Étiquette : gaula

  • Gatti Fishing Tours arrête son activité

    Gatti Fishing Tours arrête son activité

    L’agence de voyages bien connue des pêcheurs Gatti Fishing Tours nous informe qu’elle arrête son activité. Spécialiste de la Scandinavie, Claude Gatti a fait connaître aux pêcheurs de véritables trésors comme la Gimän en Suède, la Fane en Irlande ou encore la Reisa en Norvège en complément des grands classiques (Gaula, Vastervik, etc). Le site Internet reste ouvert pour le moment. On y trouve les coordonnées des guides et pas mal d’infos. En souhaitant une bonne retraite bien méritée  à Claude Gatti !

    www.gattifishingtours.com

  • Inde, Gaspésie, Norvège : trois bons plans pour l’été !

    Inde, Gaspésie, Norvège : trois bons plans pour l’été !

    Migration annuelle de l’homo touristicus oblige, vous avez des envies de départ bien légitimes. Et comme vous êtes en plus pêcheur, ce sont les rivières, les lacs et les rivages inconnus qui vous attirent. Voici une petite sélection de ces voyages qui font rêver…


    Québec : pêcher le saumon en canot traditionnel

    Nous avons déjà parlé dans nos colonnes de ce petit bout de paradis québécois, dans ce pays sauvage où l’eau est omniprésente et les poissons légion : la Gaspésie. Fondée en 1952 au coeur de la Gaspésie, au Sud-Est du Québec, par M. Mc Whirter, la Pourvoirie des Lacs Robidoux propose aux pêcheurs à la mouche (exclusivement) de venir séduire les imposants saumons atlantiques qui remontent les rivières Cascapédia, Petite Cascapédia ou Bonaventure.
    Salmo salar n’est pas l’unique habitant du lieu et il est possible également de pêcher dans ces rivières et dans le Lac Ribodoux des saumons noirs (à partir du mois de mai), des ombles de fontaine et des truites de mer. Les gérants de la Pourvoirie des Lacs Robidoux proposent un tout nouveau produit : interprétation du saumon en canot sur la Bonaventure. Vous pourrez pêcher le saumon à bord d’un canot traditionnel en cèdre de 26 pieds de long, découvrir les beautés cachées de cette belle rivière et parfaire vos connaissances sur le fameux salmonidé. Un périscope permettant de suivre au plus près les tribulations du poisson. Egalement au programme, la Baie des Chaleurs et ses secrets bien gardés.
    Les prix comprennent le forfait pêche, le logement dans un chalet complètement équipé sur le bord du lac Robidoux, un guide professionnel pour deux pêcheurs et tous les transports terrestres pour accéder aux différents lieux de pêche.

    Renseignements :
    Représentation en France :
    Christian Roulleau 06 18 37 03 86
    Mail : [email protected]


    Himalaya : les truites les plus hautes du monde

    L’Himachal Pradesh, Etat du Nord de l’Inde, dans les contreforts de l’Himalaya, est un territoire d’eau et de poissons. Notamment depuis que le colon britannique, ne sachant que faire entre deux crises de paludisme, s’est évadé dans le frais climat de la montagne et a introduit dans ces rivières quelques truites où il a pu enfin exercer ses talents de moucheur. Ces truites se sont bien acclimatées et peuplent aujourd’hui bon nombre de cours d’eau de la région. Une nouvelle structure propose de vous emmener à la rencontre de ces poissons et de découvrir une culture montagnarde et authentique : Hi&Fly. Créé ce printemps par des passionnés de pêche à la mouche et de voyages, Hi&Fly ambitionne de faire découvrir au plus grand nombre une région du mondeencore méconnue des pêcheurs français. Le voyage de pêche se découpe en expéditions de 3 ou 4 jours autour de campements sur les rivières ou en résidence dans des villages reculés. La pêche s’effectue par groupe de deux pêcheurs accompagnés d’un guide.
    Pour avoir eu la chance de parcourir les rivières d’Himachal Pradesh, je ne saurais que conseiller un voyage fascinant tout autant pour ses parties de pêche que pour la découverte d’une civilisation plurimillénaire qui donne à l’altérité de subtils accents épicés et l’enveloppe d’un épais mystère.
    Hi&Fly pratique le catch & release exclusivement. De toutes façons, occire de la truite, c’est mauvais pour votre karma ! A noter qu’une offre de lancement a été créée pour les 10 premiers pêcheurs à 1800 euros par personne sur une base de 16 jours de prise en charge depuis Delhi jusqu’aux lieux de pêche.

    Expéditions Hi&Fly automne 2012 :
    10 au 27 sept – 1 au 17 octobre (les dates peuvent être sensiblement modulables en fonction du lieu de votre arrivée)

    Renseignements :

    [email protected]
    flyfishinghimalaya.com


    Norvège : Gatti Fishing Tours, une autre façon de concevoir la pêche du saumon en région arctique

    Rien de plus ennuyeux que de passer une semaine sur un seul et même parcours lorsque les saumons sont soit absents, soit non mordeurs.- Les parcours sont en effet rarement bons au même moment et réagissent différemment aux conditions météo -. C’est pourtant ce qui se passe le plus souvent, car les parcours sont loués à la semaine.
    Pour sortir de ce schéma, Gatti Fishing Tours propose une formule novatrice, basée sur la mobilité. Par quel moyen ? En camping-car, à la manière des “steelheaders” purs et durs de Colombie Britannique.
    L’extrême nord de la Norvège à été retenu pour vivre cette expérience unique, avec la longue et majestueuse Tana, qui compte parmi les trois rivières les plus productives de Norvège avec la Gaula et la Namsen. Ce programme a été établi en collaboration avec l’un des meilleurs connaisseurs des rivières du nord du 70ème parallèle, en Laponie norvégienne (et pêcheur averti). D’autres rivières et affluents peuvent aussi être pêchées selon les conditions rencontrées. La formule, un peu sportive et nécessairement conviviale, s’appuie sur le déplacement et l’hébergement en camping-car, permettant de changer de rivière sans contrainte avec un confort d’utilisation hors norme dans cette contrée désertique qu’est la Laponie Norvégienne. Un voyage très original à partager avec un ami ou entre un père et son fils.

    Prix conseillé : 3300 euros par base de 2 pêcheurs pour 7 nuits et 6 jours de pêche.


    Renseignements :
    Gatti Fishing Tours, 36 rue Victor Basch, 94300 Vincennes
    Tél. : 01 41 74 60 10 ou 01 58 64 09 04.
    www.gattifishingtours.com

  • Les sept familles de la pêche – Goujon, l’équipé

    Les sept familles de la pêche – Goujon, l’équipé

    Dernière figure de notre galerie de portraits de la grande famille des pêcheurs. “L’équipé” ferme le banc de cette série de cas particuliers. Vous en croisez régulièrement au bord de l’eau, certains avec trois cannes, au cas où, d’autres avec assez de mouches dans leurs boîtes pour faire monter toutes les truites de la rivière en surface. Mais comme le mieux est toujours l’ennemi du bien, tout cet attirail devient rapidement inopérant.

    par Vincent Lalu

    L’éclosion a commencé à 19h22. Jean-Paul Goujon venait de garer son RAV4 au bord du gave. Il hésitait encore entre le wader Patagonia en Goretex avec les Chota à semelles feutres et le wader néoprene intégral à bottes cloutées quand le premier gobage a commencé. Au dixième, il avait pris sa décision pour les waders mais ne savait pas maintenant laquelle de la Devaux, de la Loomis GLX ou de la JMC allait être sortie de son tube et de son étui, ni quel moulinet (aucun n’avait le même bas de ligne) allait lui être accolé. A 19h45, Jean-Paul Goujon en était encore à faire le tri entre ses boîtes à mouches, son gilet king size ne permettant pas d’emporter plus d’une douzaine de boîtes au bord de l’eau. Sur le gave, l’éclosion commençait à ralentir. A son arrivée, les autres pêcheurs le dévisagèrent d’un air incrédule et son copain Jean Vairon lui demanda :
    – « Mais qu’est-ce que tu foutais ?
    – Euh, rien, j’avais paumé un truc…
    – C’est ton temps que tu as perdu et, avec lui, ton coup du soir que tu as raté ! ».
    Goujon haussa les épaules en même temps qu’il entrait dans l’eau et se mit en devoir d’attaquer un beau gobage qui lui apportait le démenti inespéré du constat de faillite que venait de faire son compagnon de pêche. Son premier poser fut assez hasardeux mais ne cala pas le poisson. Il reprit sa mouche, la sécha et recommença les faux lancers indispensables à une approche enfin efficace. Mais quelque chose clochait : sa canne avait tendance à buter sur le manche de la grande épuisette (une épuisette spéciale 70 +) qu’il portait en travers du dos.
    – « quel c…, j’aurais dû prendre ma petite raquette passe partout ! » Et cette pensée acheva de le déconcentrer.
    Au point que son troisième poser manqua d’assommer la truite qui disparut sans demander son reste. Cette fois le coup du soir était bel et bien raté. Jean-Paul Goujon entreprit de replier et ranger tout le matériel qu’il avait déballé, ce qui le fit arriver largement après les autres au bar des amis. Tout cela lui valut de payer deux tournées, une pour la bredouille et l’autre pour le retard. Mais il ne se formalisa pas outre mesure : il était familier des bredouilles et habitué à ce que les autres pêcheurs le chambrent à propos de son matériel qui lui avait d’ailleurs valu l’étrange surnom de « Goujon l’équipé ». Il but ses deux tournées puis profita de ce que les autres se hâtaient lentement de passer à table pour aller jeter un coup d’oeil à son coffre et vérifier que tout était bien en ordre.
    C’est d’abord au véhicule que l’on reconnaît l’équipé. S’il arrive en Porsche, en Clio, ou pire en Fiat 500, le pêcheur n’a que peu de chance d’être un « équipé ». Car au vrai équipé, il faut du coffre, un coffre de break qui commence de préférence sous le hayon et finit du côté de la boîte à gants. L’équipé ne voyage jamais seul, il emporte avec lui le magasin de ses espoirs, l’impressionnant stock de tout ce sur quoi il compte pour s’attirer les faveurs de la gente aquatique. Tout cela plus ou moins rangé, plus ou moins disponible, mais bien présent dans les rayons. De plus en plus de pêcheurs utilisent ainsi des utilitaires, leur attirail y prenant autant de place que le matériel du plombier, ou celui du menuisier. Goujon, lui, était un équipé raisonnable, mais son Renault Kangoo dernier modèle aurait mérité le premier prix d’un concours de tuning halieutique : de la moquette, des tiroirs de toutes tailles, un logement spécial pour les cannes toutes montées, bref une merveille de grosse boîte à pêche que la Régie ferait bien de produire en série.
    Il y a toutes sortes d’équipés : des très pauvres que leur dénuement ne protège pas des pauvres excès de leur pauvre attirail, des très riches qui ratent tout autant leur partie de pêche pour avoir été incapable de décider entre leur bateau bleu et leur bateau gris. Car l’indécision est fille du suréquipement, et la bredouille leur héritière. J’en connais quelques-uns qui, dans les voyages de pêche mettent une énergie considérable à faire tourner le matériel qu’ils ont apporté. Ce pensum remplace bientôt dans leur esprit l’objectif qui a décidé de leur voyage. Oubliée la pêche, oubliés les poissons, l’heure est au grand déballage, à la revue de détail.
    – « Vous avez fait quoi cet été ?
    – J’ai emmené mes cannes promener sur la Gaula…
    – C’était bien ?
    – Oui, c’était pas mal, mes RPL+ commencent à fatiguer, mais les Loomis étaient en pleine forme.
    – Et les saumons ?
    – Les saumons, quels saumons ? »
     Il y a des équipés dans toutes les générations, des équipés époque bambou, soies naturelles et PPP, des collectionneurs de cuillers, de tambours tournants, des éleveurs de cous de coqs, des allumés du tinsel, l’équipé est à la pêche ce que le militaire est à la paix : inutile aujourd’hui mais pouvant servir demain. Combien de matériels, de fils, de cannes, de mouches et autres leurres sont, grace à lui, passés aux poubelles de l’histoire sans avoir jamais connu le délicieux contact de la moindre gouttelette d’eau. Avec l’équipé les poissons peuvent, la plupart du temps dormir tranquilles, l’homme est si occupé au commerce de son matériel qu’il en oublie le plus souvent la raison pour laquelle ledit matériel est arrivé jusqu’à lui.
    Dans l’histoire des gros vers que raconte si bien Pierre Choulet, un brave homme ne vient au bord du Doubs que pour faire prendre l’air et humer l’air de la rivière à ses lombrics. Il leur rend visite deux fois par jour pour vérifier que le terreau de leur caisse à l’arrière de son break a conservé une humidité suffisante et se contente de cette affectueuse fréquentation sans penser une seule fois à monter une ligne pour s’en aller tenter sa chance auprès des truites. Les équipés ne sont pas tous aussi affectueux que celui-là, mais ils ont tous cette étrange déviation qui les éloigne des finalités première de leur passion. Pourtant, l’équipé mérite le respect. Sans lui l’industrie halieutique ne serait pas ce qu’elle est. Sans lui, on vendrait beaucoup moins de cannes à pêche, beaucoup moins de moulinets, beaucoup moins de waders, beaucoup moins de leurres, beaucoup moins de soies, de fils et d’accessoires, et sans « l’équipé » les poissons seraient bien plus souvent dérangé.
    Axel commença par proposer ce qu’il avait de mieux dans sa boîte, ce qui marchait le plus souvent, avec quoi il avait pris ou fait prendre des centaines de saumons. Sans succès. Puis il revint aux classiques, celles de ses boîtes, celles des boîtes de Drouot, sans plus de résultat. On essaya ensuite les mouches fantaisies, les improbables, les affaires d’un jour. Les saumons continuaient de se manifester bruyamment. Drouot se dit qu’ils devaient même faire des écarts pour éviter sa mouche.
    Bref, la bredouille s’avançait tranquille comme une marée d’équinoxe qui recouvre les espoirs du pêcheur à pied d’un lourd manteau de désillusion.
    Could we try this one ?” Drouot tendait timidement le sapin de Noël qu’il avait monté la veille, une mouche en forme de bouquet de fleurs dont n’aurait même pas voulu une arc de chez Auchan. “Why not…” répondit Alex d’un air dégoûté. Le plumeau fut pris à son deuxième passage, arrachant un hurlement de joie à Jules Drouot. Le poisson était correct. Il tirait bien fort sur la ficelle et prit même un peu de backing, le temps de ramener le pêcheur et son attelage sur le bord pour continuer la bataille depuis la terre ferme. Mais, au moment où Drouot reprenait ses appuis sur la berge, il vit tout de suite que quelque chose clochait. Entre le saumon et lui il y avait une grosse pierre ronde, presque un rocher vers lequel le poisson fonçait maintenant. Drouot tenta bien de basculer sa grande Sage sur le côté. En vain : le saumon sembla percuter la pierre et la ligne devint molle. La bredouille était consommée. Quand il remonta dans l’hélicoptère, le lendemain matin, pour rentrer à Mourmansk, Jules Drouot dut passer entre une haie de guides dont il ne sut si elle était là pour le chambrer ou le consoler. Qu’importe, il avait déjà son fameux sourire, le sourire de ceux qui reviennent d’une longue maladie et recommencent à voir la vie du bon côté. Il était guéri, guéri de cette superstition ridicule qui lui avait fait rater tant de parties de pêche et stresser amis et proches, obligés de surveiller ces étranges écarts de langage. Dans l’avion du retour, il eut pourtant les mains qui sentaient le saumon. Le toast au saumon frais est, en effet, une spécialité de l’aéroport de Mourmansk. Un saumon par ailleurs excellent, sans doute en provenance d’un élevage norvégien, à moins qu’il ne soit de la Kola ou, pire encore, d’un des chalutiers responsables du manque de poissons dans la Varzina. Grâce à eux, il n’en avait pas pris mais venait d’en manger. Avant de s’endormir, il eut juste le temps de souhaiter par la pensée “bonne pêche” aux suivants.

  • Gaula ! Les Saumons de Norvège.

    Gaula ! Les Saumons de Norvège.

    Après Tapâm, que nous avions récompensé par un trophé de Pêches Sportives lors du dernier salon de Paris, voici la bande annonce du nouveau film de Daniel Goez «  Gaula – River of Silver and Gold« , la pêche du Saumon en Norvège, un des derniers pays d’Europe continentale à pouvoir la pratiquer de manière sereine…