Étiquette : hameçons

  • Gamme Strategik Predator, de nouveaux hameçons techniques chez VMC

    Gamme Strategik Predator, de nouveaux hameçons techniques chez VMC

    Notre fabricant français d’hameçons, VMC, vient d’enrichir sa gamme 2012 d’un certain nombre de nouveautés, dont une gamme d’hameçons techniques bien pensés et de très bonne facture : la gamme Strategik Predator. Même si VMC est déjà un des leaders mondiaux de l’hameçon, cette gamme va lui permettre de rentrer sans conteste dans le cercle très fermé des producteurs d’hameçons haut de gamme très techniques.

    Par Philippe Collet

    La gamme Strategik Predator a été mise au point avec des champions américains comme Mike Iaconelli, vainqueur du Bassmaster Classic 2003. Elle regroupe de nouveaux modèles d’hameçons comme un trailer à spinnerbait, plusieurs hameçons texans, des hameçons à swimbaits lestés ou non dont un modèle à palette, des modèles d’hameçons flipping et wacky. Ces hameçons ont la particularité d’avoir un très bon piquant dû à une pointe meulée. Ils ont pour la plupart un œillet fermé par de la résine époxy, ce qui évite aux fils fins et surtout à la tresse de sortir de l’œillet ou de s’y coincer et de risquer de se couper.

    Les hameçons Spinshot Wide Gap

    VMC a décliné son modèle Spinshot, mis sur le marché avec succès en 2011, en Spinshot Wide Gap. Le montage Spinshot qui existait avec un hameçon dropshot de la gamme est maintenant proposé avec un hameçon texan wide gap (large ouverture). Il comporte un émerillon enfilé sur l’œillet, qui permet de réaliser un montage rapide en dropshot et donne une liberté de mouvement inégalée au leurre qui tourne sans aucune contrainte autour de l’axe de l’émerillon. De cette façon le montage ne vrille pas et le leurre est beaucoup mieux engamé puisqu’il peut tourner librement. Le Spinshot Wide Gap est adapté à la pêche des endroits encombrés. Il est décliné en taille 1/0, 2/0 et 3/0 et vendu en blister de 4 hameçons sous la référence VMC 7342 SH.

    Les hameçons texans

    Les hameçons texans possèdent un œillet fermé par de la résine. Ils ont une pointe renversée de 3° la pointe s’écarte de 3° du plan de l’hameçon, ce qui permet un meilleur dégagement au ferrage. Cette amélioration a été réalisée suite à une demande des compétiteurs américains qui tordaient leurs hameçons droits à la pince pour légèrement les renverser. Avec ce nouveau produit, ils ne risquent plus de casser leurs hameçons ou de les fragiliser en les customisant. Les hameçons texans de la gamme STRATEGIK existent en deux formes, Wide Gap et Worm, en version normale ou renforcée (Heavy Duty).
    Les Wide Gap sont ventrus et particulièrement conseillés pour les montages weightless, texas ou carolina. Les modèles Worm sont plus adaptés aux leurres longilignes et aux montages texas ou carolina. Les modèles renforcés sont à réserver à la pêche des gros poissons dans les postes encombrés. Ils sont déclinés dans des tailles plus importantes que les autres.
    Le modèle Heavy Duty Wide Gap est particulièrement adapté la pêche des gros brochets mais aussi à l’équipement de têtes plombées articulées pour la pêche en mer. Les modèles en taille 7/0 et 8/0, assez rares sur le marché, conviennent particulièrement à l’armement de gros leurres. Ces hameçons sont déclinés de la taille 2 à la taille 8/0 selon les modèles. Ils sont vendus en blisters de 6, 5 ou 4 pièces sous les références VMC 7342 WG, 7348 WG, 7347 WM, 7343 WM.

    L’hameçon trailer

    Cet hameçon droit très piquant et solide possède un œillet surdimensionné qui permet le passage facile de la pointe de l’hameçon d’un spinnerbait, d’un buzzbait ou d’un chatterbait. Il est fourni avec un morceau de gaine souple de type silicone enfilé sur l’œillet, destiné soit à être percé directement en enfilant l’hameçon chance, pour le bloquer en place, soit à être retirée et piquée sur l’hameçon du leurre après y avoir enfilé l’hameçon chance.
    Cette dernière façon de procéder laisse libre mouvement à l’hameçon supplémentaire et lui permet de mieux jouer son rôle à la touche.  Elle doit être toutefois réservée à la prospection de postes peu encombrés.


    Les hameçons heavy duty swimbait

    Ces hameçons forgés renforcés à large ouverture de type wide gap sont différents des hameçons texans classiques dont la hampe forme un décrochement pour bloquer le leurre que l’on y fixe. Ils sont le plus souvent utilisés pour armer des soft swimbait, généralement des leurres souples à caudale et prospecter des secteurs encombrés. Leur œillet est placé dans le même plan que l’hameçon (qui n’est cette fois pas renversé). Il est doté d’un ressort de maintien sur lequel on visse la tête du leurre. Il reste ensuite à piquer le leurre de façon classique par le milieu du corps et à cacher ou non la pointe de l’hameçon dans le plastique. Piqué en tête de cette façon, le leurre se dégage beaucoup mieux à la touche qu’avec un montage classique, ce qui offre plus de réussite au pêcheur. Avec le seul poids de l’hameçon, le leurre est maintenu dans un plan vertical et peut couler de façon naturelle. Cet hameçon est proposé en blisters de 4, des tailles 3/0 a 7/0 sous la référence VMC 7346 SB.
    Pour permettre des prospections plus rapides ou une pratique dans des eaux plus profondes, ces mêmes hameçons sont proposés en version lestée de 3.5 grammes, pour les 3/0 et 4/0, 5 ou 7 g pour les 5/0 et 6/0, 7 ou 10 g pour le 7/0. Le lest peut être déplacé le long de la partie avant de la hampe en lui faisant décrire un quart de tour pour le déverrouiller. Cela permet un réglage plus ou moins planant ou piqué de la nage du leurre. Ces hameçons baptisés Heavy Duty Weighted Swimbait sont proposés en blisters de 4 sous la référence VMC 7346 WT.
    L’hameçon existe enfin en version lestée à palette : Heavy Duty Bladed Swimbait. Il possède un petit clip fixé à l’arrière du lest qui permet d’accrocher la boucle libre de l’émerillon relié à une palette. Il est livré avec deux palettes, une palette feuille de saule et une palette colorado. L’efficacité supplémentaire apportée par cet accessoire n’est plus à prouver pour le brochet. Il est proposé à l’unité en 3, 5 ou 7 g pour le modèle en taille 4/0 ou 5, 7 ou 10 g pour le modèle en taille 6/0. Sa référence est VMC 7346 BD.


    Les hameçons Flippin’

    Les hameçons Flippin’ et Heavy Duty Flippin’ sont destinés à la pêche en flipping. Très piquants et avec une hampe droite, ils permettent de prospecter rapidement sous la canne et d’extraire les poissons en force des obstacles. Ils sont munis de deux ergots pour permettre un bon maintien du leurre. Leur œillet est fermé avec une goutte de résine. Ils possèdent un espace suffisant derrière l’œillet pour une fixation par la hampe, comme nos traditionnels hameçons à palette. En montant ainsi l’hameçon et en repassant le fil par l’œillet, le montage est plus résistant et la plombée fixe ou coulissante située devant ne peut pas frapper le nœud et l’affaiblir. Ces hameçons sont déclinés du 2 au 5/0. Référence VMC 7345 FL et 7341 FL, blisters de 6, 5 ou 4 pièces.

    Les hameçons Wacky

    Pour clore cette gamme STRATEGIK, VMC propose deux modèles d’hameçons Wacky. Un modèle simple et un modèle weedless ou anti accroche. Ces hameçons très piquants, à large ouverture et œillet fermé par une goutte de résine, servent à armer des worms par leur centre. Sur la version weedless, la pointe de l’hameçon est protégée par un petit anti accroche métallique. Ces hameçons sont déclinés de la taille 4 à 4/0 et vendus par blisters de 6, 5 ou 4 pièces.

  • HANÀK / Tungsten Beads, hameçons Compétition et micro ring

    HANÀK / Tungsten Beads, hameçons Compétition et micro ring

    Développé avec les plus grands champions tchécoslovaques, la marque Hanàk propose une gamme d’hameçons et de billes en tungstène qui permettent le montage de micro jigs qui ont la particularité de nager sur le dos, ce qui évite des accrochages. Très bonne qualité d’hameçons et les billes sont usinées à la perfection. Hanàk propose aussi des petits accessoires pour les bas de ligne comme ce micro ring très pratique.


    Notre avis :

    Les pêcheurs tchèques sont les maîtres de la nymphe au fil. Hanàk propose quelques uns de leurs secrets avec ces produits de très haute qualité.

    Produits disponibles sur : www.moucheshop.com

  • La pêche au pouic

    La pêche au pouic

    Au coeur de l’hiver, la pêche en réservoir peut continuer de donner de bons résultats, à condition de pêcher lentement avec des modèles de mouches très mobiles.

    Par Philippe Collet

    Les mois de janvier et février sont les plus froids de l’année. La température des masses d’eau des lacs et réservoirs a chuté depuis longtemps et l’activité biologique s’y est considérablement ralentie. Dans les régions d’altitude, les plans d’eau sont souvent gelés et leurs gestionnaires ferment la pêche en attendant des jours meilleurs. En plaine, les réservoirs moins sensibles au gel restent le plus souvent ouverts tout l’hiver (en dehors des vagues de froid), ce qui nous permet de continuer à pratiquer notre loisir favori. Bien que les conditions soient plus difficiles (froid, journées courtes…) et que les poissons soient moins actifs, on peut vraiment réaliser de belles pêches à cette période à condition de bien se couvrir et de pêcher “juste”. La fréquentation des plans d’eau étant moins importante, on ne se bouscule pas sur les berges et les poissons sont plus coopératifs car moins sollicités. L’eau froide, riche en oxygène, permet de combattre des poissons vigoureux et de les relâcher dans de très bonnes conditions. Les poissons au métabolisme ralenti par le froid n’ont pas besoin d’énormément de nourriture. Ils n’en trouvent toutefois plus beaucoup car leurs proies habituelles vivent, elles aussi, au ralenti. Ils restent donc actifs, mais pendant une période plus courte que d’habitude, souvent en milieu de journée au moment le plus chaud. Les lieux les plus fréquentés par les poissons actifs sont, les jours de soleil, les berges exposées au réchauffement comme par exemple des hauts-fonds orientés plein sud (ou à proximité), ou, les jours de vent, si la température de l’air est plus chaude que celle de l’eau, les secteurs battus par les vagues. A ce moment de l’année, les salmonidés sont, pour la plupart, bien acclimatés à leur plan d’eau et connaissent de mieux en mieux les imitations ou les leurres présentés par les pêcheurs, ils ont aussi appris à se nourrir seuls et sont plus difficiles.

    Une pêche lente

    De nombreuses techniques de pêche peuvent être utilisées pour les leurrer, à condition de retenir un principe de base : quelle que soit la technique pratiquée, l’animation des mouches devra être lente. Elle sera en fait calquée sur la léthargie générale du plan d’eau. Les pêches imitatives seront réalisées essentiellement à l’aide d’imitations de chironomes, au moment de la plus forte activité (souvent décelable en surface). Une fois cette activité terminée, il n’y a que peu de chance que les poissons s’intéressent réellement à des mouches imitatives proposées hors contexte, même si elles sont bien choisies et bien présentées. Des mouches plus incitatives auront alors plus de succès.


    La pêche au pouic

    Dans cet article, nous allons nous concentrer sur une technique de pêche à l’aide de gros streamers non lestés, très adaptée à la saison et à cette nécessité de pêcher lentement. Cette technique pourra, bien sûr, être utilisée avec succès à d’autres moments de l’année, notamment pour solliciter des poissons retors. On la doit, semble-t-il, à des compétiteurs en réservoir qui l’avaient mise au point pour séduire des poissons difficiles et l’avaient baptisée : pêche au pouic. D’une pêche à proximité du fond, voire en grattant le fond à l’origine, elle a évolué vers une pêche à tous les niveaux de la colonne d’eau.


    Trancher avec les habitudes

    En hiver, la plupart des poissons ont déjà vu passer beaucoup de mouches ou de leurres et ont toutes les chances d’avoir été piqués plusieurs fois. Ils sont devenus nettement plus méfiants. Voir passer une bouchée beaucoup plus grosse que d’habitude, à la nage lente et insolite, va les conduire à attaquer alors qu’ils sont restés indifférents à des streamers classiques ou à un petite imitation de chironome bien présentée dont ils ont déjoué le piège car utilisée hors période alimentaire. Ces mouches de grande taille et gros volume poussent beaucoup d’eau et donnent un signal différent aux salmonidés. Si elles permettent de sortir des poissons inactifs de leur torpeur, elles seront encore plus efficaces sur des poissons en pleine activité alimentaire. Seul le niveau de pêche évoluera alors en remontant le plus souvent vers la surface.

    Le montage des pouic

    Les mouches utilisées pour cette technique doivent être volumineuses. Elles ne doivent pas être lestées pour pêcher lentement sans s’accrocher au fond. Les matériaux retenus sont le lapin et le marabout, choisis pour leur mobilité. Pour obtenir une mouche de grande taille, on prend comme base un hameçon à tige longue n° 4, 6 ou 8. Cela est surtout vrai pour le modèle en marabout car la longueur des fibres de ces plumes n’est pas extensible et ces mouches doivent mesurer de 7 à 10 cm.
    L’usage d’un hameçon long permet d’obtenir une mouche à la nage particulière, qui pourra décrocher de droite à gauche dans un plan horizontal, un peu à la façon d’un jerk bait. Les pêcheurs de carnassiers au lancer connaissent bien l’attrait de ce type de leurre. Ces grands hameçons ont l’inconvénient d’occasionner un plus grand nombre de décrochés, en permettant aux poissons de prendre un appui sur le fer de leur tige pour s’en débarrasser, mais le gain apporté par cette technique en vaut souvent la peine. Les mouches présentées ne comportent pas de matériaux brillants afin de privilégier une certaine discrétion vis-à-vis de poissons plutôt éduqués. Rien ne vous empêche d’essayer des modèles agrémentés de brill qui pourront se révéler meurtriers dans certaines conditions. Les couleurs de ces mouches peuvent être très variées. Les modèles de base sont le blanc et le noir. L’olive, le pêche, le vert pastel, l’orange… fonctionnent aussi très bien, il faut simplement les essayer pour trouver les couleurs du jour. Ces coloris peuvent être combinés entre eux en montant la queue d’une couleur et le thorax d’une autre, ou en montant un thorax bicolore. De nombreuses possibilités vous sont donc offertes, laissez libre court à votre imagination pour créer des modèles inédits et efficaces.

    L’animation

    L’animation est effectuée lentement en tricotant doucement la soie. Elle peut être ponctuée de tirées et de longues poses. Il est toutefois possible d’essayer, notamment aux moments les plus chauds de la journée (pendant la période d’activité des poissons), des variantes plus rapides en rolly pully par exemple, mais ce type de mouche trouve vraiment toute sa valeur avec une animation lente.


    La détection des touches et le ferrage

    Les touches peuvent se manifester par des tirées franches ou de petits mouvements de la soie qui doivent être sanctionnés par un ferrage de la main qui tricote sans bouger la canne. Un ferrage avec la canne à la première tirée aurait pour effet de soustraire la mouche du champ visuel du poisson. En cas d’échec du ferrage avec la main gauche, il faut surtout continuer l’animation car le poisson n’a certainement pas goûté au fer de l’hameçon et il va continuer à essayer d’attraper (ou peut être de jouer avec) la mouche qui lui a échappé et l’énerve de plus en plus. Vous serez surpris de constater, si vous pêchez en eau claire, que le poisson peu prendre plusieurs fois votre leurre en gueule sans que vous ne sentiez rien. Vous verrez votre mouche disparaître entièrement ou partiellement, à plusieurs reprises, avant de pouvoir ferrer le poisson. Parfois, il mordra suite à un arrêt, parfois cet arrêt occasionnera son désintérêt. A vous de trouver l’animation du moment. Avec cette technique, le poisson revient à la charge à plusieurs reprises. Est-ce dû à la texture de la mouche qui lui laisse une bonne impression, au fait qu’il ne morde que la queue du leurre et ne sente pas le fer, ou bien au fait qu’il ne veuille pas perdre une si grosse bouchée ? N’oubliez surtout pas de proscrire tout ferrage avec la canne tant que le poisson n’a pas été accroché avec la main tenant la soie. C’est plus simple à dire qu’à faire car les réflexes sont tenaces. Si malgré cela vous n’avez que des touches sans suite, essayez de réduire la taille desqueues des mouches en utilisant des modèles plus courts. Ils nageront moins bien mais permettront un meilleur engamage de l’hameçon.


    Les soies et le bas de ligne

    Selon le type de plan d’eau ou de poste de pêche et la hauteur de tenue des poissons, privilégiez une soie plus ou moins plongeante, afin d’animer le leurre le plus lentement possible à la bonne profondeur. Une soie flottante ou intermédiaire lente permettra de rester au niveau des poissons si ceux-ci évoluent à proximité de la surface. Elle permettra aussi une animation lente sans accrocher la mouche au fond dans 1 mètre d’eau. Dans plus de 5 mètres d’eau avec des poissons à moins 2 mètres, une soie S 3 (coulante de 3) sera un excellent compromis. Si les poissons sont collés au fond, une soie S 7 permettra de faire passer le leurre juste au-dessus de leur tête. Une autre technique peut consister, dans les plans d’eau au fond propre, à faire traîner la mouche au fond de l’eau à l’aide de cette même soie très plongeante afin de lever un petit nuage de sédiments ou de vase. C’était, semble-t-il, un de ses usages initiaux. On utilisera une soie de numéro 7 ou de 8 et la canne correspondante pour facilement propulser un leurre aussi volumineux et parfois lourd (cuir de la peau de lapin gorgé d’eau) et on se cantonnera à un seul exemplaire fixé au bout d’un simple morceau de nylon ou de fluorocarbone de 1,5 à 4 mètres de long selon la clarté de l’eau et ses capacités de lanceur. Le noeud de fixation a toute son importance avec cette mouche. Il doit être lâche pour lui permettre une nage plus libre et donc plus ample. Les noeuds à utiliser sont détaillés dans les pages suivantes.

    Et pourquoi pas d’autres poissons ?

    Cette mouche a tout pour plaire aux autres poissons un tant soit peu carnassiers. Elle pourra le cas échéant vous servir pour séduire sandres, perches, black-bass ou autres brochets ; en atteste cette grosse perche qui essayait, à nos pieds, de piquer son pouic à une des nombreuses truites leurrées avec cette mouche lors d’une sortie au lac de la Moselotte. Alors, à vos étaux et n’hésitez pas à braver le froid, le jeu en vaut souvent la chandelle !

  • Bien choisir ses hameçons pour la pêche en réservoir

    Bien choisir ses hameçons pour la pêche en réservoir

    La conception d’une mouche artificielle ressemble un peu à une recette de cuisine. Avec les mêmes ingrédients, on pourra obtenir des résultats bien différents. Ainsi les hameçons, dont les formes varient considérablement, ne doivent pas être choisis au hasard pour monter des mouches pour la pêche en réservoir. Chaque forme doit être destinée à une utilisation précise.

    Par Philippe Collet

    Pour le montage de mouches ou streamers pour la pêche en réservoir, on cherche bien sûr un hameçon au piquant de qualité, possédant un ardillon facile à écraser ou sans ardillon, au rapport solidité/finesse du fer convenable. On cherche ensuite une taille et une forme particulière, voire une couleur d’hameçon correspondant au type de mouche que l’on souhaite monter. Il existe de nombreux fabricants d’hameçons et encore plus de revendeurs. Je ne peux pas détailler ici une liste exhaustive des différentes références disponibles sur le marché. Je me contenterai de citer les hameçons que je connais pour les utiliser régulièrement. Vous noterez qu’habituellement dans les fiches de montage de mes articles, je cite des références souvent précédées de « type » ou suivies de « ou équivalent », mon objectif étant de montrer que je ne suis pas focalisé sur telle ou telle référence particulière, mais plutôt sur une forme donnée. Si certaines formes spécifiques d’hameçons n’existent que chez un fabricant, les plus classiques sont déclinés par presque toutes les marques.

    Le diamètre du fer de l’hameçon

    Le rapport finesse du fer de l’hameçon/ diamètre du bas de ligne utilisé me paraît très important. Avec un 25/100, un streamer monté sur un hameçon fort de fer pénétrera facilement la gueule du poisson à condition que le ferrage soit réalisé avec la soie, canne dans l’axe de cette dernière et non avec la pointe de la canne trop souple.
    De la même façon une imitation de chironome montée sur un hameçon épais et lourd, destiné à tendre le montage, générera des décrochés si le ferrage n’est pas appuyé à cause d’un bas de ligne suffisamment solide.
    Retenez bien que les mouches montées sur des hameçons forts de fer nécessitent des ferrages marqués seulement possibles avec des fils de 20/100 et plus. En deçà, la casse devient quasi-systématique sur un ferrage dans l’axe et les décrochés fréquents si vous ferrez à la canne. Plus vous devez diminuer le diamètre du fil, plus vous devez affiner le fer de vos hameçons.
    Par exemple, j’utilise de moins en moins les hameçons Kamasan B 160 taille 6 dont le fer est beaucoup plus épais qu’en taille 8 car je pêche plutôt en 19/100 au streamer (même si un 22 ou un 25/100 pourrait très bien passer) et je n’appuie que modérément mes ferrages pour éviter la casse. Je ne suis pas en confiance avec un hameçon épais qui occasionne à mon avis moins de piqués et plus de décrochés. A l’autre extrême lorsqu’on pêche sur fil fin en 10 ou 12/100, on utilise des hameçons très fins de fer pour qu’ils pénètrent sur un ferrage léger, quasi-insignifiant. Une canne douce et un long bas de ligne élastique permettent d’éviter la casse, mais ils ne favorisent pas l’ancrage efficace d’une mouche au fer épais. Même sur fil fin, les hameçons fin de fer sont mis à rude épreuve. Ils doivent résister au combat avec un poisson puissant et ne pas casser net.

    La couleur de l’hameçon

    La couleur de l’hameçon me paraît accessoire. Certains disent que la couleur bronze, la plus classique, est moins visible pour le poisson que le noir, c’est fort possible. J’utilise indifféremment les deux, surtout sur les streamers. La couleur de l’hameçon a, par contre, un intérêt certain lorsque ce dernier sert de sous corps ou de teaser.
    On peut monter des chironomes noirs en se servant d’un hameçon noir que l’on va cercler d’un tinsel ou d’un fil élastique coloré de type lure fil. On peut aussi les monter sur des hameçons rouges pour figurer un signal sang. Ou doré pour le côté teaser.


    L’importance des proportions

    Les pêcheurs qui montent leurs premières mouches ne respectent généralement pas les bonnes proportions pour leurs imitations. Si cela est important lorsqu’on imite un invertébré, une larve d’éphémère par exemple, ça l’est aussi lorsqu’on monte un streamer pour la pêche en réservoir. La réalisation de mouches bien proportionnées ne peut s’appuyer que sur des hameçons adaptés. Les hameçons doivent résister à la puissance des poissons de réservoir Les poissons de réservoir sont généralement bien plus gros que les poissons moyens de rivière. Il s’agit de truites arc-en-ciel dont les combats sont plus puissants que ceux des truites fario. Elles lancent des rushs rapides et opposent leur masse souvent imposante. La finesse que peut demander cette pêche, sur des poissons éduqués, surtout en fin de saison, oblige le pêcheur à utiliser des hameçons discrets mais solides, même s’ils doivent parfois être petits. Autant un pêcheur en rivière peut avoir du mal à valider la solidité de tel ou tel hameçon, s’il n’est confronté qu’à des truites fario de taille moyenne, autant un pêcheur en réservoir s’aperçoit très vite de la fragilité d’un hameçon. Dans les petites tailles, les bons hameçons pour le réservoir sont bien souvent les favoris des traqueurs de belles truites en rivière.


    Les différents types d’hameçons


    Les hameçons « standard »

    Ces hameçons dont les plus connus sont le TIEMCO 100, le Kamasan B 170, ou le VMC 7060 sont une base pour de nombreux montages. Des modèles proches, un peu plus longs comme le Kamasan B 401 ou plus courts comme le B 405 permettent des montages plus précis : nymphe au corps long, oreille de lièvre plus ramassée…


    Les hameçons renforcés

    Le Tiemco 9300 ou le Kamasan B 175 représentent bien ce type d’hameçons. Ces derniers, aux formes identiques aux hameçons standard, mais au fer plus épais et parfois forgé sont très solides. La courbure du Tiemco est toutefois plus ronde. Elle offre plus de longueur pour le montage de nymphes. Cet hameçon forgé est utilisé pour la réalisation de petites nymphes et noyées, pour les pêches à proximité de la surface en soie intermédiaire car ils résistent à des touches plutôt violentes sur des fils de 16 à 18 centièmes.
    Les hameçons forgés ont été frappés latéralement sur la hampe et la courbure. La section ronde de leur fer devient alors ovale avec deux faces planes. Cette action mécanique leur donne une résistance supplémentaire à l’ouverture. Ces hameçons sont facilement reconnaissables par leurs flancs aplatis. Le Kamasan B 175 au fer un peu plus gros et non forgé est plutôt utilisé pour le montage de streamers tels que l’Humungus, ou celui des petits streamers à aile utilisés en compétition sur les réservoirs du Royaume-Uni lorsqu’il faut leur donner un peu de poids.

    Les hameçons à hampe longue pour les streamers

    Je suis de ceux qui pensent que les hameçons longs offrent plus de risques de décrochage en permettant au poisson de prendre appui sur leur longue hampe lors du combat. On trouve de nombreuses références pour ces hameçons dans les catalogues. Ils sont le plus souvent classés dans la rubrique des hameçons à streamers. Je les utilise peu pour le montage de mes streamers, hormis pour réaliser des pouics ou des sangsues. Pour ces deux mouches, la longueur de l’hameçon a une importance capitale car elle conditionne leur nage. Elle permet aussi la mise en place de matériaux sur une longueur accrue. Avec un hameçon long, la nage du leurre est plus planante et le leurre effectue de nombreux écarts latéraux. La longueur du corps permet aussi de réaliser des mouches volumineuses ou longues, tout en ne décalant pas trop la pointe de l’hameçon en tête, minimisant les risques de nombreuses tirées sans suite que cela occasionne.


    Les hameçons à hampe courte

    Les hameçons courts et très ouverts sont des références intéressantes pour la réalisation de nombreux streamers. Lestés en tête avec une bille de laiton et parfois aussi quelques tours de plombs en plus, sur l’avant de la hampe, ils permettent une bascule verticale importante du leurre. Leur large ouverture permet, avec un corps court, de quand même bien dégager la pointe de l’hameçon. Pour cette même raison on peut aussi les utiliser pour monter de petits boobies à l’hameçon bien dégagé.

    Les hameçons très fins de fer

    Cette catégorie d’hameçons permet, la pratique des pêches très fines en réservoir, pêche en sèche, pêche en nymphe à vue, pêche en noyée en soie flottante sur fil fin. Leur pointe effilée, souvent sans ardillon, pénètre la gueule des poissons dès la première tension. Ces hameçons sont bien sûr plus fragiles, mais ils peuvent permettre de tirer son épingle du jeu sur fil fin face à des poissons difficiles. Nous pouvons citer comme hameçons type les TMC 103 BL ou les TOF D23 BL.


    Les hameçons courbes

    Utilisés pour monter des chironomes dans les tailles 18 à 10 ou de petites casquées oreille de lièvre, ces hameçons sont déclinés en fin de fer et fort de fer. Ils existent aussi en différentes couleurs. Ils permettent une position et une nage de la mouche différente des hameçons droits. Les plus connus sont le Kamasan B 100 (fin de fer) et 110 (fort de fer) le Tiemco 2487 et le VMC 7075.


    Les pointes pioche sans ardillons

    Certains hameçons sont proposés avec des pointes en forme de pioche ou de lance, plus performantes que les pointes de section ronde. Ces pointes sont plates et fines, leurs bords, un peu tranchants, coupent, ce qui favorise la pénétration de l’hameçon avec peu d’effort. Ces hameçons peuvent plus facilement traverser des parties dures de la gueule d’un poisson. Ils sont intéressants pour les pêches fines ou le ferrage ne doit pas être trop appuyé.
    On trouve ce type de pointes dans les références SP chez Tiemco.


    Les apports et les contraintes de la compétition

    Les divers règlements des compétitions, destinés à éviter certaines dérives, sont parfois contraignants. Ils ont conduit les pêcheurs à inventer des modèles spécifiques, adaptés aux règles définies. Dans ces règlements l’hameçon fait souvent l’objet de restrictions (taille, ardillon…). Le règlement des compétitions réservoir au Royaume-Uni interdit l’usage de mouches de plus de 15/16’’, soit 2,38 cm de longueur hors tout, montées sur des hameçons de maximum 5/8’’, soit 1,59 cm, ce qui correspond à un hameçon standard en taille 10. Cette partie du règlement a conditionné la mise au point d’une multitude de streamers et boobies respectant les tailles d’hameçon et de mouche définies par le règlement, soit de petits streamers de moins de 2,38 cm. Ce règlement interdit aussi l’apport de lest additionnel de type plomb enroulé, billes, etc., ce qui a conduit les compétiteurs à développer des montages sur des hameçons lourds, forts de fer, lorsqu’ils ont besoin de faire descendre leurs mouches.
    Combinés à l’usage de soies plongeantes, ces hameçons permettent de pêcher en profondeur avec un train de mouches explorant différentes couches d’eau.
    Les compétiteurs en sont arrivés à monter des chironomes sur des hameçons à carpe très forts de fer. Il va sans dire que dans les grands lacs profonds d’outre manche la pêche au chironome en 15 centièmes n’est pas de mise. Les poissons sont très puissants, leurs touches violentes peuvent casser net une potence en 25 centièmes sur une soie plongeante. Les pêcheurs utilisent des fils de 6 à 8 lbs soit 20 à 25 centièmes. Avec de tels diamètres, la pénétration du fer de gros hameçons dans la gueule des poissons ne pose pas de problème.
    L’usage de ces mouches très prenantes au Royaume–Uni ne sera pas forcément couronné de succès chez nous sur des plans d’eau plus difficiles ou une bonne partie des poissons sont relâchés et chipotent plus, nous obligeant à pêcher avec des fils plus fin. Lorsqu’on s’inscrit à une compétition outre-manche, on a intérêt à s’y prendre suffisamment à l’avance pour monter des mouches spécifiques car on n’utilisera quasiment aucun de ses streamers utilisés habituellement en France. Pour les compétitions franco-françaises en réservoir la taille des hameçons est limitée à 32 mm, les hameçons à hampe longue TMC 5262 taille 4 mesurent environ 31 mm, ils sont à priori les plus gros hameçons utilisables et sont réservés à la fabrication des pouics.

    Le rapport forme taille

    Certaines formes d’hameçons sont intéressantes dans quelques tailles et moins dans d’autres. Les hameçons renforcés comme le TMC 9300 par exemple sont plus utiles dans les petites tailles, du 20 au 14, pour résister à l’ouverture que dans les grandes où ils peuvent être remplacés par des hameçons plus classiques et fins de fer. Un hameçon comme le B 160 est surtout utilisé en tailles 12, 10, 8 et 6.

  • Smith / Dephty Do Max 4/5 m

    Smith / Dephty Do Max 4/5 m

    Dans la grande famille des cranck-baits et parmi les modèles permettant d’atteindre une profondeur de 4 à 5 mètres, tous les modèles ne se valent pas. Le Dephty Do Max se distingue, comme beaucoup de leurres de la marque japonaise Smith, par une excellente tenue dans le courant. Il faut vraiment que ça pousse pour qu’il décroche, ce qui est loin d’être le cas avec tous les cranck-baits très plongeants. Pour la pêche des carnassiers (sandres et brochets notamment), c’est un modèle qui mériterait d’être plus souvent utilisé. Ce leurre muni de billes métalliques qui émettent un son clair plaît beaucoup aux carnassiers. Un leurre à découvrir ou à redécouvrir, qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie il y a bientôt dix ans. On pourra regretter son prix élevé, qui justifierait d’autres hameçons que ceux proposés.

    Longueur : 60 mm.
    Poids : 13 g.


    Conseils d’utilisation
    Rien de plus facile que de ramener un cranck-bait, puisqu’il suffit de mouliner de façon régulière en tenant la canne en position basse. Le Dephty Do Max se laisse guider et son excellente stabilité dans le courant lui évite de décrocher en cas de vitesse trop élevée.

    Prix conseillé : 18 euros.
    Liste des points de vente : www.smith-pro.com