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Étiquette : Floride

Les herbiers de posidonies absorberaient plus de carbone que les forêts
Une étude internationale publiée cette année par la revue Nature Geosciences montre que les herbiers marins pourraient jouer un rôle essentiel et primordial dans la régulation des changements climatiques, à condition qu’ils parviennent à survivre aux activités humaines.
Les herbiers sont des plantes à fleurs sous-marines aux feuilles longues et étroites, qui ressemblent à première vue à des graminées terrestres. Ils poussent sous la forme de grandes prairies, de pâturages sous-marins et auraient les qualités exceptionnelles de pouvoir stocker deux fois plus de carbone que les forêts tropicales et tempérées et cela à surface comparable. L’étude intitulée «Seagrass ecosystems as a globally significant carbon stock» est la première du genre à analyser le cycle du carbone des prairies d’herbiers côtiers. Les scientifiques de l’université de Floride, en collaboration avec une équipe internationale, ont pu démontrer que cet écosystème très répandu sur la planète peut stocker jusqu’à 83.000 tonnes métriques de carbone par kilomètre carré, principalement dans le sol autour des plantes. Par comparaison, une forêt stocke environ 30.000 tonnes métrique par km², dont une grande partie sous forme de bois. D’après les scientifiques américains, ces herbiers stockent 90% de leur carbone dans les sols. Ainsi, si les herbiers ne couvrent que 0,2% de la surface des océans, ils permettent de capturer 10% du carbone piégé par les océans chaque année. « Les herbiers côtiers n’occupent que peu d’espace sur la bande côtière mais cette évaluation montre qu’il s’agit d’un écosystème dynamique pour la transformation du carbone », rapporte l’étude. « Les herbiers ont une capacité unique à stocker en continu du carbone dans leurs racines et dans le sol des zones côtières. Nous avons même trouvé des exemples de strates d’herbiers ayant piégé du carbone depuis des milliers d’années.»
En Méditerranée, qui est la région où les plus fortes concentrations de carbone ont été détectées, ces prairies ont développé des capacités de séquestration jusqu’à plusieurs mètres sous la surface de la mer. Mais il s’agit aussi de l’un des écosystèmes les plus en danger de la planète. A l’échelle mondiale, environ 29% des herbiers ont été détruits jusqu’à présent, en raison de l’invasion de Caulerpa Taxifolia, mais aussi des opérations de dragage et de la dégradation de la qualité des eaux du littoral. Et cette attaque continue, puisque 1,5% des herbiers disparaissent chaque année. L’étude estime que la destruction de cet écosystème pourrait générer l’équivalent de 25% des émissions de carbone liées à la déforestation terrestre. Les herbiers sont bénéfiques à l’écosystème entier puisqu’ils filtrent les sédiments, protègent les côtes des tempêtes et des inondations et les stabilisent en les protégeant de l’érosion. Outre leur rôle crucial dans la régulation du carbone à l’échelle planétaire, ce sont enfin des habitats essentiels pour les poissons et les coquillages.L’étrange régression de Caulerpa Taxifolia
Les herbiers de posidonies sont victimes de la concurrence de Caulerpa Taxifolia, une plante invasive échappée… du Muséum océanographique de Monaco il y a une vingtaine d’années. Son impact en Méditerranée couvrait il y a quelques années encore près de 15 000 hectares depuis la Croatie jusqu’à l’Espagne. Spécialiste de cette algue, Alexandre Meinesz, du laboratoire Ecomers de l’université de Nice-Sophia Antipolis, avait dès le début de l’invasion alerté le muséum sans obtenir de réel soutient. La caulerpe avait progressivement pris la place écologique occupée par les posidonies. Le professeur Meinesz avait remarqué alors l’étrange densité, “comme une véritable moquette” de caulerpe, qu’il jugeait anormale pour une algue qui, dans son milieu tropical d’origine, se développe plutôt en petites touffes isolées. L’algue tueuse, ainsi nommée pour son impact sur la biodiversité de la faune et de la flore des fonds marins, régresse de façon très significative depuis une dizaine d’années. Sur plusieurs secteurs où elle était encore très présente, les spécialistes parlent d’un recul de 70 à 80 %. Sans avoir de preuves formelles, les hypothèses de cette régression sont variées. Premièrement, les hivers longs et rudes de ces trois dernières années lui auraient été partiellement fatals. Autre piste, une dégénérescence génétique. En effet, seuls les plants mâles sont présents en Méditerranée. L’algue se multiplie uniquement par bouturage naturel, mais au fil des générations, les clones perdent petit à petit leurs caractères génétiques. La piste virale ou bactérienne n’est pas écartée pour autant. Rien n’est joué cependant car l’algue est particulièrement résistante. Seule la piste de la dégénérescence génétique assurerait sa disparition à moyen terme. Les programmes de plantation manuelle de posidonies en lieu et place de Caulerpa Taxifolia se multiplient en Méditerranée, mais cela prend beaucoup de temps. Alexandre Meinesz analyse cet épisode comme un bon exemple “d’involution”, qui en raison des activités humaines, du transport des marchandises et des humains, voit les barrières naturelles tomber et la biodiversité se trouver profondément menacée. Le ballast pris dans un port et déposé dans un autre port quelques milliers de kilomètres plus loin est à l’origine de l’invasion de deux nouvelles espèces de caulerpes (racemosa et distichophylla) qui à leur tour envahissent la Méditerranée.
A lire :
Comment la vie a commencé – Les trois genèses du vivant, Alexandre Meinesz, aux éditions Belin / Pour la science.
L’internationale du Street fishing
Dans les canaux d’Amsterdam, il y a des Sandres…
D’Amsterdam on connaît les coffee shop, les vitrines de son quartier rouge ou son marché aux fleurs, mais beaucoup ignorent que ses multiples canaux sont remplis de sandres, de perches et, dans une moindre mesure, de brochets. Malgré la pollution inhérente au trafic maritime et au maillage urbain très important, les poissons y prospèrent en grand nombre, surtout les sandres, qui occupent tous les canaux. Accessoirement, on y ferre aussi des carpes, des tanches, des brèmes et des perches. Même les plus petits canaux du centre historique de la cité sont bien fournis, puisque toutes les eaux communiquent. L’imposant canal qui relie la ville à la mer du Nord, le fameux Nordzeekanaal, est un haut lieu de la pêche batave et passe pour être un des meilleurs coins à sandres de toute l’Europe. Amsterdam est une ville magnifique et ouverte, et l’eau s’y rencontre à chaque coin de rue. Idéal pour le street fishing ! Par contre, la pêche nécessite ici un permis : renseignez-vous dans n’importe quel magasin de matériel de pêche. Puis, si vous cherchez un moyen de locomotion, le fond de ces canaux accueille un nombre incroyable de vélos échoués, probablement par quelques marins saoûls et déprimés…
Renseignements : www.fishinginholland.com
Guide : www.fishingamsterdam.com
New York, New YorkIl est possible de pêcher dans les cinq quartiers de New York ! Queens, Brooklyn, Manhattan, Bronx et Staten Island, ils comptent tous leur lot de coins de pêche. A Manhattan, par exemple, Central Park n’accueille pas que des joggers ou des cyclistes, mais également de nombreux pêcheurs, qui plongent leur hameçon dans un des trois plans d’eau ouvert à la pêche. Tous les plans d’eau de la ville sont en no kill exclusivement. Il existe dans l’Etat de New York près de 165 espèces de poissons qui habitent dans les 7 800 lacs ou étangs et dans les 83 000 km de cours d’eau de l’Etat. Tous les étés, sur le lac du Prospect Park à Brooklyn depuis 1947, se tient un concours de pêche pour les petits New-Yorkais de moins de 15 ans : le Macy’s Fishing Contest. Gratuitement et durant quatre jours, les compétiteurs tenteront d’attraper carpes, poissons-chats et perches, qui seront aussitôt remis à l’eau. La pêche en mer n’est bien sûr pas en reste avec plus de 800 km de rives. Ces eaux sont poissonneuses, probablement à cause de la pollution qui a empêché toute pêche industrielle, bien que cela n’ait jamais retenu certains pêcheurs du cru de manger leurs prises, même si la plupart pratiquent ici aussi le no kill. La proximité du Gulf Stream permet l’observation d’espèces qu’on retrouve généralement plutôt en Floride et, surtout, on a partout l’impression de pêcher dans un décor de cinéma. A New York, on pratique sa passion dans un film de Woody Allen… très chic ! Renseignements : www.nycgovparks.org
Singapour… quoi pas ?Singapour est une ville étonnante, croisement des cultures chinoise, indienne, malaise et occidentale, c’est un lieu où tout est réglementé et le nombre d’interdictions laisse rêveur. C’est aussi l’endroit idéal pour goûter quasiment toutes les cuisines de l’Asie. Mais on peut également y pêcher et, à ce niveau-là, les autorités sont plutôt souples, du moins selon les critères en vigueur dans le pays. L’île de Singapour est très urbanisée mais compte quelques « poches » de nature encore intactes, où l’on peut pêcher. Ainsi, le réservoir Mac Ritchie se situe dans une jungle dense, au milieu de la réserve naturelle Central Catchment, un havre de paix de 2 000 hectares qui rompt avec la frénésie urbaine de Singapour. Entouré d’un sentier de 12 km, il est possible d’y pêcher d’imposants poissons-chats après avoir pris une carte au bureau des rangers du parc. On s’y rend du centre par un simple bus ou par le métro (MRT). En ville, il est également possible de pêcher à partir des différents quais, ponts et jetées présents un peu partout. De là, on peut tenter d’attraper des barracudas, des marlins ou encore des barramundis.
Renseignements : www.nparks.gov.sgStockholm, le must du pêcheur de rue
Imaginez-vous en bas de chez vous ou de votre travail, un spot où vous pouvez attraper d’énormes truites de mer accessibles à chaque pont et tout ça dans une grande capitale européenne… eh bien ce lieu existe, et c’est peut-être le meilleur spot de street fishing au monde ! Stockholm, la capitale suédoise, est un lieu à part. Ici, il n’est pas rare de croiser des cols blancs, canne à la main, qui en sortant d’une journée de travail s’apprêtent à pêcher un saumon qui arrive directement de la Baltique. Il suffit juste de s’acquitter d’un permis de pêche. Par contre, l’embouchure sur la Baltique est interdite à la pêche ainsi que le lac Mälaren. Sinon, anguilles, perches, brochets, saumons et truites de mer s’offrent partout à vos cannes. Parmi les meilleurs coins de la ville, on peut citer les berges de Strömgatan, juste en dessous de la résidence du Premier ministre, mais aussi devant le palais royal. En revanche, il faut bien faire attention à la réserve entre les deux ponts ou devant le Parlement. Le Stockholm Ström est toujours très attractif et l’endroit peut être très fréquenté au printemps et en été. En tous les cas, les spots intéressants ne manquent pas, n’hésitez pas à demander conseil aux pêcheurs du cru, ils vous répondront avec plaisir.
Renseignements : www.sverigeturism.se et www.catchrelax.se
Londres, ici LondresLes coins ne manquent pas ici : de Hyde Park à Camden Town en passant par l’East End, la capitale britannique compte de nombreux spots intéressants. Il existe de nombreux réservoirs et étangs. A Hyde Park, haut lieu de la démocratie anglo-saxonne, les carpes et les brèmes ont également le droit à la parole et il est possible, grâce à un permis saisonnier délivré par le bureau du parc, de les pêcher dans le lac de la Serpentine. Sinon, il existe un coin formidable tout près du marché aux puces de Camden, le long du chemin de halage du Regent Canal. De beaux brochets y chassent entre les caddies et les matelas éventrés. Par contre, le quartier n’est pas toujours très sûr et, selon un pêcheur local non dénué d’un certain humour anglais, s’exprimant sur le forum d’un site Internet : les « brochets y nagent par paire pour leur sécurité ! »
Renseignements : www.go-fish.co.uk/london.htmMiami : tarpons, peacock bass et même alligators
Encore un lieu à part sur la planète Street fishing. Miami, Floride, USA, n’est pas que le port de départ des excursions vers les Keys, les Everglades ou les récifs du large, c’est aussi une multitude de coins de pêche. Ses marinas, ses ports, ses plages, ses canaux sont autant d’occasions d’attraper des tarpons ou des peacock bass. Le poisson est ici partout chez lui, mais également son encombrant voisin, l’alligator, qui se rue sur tous les leurres que les pêcheurs du coin mettent sous sa gueule. Alors, méfiez-vous des grosses touches…
Renseignements : http://web.miamibeachfl.gov/
Hong Kong, la ville verticaleHong Kong est l’une des villes les plus densément peuplées de la planète, ce qui ne l’empêche pas d’être aussi densément peuplée de poissons ! La proximité de la mer permet de pêcher partout. Même si les pêcheurs locaux préfèrent tremper leur ligne à Stanley Bay juste en face du centre de la ville, où l’ambiance est plus relax, on peut également pêcher dans le port ou partout où il y a de l’eau salée. Certains spots donnent le vertige tant ils sont cernés par d’immenses buildings et par une vie frénétique qui fait le charme de cette grande métropole asiatique. Ici, on appâte avec des sangsues que l’on trouve dans de nombreux magasins du front de mer et, si vous avez oublié votre matériel, il existe de bons détaillants d’articles de pêche, notamment à Wan Chaï.
Renseignements : www.discoverhongkong.com
L’origine du no-kill et sa signification actuelle
Dans notre société de plus en plus urbaine, l’écrasante majorité des gens mangent de la viande présentée sous film plastique, vendue en grandes surfaces, provenant d’animaux d’élevages dont très peu se soucient de la vie et de la mort de ces animaux. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face. Le no-kill des pêcheurs subit le même phénomène. Cette pratique permet d’éviter de se confronter à la mort, ce qui permet à l’activité pêche de coller à l’air du temps. Les extrémistes qui ont interdit le nokill en Allemagne et en Suisse ne semblent pas faire la différence entre la pêche, l’équitation ou l’élevage de chiens de race par exemple. Interdit-on l’équitation sous prétexte que les chevaux montés et dressés le sont toujours contre leur gré ? Paradoxe d’une société urbaine où la morale ne fait pas toujours bon ménage avec la bonne foi. La vision urbaine de l’écologie est un danger. C’est pourtant cette écologie-là qu’on nous propose. La vie dans les grandes villes coupe les jeunes d’un rapport à la ruralité où cette question de la mort était synonyme de respect des êtres vivants. Les hôpitaux et des maisons de retraite prennent en charge les derniers jours précédant la mort des humains. Il y a seulement quelques décennies, la mort se vivait à domicile, en famille, au prix d’une longue veillée des mourants. Ce n’est pas la pratique d’un peuple sous-développé au milieu de la jungle, mais ce qui se faisait dans la campagne française et européenne il y a peu de temps, et qui doit encore se pratiquer ici ou là. La mort est devenue une chose que l’on ne regarde plus en face, que l’on confie à des gens dont c’est métier. Le merveilleux monde urbain que nous connaissons aujourd’hui fait abstraction de la mort.
Au départ, le no-kill n’était pas une façon de fuir la mort, mais un acte sportif au sens où la façon de prendre était plus importante que la quantité prise. Le no-kill était alors présenté comme un acte de désintéressement de la proie. Une histoire de méthode, donc. Cet esprit sportif développé par Lee Wulff, Stu Apt, Lefty Kreh, Zane Grey ou Hemingway et d’autres précurseurs américains ont permis de créer l’International Game Fish Association (IGFA) en 1939. Si, à l’époque, l’IGFA concernait principalement la pêche à la traîne en mer et la pêche sur les flats de Floride et du golfe du Mexique, l’influence de cette nouvelle façon de pêcher a gagné rapidement la pêche en eau douce des salmonidés et des carnassiers. Tout ce qui régit la pêche sportive aujourd’hui dans le monde date de cette époque des pionniers, avec ses règles strictes. Si le no-kill s’est généralisé, chaque pays n’a pas adopté les mêmes règles, ou les mêmes dogmes, en matière d’éthique halieutique. Cela explique la façon dont le no-kill est pratiqué et considéré dans chaque pays. En France, en ce qui concerne la pêche des carnassiers, la pratique du no-kill fait parfois figure d’alibi qui permet – entre autres – l’organisation de compétitions, sans quoi cela ne serait pas possible. Imaginez un street fishing avec 200 perches mortes sur les quais de Seine en plein Paris ! Les pollutions aux PCB servent la cause du no-kill. Les pêcheurs ne doivent cependant pas oublier que l’étape suivante, si on applique la réglementation suisse ou allemande, interdit tout simplement la pratique de la pêche dans les rivières polluées au PCB. Et c’est ce qui se passe dans ces deux pays limitrophes…
Jean-Marc Theusseret

Tarpon de Floride…
Il n’y a rien à ajouter, simplement regarder comment les jeunes s’amusent… Le bonheur parfait… Pour ceux qui ont la chance de vivre au pays de tarpons…

Tarpon
Le Tarpon, même si vous avez la chance de le pêcher comme ici en Floride, ne se prend pas qu’à la mouche mais assure toujours des combats formidables !

Tarpons…
Souvent vous avez pu lire dans le magazine des histoires de pêche au tarpon. Vous avez sans doute entendu des histoires abracadabrantes de pêcheurs qui vous disent que c’est une véritable drogue, que c’est une épreuve de frustration intense qui ne connait l’assouvissement qu’avec la réussite de la prise de ce poisson que la plupart appellent le « silver king » ou « roi d’argent » en raison de ces écailles comme une carapace renvoyant les éclats du soleil. Mais à peine la délivrance apportée par la réussite d’une prise, le manque soudain se fait sentir et le besoin irrépressible d’assouvir à nouveau la prise d’un autre tarpon s’empare de vous. Voilà un petit film qui résume à merveille cette addiction… Et vous pourrez vous rendre compte que ceux qui vous disent que 8 fois sur 10 le tarpon se décroche…et bien, ils ont raison…