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Golfe du Mexique : un an après
Le 22 avril 2010, une plate-forme pétrolière de la compagnie British Petroleum (BP) explosait, tuant onze personnes et provoquant une des plus grandes marées noires de l’histoire, dans le milieu naturel fragile qu’est le golfe du Mexique. Afin de fêter ce triste anniversaire, des manifestants sont venus crier leur rage devant le siège londonien du groupe pétrolier BP, le 14 avril dernier, et ont tenté de perturber l’assemblée annuelle des actionnaires. Venus des Etats-Unis, petits actionnaires, pêcheurs, artistes ou encore activistes sont venus rappeler BP à sa responsabilité un an après la marée noire gigantesque que le groupe a provoqué dans le golfe du Mexique. Pour mémoire, 800 millions de litres de brut avaient créé la plus grande marée noire de l’histoire des Etats-Unis. Le groupe se veut rassurant sur sa gestion des conséquences de la pollution.
Mais le pétrole en question, très léger, a posé de réelles difficultés à BP qui, contrairement à ce que ses services de communication prétendent, n’a pas été capable de contenir la marée noire et encore moins de l’extraire de l’océan. Alors que BP affirme que 74 % du pétrole a disparu du golfe, des experts indépendants estiment que près de la moitié de ces hydrocarbures serait toujours dispersée dans la nature. Selon le site Rue 89, dans certains coins de Louisiane, il suffit de creuser à 1 mètre de profondeur pour retrouver une tâche d’huile. En Alabama, une plage classée s’est désertifiée de quasiment toute vie sauvage et les passionnés d’ornithologie n’ont aujourd’hui plus que quelques mouettes à observer.
Plus inquiétant encore : les échouages de centaines de carcasses de dauphins, notamment de nouveaux nés, sur les plages du Mississipi et d’Alabama. Aujourd’hui, la compagnie pétrolière britannique est critiquée pour sa gestion de la catastrophe. Son service de communication s’agite beaucoup pour rassurer l’opinion. Difficile quand des centaines de dauphins viennent s’échouer et prouver ainsi tous les jours que BP n’a pas réussi à juguler la catastrophe.
