Étiquette : FNPF

  • Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !

    Statuts d’AAPPMA, le Conseil d’Etat donne raison aux associations !

    En date du 30 septembre 2015, le Conseil d’Etat a rendu une décision qui a fait peu de bruit dans le monde halieutique. Pourtant, en annulant l’article 31 du titre V du livre VII du code de la justice administrative suite au recours déposé par l’AAPPMA Les Deux Vallées, le Conseil d’Etat remet en cause les conditions d’agrément et les statuts types des AAPPMA. La Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF) avait souhaité mettre les associations “au pas” en imposant une réglementation générale à toutes les associations. C’est donc raté, car désormais, la FNPF ne plus plus imposer des tarifs de cartes de pêche aux AAPPMA. Dans cette affaire, le Conseil d’Etat à entre autre retenu que “les articles 9, 29 et 31 des status types sont contraires aux dispositions relatives aux pouvoirs des Fédérations départementales et de la Fédération nationale ainsi qu’au principe de liberté d’association;”. En revanche, la décision ne précise pas si d’autres mesures sont concernées par la décision : quota de prises journalier, annuel, tailles légales, etc.

  • Si vous voulez jouer le jeu…

    Si vous voulez jouer le jeu…

    La Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) compte bien vendre de la carte et toujours plus de cartes. D’où cette idée de jeu concours. C’est étonnant de voir en haut de l’affiche “avec votre dépositaire, participez…”, puisque deux lignes plus bas on est orienté sur le site de vente de cartes de pêche en ligne www.cartedepeche.fr

    Prendre sa carte de pêche en ligne est très pratique. Surtout lorsque le dépositaire, en général un magasin d’articles de pêche est fermé, ce qui est souvent le cas le lundi, où lorsqu’il a définitivement mis la clef sous la porte…  Alors, une petite visite chez son dépositaire c’est tout de même autrement plus humain que de prendre sa carte sur Internet et de ne plus croiser les gens du coin. Tout se perd…

     

     

     

  • Salmonidés migrateurs, vive l’autosatisfaction !

    Salmonidés migrateurs, vive l’autosatisfaction !

    Un communiqué de presse de la Fédération Nationale pour la pêche en France, daté du 5 novembre 2015, fait état des captures de saumons et de truites de mer en France pour l’année 2013. Selon ce communiqué, les chiffres viennent seulement d’être rendus publics. On y apprend que “la région où le nombre de captures est le plus important est la Bretagne avec 1169 saumons capturés en 2013”. Il aurait été bon de faire la part des choses entre les castillons (saumons d’un hiver de mer) et les grands saumons de printemps, de moins en moins nombreux, voir proches de l’extinction sur certains cours d’eau. En 2013, 4581 timbres migrateurs ont été vendus aux pêcheurs de saumons et de truites de mer. Au total, 1975 saumons et 257 truites de mer ont été déclarées cette année là. Ce communiqué nous apprend également que 776 “grands saumons (âgés de plusieurs hivers de mer) ont été pris à la ligne en 2013 et plus particulièrement dans le gave d’Oloron et le gave de Pau”. Si l’objet, simplement comptable de ce rapport, ne dit pas si ce chiffre est bon, satisfaisant ou mauvais, on peut s’étonner de deux choses. Premièrement, qu’il ne soit pas fait état des crues dévastatrices du gave de Pau (18 et 19 juin 2013), qui auront forcément des conséquences sur l’avenir et deuxièmement que la FNPF ne joue pas de tout son poids pour limiter ou faire interdire la pêche au filet dans l’estuaire de l’Adour, dont une poignée “d’inscrits maritimes” privent les gaves d’une bonne part de leurs saumons. Dans toutes les îles britanniques, les pêcheurs à la ligne ont fait barrage aux filets estuariens, soit en rachetant les droits de pêche, soit en faisant évoluer la réglementation. En France, on est heureux dès qu’un chiffre se situe au dessus du zéro absolu !

  • Le timbre “migrateurs” 2014 fait polémique

    Le timbre “migrateurs” 2014 fait polémique

    Alors que la FNPF se félicite de voir le nombre de timbres “migrateurs” vendus en 2013 faire une minuscule progression (+ 0,46%) comparé à 2012 (4560 contre 4581), bien des pêcheurs n’ont pas apprécié de voir le prix de ce timbre annuel passer de 37 à 50 euros (ce timbre vient en plus du CPMA normal). Pour être clair, il n’y a guère qu’en France que l’on peut pêcher la truite de mer ou le saumon
    pour ce prix. En Scandinavie, en Ecosse et sans parler de l’Islande qui offre des rivières exceptionnelles (mais à 2000 euros la journée de pêche en moyenne !), il faut compter un minimum de 100 euros par jour pour un parcours très moyen. Le français étant chipoteur, il voudrait bien savoir où va cet argent et
    se dit prêt à payer plus si c’est pour renforcer la lutte contre le braconnage ou permettre aux migrateurs… de migrer. L’Onema, la FNPF et les organismes en charge des poissons migrateurs devraient communiquer à propos de l’utilisation de l’argent de ce timbre. Il y a en France quelques belles réalisations comme sur la Touques ou le Léguer, où la continuité écologique a permis de reconquérir
    d’importantes surfaces de frayères. Autre remarque, qui vient des guides de pêche et qui doivent faire comprendre à leur client qu’il va falloir acquitter un timbre migrateur annuel pour pêcher une
    journée, en plus du timbre CPMA (journalier celui-là) et de leur prestation. L’idée d’un timbre “migrateurs” journalier permettrait aux touristes comme aux novices, d’accéder à cette pêche, où en
    France, il est déjà compliqué de réussir lorsqu’on est un pêcheur chevronné…

  • Pollution démocratique

    Pollution démocratique

    Voici en avant-première l’édito du numéro 98 à paraître mi-décembre 

    Et si le système associatif tel qu’il fonctionne aujourd’hui
    dans la pêche de loisir n’était plus adapté aux réalités contemporaines. Il paraît qu’il y a encore plus de 800 000 pêcheurs en
    France. Or, seulement 24 000 ont répondu au questionnaire que leur adressait la
    Fédération nationale qui est censée représenter tous les pêcheurs dans le débat
    public.

    Cela signifie-t-il qu’un questionnaire pas bien malin va
    suffire de base légale à une évolution de la réglementation qui s’appliquera,
    elle, à tout le monde ? Tout comme la réunion de quelques-uns, un samedi
    d’octobre, permet de donner à une association l’illusion d’un fonctionnement
    démocratique quand il s’agit de définir la taille du poisson et le nombre de
    prises ? Les absents, direz-vous, ont toujours tort. Et vous aurez raison. Mais
    il arrive – et c’est de plus en plus fréquent quand il s’agit de la pêche de
    loisir – que l’absence soit la seule alternative à la caution. Le seul moyen de
    manifester vraiment son désaccord. Comme si ne pas répondre était juste une
    façon de ne pas céder à la provocation.

    Vincent Lalu

    PS : Un président d’AAPPMA me reproche – mais il est le seul
    – de ne pas avoir été gentil avec M. Roustan. Je ne peux que répéter ici que je
    n’ai rien contre la personne de M. Roustan.
    J’en ai seulement après ce qu’il représente : un monarque régnant en despote
    sur nos eaux douces et salement polluées.

  • GESTION DE LA PÊCHE RÉCRÉATIVE EN FRANCE : UN DEMI-SIÈCLE D’INCOMPÉTENCE ET DE GABEGIE, mais « TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA MARQUISE…. »

    GESTION DE LA PÊCHE RÉCRÉATIVE EN FRANCE : UN DEMI-SIÈCLE D’INCOMPÉTENCE ET DE GABEGIE, mais « TOUT VA TRÈS BIEN MADAME LA MARQUISE…. »

    A l’heure où la FNPF lance une énième consultation auprès des pêcheurs, pour essayer d’enrayer la baisse ininterrompue de nos effectifs depuis un demi-siècle, Pierre Affre revient sur la gestion de ses dirigeants depuis la même période, accuse et propose quelques pistes.

    Si l’on en croit les instances officielles de la
    Pêche en France, en dépit de quelques petits problèmes et notamment une baisse
    constante et ininterrompue depuis 49 ans (année record en 1964) du nombre de
    pêcheurs, l’organisation qui gère la Pêche et les milieux aquatiques dans notre
    pays (FNPF) reste toujours « la meilleure et la plus démocratique du monde ».
    C’est du moins ce que ressassent depuis plus d’un demi-siècle, les différents
    présidents qui se sont succédé à la tête de l’Union Nationale de la Pêche en
    France (UNPF), devenue en 2006 la Fédération Nationale de la Pêche en France (FNPF).
    Pour avoir personnellement connu en tant que membre d’une APP puis d’une
    AAPPMA, mais également en tant que journaliste, les règnes des Présidents
    Martini, Solhelac et maintenant Roustan, je ne me rappelle pas une seule fois
    en quarante cinq ans, avoir entendu l’un ou l’autre de ces dirigeants de la
    Pêche française, remettre en question leur gestion ou même les structures de la
    Pêche associative (sous le couvert de la bonne vieille Loi de 1901). Et
    pourtant au cours des 45 dernières années, je n’ai dû rater que six ou sept
    fois les grandes messes que sont les Assemblées générales annuelles des
    fédérations de Pêche, suivies de conférences de presse.

    En
    50 ans on est passé de presque 3 millions de pêcheurs à certainement moins d’un
    million aujourd’hui.

    Qu’au cours de ce demi-siècle écoulé, où
    répétons-le, le nombre de pêcheurs en eau douce est passé de presque 3 millions
    à certainement moins d’un million aujourd’hui (soit une perte des deux tiers
    des effectifs), les dirigeants « élus » des pêcheurs trouvent bien
    évidemment, de bonnes raisons de se conforter dans leurs présidences mais
    estiment que cette baisse ininterrompue est due à des facteurs indépendants de leur
    volonté et de leur gestion, passe encore ! Mais que la bonne vingtaine de
    ministres de l’Environnement qui se sont succédé au cours de la même période
    et ont presque toujours assistés à ces assemblées générales, n’aient jamais
    rien trouver à redire sur cette gestion associative qualifiée de
    « meilleure et plus démocratique du monde », est inquiétant et
    significatif de la façon dont nos élus politiques gouvernent. Pas plus
    d’ailleurs que les ministres de l’Environnement et leurs nombreux directeurs de
    Services, les différents présidents du
    CSP (Conseil Supérieur de la Pêche) n’ont trouvé à redire à cette gestion. Au
    cours du demi-siècle écoulé, ils ont entériné pratiquement toutes les décisions
    (les fameux « vœux ») des pêcheurs, souvent contre l’avis de quelques
    ingénieurs compétents de leur Service. L’ONEMA (Office National de l’Eau et des
    Milieux Aquatiques) qui a remplacé, il y a quelques années, le CSP, n’aurait
    paraît-il plus droit au chapitre en matière de pêche (le mot n’apparaît plus
    dans son intitulé) ni même de réglementation ! Les garde-pêche devenus « agents »
    de l’Onema, qui déjà du temps du CSP ne contrôlaient pas beaucoup les pêcheurs
    (en cinquante ans de pratique assidue au bord de nos ruisseaux, rivières,
    fleuves ou plans d’eau, je n’ai été contrôlé qu’une fois et encore par les
    gardes de la Brigade Mobile du Saumon, un jour d’ouverture à cette espèce),
    seraient-ils d’ailleurs encore habilités à le faire ? En tous cas, ils ont
    bien assez de leur 35 heures hebdomadaires, à essayer de faire respecter les
    lois sur l’Environnement et la protection des milieux aquatiques, pour en plus
    vérifier si le pêcheur croisé au bord de l’eau (encore faudrait-il, qu’ils y
    aillent…) est à jour de ces cotisations et respecte la réglementation en
    vigueur.

    Mise en œuvre et application de la
    réglementation halieutique.

    Et pourtant la gestion de la Pêche
    récréative, relève essentiellement de la mise en oeuvre et de l’application de
    règlements qui ont fait leurs preuves dans la plupart des pays (Etats-Unis,
    Grande-Bretagne, Irlande, Autriche, Scandinavie, Espagne…) qui connaissent la
    valeur du tourisme-pêche. L’augmentation des tailles légales de capture, la
    limitation du nombre de prises, la création de parcours « No-Kill »,
    l’interdiction ou du moins la limitation de certains modes de pêche
    destructeurs et incompatibles avec une gestion salmonicole (asticot et teigne
    pour la Truite, petite bête et autres larves pour l’Ombre), permettraient
    rapidement à nos rivières de retrouver un standard européen en matière
    d’halieutique.

    Ce n’est pas avec un prix moyen en
    2013, de carte annuelle de pêche de 85 € (ce qui met dans les eaux de première
    catégorie, la journée de pêche aux salmonidés à moins de 50 centimes
    d’euro), permettant de prendre dans certains départements un nombre
    illimité de truites, dans d’autres vingt ou au minimum dix par jour, que l’on
    peut raisonnablement gérer une ressource aussi fragile et précieuse. Soit
    les pêcheurs français accepteront de payer un peu plus cher pour leur loisir et
    le droit de conserver quelques beaux poissons, soit il leur faudra apprendre à
    pêcher en « No-Kill ».

    Il n’est pas normal que celui qui
    désire prélever des poissons, paye le même prix que celui qui les relâche. Dans
    les lieux de pêche foraine (eaux closes) les pêcheurs payent au poids les
    truites de pisciculture qu’ils ont capturé et qu’ils désirent
    emmener. Sur les parcours de type réservoir, la journée de pêche est en
    moyenne facturée autour de 40 ou 50 €, quelquefois beaucoup plus. Or ces types
    de parcours ne cessent de se développer dans notre pays, et les pêcheurs qui
    les fréquentent sont de plus en plus nombreux. Preuve s’il en fallait une, que
    malgré les acquis de la révolution de 1789, les Français sont comme leurs
    collègues des autres pays européens, prêts à payer, même assez cher pour un
    loisir pêche de qualité. Les mentalités en effet ont évolué. Les
    pêcheurs de ce début de troisième millénaire, recherchent plus dans leur
    loisir, un sport voir un art de vivre, qu’un moyen de remplir à bon marché un
    congélateur. Les « viandards », ne font plus la loi, même si dans
    certaines régions, comme le Sud-Ouest ou les Pyrénées, les
    « asticotiers » semblent se retrancher dans ce qui risque d’être leur
    dernier bastion.

    Comment est dépensé l’argent des pêcheurs?

    Pour en revenir à la façon dont est dépensé l’argent des
    pêcheurs—autour de cent millions d’euros annuellement—il nous faut ici
    distinguer, l’argent des cartes de pêche, de celui des taxes piscicoles
    devenues avec la création de l’Onema, des « contributions à la protection
    des milieux aquatiques ». Au temps du CSP, les salaires des gardes comme
    on les appelait encore et des ingénieurs de « Régions piscicoles»,
    étaient, avant que la baisse continue des cartes de pêche, n’y pourvoit plus,
    payés avec l’argent des taxes piscicoles. Dans les années 80-90, alors que le
    nombre de pêcheurs avait déjà diminué de moitié au cours du quart de siècle
    précédent, quand dans le même temps les indices des salaires de la fonction
    publique ne cessaient d’augmenter, il a fallu que l’Etat mette la main à la
    poche, pour renflouer le CSP. Mais là encore aucun des ministres de
    l’Environnement n’y trouva à redire. Seul Michel Charasse ministre du Budget du
    Président Mitterrand et lui-même pêcheur à la ligne, s’essaya à donner un coup
    de pied dans la gigantesque fourmilière halieutique, pour récupérer plus
    rapidement l’argent des taxes piscicoles et mieux le redistribuer…Mais il fut
    désavoué par le président Mitterrand qui préféra écouter Jean-Michel Baylet,
    son ministre du Tourisme et propriétaire de la Dépêche du Midi, qui donna dans
    son journal la parole à tous les asticotiers radicaux-socialistes du Sud-Ouest,
    pour qu’on ne touche surtout pas aux structures associatives (loi de 1901) de
    la Pêche. Et encore une fois la gestion la plus démocratique en même temps que
    la meilleure du monde fut sauvée.

    Et pourtant, en
    1964 nous étions près de trois millions

    2 964 000 très exactement (chiffre du ministère des
    Finances) à acquitter une taxe piscicole quand la population française de
    l’époque était loin des soixante et quelques millions d’aujourd’hui. En 1964
    les RTT n’existaient pas, la retraite était à 65 ans et beaucoup n’en profitaient
    pas longtemps (l’espérance de vie n’était pas la même qu’aujourd’hui) et
    mourraient avant d’avoir eu le temps
    d’aller à la pêche. En 1964 contrairement à ce que l’on pourrait croire, les
    rivières et les fleuves étaient beaucoup plus pollués qu’aujourd’hui, et la
    mode en 1964 n’était pas comme de nos jours aux loisirs “écologiques”… Alors
    comment se fait-il qu’au cours des cinquante dernières années nous n’ayons pas
    augmenté l’effectif de 1964, mais perdu les deux tiers des pêcheurs ???…

    Pour avoir donc, assisté en tant que journaliste, à presque
    tous les Congrès de l’Union Nationale des Pêcheurs depuis le milieu des années
    70, et entendu les litanies des présidents
    Martini, Solhelac et maintenant Roustan, je vais vous donner en “scoop” les
    raisons de cette perte de plus de deux millions de pêcheurs. C’est à cause des
    sécheresses (1976, 2006) ou des
    inondations (1981, 88, 95, 2006, 2013), des tempêtes (1999 et 2009) ou de la Coupe
    du monde de football (1998), ou de rugby, de la concurrence de la planche à
    voile, du tennis, du golf, du vélo tout-terrain, de la pétanque….Sans rire,
    toutes ces raisons (sauf la pétanque) ont tour à tour, été invoquées le plus
    sérieusement du monde par les dirigeants français de la Pêche associative, pour
    expliquer la baisse ininterrompue depuis 1964 du nombre de cartes de pêche…

    Hémorragie
    halieutique hexagonale

    Au ministère de l’Environnement quelques experts
    certainement énarques, expliquent cette hémorragie halieutique hexagonale par
    une évolution de la composition de la société française avec déclin du secteur
    primaire au profit du tertiaire. Etrangement, partout ailleurs dans le monde
    occidental, l’urbanisation et les conséquences sociales qui l’accompagnent ont
    au contraire entraîné un regain d’intérêt pour les loisirs de plein air en
    général et pour la pêche en particulier….Ainsi en Grande Bretagne les clubs de
    pêche regroupent 3,6 millions de pêcheurs réguliers, alors que remarquons le,
    dans les îles britanniques le réseau hydrographique ne représente pas le quart
    du nôtre en linéaire de cours d’eau et surfaces de plans d’eau réunis…En
    Allemagne, d’après le ministère du tourisme il y a 5,1 millions de pêcheurs
    pratiquant régulièrement et la pêche récréative génère dans ce pays 270
    millions d’euros de retombées économiques. Aux Etats-Unis d’ Amérique, les
    derniers chiffres publiés en 2012 par le ministère de l’Intérieur (qui gère la
    pêche, la chasse et les parcs nationaux) font état de 58 millions de pêcheurs
    récréatifs (eau douce et mer confondu il est vrai)….qui eux généreraient plus
    de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaire, liée à cette activité…. Pour
    avoir de tels résultats, ces trois pays seraient-ils beaucoup moins urbanisés
    que le nôtre??? Bénéficieraient-ils de conditions météo idéales pour la pêche,
    sans inondations, sans sécheresse… La planche à voile, le golf et le tennis n’y
    seraient-ils pas pratiqués !! Cherchez
    l’erreur….En fait dans ces trois pays cités en exemple, comme dans des dizaines
    d’autres de par le monde, la pêche sportive ou récréative est gérée par des
    gens compétents, qui ont fait, font et continueront de faire ce qu’il faut pour
    que leurs pêcheurs ne désertent pas les bords des rivières, et surtout prennent
    des poissons, même si c’est aujourd’hui la plupart du temps, pour les relâcher
    ensuite.

    Pourtant si l’on en croit nos dirigeants “officiels”, il
    ne faut surtout pas toucher aux structures et fondements de la pêche française ni
    invoquer une quelconque incompétence de ses dirigeants. Et pour que les élus et
    les hommes politiques entendent bien ce discours, l’Union Nationale (devenue la
    FNPF) leur rappelle à chaque élection que les pêcheurs et leurs familles
    représentent en France quatre à cinq millions de bulletins de vote potentiel
    (tu parles!!)…

    Exode des pêcheurs
    français vers l’étranger.

    Mais si les Français pêchent de moins en moins nombreux
    tous les ans dans leurs eaux, ils sont de plus en plus nombreux à s’expatrier
    pour pratiquer leur loisir à l’étranger….Là encore chercher l’erreur ! Dans
    tous les pays du monde où la pêche est gérée et rapporte aux économies
    nationales et locales, il est possible de pêcher la truite jusqu’à généralement
    la mi-octobre (chez nous fermeture au 3 éme samedi de septembre), il est
    possible et même recommandé de pêcher l’ombre jusqu’à la fin décembre voire la
    fin janvier en Bavière (chez nous fermeture en même temps que la truite)…Dans
    tous les autres pays, il est possible en février, mars, avril de pêcher la
    perche, le sandre ou le silure à la cuiller ou autres appâts artificiels, chez
    nous c’est interdit car on risquerait de prendre un brochet…Voila trois petites
    pistes que nous suggérons à nos dirigeants, ainsi d’ailleurs qu’à l’ONEMA (si
    cette dernière toutefois a son mot à dire en matière de modification de la
    réglementation) d’explorer rapidement, si ils veulent enfin, après près de
    cinquante années de baisse, essayer d’enrayer la chute des effectifs de
    pêcheurs.

    D’autres grandes orientations seraient d’autoriser pour de
    nombreuses espèces (pas seulement la carpe, mais aussi pourquoi pas la truite,
    comme aux Etats-Unis…) la pêche de nuit et bien sûr de généraliser les parcours
    « No kill » (voir notre encadré)
    et surtout sur ces parcours, de prévoir une surveillance vigilante comme cela
    se pratique partout dans les autres pays. Mais en fait plutôt que tenter
    d’aménager et de rapiécer un système qui a fait la preuve de son inefficience
    depuis trop longtemps, ce serait plutôt par une décision conjointe des
    ministres de l’Ecologie et du Tourisme, à nos dirigeants politiques de changer
    les structures associatives de la Pêche récréative et d’en confier la gestion,
    non plus à des notables (not able, pas capable en anglais) « élus »
    par moins de 10 peut-être même 5% des pêcheurs, mais à des gens compétents (en
    hydrobiologie, en halieutique, en économie) comme nous en avons dans de
    nombreux services de l’Etat.

    Pierre
    Affre

    ENCADRÉ :
    LE « NO-KILL » (alternative : DES QUOTAS RESPECTÉS) : UN
    MODE DE GESTION INCONTOURNABLE POUR LES SALMONIDÉS ET LES CARNASSIERS.

    Aujourd’hui, surtout chez les jeunes
    pêcheurs, on constate avec plaisir, le développement d’une éthique et d’un
    discours en faveur d’une pêche sportive, qui respecte le poisson et désire
    protéger le milieu et ses habitants. Contrairement à la chasse, nous avons la
    chance à la pêche, de pouvoir relâcher nos prises, qui ainsi nous redonneront,
    à nous ou à d’autres, du plaisir pour une prochaine fois. Et sans demander une
    généralisation du « No-Kill », nous pensons, contrairement à de trop
    nombreux présidents départementaux de Fédérations de Pêche, que si l’on
    n’impose pas réglementairement, cette forme de gestion, sur des parcours
    délimités et suffisamment vastes, comme cela existe maintenant partout à
    l’étranger, nous ne pourrons dans notre pays, en voir les immenses avantages.

    En effet, un parcours ne peut-être
    « no-kill » de façon facultative. Même si de plus en plus de jeunes
    pêcheurs, s’imposent à eux-mêmes de relâcher leurs prises, personne n’en tirera
    avantage, ni les autres pratiquants, ni le milieu, si une poignée de
    « viandards » viennent ensuite écumer le parcours avec un mode de pêche
    autre qu’aux leurres artificiels. Vu l’immensité de notre réseau hydrographique
    salmonicole (150 000 km de ruisseaux, 60 000 km de petites rivières et 15 000
    km de rivières) il ne nous apparait pourtant pas exorbitant de demander à
    nos Présidents fédéraux, à titre d’expérience, de créer
    plusieurs kilomètres de parcours « no-kill » par département. On
    pourrait ainsi tout à fait imaginer, des parcours réservés à la mouche et
    d’autres mixtes, ou le lancer aux leurres artificiels serait également
    autorisé. Seule la pêche aux appâts naturels est incompatible avec ce type de
    parcours, puisque le taux de survie des truites ou des ombres qui ont engamé profondément
    un appât, est nettement diminué. Quand, en moyenne, il y a sans compter les
    ruisseaux ou même les petites rivières, au moins 200 km de rivière
    à truite par département, est-ce exagérer, que d’en demander la mise en
    « no-kill » de 10 ou 20 km? Le « no-kill » est aujourd’hui
    devenu dans tous les pays qui gèrent un tourisme-pêche de qualité, un mode de
    gestion incontournable. Il serait grand temps, que nos gestionnaires autorisés
    et leur ministre de tutelle, à l’Environnement, s’en aperçoivent. Si des
    décisions rapides, ne sont pas prises dans ce sens, craignons que la
    privatisation des meilleurs parcours salmonicoles, déjà bien entamée dans notre
    pays, ne s’y généralise.

  • Consultation nationale de la FNPF pour une évolution de la réglementation pêche !

    Consultation nationale de la FNPF pour une évolution de la réglementation pêche !

    La FNPF organise une vaste consultation nationale
    pour une évolution de la réglementation de la pêche

    Comment pêcher plus et mieux gérer dans le respect des espèces et des milieux ?
    Comment autoriser plutôt qu’interdire ?
    Comment mieux comprendre et y voir plus clair ?

    La
    fédération nationale de la pêche en France et de la protection du milieu
    aquatique a décidé d’ouvrir un débat le plus large possible dont
    l’objectif est de faire évoluer la réglementation de la pêche sans
    modification notable depuis plus de 10 ans.

    Notre volonté est de développer le loisir pêche, dans le respect et la
    prise en compte de l’ensemble des espèces et de la diversité des
    milieux, tout en cherchant plus de lisibilité, davantage de latitude et
    moins d’interdiction.

    La FNPF entame ainsi une démarche innovante en effectuant un
    rapprochement avec les pêcheurs. Pour la première fois, le réseau
    associatif de la pêche de loisir se livre à un exercice de démocratie participative via une vaste consultation nationale relative à l’évolution de la réglementation pêche.

    Un questionnaire à renseigner en ligne sur www.cartedepeche.fr/lapechedemain lapechedemain> sera proposé du 2 au 30 septembre 2013. Tout pêcheur pourra librement accéder à ce site et répondre à l’enquête.

    Les décisions prises par les instances de la pêche de loisir avant la
    fin de l’année 2013 se feront en considération de l’ensemble des
    expressions recueillies dont majoritairement celles des pêcheurs.

    à propos de la FNPF
    Créée par la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, la Fédération
    Nationale de la Pêche en France et de la protection du milieu aquatique
    regroupe 93 fédérations départementales de pêche de loisir en eau douce
    et leurs 3 866 associations agréées de pêche et de protection du milieu
    aquatique. Forte de 1 319 314 pratiquants en 2012 et deuxième plus
    importante fédération sportive de France après celle du football, la
    FNPF agit pour promouvoir et développer le loisir pêche, contribuer à la
    protection du milieu aquatique et du patrimoine piscicole.
    Pour plus d’infos : www.federationpeche.fr fr>

  • Conférence environnementale, un Grenelle sans pêcheurs

    Conférence environnementale, un Grenelle sans pêcheurs

    Il y a cinq ans, le gouvernement Sarkozy lançait le Grenelle de l’environnement, présenté alors aux Français comme une révolution verte. Depuis, sur le terrain bien peu de chose ont changé en ce qui concerne en tout cas la protection de l’eau. Pis, les services de l’état chargés d’assurer la police de l’eau n’ont jamais atteint un tel laxisme. L’Onema sera bientôt directement rattaché aux directions départementales des territoires (DDT). Les brigades voient leurs effectifs se réduire au strict minimum (un départ en retraite sur deux remplacé). Et voilà que, sous le gouvernement Hollande apparaît la Conférence environnementale. Cela s’est passé à Paris au palais d’Iena les 14 et 15 septembre. Une sorte de seconde chance au Grenelle, de la part d’un gouvernement qui compte dans ses rangs deux ministres “verts”, Cécile Duflot et Pascal Canfin. Étrange préoccupation dans un contexte où rappeler vous, les mots environnement ou écologie étaient totalement absents des discours des deux supposés président de la République alors en campagne électorale. Ce qui a mal commencé, c’est le refus de recevoir les pêcheurs et les chasseurs aux tables rondes. Un refus pourtant contraire aux promesses de François Hollande, lors de sa campagne. Pêcheurs et chasseurs représentent près de trois millions de personnes, que les politiques n’oublient jamais de démarcher… La suite nous démontrera que le gouvernement du “changement” ne prend pas pour habitude de tenir ses promesses. Pour preuve, durant la semaine qui a précédé la Conférence, les affirmations d’Arnaud Montebourg dans une interview accordée à Challenges au sujet de l’exploitation des gaz de schistes. Le ministre du redressement productif dément la position de Delphine Batho, en affirmant bien haut qu’un moratoire sur la question n’est pas à l’ordre du jour. Il ajoute au passage que les techniques de fracturation hydraulique (qui utilise énormément d’eau et de produits chimiques) peuvent être maîtrisées, sans bien entendu, expliquer comment. Nouvel avis contraire quelques jours plus tard avec, enfin, une position ferme du gouvernement qui ferme le dossier à double tour… Jusqu’à quand ? Le Grenelle s’était engagé à réduire de moitié l’utilisation de pesticides entre 2008 et 2018. Belle motivation à propos d’un sujet qui touche d’une part directement la santé publique et d’autre part la disparition des abeilles, un sujet très sensible. Pour l’heure, l’utilisation de pesticides depuis 2008 a augmenté de 2,5 %. Lors de la conférence environnementale, la décision d’interdire l’épandage aérien de produit phytosanitaire a été prise, en spécifiant qu’elle resterait autorisée dans les cas où il s’agit de la seule solution possible. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll a d’ailleurs, peu après sa nomination, reconnu que l’objectif ne sera pas atteint. Pas plus que le sera celui du “bon état écologique” des cours d’eau et lacs avant 2015 comme l’impose la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE). Impuissant, voilà ce que sont les gouvernements face aux enjeux environnementaux. Impuissants face aux lobbies et incapable de proposer un nouveau modèle. L’agriculture bio, ou moins intensive si vous préférez, nécessiterait une aide du gouvernement. Or actuellement, et depuis longtemps, celle qui pollue le plus et aussi la plus subventionnée.

    Pêcheurs et chasseurs sur la touche

    A la veille de la conférence environnementale, la Fédération nationale pour la pêche en France (FNPF), a tenu à exprimer au président de la République sa surprise, sa déception et son souhait d’un… changement ! Contrairement à l’engagement pris pendant la campagne électorale, la FNPF est écartée (tout comme la Fédération nationale des chasseurs) des tables rondes consacrées à la gouvernance et au débat sur la transition énergétique. Selon nos sources, cette décision fait suite à une pression de certains organismes invités sur les organisateurs, afin “d’éviter certaines tensions”. Vive la démocratie ! La FNPF et son réseau associatif affilié (93 fédérations, 4000 associations), se dit fort d’une expertise reconnue, diverse et ancienne. Elle estime que sa légitimité à figurer parmi les acteurs environnementaux à part entière n’est plus à démontrer. Soit, mais si on y regarde de plus près, les fédérations les plus légitimes sont celles qui généralement sont en opposition totale ou partielle avec la politique de la FNPF. L’exemple de la Haute-Savoie (voir notre Echo du radier à propos du Chéran) est très parlant. Certaines fédérations départementales se professionnalisent en recrutant des ingénieurs et des techniciens très compétents. Elles mettent en place une gestion patrimoniale et dans la mesure où cela est possible, prennent en compte l’ensemble des bassins versants dans un souci de cohérence. Ce rôle est d’ailleurs une évolution naturelle des choses, puisque l’Onema, cède toujours plus de missions aux fédérations (pêche d’inventaires, études, etc.). Avoir plus d’un million d’adhérents ne suffit visiblement pas pour parler d’écologie… Consentie comme une mesure de faveur, la FNPF s’est vue accorder une place dans la table ronde consacrée à la biodiversité.

    Philippe Boisson

  • Le flop de l’ouverture du carnassier au 1er mai

    Pour la deuxième année, la pêche des carnassiers a ouvert le 1er mai, date beaucoup trop précoce pour certaines espèces qui sont encore en période de reproduction. Heureusement, toutes les fédérations départementales n’ont pas suivi la FNPF et ont obtenu des reports…

    Pêche du brochet dans les eaux de deuxième catégorie : l’ouverture c’est le 1er mai, dans toute la France, depuis l’an dernier !” . Au bas de la page Internet où se situe le fameux slogan imaginé par la Fédération française pour la pêche en France (FNPF) on peut cependant lire également ceci : “Attention ! Ce dispositif national n’empêche pas les préfets de protéger localement par un arrêté  certaines espèces emblématiques de leur région. C’est le cas dans certains départements, où une période de fermeture a été instaurée au moment même de l’ouverture de la pêche du brochet en 2ème catégorie. Le dispositif national ne remet pas  en cause non plus les réglementations spécifiques applicables dans certains grands lacs intérieurs, et certains lacs ou rivières de haute montagne”.
    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’effet d’annonce, largement médiatisé est à l’origine d’une belle pagaille. Combien ont – de bonne foi – mis à l’eau leur barque, ou ont arpenté confiants les berges de leur rivière favorite le jour de la fête du travail ? PV, interpellations, incompréhension, doute, repli stratégique mais discret, tels furent les écueils de cette publicité qu’il faut bien qualifier de mensongère.
    Un exemple parmi tant d’autres, le cas de la région Bourgogne Franche-Comté, où il subsiste encore une volonté de protéger les frayères à sandres et à black-bass des pêcheurs à la ligne, mais aussi des filets des professionnels. La Côte-d’Or a ouvert la pêche le 2 juin, le Jura le 12 mai. Seul le Doubs a en partie respecté l’appel Fédéral du 1er mai, sauf que si l’on y regarde de plus près, le haut Doubs est resté fermé jusqu’au 2 juin. Quelques autres cas particuliers : Cantal et Corrèze, ouverture du 1er janvier au 11 mars et du 9 juin au 31 décembre. Loire, 1er mai pour le brochet… 2 juin pour le sandre. Rhône, 12 mai. Saône-et-Loire, 12 mai également. Partout en France, les fédérations ne se sont pas gênées pour appliquer le joker de la protection des “espèces emblématiques”. A ce propos, il est intéressant de s’attarder sur quelques lignes au sujet de ces dites “espèces emblématiques”. Les reports d’ouverture sont dans la majorité des cas demandés par les fédérations pour la protection du sandre et du black-bass, deux espèces exogènes que l’Onema n’a jamais voulu protéger, sous prétexte qu’elles sont étrangères à nos eaux. Elles sont donc emblématiques pour certaines fédérations mais pas pour d’autres.

    Un pillage légalisé

    Sur le principe, la position de l’Onema se comprend parfaitement, au motif qu’une espèce nouvelle peut causer des déséquilibres profonds dans les milieux aquatiques. Il faut un garde fou et c’est son rôle. Mais les deux espèces concernées ici font aujourd’hui partie du paysage, et n’ont pas été responsables des désastres présumés lors de leur expansion sur le territoire national. D’ailleurs, peut-on parler d’expansion concernant le black-bass, cette espèce introduite par les soldats américains lors de la seconde guerre mondiale, dont les micro populations semblent vouées à l’échec sur le long terme ? Après avoir conquis le territoire national plus ou moins naturellement, le sandre est en déclin à quelques exceptions près. La FNPF, qui cherche à tout prix à vendre des cartes de pêche pour enrayer la chute libre, devrait donc imaginer autre chose qu’un pillage en règle des frayères de sandres et de black-bass. Le plus gros effet de cette annonce bidon fut payé cash par ces deux espèces, qui, encore sur leurs nids à cette époque, sont alors très vulnérables. Un black-bass ou un sandre mâle défend son nid et attaque tout intrus. Un poisson pris dans ces conditions et c’est toute la ponte (soit plusieurs milliers d’œufs) qui finit soit asphyxiée, soit consommée par les poissons blancs. Par la même occasion, on peut donc légitimement reprocher aux fédérations qui ont accepté l’ouverture au premier mai de n’avoir – pour la plupart – effectué aucune démarche d’information au bord de l’eau et auprès des pêcheurs. Ph.B

  • Politique : le nouveau ministre de l’Agriculture reçoit la FNPF

    Politique : le nouveau ministre de l’Agriculture reçoit la FNPF

    Stéphane Le Foll, le tout nouveau ministre de l’Agriculture
    et de l’agroalimentaire, a reçu le 5 juin une délégation de la Fédération
    nationale de la pêche en France et de la protection des milieux aquatiques
    conduite par Claude Roustan, son président. La FNPF s’est félicitée de cette
    réunion dans un communiqué publié le 6 juin : « A l’occasion de cet
    entretien très convivial, le président de la FNPF a présenté le réseau
    associatif dans sa double vocation de gestion de la pêche de loisir et de
    protection de l’eau et des écosystèmes aquatiques. Il a également mis en relief
    les dossiers et les sujets de collaboration existants entre la FNPF et les
    services du ministère de l’agriculture. Le ministre de l’agriculture s’est
    montré très attentif aux missions et aux attentes de l’un des plus importants mouvements
    associatifs français. Sensible à la place et au rôle des structures
    associatives de pêche de loisir en matière sociale et environnementale au
    regard de la protection des écosystèmes, de la gouvernance écologique et de la
    ruralité, Stéphane Le Foll a affirmé sa volonté de travailler ensemble sur les
    thèmes de la gestion de l’eau, de la pêche de loisir, de l’aménagement du
    territoire et de la ruralité. Par ailleurs, il a indiqué vouloir impliquer la
    FNPF sur tous les chantiers transversaux dont son ministère est en charge et
    qui ont des implications particulières sur la protection de l’eau, des
    écosystèmes et du loisir pêche, en cohabitation avec l’activité agricole. »

    Crédit photo : FNPF