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Étiquette : épandages

Un hiver froid, mais normal et toujours pas d’eau !
Eh oui, l’hiver, il fait froid, ce n’est pas nouveau, mais certains ont tendance à oublier que l’hiver que nous vivons était des plus banal il n’y a tout juste quelques décennies. Alors que les médias ne savent plus comment faire flipper les gens face à une saison pour une fois normale, aucun ou presque n’évoque le manque d’eau quasi général dans le pays qui devient très inquiétant. Le gel accentue la pénurie en solidifiant l’eau des très petits tributaires. Dans les régions d’élevage, les épandages de lisiers reprennent, y compris parfois sur sol gelé ou enneigé. Il n’est visiblement pas du tout dans les mœurs de parler de sécheresse en hiver et pourtant, dans de nombreuses régions (Est, Normandie, Centre, etc) celle qui sévit en ce moment et durant la reproduction de la truite notamment, mériterait des mesures d’économie d’eau par les consommateurs.

Epandage : le gouvernement français publie un décret scélérat
Le décret publié mardi 11 octobre qui donne l’autorisation aux agriculteurs d’augmenter de 20% leurs épandages en azote est une véritable provocation pour les associations de défense de l’environnement. Ce texte constitue un coup de pouce supplémentaire du gouvernement français à l’élevage intensif, qui est en grande partie à l’origine de la prolifération d’algues vertes sur le littoral breton mais également sur une grande partie des cours d’eau français.
Comble du cynisme, ce décret est présenté comme une application de la directive européenne sur la protection des eaux contre la pollution par les nitrates de sources agricoles (qui date elle-même de 1991), le décret, signé du premier ministre, des ministres de l’écologie et de l’agriculture, traite de l’épandage des fertilisants azotés responsables des excès de nitrates. Autrement dit, il réglemente les quantités de déjections animales déversées chaque année dans les champs. Il rappelle que la limite maximale s’élève à 170 kg d’azote par hectare de « surface agricole utile », alors que la référence précédente était la «surface potentiellement épandable». Or cette modification, anodine en apparence, a de lourdes conséquences. La différence entre les deux modes de calcul reviendrait à autoriser le versement d’un surcroît d’azote de 20 %. Plusieurs associations nationales envisagent un recours auprès de la commission européenne, qui vient d’adresser à l’État français – le 18 juillet 2011- onze pages de questions sur la situation déplorable des cours d’eau français et du littoral breton.
Nul doute que ce décret va aggraver les choses et que l’on se dirige vers une nouvelle condamnation qui sera payée par le contribuable. Pourquoi se gêner puisque se sont les “pollués” qui payent !Extrait du communiqué de presse du 18 octobre 2011 du Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises
Renseignements :
www.arrete.net