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  • Pêche en mer :  techniques d’automne

    Pêche en mer : techniques d’automne

    Avant l’arrivée des premiers grands froids, les carnassiers marins comme le bar, les thonidés, la liche, le tassergal ou les maquereaux se nourrissent abondamment. Il est encore temps de réaliser de très belles pêches pour peu que l’on connaisse les habitudes des poissons et les techniques appropriées pour les pêcher.

    Par Georges Rambaldi

    La pêche automnale signe la fin de saison pour de nombreuses espèces. La raison est simple. Avec l’arrivée de l’hiver, la température de l’eau descend et les poissons fourrages vont réagir à cette baisse de température en recherchant des zones plus chaudes. Suite aux premiers “coups de froid”, la couche de surface va être la première à se refroidir. Les poissons vont immédiatement fuir cette couche d’eau pour se réfugier plus en profondeur. Les couches profondes bénéficient encore de la chaleur accumulée durant l’été. La pêche entre 5 et 25 mètres de profondeur permet de retrouver toutes les espèces que l’on pêchait souvent en surface quelques semaines plus tôt. C’est là que l’on trouvera les prédateurs que sont les bars, lieux, liches, sérioles, tassergals, maquereaux communs et espagnols, les bonites, pélamides, etc.

    LA TRAÎNE CÔTIÈRE

    La petite traîne, encore appelée traîne côtière fait de plus en plus d’adeptes, notamment en Méditerranée. Premièrement, c’est une reconversion naturelle pour tous les pêcheurs de thons au large qui malheureusement depuis plusieurs années, connaissent des bredouilles à répétition. Cette année encore, les thons se sont fait rares dans les eaux de la grande bleue. Les prises sont de plus en plus petites, à tel point qu’un poisson de 200 livres est considéré aujourd’hui comme une prise très respectable. Deuxièmement, la traîne côtière permet de prendre de fabuleux poissons de sport, au premier rang desquels se trouve la sériole (le fameux amberjack aux Etats-Unis). Les sérioles de Méditerranée atteignent couramment des poids de 50 à 80 livres, ce qui, sur du matériel de traîne léger, procure une sensation forte qui s’apparente à ce que connaissent les pêcheurs de thons aujourd’hui. La sériole est, de l’avis des plus grands spécialistes, un poisson au moins aussi puissant qu’un thon du même poids. La liche amie, superbe carangue migratrice, fréquente la côte nord de la Méditerranée jusqu’au début de l’automne, puis migre, via le détroit de Gilbraltar le long des côtes du Maroc et jusqu’au Sénégal pour y passer l’hiver. Le tassergal se pêche également très bien à la traîne aux poissons- nageurs de grande taille ou au poisson mort (mulet, maquereau, orphie, barracuda). Pour tous ces poissons, l’utilisation d’un down rigger, lest muni d’une pince pour tenir le fil, puis le libérer à la touche, est indispensable pour maintenir un leurre ou un appât à la profondeur souhaitée. Une connaissance approfondie des fonds marins est toujours garante de succès. Un bon sondeur, un GPS et une carte sédimentaire de la Direction du service hydrogéographique et océanique de la marine (Shom) constituent des atouts précieux pour connaître la nature des fonds marins (vase, sable, roche), ainsi que la carte des épaves éditées par le même organisme(1).

    AUX LEURRES, N’INSISTEZ PAS EN SURFACE SI LES ATTAQUES SE FONT RARES

    Il est possible cependant, si le temps reste clément, d’enregistrer encores des attaques sur les leurres de surface, qu’ils soient traînés derrière un bateau ou ramenés à l’aide d’une canne à lancer. Mais si les résultats tardent à venir, inutile de perdre son temps à changer de leurre en se disant qu’une fois qu’on aura trouvé le bon… C’est en dessous que cela se passe. Généralement, l’essai de leurres plongeants procure beaucoup plus de touches. Là encore, un écho-sondeur facilite grandement la localisation des poissons.

    LE JIG EN SECOURS

    On entend par jigs les leurres destinés aux animations verticales. Cette technique est généralement pratiquée entre 3 et 20 mètres de profondeur. Elle est donc particulièrement bien adaptée aux conditions de pêche automnale quand il faut aller chercher les poissons là où ils se trouvent. Les épaves, si vous en connaissez, comptent parmi les meilleurs postes pour pêcher aux jigs. Les gros prédateurs ont élu domicile dans ces vieux bateaux qui font office de récifs artificiels. Parmi les jigs les plus efficaces, on trouve le Swimming jig de Spro, un leurre dense qui s’anime de façon très réaliste tant à l’ascension qu’à la descente où il plane en feuille morte. Les leurres souples comme le Mega Shad de Flashmer font également merveille. Toutes les grandes marques de leurres (Smith, Illex, Lucky Craft… proposent plusieurs modèles de jigs). Inutile de préciser que l’utilisation d’un sondeur est ici d’un grand recours.

    EN MÉDITERRANÉE, PROFITEZ DES DERNIERS RAYONS DU SOLEIL

    C’est en Méditerranée que l’on pourra bénéficier le plus longtemps d’une température clémente. Le mois de novembre offre encore de bonnes possibilités, notamment dans sa partie ouest et sur les côtes espagnoles. Au fur et à mesure que l’eau se refroidit le long de la côte nord, les poissons prennent la route du sud, et pour certaines espèces comme les liches, c’est le déclenchement de la migration hivernale. On peut encore les intercepter, mais cet événement ne dure guère plus de deux ou trois semaines.

    DEPUIS LE BORD, FAITES LES ESTUAIRES

    Grand classique de la pêche en Méditerranée, les estuaires sont des postes privilégiés pour la pêche en surf casting et aux leurres. Si de plus une grosse crue vient troubler les eaux de la rivière, c’est le moment d’en profiter. Les sédiments arrachés aux bassins versant de la vallée font transiter un millier de tonnes d’organismes vivants tant animaux (insectes) que végétaux. Le poisson fourrage foisonne dans la zone d’eau trouble arrivée en mer. Et comme toujours, cette concentration attire les prédateurs. Citons le delta du Rhône, l’embouchure du Vidourle, de l’Aube ou de l’Hérault.

    (1) Direction du service hydrogéographique et océanique de la marine (SHOM) 3, avenue O. Gréard, BP5, 75007 Paris.
    Tél. : 01 44 38 41 16.

  • Flashmer dévoile ses nouveautés

    Flashmer dévoile ses nouveautés

    Flashmer achève actuellement son catalogue 2012. Prévu pour la fin du mois de décembre, vous y trouverez tous les produits développés par Flashmer, ainsi que les nombreuses marques qu’il distribue en France. En attendant, vous pouvez déjà saliver en consultant le site Internet de Flashmer, où vous pouvez consulter la liste complète des nouveautés 2012. Pour cette nouvelle saison, la marque Asso propose 15 nouveaux fils et 3 nouvelles tresses. Les grandes marques de leurres étrangers (Yo-Zuri, Lunker Cit, Bass Assassin, etc.) distribuées par Flashmer ne sont pas en reste avec de nombreuses nouveautés annoncées.

    Renseignements :

    http://www.flashmer.com

  • Yo-Zuri Arms Vib

    Yo-Zuri Arms Vib

    La célèbre marque japonaise Yo-Zuri propose cette série Zoom, constituée de sept leurres pour la pêche des carnassiers au lancer et composée de deux poppers (50 et 70 mm) un stickbait (75mm), un jerkbait (90 mm), un cranck-bait (75 mm) un “shad” à longue bavette, et d’un lipless coulant (sans bavette), le Arms Vib présenté ici. Le but de cette série est de pouvoir pêcher de la surface jusqu’à environ cinq ou six mètres de profondeur. Le Arms Vib permet de pêcher à cette profondeur grâce à son poids de 17 grammes. Il est équipé de dix billes qui produisent un son plutôt clair. Le Arms Vib est bien équilibré, ce qui évite de voir les hameçons croiser le bas de ligne de façon intempestive. Les vibrations émises sont fortes tout en étant très “serrées”. Ce leurre rempli donc parfaitement son contrat et sera sans nul doute un auxiliaire de choix pour la pêche du brochet, du black-bass ou des grosses perches, d’autant qu’il est très bien placé au niveau prix.

    Conseils d’animation
    Le Yo-Zuri Arms Vib est un poisson nageur lipless de taille moyenne qui s’utilise très facilement, autant avec un moulinet à tambour fixe, qu’avec un moulinet à tambour tournant . Une fois lancé, ce leurre coulant doit être arrêté à la profondeur souhaitée. La récupération s’effectue essentiellement par tirées et relâchés en faisant varier les amplitudes d’animations. Attention, comme toujours avec les lipless à garder un oeil sur la bannière lorsque le leurre redescend (en planant) afin de déceler des touches qui échappent à toute sensation tactile..

    Fiche technique
    Longueur : 65 mm. Poids : 17 gr.
    Prix conseillé : 11,50 euros.
    Disponible en 3 coloris.
    Renseignements :  www.flashmer.com

  • Pêche aux leurres, les solutions anti-herbes

    Pêche aux leurres, les solutions anti-herbes

    Pour beaucoup d’entre-nous, les herbiers qui envahissent les rivières et les lacs durant la belle saison constituent un véritable cauchemar. Il existe pourtant de nombreuses solutions efficaces pour continuer de pêcher sans souci sur et dans ces jardins aquatiques si riches en carnassiers où de bien belles surprises attendent les pêcheurs qui auront fait l’effort de s’y intéresser.

    Par Philippe Boisson

    Comme chacun le sait, le début de l’automne correspond à une période favorable pour la pêche des carnassiers.
    On trouve à cette période des conditions qui restent beaucoup plus calquées sur celles que l’on rencontre durant l’été, plutôt que sur celles qui nous attendent plus tard en saison. Les herbiers sont encore très présents partout où la photosynthèse permet leur développement, autant en rivières que sur les bordures des lacs. L’avantage de la pêche aux leurres est de pouvoir pêcher dans ces zones qui servent d’abris aux carnassiers alors que la quasi-totalité des autres techniques (pêche au poisson manié, vif…) ne le permettent pas autant. De nombreux lecteurs ont apprécié la démonstration faite par Alban Choinier dans notre DVD. Elle était consacrée au lancer en skipping avec un leurre souple dont l’hameçon est dissimulé dans le leurre. On a pu voir lors de cette séquence que le leurre reste pêchant dans des herbiers très denses. Mais encore faut-il savoir quels types de leurres et quels armements employer pour chaque type de d’herbiers. Les solutions sont nombreuses et souvent encore mal connues des pêcheurs français. On trouve aujourd’hui chez les détaillants spécialisés, tout le matériel nécessaire pour réaliser des montages les plus efficaces pour pêcher dans les herbiers sans s’y accrocher. Dès que ces massifs se développent de façon généralisée, l’emploi des poissons nageurs se limite à la pleine eau où à la pêche en surface. Les leurres souples deviennent alors incontournables car ils permettent, soit de disposer d’un hameçon simple dissimulé dans le leurre, soit d’un système anti-herbe. Ces leurres qui font encore sourire certains pêcheurs français sont pourtant incontournables pour pêcher au beau milieu des herbiers les plus denses.


    Passer là où personne ne passe !

    Vous l’aurez compris, le but de la manoeuvre est de passer son leurre là où personne ne penserait pouvoir le faire, dans ces zones qui font peur aux pêcheurs mais dans lesquelles les carnassiers tels que brochets, perches et black-bass ont élu domicile pour toute la saison estivale et pour une partie de l’automne.
    Un ami qui a découvert récemment la pêche aux leurres “moderne” me confiait récemment “je redécouvre ma rivière, je la vois différemment maintenant ! ”. La rivière en question est à l’image de beaucoup d’autres, envahie par des herbiers de toutes sortes durant toute la saison chaude. Seul le chenal central, trop profond pour permettre la photosynthèse en est dépourvu. Tant qu’il s’agit d’herbiers “nobles” tels que les élodées, myriophylles, nénuphars ou potamots, tout est permis ou presque, mais en revanche les choses se gâtent lorsque les algues filamenteuses, signe d’une eutrophisation galopante sont de la partie. Ces algues très fines, longues et denses se logent dans tous les systèmes d’articulations des leurres : fixations des palettes de cuillers des spinnerbaits et des buzzbaits, noeuds de raccords de tresse et fluorocarbone, agrafes, etc. Après chaque lancer, il faut éliminer ces algues qui se logent partout. Les algues filamenteuses marquent donc une limite à l’utilisation des systèmes anti-herbes. Heureusement, il reste des zones qui en sont dépourvues, comme par exemple tous les secteurs où l’eau court. En effet, elles se développent principalement dans les eaux stagnantes et apparaissent à la suite d’une forte élévation de la température de l’eau.


    Les spinnerbaits

    Ces drôles de leurres qui marient des palettes de cuillers une jupe en élastiques et un leurre souple sont redoutables pour le brochet et le black-bass. Grâce à leur tige métallique qui protège l’hameçon, ils permettent de pêcher dans des zones encombrées d’herbiers tant que ceux-ci ne sont pas trop denses. Les spinnerbaits sont en quelque sorte des leurres de base pour se jouer d’eux. Ils sont parfaitement utilisables sur des zones où les herbiers laissent encore des espaces d’eau libre. C’est surtout “pilotés” à vue, à l’aide de lunettes polarisantes, qu’ils deviennent très efficaces, car le pêcheur peut anticiper les trajectoires, frôler les herbiers, éviter les pièges, insister là où il faut. Sur le plan du fonctionnement, les spinnerbaits vibrent, papillonnent à souhait tout en avançant de façon continue mais lente. Cette lenteur de récupération est imposée par le volume global du leurre qui, même fortement lesté, remonte très vite vers la surface en cas d’accélération. Plus les palettes sont nombreuses plus les spinnerbaits ont du mal à couler et donc se récupèrent lentement. On trouve des spinnerbaits équipés généralement de deux palettes, ce qui constituent des modèles très polyvalents. Certains modèles en comptent quatre. C’est le cas d’un très bon modèle de la gamme Booyah (distribution Flashmer) qui est parfait pour pêcher les hauts fonds et à l’inverse, Lucky Craft propose un modèle à corps tungstène muni d’une seule palette pour pêcher jusqu’à environ trois mètres de profondeur. Les spinnerbaits rendent fous les brochets, y compris dans des eaux où ils sont très sollicités à toutes techniques, vif compris. Ces leurres qui ressemblent à des appareils dentaires ne font pas du tout partie de notre culture et nous sommes encore très nombreux à ne pas y croire. Pour une fois, il s’agit d’un leurre qui prend plus facilement les poissons que les pêcheurs !

    Les buzzbaits

    A ne pas confondre avec les spinnerbaits, les buzzbaits (de buzz, bourdonnement) sont conçus pour évoluer en surface sur des massifs d’herbiers. Leurs palettes triangulaires tournantes sont chargées à la fois de brasser l’eau, d’émettre un son métallique et d’écarter les herbes afin de laisser passer l’hameçon placé derrière. Les buzzbaits permettent de passer sur des herbiers très développés en surface tels que les nénuphars. En revanche, ils coulent si l’on arrête la récupération. Ce sont donc des leurres à récupération relativement rapide qui ne permettent pas de marquer des arrêts, hormis sur les feuilles de nénuphars lorsqu’elles sont suffisamment proches les unes des autres pour offrir un “matelas” suffisant. Conçus pour la pêche du black-bass il peuvent aussi surprendre des brochets actifs surpris par autant de vacarme.

    Les softs jerkbaits

    Ce sont des leurres souples en forme de poissons dont la nage très chaloupée est très inspirée des jerkbaits durs (poissons nageurs). La différence vient de l’armement, qui n’est plus composé de deux hameçons triples mais d’un hameçon simple de grande taille dissimulé dans le leurre (de 1/0 à 5/0 selon la taille du leurre). Il peut ainsi passer absolument partout et rester pêchant tout le temps. A la touche, le carnassier comprime facilement le corps du leurre d’où se dégage la pointe de l’hameçon qui se situe juste sous le dos du leurre dans une gorge prévue à cet effet. Ce système également peu répandu en France ouvre de nouveaux horizons aux pêcheurs en leur donnant accès à une multitude de postes qui leur étaient jusqu’alors interdits. Ces leurres sont équilibrés pour couler très lentement, par un ajout de sel au niveau du ventre ce qui leur permet de toujours rester dans la bonne position. On peut aussi ajouter des inserts en plomb ou en tungstène (sortes de “clous”) pour obtenir plus de densité et pêcher plus profond. Le choix de l’armement est très important. Il faut notamment faire attention à choisir une forme d’hameçon qui ne cintre pas le leurre. Les hameçons simples à hampe courbée (wide gape) sont les plus adaptés car ils épousent la forme des leurres sans les entraver s’ils sont correctement placés.


    Les grenouilles flottantes

    Bien qu’elles fassent sourire avec leur allure de jouet, les grenouilles flottantes en plastique n’en sont pas moins efficaces pour déclencher des attaques spectaculaires de brochets et de black-bass en surface sur un tapis d’herbiers. Ces leurres constituent une classe à part pour plusieurs raisons. Premièrement, on peut les promener sur les zones les plus encombrées en toute liberté. Deuxièmement, la vitesse de récupération n’est pas imposée comme avec les buzzbaits. On peut donc marquer des arrêts à volonté, car ils sont indispensables pour déclancher des attaques. On savait que les black-bass avaient toujours un oeil voire les deux orientés vers la surface, mais il ne faut pas oublier que les brochets aussi sont des consommateurs de batraciens. Avec ces derniers, si les attaques sont très spectaculaires, elles sont aussi très hasardeuses. Les grenouilles sont très souvent ratées par les brochets dont on peut voir le coup de gueule dans le vide à côté du leurre. Peu importe, c’est un spectacle rare dont il ne faut pas se priver et heureusement le piège fonctionne quelquefois !

    Les systèmes anti-herbe sur les têtes lestées

    Quelles soient en plomb, en alliage ou en tungstène, les têtes lestées sont proposées avec ou sans antiherbes.
    On trouve principalement deux systèmes anti-herbes qui équipent les têtes lestées. Un dispositif en corde à piano en forme d’élytre qui fait office de ressort, mais qui est de plus en plus remplacé par un petit balai en fibres de nylon rigide. Les deux ont la même fonction : protéger la pointe de l’hameçon des herbiers rencontrés lors de la récupération tout en étant assez souples pour fléchir sous la pression d’un coup de gueule. Ce n’est pas la panacée, mais cela évite quelques accrochages sur des herbiers fins.


    Les montages texans et leurs dérivés

    Souvent décrits en détail dans nos colonnes, les montages dits ”texan” autorisent eux aussi de longues ballades au milieu des herbiers. Il s’utilise avec une multitude de leurres souples. Le principe de montage de l’hameçon simple est similaire à celui requis pour le montage du soft jerkbait présenté dans cet article. Selon la forme du corps du leurre, on optera pour un hameçon à hampe droite (pour les leurres de section cylindrique) ou à hampe courbée pour ceux dont la forme est plus haute. La pointe de l’hameçon vient se positionner le long du corps du leurre souple. On peut pêcher en la laissant ainsi, mais si les herbiers occasionnent quelques accrochages, la pointe peut être logée juste sous la “peau” du leurre, ce qui suffit pour que la végétation aquatique y glisse librement.

    Des solutions simples et efficaces

    Avec quelques leurres bien adaptés, on s’aperçoit qu’il devient facile de pêcher les zones d’herbiers et surtout que ces drôles de leurres ne sont pas systématiquement perdus à chaque lancer comme on pourrait le penser, mais qu’au contraire ont est surpris de pouvoir pénétrer librement dans l’intimité de nos rivières et de nos lacs. Toutefois, pour ce qui concerne les leurres souples, vous devrez apporter une certaine attention au choix des tailles et des formes d’hameçons, afin qu’ils correspondent au mieux à celles de vos leurres. Les fabricants et importateurs de matériel de pêche aux leurres feraient bien de proposer des modèles prêts à l’emploi à destinations des novices en la matière. Cela permettrait à un large public de découvrir et de se familiariser avec des montages bien étudiés et d’éviter ainsi des erreurs, qui occasionnent une mauvaise nage des leurres, des pertes de poissons ou des accrochages inopinés. Le problème vient toujours des hameçons, pas toujours disponibles dans les bonnes tailles et les bonnes formes chez nos détaillants, même si de gros efforts ont été fait durant ces trois dernières années. Alors, pêcher au milieu des herbiers n’est plus un problème insurmontable, mais cela implique un minimum de rigueur dans le choix de son matériel. Ensuite tout est permis ! C’est une pêche très ludique, précise, qui réserve de très belles surprises.

  • Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    Une partie de pêche du bar en traction avec Yann Lenormand

    La pêche en traction a été mise au point par les compétiteurs du Labrax tour pour rechercher de façon plus spécifique les gros poissons. Ces poissons se méfient depuis longtemps des leurres durs et des leurres de surface. Ils répondent mal, la plupart du temps, à des techniques rapides ou dandinées de pêche aux leurres souples. La pêche en traction permet alors de leur présenter, de la façon la plus naturelle possible, un leurre évoluant relativement lentement au ras du fond. Cette technique, très polyvalente, est praticable quelle que soit la profondeur des postes et la force du courant. Elle nécessite toutefois une bonne habitude pour être pratiquée avec succès. Suivons Yann Lenormand pour une partie de pêche dont il va nous expliquer les subtilités.

    La technique de la pêche en traction consiste à faire passer et maintenir un leurre souple à caudale au ras du fond, en balayant les courants de travers, un peu à la façon d’un pêcheur en mouche noyée ou à la cuillère. Selon la dérive du bateau générée par le vent, on lance entre le plein travers et l’aval du courant. On évite de lancer vers l’amont, car cette façon de pêcher nécessite des grammages plus forts et engendre des accrochages irrécupérables puisque le bateau continue alors à s’éloigner, couchant la tresse sur le fond. On lance souvent plein travers pour finir plein aval. L’objectif est de traverser au maximum les zones de courant, de longer les remontées de plateaux rocheux. Plus le courant est fort, plus on est amené à pêcher vers l’aval. On s’accroche beaucoup moins de cette façon et on se décroche beaucoup plus facilement puisqu’on revient vers son leurre et qu’on augmente l’angle de fil avec le fond. Si l’on souhaite attaquer un poste précis, comme une tête de roche immergée par exemple, on peut se placer en amont, à bonne distance, et lancer à côté du poste, pour ensuite faire évoluer son leurre devant ou sur le côté de ce dernier.

    Cette technique peut aussi permettre de laisser le leurre reculer vers un poste très précis, en même temps que le bateau s’en rapproche, pour une prospection très fine. La pêche en traction est très polyvalente, elle peut se pratiquer à n’importe quelle profondeur alors que la pêche à la volée n’est plus praticable dans 30 mètres d’eau et que la pêche verticale n’est pas très efficace dans moins de 10 mètres d’eau.

    Passer dans la couche d’eau la moins rapide

    En traction, l’objectif est de passer le leurre dans la couche d’eau la moins rapide, située juste au-dessus du fond en le touchant le moins possible. C’est une forme de pêche linéaire, s’apparentant à celle qu’on pratique pour le sandre. Cette technique est plus douce que la pêche dite « à taper »,

  • La pêche au chatterbait

    La pêche au chatterbait

    Le Chatterbait est née dans un garage il y a quelques années aux Etats-Unis chez un passionné de pêche au black-bass. La légende veut qu’il en ait confié quelques-uns à des amis compétiteurs qui, avec ces leurres, ont enregistré de très bons résultats. Voici quelques pistes pour en faire le meilleur usage…

    Par Jean-Marc Theusseret

    L’association d’un jig à jupe et d’une palette a donc donné naissance à un leurre que l’on trouve désormais sous le nom de chatterbait. Pour être précis, Chatterbait est avant tout une marque spécialisée dans ce type de leurres. A l’instar du Frigidaire ou de la Mobylette, le Chatterbait est tombé dans le langage courant et désigne donc ces leurres très atypiques. Pourtant le premier modèle commercialisé l’a été (et l’est toujours) sous la marque Rad Lures. La définition exacte du “chatterbait” serait “appât qui broute”, comme quoi la traduction littérale ne marche pas à tous les coups ! S’il n’a rien d’un ruminant, le chatterbait vibre, s’ébroue, se secoue d’une façon peu commune dès qu’on le ramène par une tirée franche.
    L’effet vibratoire de la palette se transmet alors au leurre entier, qui semble pris d’une crise d’épilepsie aiguë. Le rapport volume/ vibrations est plus élevé que celui des lipless et des cranckbaits, ce qui n’est pas peu dire !

    Un piège à brochets

    Tout comme les spinnerbaits, que les pêcheurs français connaissent bien aujourd’hui, les chatterbaits ont été initialement conçus pour la pêche du black-bass à grande bouche (le large mouth bass). Mais ces deux leurres se révèlent redoutables pour la pêche du brochet européen, notamment dans les zones encombrées d’herbiers.
    Plus encore que le spinnerbait, notre jig à palette est typiquement un leurre de pêche à la surprise dont le piège fonctionne principalement lorsque le poisson ne voit pas le leurre mais l’entend. Il provoque des attaques éclair de la part de brochets qui n’auraient sans doute pas réagi au passage d’un spinnerbait et encore moins à celui d’un simple leurre souple. Sur ce plan, le chatterbait apporte un plus indéniable et ô combien intéressant lors des pêches d’été où, dans bien des cas, les brochets embusqués dans les herbiers sont beaucoup moins actifs qu’au printemps ou à l’automne.
    Nos essais réalisés en plans d’eau très riches en potamots, renoncules, nénuphars et en autres végétaux divers et variés mettent en évidence des touches à proximité des zones végétales denses. La pêche en milieux ouverts entre les massifs de végétaux n’a pas donné la moindre touche. Pire, les quelques brochets pêchés à vue en zones dégagées, qui ont donc vu arriver le leurre de loin, se sont enfuis à toutes nageoires ! Ce point est intéressant à observer car il en dit long sur l’utilisation des leurres bruiteurs en dehors de postes encombrés très marqués. Cela explique également pourquoi certains pêcheurs n’ont presque rien pris avec les chatterbaits.


    L’action de pêche reste celle d’un jig

    L’utilisation d’un chatterbait reste des plus simples. Ceux qui connaissent la pêche au poisson mort manié seront ici en terrain connu. Comme pour tous les jigs, l’animation est essentiellement constituée de tirées de 0,50 à 1 mètre environ suivies de relâchés. On doit sentir immédiatement dans la canne les vibrations du leurre. Sous l’effet de la tirée canne haute, la palette bute sur l’eau se met à se déhancher frénétiquement. C’est immanquable, même à longue distance, tant la canne se fait l’écho des vibrations du leurre. En cas de longs lancers, une récupération linéaire est aussi très efficace, avec là aussi de fréquents relâchés. Tout est possible (y compris la pêche la traîne, là où celle-ci est autorisée), mais c’est à courte et moyenne distance que la pêche au chatterbait donne le meilleur d’elle-même.

    Faire les trouées d’herbiers en float-tube

    La pêche des carnassiers aux jigs demande une bonne précision pour pêcher les postes encombrés, surtout s’il s’agit d’arbres immergés. Notez que les modèles de chatterbaits sont dépourvus d’hameçon anti-herbe, ce qui est regrettable. Raison de plus pour faire attention. L’idéal pour cette pêche inquisition dans les repères à carnassiers est d’être placé en hauteur, sur la plateforme d’un bass-boat.
    Comme tout le monde ne dispose pas de ces bateaux très équipés, le float-tube permet au moins, faute de hauteur, d’être d’une discrétion qu’aucun bateau n’arrivera jamais à atteindre.
    Faire les trouées d’herbiers au chatterbait est un plaisir que je vous souhaite le plus souvent possible. Si vous bénéficiez d’eau claire, vous verrez alors les attaques à quelques mètres de vos palmes ! De plus, il est possible de placer votre leurre avec une grande précision là où vous voulez, en contrôlant facilement son entrée dans l’eau, toujours dans le but de rester discret. Un régal !

    Les leurres souples associés

    Un grand nombre de modèles de leurres souples peuvent être placés sur l’hameçon des chatterbaits. Ils apportent surtout de la mobilité lors des relâchés pour faire en sorte que le leurre reste attractif. On peut opter pour un modèle à simple ou à double appendice. Tout est une question de volume et, par conséquent, de résistance dans l’eau. Si l’on doit pêcher une zone profonde, un modèle volumineux sera un frein pour leurre alors que, sur un haut fond, cela devient un avantage.
    A chacun d’adapter son choix selon ses envies et la configuration des postes. On peut en tout cas considérer que de simples leurres souples de type virgule à simple ou double appendice peuvent convenir. Si l’on veut pousser plus loin les recherches, notamment dans la famille des leurres souples double, le Berkley Sabertail est particulièrement bien adapté. Ce leurre muni de deux longues “pattes”en forme de sabre est parfait tant il évoque la nage de l’écrevisse durant la traction, mais aussi au relâché. Dans le même genre, le Zoom Super Chunks est très recommandable, tout comme il l’est derrière les spinnerbaits. Plus nageant avec ses deux pattes en forme de coeur, le Berkley Double tail Grub est aussi très bon. La liste pourrait être longue, car de nombreux leurres souples conviennent. Néanmoins, il convient de ne pas sous-estimer le choix du leurre associé tant il est important lors des phases de descente du leurre.

    Les différents modèles Booyah Boogie Bait

    Sans doute le meilleur, et un des rares modèles du commerce bien distribué en France. La réalisation est de très bonne facture, avec une jupe digne de ce nom et surtout un système d’anneaux où vient s’accrocher la palette large qui n’entrave pas celle-ci. De plus, l’hameçon, suffisamment long et piquant, est monté sur une partie câblée qui le rend mobile lorsqu’il se trouve planté dans la gueule du carnassier. Cela permet d’éviter les décrochages. Un très bon produit largement distribué par Flashmer. Poids total du leurre : 17 g. Il existe aussi son petit frère, le Boogie Bait mini, qui est vraiment une copie miniature du plus grand. Poids : 3,5 g. Pour le black-bass et la perche.

    Delalande Exit’Jig Le seul chatterbait français est proposé par la maison Delalande.
    Il s’agit d’un leurre de premier prix (autour de 6 euros), muni d’un hameçon très correct, qui est parfait pour se familiariser avec ce type de leurre. On pourra aussi le risquer sans trop de regret sur des postes encombrés.
    Poids : 14 g.

    Chatterbait (le vrai) Quel dommage que ces leurres ne soient pas importés en France ! Tout d’abord, on compte quatre modèles de différents poids et volumes : 7, 14, 28 g. Le modèle de 14 g est proposé en deux versions, l’une munie d’un hameçon classique non protégé, et l’autre avec un hameçon texan à ouverture large, ce qui permet de passer plus sereinement au mieux des herbiers. C’est l’offre la plus complète dans ce type de leurre. Le modèle le plus lourd est vendu sous le nom de Chatter Frog, avec sa tête et son leurre souple imitatif du batracien De plus, chatterbait propose un kit avec quatre têtes, six jupes, et une dizaine de leurres souples (de piètre qualité toutefois).


    Rad Lures (le premier)
    C’est le modèle historique, celui que les autres marques ont copié. Très bon modèle, mais très compliqué à trouver car non importé en Europe. Poids : 14 g.

  • Bricopêche : toute la pêche en 180 pages

    Bricopêche : toute la pêche en 180 pages

    Sous un nom qui peut sembler un peu “léger”, le catalogue Bricopêche est en réalité actuellement le catalogue le plus complet réalisé pour le marché français en terme de diversité. Une véritable caverne d’Ali Baba de 180 pages où l’on trouve l’essentiel des meilleures marques mondiales pour la pêche aux leurres et la pêche à la mouche. Jugez plutôt : Berkley, Illex, Sakura, Xorus, Decoy, Hart, Savagear, Tiemco, Molix, Reins, Delalande, Flashmer, Wave, Bass Assassin, Powerline, Castaic, Megabass, Rapala, Mepps, VMC, Yamashita, Fuji, Simms, Le Chameau, Redington, Sert, Cocoons, Loon, Sport tools, etc.

    Si l’offre en leurres prêts à l’emploi est impressionnante, la force de Bricopêche est tout autant de proposer un large choix de têtes lestées, d’anneaux brisés, d’hameçons et de tout le petit matériel nécessaire pour améliorer ou modifier le matériel avec les meilleurs composants. Ce catalogue laisse également une grande place pour le montage et la “customisation” des cannes (anneaux, colles, poignées, fil à ligature, etc.) A découvrir sans tarder !

    Ardent Pêche
    Zone de Tréhonin – BP 84, 56303 Pontivy cedex.
    Tél : 02 97 25 36 56. Fax : 02 97 25 13 24.
    E-mail : [email protected]

    Site Internet www.ardent-peche.com

  • FLASHMER / Micro tresse Cobra-8

    FLASHMER / Micro tresse Cobra-8

    Les tresses évoluent vers une qualité de fabrication toujours plus performante. Cela se traduit par une finesse des diamètres aujourd’hui rendue possible. Flashmer propose une nouvelle tresse d’excellente facture qui démarre au diamètre de 7/100. Cette tresse en huit brins parfaitement ronde et régulière affiche une résistance de 6 kg. Pour lancer des micro-leurres, cette micro-tresse apporte un indéniable gain de distance tout en permettant une meilleure animation des leurres légers.


    Liste des points de vente
    : www.flashmer.com


    Notre avis :
    Un produit d’une qualité irréprochable qui ouvre de nouvelles perspectives en matière de finesse pour les pêcheurs aux leurres.