Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : Fukushima

Fukushima : la pollution maritime se précise
Nous en avons déjà parlé ici il y a peu : la contamination de l’océan Pacifique par le rejet d’eau radioactive en provenance de la centrale nucléaire endommagée se précise. Le sujet est au Japon extrêmement sensible tant les produits de la mer sont à la base du régime nippon. Le gouvernement japonais a autorisé fin mars le rejet dans l’océan de 11 500 tonnes d’eau radioactive sur les 60 000 tonnes d’eau utilisé pour refroidir le réacteur. L’eau s’est accumulée dans les cuves et les coursives de la centrale, annexes aux deux seuls réacteurs n’ayant pas encore explosé, les numéros 5 et 6. Par contre, les ingénieurs de TEPCO sont parvenus à colmater la fuite de 20 cm par laquelle se déversait en continu une eau extrêmement radioactive. L’eau contaminée provient également des pluies et du ruissellement qu’elles provoquent. Parmi les différentes particules radioactives relâchées dans l’océan, certaines se dispersent aisément, mais certaines d’entres elles se fixent. La Chine, pays voisin, s’inquiète et a officiellement demandé au gouvernement japonais de prendre des « mesures efficaces pour protéger l’environnement marin ».
Le Japon vient de subir une nouvelle réplique affichant plus de 7 sur l’échelle de Richter, provoquant des fuites dans une autre centrale nucléaire, celle d’Oganawa. Bref du côté de l’archipel nippon l’heure n’est pas à l’optimisme… De plus en plus de Japonais doutent des informations fournies par TEPCO et les autorités japonaises. Greenpeace Japon a d’ailleurs envoyé sa propre équipe dans le courant du mois d’avril pour mesurer les taux de radioactivité dans la zone de Fukushima. Les autorités japonaises ont porté la zone d’évacuation de 20 km à 30 km de la centrale. Certains pays, comme les Etats-Unis, conseillent à leurs ressortissants de ne pas s’approcher à moins de 80 km de la centrale. Le 21 avril, le Rainbow Warrior, le bateau de l’association écologiste, est parti de Taïwan pour effectuer des mesures dans les eaux à proximité de la centrale. L’embarcation devrait arriver dans la zone le 28 avril prochain, nous devrions donc en savoir plus dans les jours qui viennent. Ce triste feuilleton continue donc…

Catastrophe au Japon : quelles conséquences pour les ressources halieutiques ?
L’océan Pacifique est victime de la catastrophe
nucléaire qui touche actuellement le Japon. Les vents poussent les éléments
radioactifs qui s’échappent de plusieurs réacteurs vers l’océan Pacifique,
contaminant ainsi le milieu marin et, par ricochet, la chaîne alimentaire. Les autorités du pays ont annoncé le 22 mars
que les contrôles sur les produits de la mer allaient être renforcés après que
Tepco, la compagnie qui gère la centrale de Fukushima, ait annoncé des taux
anormalement élevés de substances radioactives dans l’eau de mer à proximité du
lieu de la catastrophe.Des tests en mer devraient être conduits prochainement dans
huit endroits différents, dans un rayon de 30 km de la centrale, par le
ministère japonais de la Santé. L’enjeu est important : cette pollution
augmenterait le risque de pénurie alimentaire dans le pays et de contamination
des exportations en provenance du Japon. L’industrie de la pêche dans le
Nord-Ouest du Japon ne s’est toujours pas relevée du terrible tsunami qui a
touché le pays. Mais lorsque ces pêcheurs reprendront la mer, les autorités
japonaises affirment que les prises seront testées afin de déterminer leur
niveau de radioactivité.