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Étiquette : greenpeace

Sénégal : une bonne nouvelle pour la pêche artisanale locale
Le nouveau président du Sénégal, fraîchement élu, Macky
Sall, vient de respecter une de ses promesses de campagne électorale :
l’annulation des autorisations de pêche octroyées aux 29 chalutiers pélagiques
étrangers opérant dans les eaux de son pays. Une bonne nouvelle pour les
pêcheurs sénégalais qui ont vu les ressources halieutiques diminuer
dangereusement.L’association de protection de l’environnement Greenpeace
s’est félicitée de cette décision et a interpellé l’Union européenne dans un
communiqué publié le 18 mai : « L’Union européenne doit prendre
ses responsabilités et s’inspirer de cette décision des dirigeants africains.
Plutôt que d’envoyer les navires en surnombre de sa flotte pêcher dans les eaux
des pays en développement, la politique commune des pêches européenne,
actuellement en pleine réforme, devrait limiter le nombre de bateaux
industriels de pêches et favoriser une pêche locale plus responsable, une pêche
artisanale. »
Afrique : un autre regard sur la piraterie
« Chaque fois que nous détournons un navire, nous nous approvisionnons en denrées alimentaires. Nous achetons des chèvres pour fournir de la viande et du khat (une herbe narcotique douce que l’on mâche – on prononce “tchat“). Nous introduisons de l’argent dans l’économie du pays. Comment les peuples survivraient-ils sans cela ? Tous les poissons de nos eaux ont été emportés ». Ainsi débute l’excellent reportage du Béninois Christophe Assogba, Les bandits bienfaiteurs du continent noir, publié dans La Nouvelle Gazette, le quotidien béninois dont il est le rédacteur en chef. Récompensée par le prix Daniel Pearl 2011, cette enquête a été intégralement publiée par Courrier international dans son numéro daté du 2 au 8 février 2012 (N° 1109). Elle donne à voir une vérité bien plus complexe que le portrait réducteur résumant le pirate à un vulgaire criminel. Le journaliste s’intéresse tout d’abord aux pirates agissant à partir de la Somalie et du Puntland (dans l’Est de l’Afrique). Construction de bâtiments à vocation publique, introduction de financements dans l’économie légale, ces groupes assurent également un semblant d’ordre dans une zone de non-droit, où l’Etat est quasiment absent.
Aujourd’hui la piraterie constitue la première force économique dans la région, on estime à 38 millions d’euros les gains annuels de cette activité. A titre de comparaison, en 2009, le budget total du gouvernement du Puntland s’élevait à 13,5 millions de dollars et les programmes de développement financés par la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis à près de 3,5 millions d’euros la même année. Dans ces conditions, on se demande bien comment les pirates pourraient cesser leurs activités. La plupart sont d’anciens pêcheurs qui devant l’impossibilité de nourrir leur famille avec leur métier ont mis leur embarcation et leur connaissance de la mer au service de la piraterie.
Où se situe la responsabilité finalement ? Chez ces populations, qui déjà fragiles, ont perdu toutes possibilités de vivre dignement dans la légalité et qui du coup s’adonnent à la piraterie ? Ou du côté des grands groupes européens qui pillent les ressources halieutiques des pays africains ? Notamment grâce à une surcapacité de pêche en partie financer par nos impôts, alors que dans le même temps, l’Europe met en place de laborieuses politiques de développement à l’attention de l’Afrique et que des flottes militaires des pays riches ont lancé de vastes opérations de sécurisation aussi coûteuses qu’inefficaces. Ainsi Greenpeace vient de publier une enquête dénonçant le pillage des océans par une flotte européenne toujours plus vorace. Cette flotte a déjà quasiment vidé les ressources halieutiques communautaires et « délocalise » maintenant toujours plus loin ses moyens surdimensionnés. Alors qui sont les pirates ?

Greenpeace met la pression sur le groupe Intermarché
L’association écologiste Greenpeace a entamé une campagne contre Intermarché. Le 28 octobre, des militants de l’ONG ont symboliquement barré la route d’un chalutier de Scapêche, la flotte du groupe de distribution. Sur terre, les écologistes ont visité 22 magasins Intermarché aux quatre coins de l’hexagone afin d’alerter les clients sur la surpêche. Le groupe de grande distribution possède la plus grande flotte de chalutage profond de France, cette technique de pêche faisant des ravages dans les écosystèmes. Pour l’association, cette pêche symbolise les errements de la pêche industrielle européenne. Nous ne la contredirons pas…
Renseignements :
http://oceans.greenpeace.fr/peche-profonde-laction-se-poursuit-a-terre

Bon anniversaire Greenpeace !
L’association de protection de l’environnement Greenpeace fête cette année ses quarante ans. Créée en 1971 par quatorze militants luttant contre les essais nucléaires américains, l’ONG a depuis embrassé tous les grands combats écologistes. A cette occasion, un film, Mind Bomb, a été réalisé par Christophe Montaucieux pour retracer la passionnante histoire de Greenpeace.
Vous pouvez visionner la bande-annonce ici :

Un continent de déchets grand comme six fois la France
L’information n’est pas nouvelle. Associations et scientifiques connaissent son existence depuis longtemps déjà. Mais aujourd’hui, c’est la vitesse de la croissance de ce « septième continent », formé dans le Pacifique Nord par l’accumulation de plastiques et déchets en tout genre, qui inquiète le plus. Il constitue maintenant une zone grande comme six fois la France, soit 3,43 millions de kilomètres carrés, entre l’île d’Hawaï et l’Amérique du Nord. Ce sont les courants océaniques qui charrient d’immenses quantités de plastique venues des côtes ou des bateaux vers cette zone. Ce gyre subtropical du Pacifique Nord agit comme un tourbillon et enferme ces millions de tonnes de déchets, les concentrant en son centre. Aujourd’hui la couche de plastique peut atteindre jusqu’à 30 mètres d’épaisseur. Dans cette zone, nous trouvons six tonnes de plastiques pour une tonne de plancton.
Selon des calculs de l’Algalita Marine Research Foundation (AMRF), une ONG de l’Ouest des Etats-Unis qui a conduit une étude sur la question, la superficie de cette plaque de déchets a triplé entre 1997 et aujourd’hui. L’association estime qu’elle pourrait encore être multipliée par dix d’ici à 2030. Les effets sur la faune marine sont dévastateurs. Les plastiques ne sont pas biodégradables et avec le temps ils se désagrègent en de petits morceaux minuscules qui finissent dans les estomacs des poissons et des oiseaux marins. L’association Greenpeace a recensé au moins 267 espèces marines gravement affectées par ces plastiques.

Greenpeace dispense ses conseils estivaux
L’organisation écologiste
Greenpeace a communiqué sur les bonnes pratiques à avoir afin de profiter des
joies de la mer tout en préservant ce milieu fragile. Voici donc ces quelques
conseils à faire circuler à tous les amoureux des plages et de l’océan :Huiles solaires
Préférez les crèmes ou
tout autre produit soluble dans l’eau plutôt que les huiles solaires. Les
huiles forment un écran à la surface de l’eau empêchant la photosynthèse
indispensable.Ballades
Observez la faune et la
flore mais ne les touchez pas. Si vous retournez un rocher pour découvrir ce
qu’il cache, remettez le délicatement dans sa position initiale. La flore et la
faune cachée à l’abri des rochers sont adaptées aux faibles lumières et ne
survivront pas au grand soleil.En mer
Respectez les vitesses de
navigation, réduisez votre nuisance sonore par respect de l’environnement
notamment à l’approche d’îles et de zones de nidification. Respectez les consignes
et les interdictions d’accostage. Privilégiez les moteurs sobres et bien
entretenus qui rejettent le minimum d’huile à la mer.Pêche
Respectez les tailles de
capture minimales, le matériel de pêche et les interdictions.Déchets
Ne rejetez aucun déchet
en mer ou sur la côte. Si vous êtes embarqué, prévoyez un lieu de stockage dans
un coin du bateau. Utilisez les containers à déchets et les emplacements prévus
pour vos déchets toxiques (batterie, huiles). Les durées de vie des
déchets sont de 1 à 5 ans pour un mégot ou un chewing-gum, de 10 à 100 ans pour
une canette en aluminium, de 100 à 1000 ans pour du plastique.Entretien
Préférez des produits de
nettoyage peu nocifs pour le milieu marin. Lavez à l’eau claire ou avec des
produits biodégradables. Il en existe désormais de compatibles avec l’eau de
mer. Pensez aux produits
d’entretien éco-labellisés. N’utilisez pas de produits détergents. Pour
récurer, gratter, une poignée de sable fait souvent très bien l’affaire.Ancre et mouillage
Quand c’est possible,
utilisez un poste de mouillage équipé avec une bouée. Si vous devez jeter
l’ancre, évitez les zones d’herbier et privilégiez le sable de couleur claire. Prévoyez une longueur de
chaîne suffisante. Relevez l’ancre à l’aplomb du bateau ou mieux, utilisez un
orin.Carénage
Pour le carénage de votre
embarcation, utilisez les peintures les moins nocives. Préférez les aires qui
sont équipées de systèmes de récupération des résidus.
Une vidéo qui fait frémir
A la vue de ces images, c’est un mélange de tristesse et de
colère qui anime la rédaction de Pêches sportives Magazine. Bien sûr, elles
nous montrent ce que l’on savait déjà. A savoir que l’industrie de la pêche est
en train de commettre un crime contre la terre et contre l’humanité, qui,
bientôt, sera irréversible. A regarder et à faire regarder…