurs d’Antioche, le cinquième open de la saison
    s’est déroulé dans des conditions
    de pêche difficiles avec une forte houle et une mer démontée. 37 équipes ont
    participé à cette épreuve charentaise de pêche au leurre dédiée exclusivement
    au bar. Au terme de ce
    week-end, Benoit Pain et Raoul Malcoste du team Breizh-Iles se sont imposés
    devant les équipages sponsorisés et notamment le triple vainqueur de la Labrax
    Cup, Yoann Houssais du team Illex/Navicom qui a, tout de même, remporté le prix
    du plus gros bar avec un poisson de 71cm.

    Résultats :

    1. Benoit Pain/Raoul
    Malcoste, team Breizh-Iles

    2. Yoann
    Houssais/Nicolas Jeanne, team Illex/Navicom

    3. Erwann
    Troadec/Erwann Lemesle, Team Wan’s Up


    Renseignements :

    www.labrax-cup.com


    Photo : © Labrax Cup

  • La pêche dans les herbiers avec de gros soft baits

    La pêche dans les herbiers avec de gros soft baits

    Dans les plans d’eau parsemés de végétation aquatique, la pêche peut devenir difficile dès le printemps avec des leurres traditionnels munis d’hameçons triples ou même simples, s’ils dépassent du leurre. En début ou en fin de saison, on peut encore passer rapidement au-dessus des herbiers naissants ou régressant, mais au plus fort des mois chauds et lumineux la masse végétale ne permet plus que l’exploration de trouées, avec la difficulté d’en sortir sans ramasser trop de matière végétale et caler les poissons alentour. La pêche des carnassiers avec de gros leurres souples montés sur les hameçons texans est alors une solution intéressante.

    Par Philippe Collet

    La pêche dans les plans d’eau enherbés, déjà difficile en bateau ou en float-tube, devient quasiment impossible du bord où, naturellement, les faibles profondeurs favorisent l’implantation des herbiers. Lorsque les fonds sont irréguliers, selon la clarté de l’eau, la végétation peut, à quelques dizaines de centimètres de profondeur près, exister ou non, sans qu’on arrive à la distinguer depuis la surface. Ce phénomène est lié à la limite de pénétration de la lumière, induite par le développement du plancton végétal et/ou la présence de matières en suspension, qui va bloquer le développement des végétaux supérieurs. Les postes de transition entre les fonds colonisés par les herbiers et les fonds nus sont très intéressants, mais on passera son temps à s’y accrocher et à ramener des écheveaux d’herbiers si on ne peut les distinguer depuis la surface, calant régulièrement les poissons recherchés.
    La situation est d’autant plus difficile lorsqu’on a affaire à des poissons peu actifs et (ou) éduqués, insensibles ou réfractaires à des animations trop rapides ou décollées du fond. De la même façon, des poissons embusqués au coeur des herbiers peuvent attendre que le leurre passe à leur portée immédiate sans aller le chercher dans les couches de surface.
    Ces leurres vont descendre nonchalamment et permettre une animation lente près du fond, sans risquer de récupérer un paquet de végétation. Ils peuvent glisser sur les divers obstacles : herbiers, mais aussi bois noyés, blocs rocheux… et risquent peu de s’accrocher ou d’accrocher des saletés. Restant pêchants et discrets, ils vont plus facilement séduire les poissons difficiles. Outre leur consistance molle et leur aromatisation ou salage à coeur, ces leurres sont très discrets et ne cliquettent pas de partout, billes internes, anneaux brisés et hameçons… Je pense que cela peut représenter un autre atout majeur pour tromper des poissons éduqués.

    Le matériel

    Les cannes et les moulinets réservés à cette pêche avec de gros soft baits et hameçons texans sont assez robustes pour lancer des leurres parfois assez lourds mais surtout pour assurer des ferrages appuyés.
    En effet, un des inconvénients majeurs de cette technique est le risque de rater de nombreux poissons sur des ferrages trop timides, réalisés avec une canne trop faible. Une canne heavy doit être privilégiée pour les gros leurres (nous avions décrit ce type de canne dans l’article sur la pêche aux gros jerkbaits dans le n° 71 de Pêches sportives), une medium heavy pourra être utilisée pour les leurres plus petits ou dont l’hameçon se dégage bien à la touche. Plus le leurre est gros et massif, plus le ferrage devra être appuyé. Un beau brochet qui se saisit du leurre peut l’avoir pincé et le souffler sans se faire piquer si le ferrage n’est pas assez appuyé. Le ferrage doit littéralement arracher l’hameçon du leurre. Ce celui-ci doit rester sur place alors que l’hameçon glisse jusqu’à se ficher fermement dans la gueule du poisson. Selon les jours et le degré d’éducation des poissons, il pourra être plus rentable de rendre un peu la main avant de ferrer pour les laisser bien recentrer le leurre. Les leurres salés ou aromatisés auront à ce moment-là un avantage certain sur les leurres en pur plastique, étant gardés un peu plus longtemps en bouche par les carnassiers.
    Les moulinets doivent être, de la même façon, identiques à ceux préconisés dans l’article sur la pêche aux gros jerkbaits durs, ils devront être solides. Pour ce type de pêche, un ensemble casting est préférable car, outre sa puissance, il permet d’amortir l’impact du leurre lors du lancer en freinant la sortie du fil avec le pouce. On pourra ainsi alterner de gros leurres durs et lourdement armés avec de gros leurres souples; selon les parties du plan d’eau pêchées. On gagnera à garnir la bobine d’un fort nylon ou d’une tresse solide, bien visible (de couleur jaune, par exemple). La visibilité est importante car elle conditionne la détection des touches discrètes lors des animations lentes près du fond. Elle permet aussi de visualiser l’impact du leurre sur le fond (détente nette du fil). Contrairement à une animation plus rapide et sèche, qui permet d’être en contact quasi permanent avec son leurre et oblige le poisson à une attaque plutôt rapide, une animation lente nécessite de bien surveiller son fil car les touches peuvent être difficiles à sentir dans la canne. L’usage d’une tresse permettra une perception tactile beaucoup plus fine des touches et un ferrage plus appuyé. Celle-ci devra toutefois avoir un
    diamètre suffisant pour ne pas claquer net sur un solide ferrage ou un
    lancer appuyé raté. Un diamètre de 20 ou 25 centièmes est approprié.


    Le bas de ligne

    Si on recherche le brochet, la connexion du leurre à la tresse se fait
    au bout d’un morceau de fort fluorocarbone ou nylon hard mono de 60 à 70
    centièmes, qui a toujours ma faveur pour sa discrétion, malgré des
    risques de se faire couper, de temps en temps, si le poisson engame le
    leurre profondément. Il est bien sûr possible de raccorder le leurre à
    une empile d’acier.
    Le leurre peut être connecté avec une agrafe
    (bien pratique pour un changement rapide) si les herbiers traversés ne
    sont pas trop fins et souples (nénuphars par exemple), mais cette
    dernière ainsi que les divers noeuds de raccord peuvent accrocher des
    saletés. Si l’accrochage de morceaux de végétaux est occasionnel, de
    petits coups de scion secs suffisent souvent à débarrasser le leurre en
    cours de route et à lui permettre de continuer à pêcher. S’il est
    systématique, il peut être nécessaire de pêcher avec un moulinet garni
    de nylon et d’y connecter directement le leurre avec un noeud parfaitement coupé, ou de faire précéder le leurre d’une bonne longueur de nylon ou fluorocarbone pour éviter l’accumulation d’impuretés trop près de celuici, au niveau du raccord tresse bas de ligne, qui de toute façon devra être soigné. Le leurre pourra ainsi passer d’un espace d’eau libre à un autre, à travers la végétation, sans emporter une masse d’herbiers avec lui ou simplement en accrocher quelques brins, préjudiciables à son attractivité. Une bonne astuce pour traverser les masses compactes d’herbiers consiste à imprimer de petites secousses au leurre, en faisant trembloter le scion, fil à moitié détendu, au fur et à mesure de son passage à travers l’obstacle. Malgré tout, il demeure quasi impossible de passer à travers des algues filamenteuses ou des herbiers qui en sont enrobés sans en garnir le leurre.


    Les leurres

    Les leurres sélectionnés pour cet article me paraissent particulièrement adaptés à la traque des brochets dans nos eaux, et certainement à celle des gros black-bass, pour lesquels ils ont été le plus souvent conçus. Leur taille conséquente permet de pousser beaucoup d’eau et d’intéresser de beaux poissons.
    De nombreux leurres sont adaptés à cette pêche. On peut distinguer les formes cigares avec le Senko de la marque Gary Yamamoto, le Quiver 150 River 2 Sea, le Tiki- Bamboo Stick Wave Worms… ; les formes shad et leurs caudales plus ou moins prononcées avec le One up Shad Sawamura, le Nitro Soft Jerk Illex… ; les formes pintail (« queue pointue ») au corps trapu et à la queue longue et effilée avec le Tiki-Shadick Wave Worms, le Jerk Minnow de la marque Savagear Lures Prologic, le Sagat de chez Pafex… ; les formes slug avec le Slug Go Lunker City en taille 9’’ (23 cm) ou le Slug AMS Fishing de 10’’ (25 cm) ; les formes swim bait avec le Javallon (16 et 20 cm) d’Imakatsu ou le Live Magic Shad (13 et 20 cm) de Lake Fork… Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive. La plupart des leurres adaptés à cette pêche sont fendus pour permettre à l’hameçon de bien ressortir au ferrage ; si ce n’est pas le cas, sur des leurres assez durs, il est possible d’inciser le leurre côté ventre avec un cutter pour réaliser un logement favorisant le coulissement de l’hameçon au ferrage.

    Les hameçons

    Ces gros leurres doivent être montés sur des hameçons conséquents, atteignant si possible au moins leur premier tiers pour limiter au maximum les loupés de poissons se saisissant de leur partie arrière. Il s’agit d’hameçons texans wide gape (“large ouverture”) qui, s’ils sont faciles à trouver dans de nombreuses marques jusqu’au 5 ou 6/0, sont beaucoup plus difficiles à dénicher en 7, 8, 10 ou 11/0.
    On arrive toutefois à en trouver dans les marques suivantes (liste non exhaustive) : Oversize Worm 7/0 et 11/0 chez Owner (Pafex), Hooking Master Monster Class en 6/0 et 10/0 chez Nogales (Marryat France), Super Line Ewg en 6/0 et Worm 323 Monster en 7/0 chez Gamakatsu (Sakura). La marque Lake Fork propose un hameçon de 7 et 10/0 spécialement conçu pour l’armement de ses soft swim baits.
    Celui-ci est doté d’une tige crantée qui pénètre dans le nez du leurre et d’un lestage moulé sur sa hampe qui permet de stabiliser le leurre et de le faire couler lentement pour une nage plus profonde. Il est aussi possible de lester tous ces hameçons en ajoutant sur leur hampe quelques tours de fil de plomb de fusible de gros diamètre fixés à la colle cyanoacrylate. Il faut alors simplement les monter en les enfilant du menton vers le nez du leurre, par l’oeillet. Le lestage des leurres s’effectue également à l’aide d’inserts de plomb ou de tungstène. En forme de petits clous, ceux-ci sont piqués soit dans la gorge du leurre, soit en plein travers. Leur position permet d’équilibrer la nage en fonction de l’animation pratiquée. Leur taille ou leur nombre sont aussi fonction de la profondeur de pêche et de la vitesse d’animation.

    Le lancer

    Pour limiter l’impact de la chute du leurre, on veillera à le lancer au ras de l’eau en fouettant fermement, comme pour atteindre un point beaucoup plus éloigné que l’objectif visé. On relèvera la canne progressivement vers le ciel, en appliquant une pression progressive avec le pouce sur la bobine pour faire ralentir le leurre, jusqu’à le stopper et ainsi le déposer délicatement.
    Avec un peu d’entraînement, on réussit régulièrement ces lancers au poser discret, qui n’alertent pas les poissons très pêchés. Ces lancers sont beaucoup plus faciles à exécuter avec un ensemble de casting.
    Les gros leurres souples décrits ici permettent très souvent de pratiquer facilement le skipping (lancer en ricochet), ainsi que le montre le DVD La leçon de pêche volume 4 de Pêches sportives, avec Alban Choinier. Leur taille et leur forme sont adaptées à cette action. Ce type de lancer est utilisé pour atteindre des postes situés sous les branches basses.


    L’animation

    Même si ce type de pêche peut se pratiquer avec diverses tailles de leurre, nous avons privilégié ici des leurres de grande taille, appropriés à la pêche du brochet. L’animation des leurres dépend de leur forme. Globalement, les soft swim baits (Javallon, Lake fork) seront ramenés de façon linéaire, ce qui leur permettra d’onduler régulièrement à la façon d’un vrai poisson. Ils pourront être “twitchés” (tirée sèche) occasionnellement, ce qui aura pour effet de les faire décrocher. Les leurres à queue pointue de type pintail ou slugs seront animés en walking the dog (“nage de droite à gauche”) plus ou moins rapide et saccadé. Les leurres possédant une caudale seront ramenés linéairement de façon plus ou moins régulière, mais pourront tout autant être “twitchés” pour les faire se décaler de droite à gauche. L’animation devra être adaptée à chaque leurre et les leurres seront alternés de façon à trouver ce qui fonctionne le mieux à un moment donné.


    Les inconvénients de la technique

    Ces leurres ne sont pas armés en queue. Si le poisson les attrape sur la partie arrière, qui plus est par le dessous, au niveau de l’anus, on trouvera de belles entailles après ferrage, mais la prise n’aura pas été assurée. Bien qu’ils permettent de leurrer des poissons inaccessibles, ces leurres génèrent beaucoup de ratés. Ils doivent donc être réservés aux conditions particulières décrites précédemment et maniés avec un matériel adapté pour garantir un ferrage puissant et efficace.

    La réparation des leurres

    Plus le leurre est mou et fragile, plus il “s’efface” au ferrage, rendant ce dernier plus efficace. Il se dégrade alors très vite, ne permettant parfois qu’une seule prise. Le compromis à rechercher sera fonction du nombre de touches. Les jours fastes, des leurres solides pourront être utilisés (si vous ne souhaitez pas vider rapidement vos sachets de leurres tendres), les jours difficiles, des leurres très souples et tendres devront être privilégiés.
    Lorsqu’un leurre est abîmé, si le poisson ne vous en a pas déjà dérobé un morceau, je vous suggère de le démonter et de le garder avant qu’il ne soit définitivement détruit. Une fois de retour chez vous, vous pourrez le recoller en fusionnant la matière avec une lame de couteau chaude ou, mieux, avec une panne plate de fer à souder (voir l’article sur la pêche du bar au leurre souple dans le n° 70 de Pêches sportives). Des catalogues américains proposent même des mini fers stylos, à pile, avec une panne très fine pour ressouder les leurres en cours de pêche. Vous pouvez aussi recoller les parties endommagées à la colle cyanoacrylate, mais le résultat sera moins bon car les zones réparées perdront leur souplesse. Au prix de ces gros leurres souples, ce petit bricolage permet de faire quelques économies.

    A utiliser en mer

    Un usage très intéressant de ce type de montage peut se faire en mer, dans les secteurs encombrés de laminaires ou de sargasses, ou dans des zones rocheuses très peu profondes. Il présente toutefois un intérêt encore supérieur, pour les pêches du bord, lorsque la marée charrie de trop nombreuses algues.
    Certains jours, il est impossible de faire nager un leurre de surface armé de ses deux hameçons triples sur plus d’un mètre. Pourtant, les poissons sont là, actifs, tout près, sous cette manne nourricière qui attire de nombreuses proies potentielles. Un soft bait bien monté, dont le noeud de connexion ne présente pas de partie saillante et dont la pointe de l’hameçon est bien rentrée dans la matière plastique, passera partout et n’accrochera même pas la fine salade verte que l’on trouve souvent sur les côtes trop richement fertilisées par les apports des cours d’eau (liés au lessivage de l’excès d’azote et de phosphore des terres agricoles de leurs bassins versants).
    L’usage de ce montage en mer est toutefois limité aux secteurs de faibles courants et aux pêches dans des profondeurs modestes. L’animation du leurre s’effectue canne haute pour limiter le contact du fil avec l’eau, en commençant à pêcher près de soi avant de s’éloigner progressivement. En cas d’accrochage d’algues, quelques secousses sèches, qui peuvent contribuer à l’animation du leurre, permettent de le nettoyer et de le rendre de nouveau pêchant. Avec cette technique, il faut être patient car le leurre peu lesté doit couler un peu pour moins accrocher de saletés. Si le vent est de la partie et qu’il est de travers, il peut gêner l’animation canne haute en faisant surfer le leurre trop léger en surface. On cherchera alors, si possible, à se placer de façon à l’avoir dans le dos. Le poids des leurres utilisés permet en revanche d’atteindre des distances de lancer tout à fait respectables.
    J’espère que cet article vous aura convaincu, si ce n’est déjà fait, d’acheter quelques sachets de leurres, de gros hameçons et quelques inserts pour pouvoir, lorsque c’est nécessaire, leurrer des poissons dans des endroits jusqu’alors impossibles.

  • Illex / Cosmo Craw

    Illex / Cosmo Craw

    Le Cosmo Craw est un leurre souple extrêmement mobile de type trailer à associer aux têtes jigs. Son corps est épais pour éviter d’être déchiré trop vite et chacun de ses appendices vibratoires est muni d’une cavité d’air, présentant à 45° le Cosmo Craw, tout en recréant ainsi à la perfection une écrevisse. Les annelures de sa partie ventrale permettent d’appliquer la crème attractante Nitro Booster de la marque ; elles maintiennent et libèrent ainsi lentement les effluves attractives.

    Longeur : 76 mm.

    Conseils d’utilisation

    Les trailers comme le Cosmo Craw s’enfilent sur l’hameçon lesté des jigs. Ces derniers sont le plus souvent généreusement garnis de “pattes en cahoutchouc, recouvrant partiellement le trailer. L’action de pêche avec les jigs se résume à l’exploration des bois morts, des trouées dans les herbiers, ou des enrochements de façon très précise à courte distance, si possible avec un ensemble de pêche dit casting (moulinet à tambour tournant). Le Cosmo Craw, qui imite clairement une écrevisse, vise le black-bass, la grosse perche et le brochet. Ce leurre peut également être associé aux chatterbaits, qui sont des jigs munis d’une palette qui sert à créer des vibrations.

    Prix conseillés : 5,90 euros le sachet de 8 leurres de couleur identique.

    Renseignements et liste des points de vente : www.illex.fr

  • ILLEX / Wire Bait Ring

    ILLEX / Wire Bait Ring

    Astucieux anneau de silicone qui permet de maintenir une agrafe lorsqu’on pêche au spinnerbait. Cela évite d’enlever l’agrafe et de faire un noeud.

    Prix conseillé : 3,55 euros le sachet de dix anneaux.


    Notre avis :
    Les tous petits produits rendent parfois de grands services, c’est le cas du Wire Bait Ring

  • ILLEX / NITRO LIGHTNING JERK 160 ET 190 SLIM

    ILLEX / NITRO LIGHTNING JERK 160 ET 190 SLIM

    Nouveaux dans la gamme Nitro, les Lightning Jerk 160 et 190 Slim affichent une grande taille (16 et 19 cm). Associé à une tête plombée nageuse, ce type de leurre devient un spécialiste des grandes embardées imprévisibles. Il peut aussi adopter un comportement sinueux et planant. Tout dépend de la tête choisie, de l’humeur du pêcheur et de celle du poisson. Pour le bar, mais aussi le brochet.

    Prix conseillé : 6,95 euros le sachet de 6 leurres pour la taille 16 cm et 5 leurres pour le 19 cm.

    Notre avis : Deux grands leurres qui font beaucoup parler d’eux sur les côtes bretonnes depuis leur sortie au printemps.

  • Labrax Cup de Cherbourg : les Crenn emportent la première manche

    Labrax Cup de Cherbourg : les Crenn emportent la première manche

    L’Open Labrax de Cherbourg, quatrième étape du circuit Labrax
    Cup 2011, a rendu son verdict. 45 équipes étaient inscrites. Le départ de la
    manche est donné à 8h00 depuis Collignon sous des conditions climatiques
    idéales. Quelques poissons sont pris dès le début de la compétition. A 11H30,
    40 poissons ont déjà été comptabilisés par les bateaux commissaires. Au final
    de cette première manche, 158 poissons seront mesurés à plus de 42 cm dont 18
    de plus de 70 cm. Malheureusement, la deuxième manche a été annulée suite à la
    dégradation de cinq bateaux compétiteurs dans la nuit de samedi à dimanche.
    Actuellement une enquête est en cours.

    Résultats :

    1. Team Navicom, RNB’Y : Richard Crenn et Yvan Crenn : 365
    points (semi-rigide Avon – Moteur Yamaha 150 cv)

    2. Team Fiiish : Matthieu Guenna et Jérémy Sergent : 348
    points

    3. Team Illex Navicom : Yoann Houssais et Nicolas Jeanne :
    346 points

    Renseignements :
    www.labrax-cup.com


    Photo : © Labrax Cup