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  • Mortalité des truites dans le Dessoubre :

    Mortalité des truites dans le Dessoubre :

    Suite aux récentes mortalités pisciaires apparues il y a quelques jours sur le Dessoubre, le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises publie un communiqué, qui dresse un bilan éloquent de la situation dans laquelle on se trouve près de quatre années après les événements survenus sur la Loue.

    “Sans surprise les années se suivent et se ressemblent.
    Le nombre des rivières comtoises où meurent les truites et les ombres ne cesse
    de s’allonger.
    Après La Loue, le Doubs, la Bienne, l’Ain (pour ne
    parler que des plus connues) c’est désormais au tour du Dessoubre d’être touché
    depuis quelques jours.
    Comment pourrait-il en être autrement,
    puisque depuis l’hiver 2009 -2010 où les premières mortalités massives de
    poissons de plusieurs espèces sont apparues sur la Loue, rien ou presque n’a
    été fait. Bien sûr on a nommé une commission scientifique qui a confirmé ce que
    tous ceux qui sont au chevet de nos rivières clament dans le désert depuis
    vingt ans. On a fait des réunions, nombreuses, nommé des comités théodules qui
    ont accouché de souris. On a dépensé plus d’argent en papier et en rapports
    divers qu’en actions concrètes contre la pollution.
    Pendant
    ce temps-là, l’image de la Franche-Comté se ternit à longueur de forum
    sur Internet, et beaucoup ne retiennent « d’originale » que l’ampleur
    de la dégradation de ses rivières emblématiques.
    Il
    semblerait que les représentants de l’état et les élus aient choisit de gagner
    du temps, en espérant que la Nature réparerait seule les agressions humaines.
    Quatre
    ans après la Loue, ce nouvel épisode concernant le Dessoubre montre que nos
    plus belles rivières meurent les unes après les autres et que « nous
    continuons à regarder ailleurs »…Sans une amélioration considérable de
    l’assainissement des eaux usées, un encadrement de l‘industrie du bois de la
    coupe à la scierie, l’interdiction de certaines pratiques dans les communes,
    une remise en cause complète des pratiques agricoles pour les rendre
    compatibles avec notre sous-sol karstique (et l’AOP Comté…), une vraie
    protection des zones humides, une correction rapide des aménagements
    aberrants de nos rivières, elles sont condamnées à court terme.
    L’abstention
    et la fuite en avant peuvent être un choix politique, il faut alors
    l’assumer, et accepter d’en être comptable devant les générations futures.
    Sinon, un
    an après les Assises de la Loue et les Rivières Comtoises, il y a
    urgence, c’est désormais incontestable, à se mettre vraiment debout si l’on
    veut sauver nos rivières ! »

    Le Collectif SOS Loue & Rivières Comtoises (Photo © Philippe Boisson)
  • Objectifs et actions réalisées du contrat de rivière Chéran

    Objectifs et actions réalisées du contrat de rivière Chéran

    Les objectifs et les actions réalisées du contrat de rivière Chéran ont été ménées par le Syndicat mixte interdépartemental d’aménagement du Chéran (SMIAC). Il s’agit du premier contrat prenant en compte la totalité du bassin versant. Durée : de 1997 à 2008, réalisé en deux phases avec un bilan à mi-parcours qui a permis de réajuster les objectifs et les budgets. Le budget initial était de 47 millions d’euros, pour 33,1 millions d’euros utilisés.

    Objectifs et actions :

    Volet A (60 %) :
    Réaliser l’assainissement des collectivités locales. Maîtriser les pollutions d’origine agricole (élevages).
    Améliorer la ressource en eau potable Améliorer la qualité des eaux. Réhabiliter les décharges.

    Volet B (30 %) :
    Stabiliser le lit et les berges des rivières, assurer la protection localisée contre les crues. Restaurer et gérer les espaces riverains des cours d’eau. Développer la gestion piscicole et les potentialités halieutiques.
    Aménager des accès aux cours d’eau et des circuits de randonnée. Améliorer la pratique du canoë-kayak.
    Mettre en valeur le patrimoine lié à l’eau. Restaurer et mettre en valeur les cours d’eau, supprimer les points noirs paysagers.

    Volet C (10 %) :
    Entretenir les milieux restaurés. Mettre en place un suivi morphologue et qualitatif du Chéran et de ses affluents. Coordonner et mettre en place un suivi des actions réalisées. Coordonner, entretenir, gérer et communiquer. Informer et sensibiliser les usagers.


    Etude bilan du contrat de rivière Chéran (SMIAC)

    Le Chéran a fait l’objet d’un contrat de rivière signé le 11 octobre 1997 pour une durée initiale de 10 ans. Dès le départ, sa réalisation a été conçue en deux phases successives de cinq ans chacune avec, à mi-parcours, la réalisation d’un premier bilan. Celui-ci a été réalisé en 2002. Il a permis de réajuster les objectifs et définir le contenu de la seconde phase. Le contrat est à présent achevé officiellement depuis fin 2008, même si quelques actions majeures sont encore en phase de réalisation. A noter que le contrat de rivière Chéran a été un des premiers à engager un diagnostic et des actions à l’échelle d’un bassin versant.
    Dans la foulée du contrat, le SMIAC a engagé en 2010 une « étude bilan évaluations et perspectives » réalisée par Claudine Lecuret (consultante milieux aquatiques) et Philippe Barret (DIALTER).
    Cette étude a été divisée en cinq modules faisant chacun l’objet de rapports distincts :
    – Module 1 : état des lieux initial et final, évolution.
    – Module 2 : bilan technique et financier.
    – Module 3 : fonctionnement de la procédure.
    – Module 4 : synthèse et évaluation.
    – Module 5 : perspectives.

    A l’issue du rendu des trois premiers modules en mars 2010 au comité de pilotage et à la population lors de réunions publiques, deux commissions thématiques ont été constituées. Elles comprenaient les représentants des principales organisations concernées par le contrat de rivière et des personnes volontaires, riverains et habitants du territoire.
    – Commission A : qualité des eaux, pollutions, alimentations en eau.
    – Commission B : état physique des cours d’eaux, inondations, boisements de berges, usages récréatifs, gouvernance.

    Cette partie d’autoévaluation très liée à la perception de terrain des acteurs et des habitants (et élus) du territoire a été intégrée au rendu des modules 4 et 5.
    Cette partie de l’étude bilan (module 4 et 5) a donc été construite sur la base de deux approches complémentaires :
    • une évaluation externe réalisée par le prestataire sur les bases de données objectives collectées et exploitées dans les rapports du Bilan (module 1 à 3),
    • une autoévaluation menée avec les acteurs locaux.
    Le rendu final de l’étude réalisée en 2009/2010 a été présentée au comité de pilotage et au comité rivière en septembre 2010.


    Contexte actuel et perspectives

    L’étude bilan a mis en avant la nécessité de poursuivre le travail actuel, maintenir la dynamique et pérenniser dans le temps les actions engagées dans le cadre du contrat de rivière, avec la perspective d’engager le territoire sur un second contrat de rivière.
    La mise en œuvre d’un nouveau contrat se justifie notamment par les enjeux actuels liés entre autres à la qualité biologique du Chéran (qualité « orange » liée au déclin inexpliqué de la truite fario autochtone), la reconquête et la préservation des espaces de liberté du cours d’eau et des milieux annexes (espace de fonctionnalité des milieux), la connaissance de la ressource en eau (et des pressions liées au prélèvement), la gestion morphologique du cours d’eau (transport solide) et la maîtrise des pollutions accidentelles…
    Associés à ces objectifs très réglementaires, les groupes de travail ont souligné quelques points importants à traiter en priorité comme :
    • Etudier et comprendre le déclin de la truite.
    • Réaliser un diagnostic global des affluents.
    • Adopter une démarche intégrée en travaillant sur tous les milieux du bassin versant : zones humides, affluents, milieux superficiels et souterrains…
    • Conserver et protéger les espaces de liberté de la rivière et de ses affluents.
    • Identifier les cours d’eau « naturels », réfléchir autrement, c’est-à-dire non pas aux aménagements à faire, mais à ceux à ne pas faire.
    • Promouvoir la renaturation physique des milieux anthropisés (sur le Dadon, affluent du Chéran).
    • Améliorer encore les pratiques agricoles en associant les agriculteurs à la démarche.