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  • Premier bilan de la campagne de marquage de bars en mer d’Iroise

    Premier bilan de la campagne de marquage de bars en mer d’Iroise

    Le Parc naturel marin d’Iroise et l’Ifremer se sont associés afin de lancer une campagne de marquage de bars et ainsi tenter de mieux comprendre les habitudes, les déplacements individuels et les échanges de population de cette espèce, notamment celles de la Manche et du Golfe de Gascogne. Nous savons maintenant que la mer d’Iroise est un habitat essentiel pour les bars qui peuvent y séjourner plusieurs mois. Des migrations vers les frayères du Nord (Manche) ou du Sud (Golfe de Gascogne) ont également été observées. Parmi les observations sur les comportements de l’espèce, l’étude a révélé une « forte activité de déplacements pouvant atteindre plusieurs dizaines de milles nautiques en 24 heures tout en restant dans la même zone.» Autre observation importante : «Le bar nage souvent près de la surface (0 – 10 m), avec cependant de fréquentes incursions en profondeur – parfois jusqu’au fond avec un maximum de 84 m observé dans ces expériences.» Toutes ces informations ne constituent qu’un premier apport. L’étude se poursuit en 2011 et tous les pêcheurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, sont invités à y participer.

    Procédure à suivre en cas de capture d’un poisson marqué :

    Noter les informations sur la capture (numéro de la marque externe et taille du poisson, date de la capture et position géographique, engin de capture).

    Conserver au frais ou congeler le poisson marqué, non éviscéré, sans enlever les marques.

    Contacter l’un des organismes suivants :

    Ifremer Brest : + 33 (0)2 98 22 40 40 / [email protected]

    Parc naturel marin d’Iroise : + 33 (0)2 98 44 17 00

  • Golfe du Mexique : un an après

    Golfe du Mexique : un an après

    Le 22 avril 2010, une plate-forme pétrolière de la compagnie British Petroleum (BP) explosait, tuant onze personnes et provoquant une des plus grandes marées noires de l’histoire, dans le milieu naturel fragile qu’est le golfe du Mexique. Afin de fêter ce triste anniversaire, des manifestants sont venus crier leur rage devant le siège londonien du groupe pétrolier BP, le 14 avril dernier, et ont tenté de perturber l’assemblée annuelle des actionnaires. Venus des Etats-Unis, petits actionnaires, pêcheurs, artistes ou encore activistes sont venus rappeler BP à sa responsabilité un an après la marée noire gigantesque que le groupe a provoqué dans le golfe du Mexique. Pour mémoire, 800 millions de litres de brut avaient créé la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis. Le groupe se veut rassurant sur sa gestion des conséquences de la pollution.

    Mais le pétrole en question, très léger, a posé de réelles difficultés à BP qui, contrairement à ce que ses services de communication prétendent, n’a pas été capable de contenir la marée noire et encore moins de l’extraire de l’océan. Alors que BP affirme que 74 % du pétrole a disparu du golfe, des experts indépendants estiment que près de la moitié de ces hydrocarbures serait toujours dispersée dans la nature. Selon le site Rue 89, dans certains coins de Louisiane, il suffit de creuser à 1 mètre de profondeur pour retrouver une tâche d’huile. En Alabama, une plage classée s’est désertifiée de quasiment toute vie sauvage et les passionnés d’ornithologie n’ont aujourd’hui plus que quelques mouettes à observer.

    Plus inquiétant encore : les échouages de centaines de carcasses de dauphins, notamment de nouveaux nés, sur les plages du Mississipi et d’Alabama. Aujourd’hui, la compagnie pétrolière britannique est critiquée pour sa gestion de la catastrophe. Son service de communication s’agite beaucoup pour rassurer l’opinion. Difficile quand des centaines de dauphins viennent s’échouer et prouver ainsi tous les jours que BP n’a pas réussi à juguler la catastrophe.