Étiquette : France

  • L’open de Street Fishing de Limoges consacre Baptiste Verger

    L’open de Street Fishing de Limoges consacre Baptiste Verger

    Le 19 Juin
    dernier, s’est déroulé sur les bords de la Vienne à Limoges, le sixième open de
    l’AFCPL Street Fishing Tour 2011. 60 concurrents se sont affrontés sur un
    circuit long de près de 10 km
    et c’est un Charentais, Baptiste
    Verger, qui a remporté l’épreuve. Au total, c’est près de 100 captures qui auront été réalisées par lescompétiteurs.


    Résultats :

    1.Baptiste
    Verger, 2950 points

    2.Morgan Calu,
    team Cabela’s France, 2439 points

    3.Nicolas Houpin,
    team Smith, 1699 points



    Renseignements :

    www.afcpl.eu

    Photo :

    AFCPL

  • 5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche

    5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche

    Près de 300 animations dans tout le pays seront proposées
    gratuitement au public à l’occasion de la 5e édition de la Journée de la pêche
    dimanche 5 juin 2011. Cet événement, aux dimensions hors normes, ambitionne de
    faire découvrir au plus grand nombre les joies de la pêche de loisir, ainsi que
    le milieu naturel où notre passion s’exprime. Près de 30 000 bénévoles et un
    millier de salariés attendent donc toutes celles et tous ceux qui aimeraient
    apprendre à pêcher et approcher les cours d’eau et les espèces qui y vivent.

    Lancée en 2007 par la Fédération nationale de la pêche en
    France (FNPF), cette fête ne cesse de gagner en audience. Selon la FNPF,
    l’évènement enregistre une hausse de 18% du nombre d’animations organisées et
    pratiquement tous les départements y participent, de Paris à La Réunion. Une
    journée idéale pour découvrir, ou faire découvrir, cette passion qui pousse des
    milliers de pêcheurs à errer au bord de l’eau…


    Renseignements :

    www.federationpeche.fr,
    rubrique Evénements.

  • Sécheresse : la situation s’aggrave

    Sécheresse : la situation s’aggrave

    Alors qu’au mois d’avril dernier 58 % des nappes phréatiques
    présentaient un niveau inférieur à la normal, elles sont 68 % dans ce cas au
    mois de mai. La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré le
    16 mai que la France est « d’ores et déjà en situation de crise » concernant la sécheresse lors d’un point
    presse organisé après la première réunion du « Comité sécheresse » de
    l’année. Vingt-huit des 96 départements de France métropolitaine ont déjà pris
    des mesures de restriction concernant l’usage de l’eau et trois autres
    devraient bientôt prendre ce type de mesure.

  • La FNPPSF a achevé son congrès national

    La FNPPSF a achevé son congrès national

    Le 38e Congrès National de la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France (FNPPSF) s’est déroulé les 09 et 10 avril à Saint-Brice-en-Coglès. Les thèmes abordés ont été nombreux, notamment sur les problématiques liées à la sécurité, aux infrastructures portuaires et aux nouvelles réglementations. La FNPPSF souhaite également promouvoir une pêche de loisir en mer « libre et éco-responsable». Elle a d’ailleurs réitéré, à l’occasion de ce congrès, ses inquiétudes concernant les enjeux environnementaux.

    Renseignements : http://www.fnppsf.fr

  • La sécheresse est déjà là

    La sécheresse est déjà là

    Alors que la France entière se réjouit
    de prendre des couleurs, ce temps estival précoce n’arrange pas l’état de nos
    rivières et de nos nappes phréatiques. La désormais traditionnelle sécheresse
    est de retour et les premières restrictions ont été adoptées par arrêtés
    préfectoral. Huit départements sont concernés. Le site du ministère de
    l’Ecologie a mis en ligne la carte de ces arrêtés. Le BRGM, le service national
    géologique français, a fait paraître une carte indiquant le niveau des nappes
    phréatiques en France en avril 2011.

    Selon l’établissement public environ 58%
    des réservoirs affichent « un niveau
    inférieur à la normale
    ». La
    BRGM précise : « C’est le cas sur la plus grande partie du Bassin parisien et dans le
    Sud-Ouest pour plusieurs grands aquifères. On peut citer les nappes de Beauce,
    du Lutétien et du Champigny en Ile-de-France ou encore les nappes du bassin de la Garonne en Midi-Pyrénées.
    Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique
    ».

  • L’Ifremer persiste et signe : les pêcheurs récréatifs français auraient capturé 5 600 tonnes de bars en 2009

    L’Ifremer persiste et signe : les pêcheurs récréatifs français auraient capturé 5 600 tonnes de bars en 2009

    Et comme en 2008, après la première “étude” de cet institut visant à
    établir un premier état des lieux en ce qui concerne l’activité des
    pêches récréatives au plan des captures, nous reposons la question : de
    qui se moque l’Ifremer ?

    Par Pierre Affre

    Cette nouvelle enquête publiée en 2010, montrerait que les pêcheurs récréatifs et sportifs, prendraient non pas autant, mais plus de bars (5 600 tonnes contre 5 000 t) que les professionnels. Oui, vous avez bien lu, les “pélagiques”, bolincheurs, fileyeurs, chalutiers et ligneurs ne feraient pas le poids, question prélèvements, face à l’armada des pêcheurs à la ligne.
    Ici, un petit retour en arrière s’impose, car la première enquête diligentée par un institut aussi prétendument sérieux, savantissime, célèbre et célébré qu’Ifremer fit l’effet, lors de sa publication il y a trois ans, d’un véritable pavé dans la mer, éclaboussant nos certitudes de pêcheurs amateurs à la ligne. Alors que nous pensions capturer, quand il y en avait encore un peu, disons jusqu’à il y a une dizaine d’années, peut-être entre 2 et 5 % en tonnage de ce que prélevaient les professionnels, voila qu’Ifremer nous apprenait que nous en prenions au moins autant que ces derniers…
    Et cette enquête arriva à point. Rappelonsnous, le Grenelle de la mer était dans les tuyaux de monsieur Borloo, on parlait beaucoup de gestion durable de la ressource, des stocks de poissons qui déclinent et les marins pêcheurs étaient drôlement dans le collimateur des WWF, Greenpeace et d’autres ONG qui les tenaient pour responsables de cet appauvrissement. Mais, attention, même s’ils pillent la mer tant qu’ils le peuvent, les marins pêcheurs ne s’enrichissent pas pour autant et même, pour la grande majorité d’entre eux, s’appauvrissent, de plus ils font un métier harassant, dangereux, et se lèvent tôt… Cette enquête Ifremer tomba donc au bon moment et arrangea bien les politiques : “S’il n’y a plus de bars, de maquereaux, de dorades, ce ne sont pas vous, les honnêtes travailleurs de la mer, qui en sont responsables, mais les gentils pêcheurs amateurs, récréatifs, sportifs qui en sont coupables…” Les résultats de cette enquête Ifremer 2006- 2007 provenaient d’un sondage de l’Institut BVA qui avait fait interroger 20 000 ménages par téléphone à travers toute la France.

    Ménages ou familles, dont les neuf dixièmes des membres n’avaient jamais vu un bar et n’en avaient sûrement jamais mangé non plus (vu son prix, même quand il est d’élevage). Néanmoins, ce sondage Ifremer/BVA concluait que “la part des ménages comprenant au moins un pêcheur de loisir en mer en 2005 (c’est-à-dire ayant réalisé au moins une sortie de pêche en 2005) s’établit à 6,7 %, avec en moyenne 1,57 pêcheur de 15 ans et plus par foyer. Au total, 5,1 % de la population française âgée de 15 ans et plus pratiquent la pêche de loisir en mer.” Admirons la précision des chiffres. Et de poursuivre : “L’enquête a permis d’établir le profil des pêcheurs de loisir en mer.

    En métropole, ce profil se caractérise par :
    • Une très large surreprésentation des hommes (82 %)…” Sans passer 20 000 coups de téléphone, on sait qu’en France, tant pour la chasse que pour la pêche, les effectifs pratiquants féminins se situent dans une fourchette de 5 à 15 % maximum… “• Un âge plus souvent situé dans les tranches intermédiaires (84 % de 25 à 64 ans).” Encore un résultat surprenant et, remarquons-le ici, d’une précision “tupéfactionnante” : 84 % de 25 à 64 ans… Là encore, pas besoin d’analyser 20 000 coups de fil pour savoir qu’autour de 80 % des pêcheurs récréatifs sont des hommes qui ont entre 25 et 65 ans… Au pifomètre, nous devrions obtenir à peu près les mêmes chiffres, pour la chasse, la pétanque ou le vélo… “• Une surreprésentation des cadres, professions i n t e r m é d i a i r e s e t employés (34 %).” Là encore, admirons la fabuleuse perspicacité des enquêteurs. Il serait très étonnant, vu leur représentation dans la société française actuelle, qu’on ait trouvé surtout des agriculteurs, des mineurs de fond et des grands invalides de guerre.
    “• Une représentation deux fois plus importante en zone littorale (essentiellement en Bretagne, Basse-Normandie et dans les Pays de la Loire) que sur le reste du territoire.” Alors là, bravo et triple hourra pour Ifremer et BVA : arriver à la conclusion qu’il y a au moins deux fois plus de pêcheurs récréatifs en mer, sur nos côtes, plutôt qu’au coeur de l’Auvergne ou du Limousin…, il fallait le trouver et surtout oser le dire et le publier… 15 000 foyers interrogés par téléphone. Par rapport à l’étude de 2006-2007, l’enquête Ifremer 2010 n’apporte rien de bien nouveau, sinon…. 600 tonnes de plus ! Le but de cette étude “affinée” étant toujours de mieux cerner l’impact, essentiellement via les captures, que la pêche récréative peut avoir sur les ressources marines, et notamment les stocks de bars, de maquereaux, de lieus et de quelques autres espèces.

    Cette fois, ce sont 15 000 foyers qui ont été interrogés par téléphone, en deux vagues, juin et novembre 2009. Les interviews duraient une dizaine de minutes et étaient exclusivement centrées sur la pêche récréative, et notamment celle du bar. L’échantillon, bien évidemment représentatif, comme disent les sondeurs, concernait les foyers des départements des façades Atlantique, Manche et mer du Nord. Au total, 460 pêcheurs de bar ont ainsi été “interviewés”.
    Par extrapolation, Ifremer a ensuite estimé à 229 000 Ie nombre de pêcheurs de bars parmi les habitants des départements littoraux, soit 1,8 % de cette population.
    Toujours par extrapolation et en réutilisant les réponses obtenues au plan national en 2006-2008, Ifremer conclut à un chiffre global de 2,5 millions de pêcheurs récréatifs en bord de mer (en y incluant… la pêche à pied). Au passage, nous aimerions un peu plus de précision : a-t-on inclus dans les pêcheurs récréatifs les parents qui en été accompagnent leurs bambins à la plage pour pêcher une poignée de crevettes grises et ramasser trois bigorneaux ? Où cela devient plus intéressant, c’est quand on apprend que, toutes pratiques confondues, les pêcheurs récréatifs français capturent annuellement sur notre littoral 24 500 tonnes de poissons (y compris les crevettes grises et les bigorneaux…).

    L’étude “affinée” des carnets de pêche remplis par les volontaires (combien ? on ne nous le dit pas) pêcheurs de bars aboutit pour cette espèce à une estimation, “extrapolée sans doute”, de 5 600 tonnes. Pour les autres espèces, maquereaux (3 600 t), lieus (3 500 t), crustacés (1 600 t) et céphalopodes (1 000 t), les enquêteurs ont dû, là encore, drôlement « extrapolationner », comme auraient dit les Pieds Nickelés… Quand on connaît un peu la mentalité des pêcheurs, surtout de bars, comment, même en épluchant 100, 200 ou 300 carnets de pêche de volontaires, peuton croire aboutir à un résultat autre que fantaisiste. Il est évident que les très bons pêcheurs amateurs (il en existe et même, pour certains, qui vendent leurs poissons) ne vont rien divulguer de leurs captures.
    Jusque vers le milieu des années 70, du bar, il y en avait partout sur nos côtes. Pour s’en persuader, il suffit de lire les articles ou de regarder les « unes » des magazines halieutiques de l’époque.

    Pourquoi Ifremer n’a pas interrogé les guides ? Les statisticiens du département d’économie maritime du Centre de Brest auraient appris beaucoup plus en interrogeant directement une trentaine de guides professionnels de pêche sportive qu’en faisant passer, par BVA, 15 000 coups de téléphone à des ménages. Tous les ans, en fin d’année, les guides “correspondants” du magazine Pêche en mer établissent un bilan de leur saison. Et comme la plupart sont de très bons professionnels qui passent en moyenne plus de 200 jours sur l’eau à traquer en priorité le bar, ils sont les mieux placés pour connaître, chacun dans leur zone, l’état de la ressource. Le bilan de la saison 2010 est édifiant, pour ne pas dire terrifiant. Partout, de Boulogne à Bayonne, en passant par Dieppe, le Cotentin, la Bretagne, la Vendée et les Landes, les captures se sont effondrées.
    Et les ligneurs, pourquoi Ifremer ne les a-t-elle pas interrogés ? La centaine d’adhérents regroupés dans le syndicat des “ligneurs de la pointe Bretagne” publient eux aussi tous les ans, en fin d’année, sous forme d’un communiqué de presse, un bilan de leur saison. En 2009 ce bilan faisait état d’une baisse de 40 % par rapport à 2008. En 2010 par rapport à 2009, la baisse enregistrée est encore plus importante : 50 %… Et il ne s’agit pas là de statistiques fantaisistes, mais de chiffres de vente relevés en criées.

    Les échos sont analogues du côté des ligneurs de la Manche comme de ceux du golfe de Gascogne. C’est bien tout le stock de bars qui est touché. Le constat est amer, et les inquiétudes d’autant plus grandes qu’après la disparition constatée depuis plusieurs années des gros géniteurs, ce sont maintenant les tranches d’âge des jeunes poissons qui sont également touchées par cette raréfaction. Les ligneurs professionnels comme les pêcheurs récréatifs dénoncent depuis plusieurs années les pillages, razzias, massacres de bars effectués tous les ans entre janvier et mars sur les frayères. Ils ont exprimé leurs craintes auprès d’Ifremer, au regard de cette pression de pêche sans cesse croissante opérée par les chalutiers pélagiques pendant la période de reproduction de l’espèce.
    Limités à cinq tonnes de bars par semaine et par bateau (non pas pour protéger la ressource, mais pour éviter que les prix ne s’effondrent), les pélagiques prennent en fait beaucoup plus.
    A Cherbourg comme à Roscoff, ports les plus proches des zones de frayère Manche Est et Manche Ouest, tout le monde sait, sauf peut-être Ifremer, qu’existe sur les quais de ces villes un vaste système de débarquement occulte de bars. D’après un observateur, à Roscoff, 80 à 90 % des bars pillés sur les frayères ne passent pas par la criée et sont débarqués directement dans des semiremorques garés sur un quai destiné normalement aux cargos.
    Alors, quand Ifremer affirme que les pêcheurs récréatifs prennent plus de bar que les professionnels, nous pouvons légitimement nous poser des questions sur la compétence de cet institut scientifique, à moins que ce ne soit sur sa collusion avec le monde de la pêche professionnelle, ou les deux à la fois.

  • Un péril nommé gaz de schiste

    Un péril nommé gaz de schiste

    Les compagnies gazières ont trouvé le
    moyen d’exploiter le gaz naturel présent dans les fissurations de
    certains schistes, laissant présager de nouvelles ressources importantes
    pour satisfaire notre appétit énergétique. Seulement, que ce soit aux
    Etats-Unis ou en France, de plus en plus de monde, scientifiques,
    écologistes ou simplement riverains, tire la sonnette d’alarme…

    Par Samuel Delziani

    Le
    progrès technologique n’a pas que du bon… Après les marées noires, les
    accidents dans les centrales nucléaires et les rivières détruites par
    les barrages hydroélectriques, notre soif d’énergie risque de créer un
    nouveau cauchemar. Ce nouveau drame sera provoqué par l’exploitation du
    gaz présent dans les fissurations de certains schistes, une exploitation
    nécessitant un procédé extrêmement lourd dont les conséquences
    environnementales, encore largement méconnues, inquiètent de plus en
    plus, que ce soit aux Etats-Unis ou en France. Des deux côtés de
    l’Atlantique des voix s’élèvent pour mettre en garde contre les effets
    de cette nouvelle source d’énergie fossile. La fracturation hydraulique,
    méthode qui permet l’extraction de ces gaz dans des strates très
    profondes (entre 1 000 et 3 000 mètres), est au centre des inquiétudes.
    L’idée est d’injecter à très forte pression un mélange d’eau, de sable
    et de nombreux produits chimiques (entre 500 et 2 000 produits
    différents) afin de pulvériser la roche et ainsi accéder aux poches de
    gaz. Ce cocktail comprend des gélifiants, des anticorrosifs, des
    biocides, des adjuvants et beaucoup d’autres produits chimiques, dont
    les effets sur l’environnement sont parfois encore mal connus.
    Cette
    méthode est comparée volontiers à la création de tremblements de terre
    en miniature. Parmi ces produits chimiques, certains sont connus pour
    être des substances cancérigènes, notamment le benzène.
    Aux
    Etats-Unis, les eaux superficielles et les nappes phréatiques ont été
    touchées. L’impact sur l’environnement et le cadre de vie de la
    population vivant à proximité des zones d’extraction a été terrible. En
    effet, il faut créer des puits tous les 500 mètres, ce qui forcément
    laisse des cicatrices sur les paysages. Mais l’enjeu économique est
    extrêmement important, puisqu’on estime que les réserves de gaz naturel
    non Un péril nommé gaz de schiste conventionnel sont deux fois plus
    importantes que les réserves de gaz naturel conventionnel. Aux Etats-
    Unis, les gaz de schiste sont devenus la deuxième source d’énergie du
    pays et permettent d’y chauffer plus de la moitié des foyers.

    Une étude plus qu’inquiétante

    Un
    documentaire, Gasland, réalisé par un journaliste indépendant nommé
    Josh Fox a jeté un pavé dans la mare. Josh Fox donne ici la parole à ces
    Américains oubliés qui vivent les conséquences tragiques de ces puits
    s’élevant au fond de leur jardin. Ils polluent l’air qu’ils respirent et
    l’eau qui sort de leur robinet. L’image 7 de cet habitant du Colorado
    allumant de son briquet une imposante flamme à la sortie de son robinet a
    de quoi faire frémir… Le lobby pétrolier américain a fait du
    journaliste une de ses cibles favorite. Lobby qui a de puissants appuis à
    Washington. Ainsi, le réalisateur a depuis été inscrit à la liste de
    surveillance des terroristes du département américain de la Sécurité
    intérieure.
    Le New York Times a publié le 26 février une enquête
    exhaustive sur les conséquences environnementales de cette exploitation,
    notamment en analysant près de 30 000 pages de documents confidentiels
    produits par l’EPA, l’agence de protection de l’environnement
    américaine.
    Ce document estampillé “confidentiel” a été fourni par un
    officiel de l’agence. Le tableau dépeint par ces données a de quoi
    donner des sueurs froides. Ainsi, chaque puits produit plus d’un million
    de litres d’eaux usées et parfois jusqu’à quatre millions ! Sachant
    qu’aujourd’hui il existe 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis,
    répartis dans 31 Etats, et que chaque puits peut être “hydro fracturé”
    jusqu’à 18 fois, ces chiffres font froid dans le dos.
    Cette enquête
    révèle également que l’eau ainsi rejetée est parfois radioactive. Ainsi,
    en Pennsylvanie, on a observé la présence de radium (jusqu’à 1 500 fois
    le seuil toléré par l’administration fédérale) et d’uranium (jusqu’à 25
    fois le seuil toléré). Dans la même région, la présence de benzène est
    également préoccupante (jusqu’à 250 fois le seuil toléré).
    Loin de
    prendre parti contre ce type d’exploitation, créatrice d’emplois et
    assurant une plus grande indépendance énergétique du pays, le quotidien
    déplore surtout la complaisance des autorités responsables envers
    l’industrie. Aujourd’hui, la remise en question gagne du terrain
    outre-Atlantique. Devant ces conséquences environnementales, l’Etat de
    New York a ainsi décidé un moratoire sur l’exploitation de ces puits
    afin de protéger ses réserves en eau potable.

    En France, la résistance s’organise

    En
    France, ce n’est pas moins de 20 000 personnes qui ont arpenté le pavé
    de Villeneuve-de-Berg en Ardèche, le 26 février dernier, pour dénoncer
    les risques de pollutions liés à l’exploitation du gaz de schiste. Dans
    une ville qui compte 3 000 âmes, on peut dire que c’est une mobilisation
    d’envergure.
    Schuepbach Energy et GDFSuez ont obtenu un permis pour
    explorer 930 km2 autour de Villeneuve, soulevant des inquiétudes
    légitimes dans une région où le cadre de vie est également un enjeu
    économique, avec l’importance vitale des secteurs de l’agriculture et du
    tourisme. Les autorités françaises ont permis à des sociétés françaises
    (dont Total et GDF Suez) et étrangères d’explorer le sous-sol à la
    recherche du précieux gaz sans aucune consultation préalable, sans aucun
    débat contradictoire. Et cela sur près de 10 % de l’ensemble du
    territoire ! Selon des estimations du groupe Total, publiées par le
    quotidien économique Les Echos, les gisements du sud de la France
    renfermeraient 2 380milliards de mètres cubes de gaz, soit cinquante ans
    de consommation pour tout le pays. Les groupes français ont conclu des
    partenariats avec des entreprises américaines, car ce sont les seules
    qui maîtrisent les techniques d’extraction.
    En mars 2010, Jean-Louis
    Borloo a signé trois arrêtés autorisant l’exploration sur de grandes
    parties du territoire, parmi les plus sauvages de France. Cette zone
    s’étend du Larzac à la Drôme en passant par l’Ardèche et les Cévennes !
    On commence également à se mobiliser en Seine-et- Marne où un permis
    d’exploitation a été accordé autour de Château-Thierry, un préforage sur
    la commune de Doue a d’ailleurs été réalisé sans qu’aucun élu local
    soit informé. Une manifestation réunissant plusieurs milliers de
    personnes a été organisée à Doue le 5 mars dernier en présence de José
    Bové, le député européen étant à la pointe du combat hexagonal contre
    l’exploitation des gaz de schiste.

    Egalement présents, des
    élus locaux, des associations, des riverains inquiets et même des
    Ardéchois venus soutenir la cause des habitants de la Seine-et- Marne.
    Devant la contestation grandissante, Natalie Kosciusko-Morizet, ministre
    de l’Ecologie, a déclaré la suspension de l’exploration lors d’un
    déplacement en Dordogne le 17 février dernier. Elle a également mis en
    place une commission d’évaluation sur le sujet. Ainsi, elle a affirmé
    que si on ne pouvait pas trouver une technique différente, respectueuse
    de l’environnement, pour l’exploitation de ces gaz que celle utilisée
    aux Etats-Unis, la suspension serait maintenue. Décision qui ne suffit
    pas aux opposants, qui réclament l’abrogation pure et simple des trois
    permis d’exploration. Selon la ministre, le code minier ne permet pas
    l’abrogation de ce type de permis. Pourtant, le gouvernement a, le 19
    janvier, passé une ordonnance afin de réformer ce fameux code,
    simplifiant notamment les démarches à accomplir par les entreprises.
    Cette décision a été prise sans qu’aucun débat ait eu lieu à l’Assemblée
    nationale. Plus d’enquête publique pour les permis de recherche,
    passage du permis de recherche au permis d’exploiter extrêmement
    facilité ou encore documents de prospection non communicables au public
    pendant deux décennies : ces nouvelles dispositions tombent plutôt mal
    en pleine polémique sur les gaz de schiste. Autre inquiétude des
    écologistes : cette énergie pourrait freiner le développement des
    énergies renouvelables, comme l’éolien ou le solaire, qui souffriraient
    d’une baisse des investissements.
    Ce qui est le plus inquiétant,
    c’est que sans cette mobilisation citoyenne ces permis de polluer
    seraient passés comme une lettre à la poste. Notre ministre semble avoir
    découvert le problème après le début de la mobilisation. Pourtant
    gouverner, c’est prévoir ? Encore une preuve que les citoyens n’ont pas
    d’autre choix que de toujours rester vigilants.

  • La boutique Caleri Fly Fishing fait peau neuve !

    La boutique Caleri Fly Fishing fait peau neuve !

    La boutique Internet de Yann Caleri, qui propose de nombreux matériels pour la pêche à la mouche depuis années déjà, a subi une refonte globale de son organisation et de sa maquette. Il permet désormais une navigation plus intuitive et rapide, il intègre des “trucs et astuces”, des conseils sur les techniques de pêche et de montage, des photos et vidéos de qualité. Cela va se construire et s’étoffer progressivement et, selon Yann, le maximum sera fait pour satisfaire le pêcheur à la mouche. Avec toujours la même exigence : des prix étudiés et compétitifs, une livraison des commandes ultra-rapide, des frais de port très bas, gratuits dès 50 euros d’achat, des conditions commerciales proposées aux clubs mouche affiliés à la FFPML ou non.

    Distributeur exclusif pour la France de certaines marques. Les choix commerciaux ainsi que les conseils apportés par Yann Caleri sont le fruit de 20 années de passion pour la pêche à la mouche et de compétitions au plus haut niveau (double champion de France et du monde par équipe, champions d’Europe 2009), et ces compétences sont mises au service de la satisfaction de tous les pêcheurs, des débutants aux experts.

    www.caleri-flyfishing.com

  • Haro sur le bar

    Haro sur le bar

    Vous avez aimé “L’Extermination des thons”, vous adorerez “Le Massacre des bars”. La dernière superproduction des studios de l’Apocalypse est en cours de tournage sur les frayères hivernales, où la bêtise humaine conspire à la décimation du poisson préféré des Français. C’est en quelque sorte le making of de ce carnage que FR3 Bretagne a proposé fin novembre à ses téléspectateurs dans l’une des meilleures enquêtes jamais réalisées sur le sujet du bar. Il y a du “Mondovino” dans le film de Erwan Le Guillermic et David Morvan, réalisé par Aligal Production.

    par Vincent Lalu 

    Haro sur le bar est l’un de ces réquisitoires dont la force vient de la rigueur de la construction et du sérieux de l’enquête. Pas de grandes phrases ni de grandes envolées, juste une série de témoignages dont l’agencement contribue à l’efficacité de la chronique de cette tragédie contemporaine.
    Tout le monde a la parole. Les bourreaux, leurs complices, ceux qui parlent au nom des victimes et, pour la première fois, tous paraissent d’accord : si cela continue, le bar est foutu. Le constat d’abord avec un ligneur de Sein, un endroit où voici peu on ignorait le sens du mot bredouille : ce qu’il a pris dans la saison tient sur les doigts d’une main.
    Ailleurs c’est pareil : soit les poissons ont disparu, soit ils sont plus petits qu’avant, bien plus petits. On passe aux coupables, bolincheurs (qui se sont rabattus sur le bar parce qu’ils étaient interdits d’anchois) ou chalutiers spécialistes des razzias sur les concentrations de poissons, et donc sur les frayères des bars en hiver. Ceux-là ont, paraîtil, droit à dix tonnes par semaine. Ils les respectent, mais ne savent pas si les autres sont aussi respectueux qu’eux.
    Dix tonnes de poissons grainés, dont un poissonnier navré nous dit qu’ils ne valent pas grand-chose et que surtout ils annoncent la fin prochaine de l’espèce.
    Et puis, il y a d’autres coupables. Nous, d’abord, qui aimons le bar dans notre assiette. Direction les restaurants de vacances et ce témoignage nécessaire d’un tenancier : « Si je ne mets pas de bar à la carte, je perds du chiffre d’affaires. » Ou la mine confite de cet autre prise la main dans le congélateur par l’inspecteur de la traçabilité, avec des filets d’origine inconnue. Tous les bars n’ont pas la même valeur.

    Celui d’élevage ne vaut, paraît-il, pas le sauvage (même s’il a subi les outrages du chalut), qui lui-même ne vaut pas, bien sûr, le bar de ligne, dont les fournisseurs ne sont pas toujours des professionnels patentés. On dit que la pêche sauvage du bar sauvage représenterait 50 % de la totalité des captures. Même si la statistique est invérifiable, et peutêtre excessive, il est incontestable que de nombreux soidisant plaisanciers participent à la razzia. La pêche du bar est devenue une composante essentielle de l’économie parallèle le long des côtes atlantiques, au vu et au su de tout le monde – on oublie, par exemple, de se demander comment certains titulaires du RMA font pour changer tous
    les trois-quatre ans des bateaux qui valent entre 50 et 100 000 euros. Et puis il y a les Ponce Pilate, scientifiques et politiques, qui regardent ailleurs pendant que se poursuit le massacre. Les premiers sont, dans le film et en général, regroupés sous la bannière de l’Ifremer, étrange institut dont notre confrère Philippe Dolivet rappelle opportunément qu’il a en charge, à la fois, d’évaluer la ressource et d’inventer les meilleurs engins pour la décimer. On apprend dans le film que l’Ifremer s’est enfin résolu à une enquête un peu plus sérieuse que la pantalonnade statistique proposée il y a quelques années au public pour le rassurer.
    On voit ses techniciens mesurer, taguer, puis relâcher des poissons pendant que leur chef, un rien agacée pour ne pas dire arrogante, explique au téléspectateur que tout cela est bien compliqué et qu’il est plus facile de compter les vaches dans les prés. A ce moment-là, on a envie de demander à la dame si cela ne dérange pas les gens de l’Ifremer que la France soit si souvent mise au banc des nations (comme, par exemple, dans le cas du thon rouge) pour sa politique systématique d’obstruction aux mesures de sauvetage des espèces en voie de disparition. Elle répondrait, et elle aurait – presque – raison, qu’il faut s’adresser à l’étage supérieur, au niveau des politiques, auxquels incomberait le courage de mettre fin au carnage. Car, dans l’absolu, les mesures ne sont pas très compliquées.

    La plus importante, la plus urgente, est sans nul doute d’interdire la pêche sur les zones de frayères pendant la période hivernale où les poissons se reproduisent. Cette seule mesure permettrait d’éviter que la prédation humaine ne conduise à franchir le seuil fatidique au-delà duquel la seule prédation naturelle interdit à la souche de se reconstituer de manière pérenne. C’est arrivé une fois pour les morues de Terre-Neuve, dont le stock n’est toujours pas reconstitué malgré une interdiction totale de pêche de plus de quarante années. Il est tout à fait envisageable qu’une telle tragédie concerne demain les populations de bars sur les côtes françaises. Ce serait un drame écologique, et une stupidité économique : l’interdiction de la pêche professionnelle du cousin américain du bar, le striped bass, a généré un très rentable marché de la pêche de loisirs de ce poisson.
    Mais, pour cela, il faudra un peu de courage à nos dirigeants et de raison aux pêcheurs amateurs, qui devront enfin comprendre que remplir le fond de son bateau de grands poissons d’argent est aujourd’hui devenu une performance dont il n’y a pas lieu d’être fier.

  • Découvrez le Street Fishing en Ile-de-France

    Découvrez le Street Fishing en Ile-de-France

    La
    Fédération de Seine et Marne pour la pêche et la protection
    du milieu aquatique organise un après-midi découverte du Street Fishing à
    Montereau le samedi 7 mai. Grâce à un partenariat avec le Club Carna77, le
    magasin Profil’pêche, Carnavenir et l’UPRM des animations multiples seront
    proposées : simulateur de pêche, exposition de poissons naturalisés,
    initiation au street fishing et démonstrations de pêche aux leurres. Le
    rendez-vous a été donné sur le quai de
    l’Yonne à 13 h 30. Une occasion de faire ses premiers pas dans la grande
    famille de la pêche de rue.

    Renseignements :
    Fédération de Seine et Marne pour la Pêche et la Protection du Milieu
    Aquatique
    Tél. : 01 64 39 03 08