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Étiquette : Doubs

Signé Radix
Cela fait 40 ans que Jean-Michel Radix vit au rythme du Haut-Doubs. Sa rivière nourricière pour laquelle il se bat, avec l’énergie du désespoir et la ténacité d’un bâtisseur. Histoire d’une passion.
De lui, dans un siècle on dira : Radix, bien sûr qu’il a existé. J’ai même un grand père dont le père l’a rencontré quand il semait des pierres dans la rivière pour faire des maisons aux poissons.
Jean-Michel Radix, 53 ans retraité de l’armée de l’air est bien une manière de petit Poucet. Seulement les petits cailloux qu’il sème dans le Doubs pèsent entre 50 et 200 kg. Ce sont plutôt des rochers du genre de celui que le pauvre Sisyphe remontait sur sa colline. La puissance métaphorique de leurs exploits respectifs est la même : chacun s’emploie à infléchir le cours de l’Histoire, avec cette même obstination désespérée qui fonde les grands mythes. A l’inverse de Sisyphe, la pente est l’alliée de Radix. Mais c’est la seule, tout le reste ou presque est contre lui, et pas seulement le relief mais aussi la pollution, la sécheresse et les mauvaises manières des hommes. La pente est dans le bon sens, mais pas l’Histoire.Pourtant Radix insiste. Avec une barre à mine et un diable, il fait rouler ses cailloux dans le lit du Doubs. D’abord une grosse pierre plate pour les fondations puis les autres disposées de telles façons que les truites y élisent domicile. S’il a été correctement aménagé le HLM à truites sera habité en moins de deux jours. Rien qu’en 2009 Radix en a construit une bonne centaine, à cinq rochers par maison le calcul est vite fait. Pourtant Radix n’est pas le genre à la ramener. Seuls ses amis de la Franco- Suisse, Christian Triboulet le président et Patrice Malavaux le garde pêche sont au courant.

Autopsie d’une truite, le Dessoubre à l’honneur !
Sorti au printemps, Autopsie d’une truite est un roman qui se déroule dans la vallée bien connue du Dessoubre. La nature foisonnante du haut Doubs constitue le décor d’une enquête étonnante, qui est aussi l’histoire d’un retour aux sources.
“Ce jour-là, Séverin Ménigoz, guide international de pêche à la mouche n’aurait jamais dû faire un détour par le Dessoubre, rivière sauvage nichée au fond de sa vallée du haut Doubs. Séverin n’aurait jamais dû s’arrêter au bord de la rivière, sa rivière, qu’il n’avait pas revue depuis plus de vingt ans. Parce que là, au virage des Carrières, l’attendait la plus grosse truite jamais rencontrée au cours de sa vie. Et surtout, Séverin n’aurait jamais dû insister, des semaines, pour attraper cette truite, car ce qu’il trouva dans son estomac allait bouleverser le cours de sa vie. Mais on ne revient pas impunément “rebouiller” la vallée de sa jeunesse, d’où l’on a été banni à jamais…”Philippe Koeberlé est bisontin, médecin-anesthésiste au CHU de Besançon, passionné de pêche à la mouche et de nature, il signe là son premier roman dans la collection “polar & nature”. Nicolas Robert, né à Besançon, est scénariste pour le cinéma et la télévision. Il est également l’auteur de “Une petite Colombe Noire”, un polar paru en 2010, qui rencontre un franc succès.
Au-delà de l’intrigue, passionnante, du style précis, et d’un scénario bien ficelé, Autopsie d’une truite trahit une très bonne observation des gens de la vallée, que visiblement les auteurs connaissent bien, avec leurs bons et leurs mauvais cotés. Ceux qui connaissent la vallée du Dessoubre reconnaîtront la vallée jusque dans ses moindres recoins. Si vous voulez passer un bon moment de lecture sur fond de pêche à la mouche, n’hésitez surtout pas !
Autopsie d’une truite est disponible sur notre site.

Rappel : mobilisation sur la franco-suisse !
Nous en avons déjà parlé dans le
magazine et sur ce site, les
désastres piscicoles sur la moyenne Loue en 2010 et les atteintes subies par le
Doubs franco-suisse et l’Ain, ne cessent d’inquiéter les amoureux de ces
rivières. Le temps est à la mobilisation ! De la sauvegarde des truites
sauvages à la préservation de la ressource en eau pour les générations futures,
les enjeux de cette mobilisation sont nombreux. A l’initiative d’associations
suisses et françaises (collectif SOS Loue et Rivières comtoises, Pro Natura,
CPEPESC, société de pêche La Franco- Suisse, AFCPL, etc.), un rassemblement est
donc organisé à Goumois le samedi 14 mai 2011 à 14 h 30. Venez nombreux !Renseignements :
www.arrete.net
Rassemblement franco-suisse du 14 mai à Goumois
Après l’hécatombe piscicole sur la moyenne Loue en 2010 et les atteintes subies par le Doubs franco-suisse et l’Ain, eux aussi victimes de pollutions diverses et variées… Après avoir trop longtemps constaté la dégradation de nos milieux naturels et de nos rivières en particulier… quel que soit le côté de la frontière, il est désormais temps de nous mobiliser car nos rivières peuvent encore être sauvées. Les pollutions et les agressions dont sont victimes nos rivières ne sont pas irrémédiables, bien au contraire. Et la nature a déjà montré qu’elle pouvait reprendre ses droits. Nos actions doivent permettre de retrouver une harmonie entre l’homme et la nature en imposant une nouvelle donne sur les rivières du plateau jurassien. De la sauvegarde des truites sauvages à la préservation de la ressource en eau pour les générations futures, les enjeux de cette mobilisation sont nombreux.
A l’initiative d’associations suisses et françaises (collectif SOS Loue et Rivières comtoises, de Pro Natura, de la CPEPESC et de la société de pêche La Franco- Suisse), un rassemblement est donc organisé ce printemps à Goumois. D’autres associations sont intéressées pour rejoindre cet événement. Ce rassemblement se tiendra le samedi 14 mai 2011 à 14h30. Le rendez-vous est fixé sur le pont de Goumois. Cette journée se veut militante pour obliger nos dirigeants à prendre les décisions qui s’imposent en matière de lutte contre les pollutions. Mais elle sera aussi festive pour que chacun profite de cette belle vallée. Concernant la Loue, une manifestation sera également prévue au printemps dans l’esprit de “l’enterrement à Ornans” qui s’est déroulé l’an passé.
Tous les détails de l’organisation de ces manifestations seront disponibles en ligne dans les semaines à venir sur les sites Internet des associations à l’initiative du rassemblement.
www.arrete.net (collectif SOS Loue)
www.pronatura.ch/ju/
www.goumoispechesloisir.fr
www.cpepesc.org
Fraie des ombres sur la Loue
Loue, inquiétude et espoir La fraie de l’ombre a démarré sur la moyenne Loue (Lizine) où l’on peut trouver quelques ombres adultes en plein ballet sur les gravières. La taille moyenne de ces poissons adultes n’est pas très élevée et se situe autour d’un petit 35 cm. A l’examen des photos prises le 24 mars environ un poisson sur cinq montre une lésion rosée ou blanchâtre, preuve que ces ombres ne sont toujours pas tirés d’affaire suite aux épisodes de mortalités qui les touchent, (ainsi que les truites) depuis deux ans. Le temps très sec, sans pluie qui perdure sur la région de Franche-Comté depuis plusieurs semaines fait craindre une nouvelle hécatombe. Les premiers beaux jours ont toutefois permis de voir une quantité non négligeable de poissons juvéniles (1 à 2 ans). Sur leurs frêles nageoires repose l’avenir de la Loue.
Rappelons qu’une manifestation se déroulera le 14 mai à 14h00 sur le pont de Goumois (rivière le Doubs) et qu’une autre aura lieu à Ornans (Loue) début juin. Ces deux événements auront pour but de montrer le mécontentement des amoureux de ces deux rivières face aux mesures insuffisantes de l’administration pour réduire les pollutions sur ces deux bassins versants.Philippe Boisson.Vous pouvez suivre l’évolution de la situation pour les cours d’eau franc-comtois sur les sites suivants :
Commission de Protection des eaux, du patrimoine, du sous-sol et des chiroptères www.cpepesc.orgCollectif Loue et rivières comtoises www.arrete.netCollectif Saône Doubs Vivants http://sdvsv.free.fr/collectif.htm
Franche-Comté: Une année noire pour les cours d’eau de première catégorie
Depuis le début des mortalités importantes de poissons sur la Loue et dans une moindre mesure sur le Doubs franco-suisse (voir notre dossier dans notre précédent numéro), la haute rivière d’Ain a subi à son tour un développement de cyanobactéries toxiques causant une forte mortalité de poissons de toutes espèces (truites, ombres, loches, chabots, vairons). Un arrêté préfectoral, pris le 26 août, a défini la zone concernée, qui débute aux Granges Bruant au niveau de Montigny-sur-Ain et se termine à l’entrée de la retenue de Blye. Ce secteur, qui correspond à la partie aval de la haute rivière d’Ain, se dégrade depuis de nombreuses années. Autrefois, il s’agissait de la “zone à ombres” parfaite de la haute rivière d’Ain, avec de grandes gravières et de l’eau fraîche toute l’année. Jusqu’à cet été, une population relictuelle d’ombres subsistait très difficilement et le parcours était connu pour abriter quelques belles truites. Ce qui se passe aujourd’hui sur ce parcours démontre une fois de plus que la qualité des eaux se dégrade. La limite de survie des poissons, comme les espèces citées plus haut, se décale chaque année un peu plus vers l’amont. Ce nouvel épisode confirme cet état de fait alarmant. Comme toujours avec les développements de cyanobactéries toxiques, les causes de leur présence sont multiples. Néanmoins le mauvais fonctionnement des stations d’épuration du secteur (celle de Montigny-sur-Ain pose des problèmes depuis des années) y est sans doute pour quelque chose, tout comme l’agriculture. Les services de l’Etat, la Fédération de pêche du Jura et les associations (FNE, CPEPESC) se mobilisent pour comprendre l’origine du problème et prendre les mesures qui s’imposent.
Pêche électrique d’inventaire sur la Loue :
un résultat sans surprise Ce fut l’une des plus importantes pêches électriques d’inventaire réalisée sur la Loue, avec une quarantaine d’agents de l’Onema, de l’ONCFS de la DDT et des collectivités locales, présents pour vérifier enfin l’ampleur des dégâts suite à la forte mortalité de poissons constatée en début d’année.
Le directeur général de l’Onema, Patrick Lavarde, avait fait le déplacement. Bel effort pour le patron de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, qui ne s’est pas attardé au chevet de la belle rivière, juste le temps de réciter un discours “officiel” devant les caméras de France 3 Franche-Comté, c’est-à-dire celui de la préfecture du Doubs, à savoir que ce qui s’est passé est dû à une faible pluviométrie et à un concours de circonstances naturelles. Même les agents des Renseignements généraux étaient sur place… pour tenter d’infiltrer les associations de défense de l’environnement. Heureusement ils ont été démasqués rapidement.
Voici pour l’ambiance… électrique elle aussi ! Ce qui ne ment pas, ce sont les faits. Une pêche électrique menée de main de maître par les agents de l’Onema et de l’ONCFS. Un véritable mur qui ne laissait que peu de chances aux poissons. Si la station de Mouthier-Hautepierre en amont de la rivière montrait une biomasse convenable, en aval, les stations d’Ornans (aval immédiat du Moulin de l’Omelon) et de Cléron – sur le parcours privé de la comtesse de Cléron, excusez du peu – ont révélé la quasi-absence de poissons adultes et un faible taux de juvéniles.
Après trois passages en règle, quelques dizaines de truites et d’ombres, dont plus des deux tiers de juvéniles, se retrouvèrent dans les bacs verts de l’administration. Il faudra attendre octobre pour avoir des informations sur le résultat de ces pêches. L’Etat aura beaucoup de mal à continuer de minimiser la catastrophe, en raison, d’une part, d’un nombre important de spectateurs de tous bords lors de ces pêches et, d’autre part, de cette bredouille historique. Les chiffres de 80 % de mortalité des poissons adultes, sinon plus, avancés par la simple estimation de nombreux connaisseurs de la Loue, devront être confirmés. Certes, la présence de juvéniles est rassurante, et l’administration ne manquera pas de se raccrocher à cette frêle branche pour préparer le retour à un bon état écologique du cours d’eau.
La méthanisation, une nouvelle menace pour la Loue Le projet d’unité de méthanisation de Reugney, situé sur le plateau d’Amancey, représente une menace environnementale supplémentaire pour le bassin versant de la Loue, rivière déjà bien fragilisée. Sous couvert d’avancées écologiques (biogaz, « valorisation des lisiers »), cette installation agro-industrielle est d’autant plus dangereuse que le procédé prévu est déjà technologiquement obsolète. Positif au plan énergétique, ce projet n’en constitue pas moins une aberration pour la sauvegarde de la qualité des eaux et desprairies. En effet, il prévoit l’épandage de produits plus nocifs, parce que beaucoup plus solubles et entraînables par les eaux (nitrates, phosphates) que les effluents agricoles traditionnels actuellement produits et épandus sur ce secteur du bassin versant de la Loue. Cette objection est flagrante tant au niveau qualitatif (augmentation de l’entraînement dans le sol karstique de l’azote « méthanisé » par rapport à l’azote issu de fumier) que quantitatif (apport de matières fermentescibles non agricoles actuellement extérieures au bassin versant). Le dossier technique renferme d’ailleurs bien des lacunes à ce sujet. Fallait-il masquer certaines réalités ? Il faut rappeler que le principe de la méthanisation réside dans le mélange d’effluents agricoles (fumier/lisier) avec d’autres matières organiques (déchets de l’industrie agroalimentaire, déchets verts) pour qu’il y ait fermentation et production de gaz. La partie restante (le digestat), équivalente pour l’environnement à du lisier de porc, plus nocif que les fumiers, est épandue aux alentours de l’unité. Les parcelles visées par cet amendement devront supporter en plus des produits azotés issus des élevages locaux, ceux des matières organiques exogènes, puisque le processus de méthanisation ne consomme pas d’azote mais le transforme en une forme plus nocive.
L’équivalent de trois porcheries industrielles
En l’état, le projet représente l’équivalent en pollution de trois porcheries industrielles, telle que celle de Bolandoz ou de Septfontaines (d’environ 3 000 porcs chacune NDLR) ! Ce qui ne pourra que contribuer à apporter encore plus de nutriments dans la Loue et à y augmenter l’eutrophisation déjà galopante. Pourtant des solutions alternatives, développées chez nos voisins Suisses (et bientôt en Bretagne), existent pour concilier la protection des eaux et des prairies avec la production d’énergies renouvelables à partir de biogaz en exportant les excédents d’azote, après desséchage, hors du bassin versant vers des zones déficitaires. La CPEPESC* s’interroge : Comment un tel projet, aussi imparfait et allant à l’encontre du développement durable et des critères de l’AOC Comté, peut-il être autorisé en l’état ? Et pourquoi bénéficie- t-il d’aides publiques de l’Ademe et surtout du conseil régional de Franche-Comté (300 000 euros, NDLR), dans un contexte où tout le monde prétend s’émouvoir du sort de la Loue ? Vous trouverez l’argumentaire global de la démonstration qui est faite ici sur le site Internet de la CPEPESC.
Commission de protection des eaux du patrimoine, du soussol et des chiroptères (www.cpepesc.org)
Indignez-vous !
Le “paradoxe” du Doubs franco-suisse
Encore quelques images bien attristantes !
Jusqu’à quand allons nous supporter tout çà !Voir ces poissons mourir après
plusieurs jours d’agonie ! Recouverts de mycoses, pourrissant lentement
mais sûrement ! Après la Loue, le Doubs franco-suisse dans le secteur de
Goumois a connu cet hiver des mortalités importantes de truites durant toute la
période de fraie. Ces rivières qui les accueillaient depuis si longtemps leur
sont devenues inhospitalières, un petit bouillon de culture où leur vie
s’apparente de plus en plus à de la survie ! Si le Doubs comptait cet
hiver de très nombreuses frayères avec des conditions hydrologiques plutôt
bonnes (plusieurs crues, un lit relativement propre, de basses températures), la
surprise fut de taille de voir les truites mourir en plein hiver. Pour l’heure,
il est assez difficile d’évaluer la quantité de truites mortes ou malades. Une
pêche électrique de grande ampleur semblable à celle qui a eu lieu en juillet
sur la Loue permettrait de connaître l’ampleur de ce désastre. Néanmoins, les
simples observations visuelles concluent à une mortalité continue qui s’est
déroulée durant tout l’hiver et qui n’est pas terminée. Il est clair que les
poissons sont toujours affaiblis depuis l’été et que l’effort lié à la
reproduction suffit à les mettre en danger de mort.Les services de l’État, qui nient l’influence des
pratiques agricoles sur l’état de santé des cours d’eau franc-comtois, mais qui
doit rendre des comptes dans le cadre de la Directive Cadre Européenne sur
l’Eau pour 2015 essaie de comprendre les raisons de la catastrophe de la Loue
(et désormais du Doubs frontalier). L’Etat reconnaît que les poissons meurent
mais trouve paradoxal ce phénomène car selon lui, la Loue présente un bon état écologique
affirmé par de bonnes analyses. En prélevant des échantillons d’eau au milieu
de la rivière et en surface, les taux de nitrates sont sans doute beaucoup plus
faibles que s’ils étaient prélevés sur le fond et dans les zones d’eau morte.
Ainsi, une étude sera menée en 2011 pour comparer la Loue, rivière dont 90% des
poissons sont morts sur certains secteurs (pêches électriques de l’Onema
juillet 2010), avec une rivière présentée comme exempte de problèmes… le
Dessoubre ! Ceux qui connaissent l’état critique du Dessoubre avec son
tapis d’algues filamenteuses qui recouvre la quasi totalité du fond hors
période de crue savent qu’il ne s’agit certainement d’une rivière en bon état.
Certes les poissons n’y meurent pas (encore) en masse, mais tout pousse à croire
que cela ne devrait pas tarder.Amoureux de ces rivières et de ces
poissons…..INDIGNEZ-VOUS ! Rejoignez-nous : Adhésion et
souscription : SOS Loue et rivières comtoises : http://www.arrete.net/La manifestation à Ornans courant Juin sera
renouvelée cette année, soyez présents ! Si vous souhaitez écrire et
manifester votre mécontentement :Direction départementales des territoire du
Doubs :6 rue Roussillon 25000 Besançon.
E-mails : [email protected]
Préfecture du Doubs :
8 bis rue Charles Nordier, 25035 Besançon
Cedex