Étiquette : FNPF

  • Publication : savoir identifier une écrevisse

    Publication : savoir identifier une écrevisse

    Les fédérations lorraines de pêche ont édité un guide
    d’identification des écrevisses en France métropolitaine, suite à une étude
    conduite par les quatre fédérations départementales, soutenues par la FNPF. En suivant les conseils de
    ce petit opuscule, clair et pédagogique, vous pourrez différencier les espèces
    d’écrevisses indigènes, comme l’écrevisse à pattes blanches ou l’écrevisse des
    torrents, des écrevisses exotiques envahissantes, comme l’écrevisse américaine
    ou l’écrevisse calicot. Les populations d’écrevisses indigènes sont en danger dans
    toute la France sous l’action combinée d’une dégradation de leur milieu et de
    sa colonisation par des espèces concurrentes. Avec ce guide, vous pourrez agir
    concrètement pour la sauvegarde des écrevisses des rivières françaises. Lecture vivement conseillée !

    Renseignements :

    www.fnpf.fr

    http://www.peche-54.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1&Itemid=3

    http://www.peche-54.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=107&Itemid=113

  • Barrages de la Sélune : les pêcheurs accentuent la pression

    Barrages de la Sélune : les pêcheurs accentuent la pression

    La Fédération nationale de la pêche en France (FNPF), l’Union régionale des fédérations de pêche de Bretagne, Basse-Normandie, Pays de la Loire, ainsi que de la Fédération pour la pêche de la Manche ont publié un communiqué de presse commun, où ils annoncent l’organisation d’une manifestation lors de la dernière réunion des « Amis des barrages », une association qui milite pour le maintien des barrages sur la Sélune. Voici un extrait de ce communiqué : « Mardi 14 février à 20h30 se tiendra la toute dernière réunion des « Amis des barrages » de la Sélune au centre culturel d’Isigny le Buat. La Fédération nationale de la pêche en France (FNPF), l’Union régionale des fédérations de pêche de Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire (UR Ouest) ainsi que la Fédération départementale de la Manche avec 24 de ses associations locales, protecteurs et gestionnaires des milieux aquatiques, seront présents afin de défendre la position ministérielle face aux « pro barrages » et couper court aux allégations et contradictions régulièrement évoquées par cette association et quelques élus locaux. (…) En effet, jeudi 16 février, Mme Nathalie Kosciusko Morizet recevra au Ministère les élus locaux du Sud-Manche, accompagnés de M. Legrand, président du Conseil général de la Manche et M. Michel Thoury, président de la Commission locale de l’eau du SAGE Sélune. Cette ultime rencontre ministérielle pourrait sceller définitivement la fin des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit. » Espérons que ce soit bien le cas…

  • La FNPF dit stop à la surenchère hydroélectrique

    La FNPF dit stop à la surenchère hydroélectrique

    A l’occasion du Salon des maires et des collectivités locales qui se tient actuellement à la Porte de Versailles à Paris, la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) affiche son mécontentement à la suite de la publication par l’Union française de l’électricité (UFE) d’une étude controversée. Rendue publique le 22 novembre, l’étude affirme que le potentiel hydroélectrique serait encore sous exploité à ce jour en France et conclut à une possible augmentation de 16% de la production hydroélectrique annuelle. La FNPF a, dans un communiqué publié également le 22 novembre, remis en cause les conclusions de l’UFE. Ainsi la fédération considère que : « cette étude évince le caractère partenarial de l’estimation du potentiel hydroélectrique français qui s’est fait dans les instances nationales et locales dédiées, en particulier au sein des Comités de bassin, lors de l’élaboration des Schémas Directeurs Aménagement et de Gestion des Eaux (Plans de Gestion Directive Cadre sur l’Eau). Elle oublie les considérations technico-économiques et environnementales de mobilisation de ce potentiel et les coûts externes notamment à moyen et long terme. Elle revient sur les consensus trouvés très récemment dans le cadre de la convention de relance de l’hydroélectricité dont l’UFE est un des principaux signataires. Elle n’intègre pas les conséquences des modifications climatiques qui sont en train de s’opérer, notamment en matière d’amplification des phénomènes de sécheresse et de crise hydrologique. Elle ignore les projets de classements des cours d’eaux, les obligations de résultat et les objectifs de bon état écologique issus de la Directive Cadre sur l’Eau, amplifiés par le Grenelle de l’environnement, le plan national de restauration de la continuité écologique, le Plan Gestion national Anguilles, la Stratégie Nationale en faveur des poissons migrateurs, la restauration de la trame verte et bleue…» On ne peut qu’appuyer cette démarche de la FNPF en espérant qu’elle sera entendue des pouvoirs publics.

  • La FNPF au Salon des maires de la Porte de Versailles

    La FNPF au Salon des maires de la Porte de Versailles

    La Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) se
    rendra au Salon des maires et des collectivités locales qui se tiendra à Paris
    du 22 au 24 novembre au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Dans un
    communiqué publié le 16 novembre, la FNPF explique qu’elle sera présente sur un
    stand commun avec la Fédération nationale de la chasse : « Acteurs
    au quotidien du développement durable des territoires, pêcheurs et chasseurs
    sont les interlocuteurs privilégiés des élus locaux. Les Maires et les
    responsables des collectivités locales peuvent trouver auprès d’eux, l’écoute
    et l’expertise de milliers de bénévoles et de salariés dans l’accompagnement de
    leurs projets impliquant des enjeux environnementaux.
    Présents
    ensemble sur ce salon, les représentants de ces deux instances d’importance,
    représentant à elles seules près de 100 000 associations locales et près de 3
    millions de pratiquants, espèrent profiter de ces trois jours pour renforcer
    leurs liens avec les élus locaux, et proposer leurs services au bénéfice d’un
    environnement qui leur tient particulièrement à cœur
    ».

  • Les fédérations de pêcheurs et de chasseurs reçues à l’Elysée

    Le vendredi 21 octobre, une délégation de la Fédération Nationale pour la Pêche en France (FNPF) et de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC) a été reçue par le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, en présence de la Ministre de l’Ecologie, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet. Les présidents de ces fédérations ont pu ainsi exposer à Nicolas Sarkozy le point de vue de la FNPF et de la FNC « quant à une Gouvernance Nature équilibrée, non exclusive et cohérente» selon le communiqué publié par la FNPF le 25 octobre dernier.

    A l’occasion de cette rencontre, le Président de la République a annoncé « la mise en place imminente d’un groupe de travail chargé de faire des propositions pour une Gouvernance Nature dans laquelle les pêcheurs et les chasseurs devraient trouver toute leur place au regard de leurs missions et leurs expertises » toujours selon le même communiqué. Claude Roustan, le Président de la FNPF, a également milité pour une redevance pour la protection du milieu aquatique plus équitable. Selon la FNPF, le Président a estimé «qu’un dispositif de reversement d’une partie de la redevance des pêcheurs devait être mis en place selon des modalités à définir par une convention nationale entre le Ministère de l’Ecologie et la FNPF.» Affaire à suivre…

  • NKM annonce l’arasement du barrage de Poutès

    NKM annonce l’arasement du barrage de Poutès

    Après une décennie de lutte, les associations écologistes viennent d’obtenir une victoire très importante avec l’arasement programmé du barrage de Poutès. En effet, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, a annoncé le 6 octobre cette bonne nouvelle à l’occasion du 27ème Congrès de l’Association nationale des élus de la montagne (ANEM). Le barrage de Poutès a été construit sur l’Allier lors de Seconde Guerre mondiale, sans autorisation en ce qui concerne la production d’électricité. Le barrage, dans sa version actuelle, affiche une longueur de 70 m et une hauteur de 17 m. Il crée une retenue de 2,4 Mm3. Sa puissance est de 28,5 MW pour une production de 85 GWh. Il se situe à près de 860 km de l’estuaire de la Loire.

    Ce barrage, qui a contribué à provoquer la quasi-disparition du grand saumon de Loire, demeure un des obstacles majeurs au programme de sauvegarde de l’espèce. Depuis plus de vingt ans, il oppose l’Etat aux associations de défense de l’environnement. Bien plus qu’un simple obstacle à la migration des saumons, Poutès est devenu le symbole d’une énergie hydroélectrique dommageable pour l’environnement. Depuis son édification, en 1941, le barrage serait responsable à 90 % de la perte des grands saumons de la Loire et de l’Allier. “A partir de 1950, les captures totales n’étaient plus en moyenne que le cinquième de ce qu’elles étaient avant 1941” (Cohendet, 1993). Depuis, seuls 8 % des 2 200 hectares de frayères fréquentées au début du XIXe siècle sont accessibles. En 1986, un ascenseur couplé à une passe à poissons classique a été mis en service pour permettre la remontée des adultes avant reproduction. Une glissière pour la dévalaison des jeunes saumons (ou smolts) a également été prévue. Ces aménagements restent, à l’heure actuelle, très peu efficaces et les solutions techniques ont trouvé leurs limites.

    EDF en acceptant de construire un « nouveau » Poutès qui ne mesurera plus que 4 mètres de hauteur, permettant ainsi aux saumons de franchir l’obstacle, a fait un grand pas vers une hydroélectricité durable. Ce nouveau barrage permettra de conserver entre 85 % et 95 % de la production hydroélectrique du site. Les collectivités locales préservant ainsi une source de revenue essentielle à leur développement.

    Dans un communiqué, la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) prend acte de la décision, mais reste vigilante : « Non signataire de la Convention pour une hydroélectricité durable, la FNPF et son réseau associatif affilié entendent conserver leur rôle d’alerte environnementale dans ce dossier emblématique en matière de préservation de la biodiversité. En effet, la FNPF n’a pas manqué de faire part des très nombreuses réserves quant à l’efficacité environnementale de la solution alternative proposée. » Effectivement, il sera important d’étudier l’efficacité de ce nouveau système. Mais cette première remise en question chez EDF constitue une vraie bonne nouvelle. Maintenant, il reste encore beaucoup à accomplir pour sauver le saumon de la Loire. La qualité des eaux reste un problème de fond, ainsi que le franchissement du bouchon vaseux de l’estuaire de la Loire qui aurait doublé de volume depuis 1982. Bref, la route est encore longue, mais c’est tout de même une première victoire qu’il est bon de saluer.

    Le barrage de Poutès-Monistrol en quelques dates :

    1941 : construction du barrage de Poutès sur l’Allier, sans autorisation.

    1956 : exploitation concédée à EDF pour une durée de cinquante ans.

    1986 : installation d’un système de franchissement (ascenseur à saumons).

    1996 : EDF prévient le ministère de l’Industrie de son intention de poursuivre l’exploitation.

    2000 : accord de principe de l’administration sur le renouvellement de la concession.

    2011 : NKM annonce l’arasement du barrage.

    Pour en savoir plus :

    SOS Loire vivante – ERN France

    www.sosloirevivante.org

    WWF France

    www.wwf.fr

     

    Photo : © IUCN

  • 5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche

    5 juin : 5e édition de la Journée de la pêche

    Près de 300 animations dans tout le pays seront proposées
    gratuitement au public à l’occasion de la 5e édition de la Journée de la pêche
    dimanche 5 juin 2011. Cet événement, aux dimensions hors normes, ambitionne de
    faire découvrir au plus grand nombre les joies de la pêche de loisir, ainsi que
    le milieu naturel où notre passion s’exprime. Près de 30 000 bénévoles et un
    millier de salariés attendent donc toutes celles et tous ceux qui aimeraient
    apprendre à pêcher et approcher les cours d’eau et les espèces qui y vivent.

    Lancée en 2007 par la Fédération nationale de la pêche en
    France (FNPF), cette fête ne cesse de gagner en audience. Selon la FNPF,
    l’évènement enregistre une hausse de 18% du nombre d’animations organisées et
    pratiquement tous les départements y participent, de Paris à La Réunion. Une
    journée idéale pour découvrir, ou faire découvrir, cette passion qui pousse des
    milliers de pêcheurs à errer au bord de l’eau…


    Renseignements :

    www.federationpeche.fr,
    rubrique Evénements.

  • Le Complot contre la Pêche

    Secrétaire d'état.

    La secrétaire d’État Chantal Jouanno avec Claude Roustan (à droite) au dernier salon de l’agriculture.

    Sous couvert d’uniformiser la gouvernance des pêcheurs de loisirs, les dirigeants de la FNPF, s’apprêtent à imposer, sans la moindre concertation, une réforme qui dans plusieurs régions va ruiner vingt ans de gestion raisonnable des rivières de France. Anatomie d’un complot où autoritarisme et démagogie font bon ménage.

    Nous n’avons jamais démenti, dans ce journal, le jugement sévère que nous portions sur l’organisation de la pêche de loisirs en France : le régime associatif qui est au coeur du système s’est montré incapable de promouvoir une gestion responsable de la ressource, pas plus qu’il n’a su défendre l’eau, les poissons, les pêcheurs contre tout ce qui les menaçait.
    Nous l’avons dit souvent : la pêche française est l’une des plus mal gérées au monde, et l’inefficacité de ses responsables a sa part dans l’effondrement des populations de pêcheurs.
    Mais nous ne pensions pas que cette incurie puisse un jour déboucher, sous couvert d’améliorer les choses, sur ce qu’il faut bien appeler un coup d’Etat des actuels dirigeants de la Fédération nationale de la pêche française, un véritable complot ourdi contre ceux-là même qui les ont faits rois.

    De quoi s’agit-il ? Le projet de réforme de M. Roustan, l’actuel président de la FNPF, consiste en une incroyable centralisation des pouvoirs et des règlements, définie sur la base du plus démagogique des dénominateurs communs pour donner aux pêcheurs l’illusion d’une gestion qui remettrait du poisson dans les rivières par la magie d’une association stratégique entre pisciculture et méthode Coué.
    Sans se soucier de gestion patrimoniale, de qualité des rivières, de maîtrise sérieuse des prélèvements. En rayant d’un trait de crayon les dizaines d’années de travail d’AAPPMA et des fédérations vertueuses dont le seul tort est d’avoir tenté et souvent réussi à gérer leurs rivières sans démagogie ni gaspillage de l’argent des pêcheurs.
    Le projet de M. Roustan, son grand oeuvre, est de mettre au pas ces bons élèves de l’écologie des rivières pour que règne la médiocrité halieutique, et qu’on laisse les pisciculteurs prospérer. Et sa réforme, Monsieur le Président entend l’imposer à la façon des dictateurs, en prenant autant de gants qu’un liquidateur de multinationale fermant son usine au Mozambique.
    Le problème est que M. Roustan est un élu.

    Son attitude nous amène à la question suivante : ou la pêche de loisirs est gérée par le système associatif (ce qui n’a pas que des avantages) et, à ce moment-là, il faut jouer le jeu de la démocratie associative, ou bien la pêche est une affaire d’Etat, de spécialistes, ou de promoteurs de tourisme et de loisirs, et on ne voit pas ce que viennent faire à sa tête une poignée de hiérarques assez mal élus, sans compétence particulière pour les différents niveaux de gestion que le sujet requiert.
    En décidant seuls dans leur coin de ce que doit être le nouvel ordre de la pêche associative, M. Roustan et les siens ne font que trahir ceux qui les ont élus. Et ce coup d’Etat qu’ils nous disent vertueux est, nous semblet- il, le meilleur moyen d’aggraver encore la situation déjà pas terrible d’un loisir autrefois populaire.

    A ce propos, nous avons mis ce journal sous presse la veille de l’ouverture de la truite.
    Pour des milliers de pêcheurs, la saison s’est terminée le 13 mars au soir. C’est peut-être ça, la réforme Roustan : qu’il y ait à l’avenir une journée de la pêche, comme il y a une journée de la musique ou une journée des voisins. Ce sera bien suffisant pour faire le plein des congélateurs.

    La rédaction